" Ne pas s'opposer aux pensées et aux émotions.
Mais les regarder passer en nous: se permettre cette prise de recul."
dimanche 31 octobre 2010
Ce sentiment de honte qui fait boiter l'Homme...
Bonjour,
Ce matin, le temps est trés humide, le poêle ronronne, c'est le moment pour moi de venir rejoindre ce blog.
A propos, hier, je suis allée ramasser deux paniers de noix, elles sont plus petites que d'habitude, je suppose qu'elle ont manqué d'eau. Les accompagner d'une compote de pommes est un vrai régal.
Je vais commencer d'écrire en posant une question:
"N'avez-vous jamais remarquer que lorsqu'un enfant se relève, il a toujours un sourire sur le visage et que son premier geste de joie est de courir et de sauter?"
C'est lorsqu'on lui enlève cet élan, ce beau mouvement naturel qu'il va connaître la honte....
Mais pour revenir à ce sentiment de honte dont je vous parlais et que je venais de retraverser, je le retenais en moi dans toutes mes cellules, il avait fait échec à mon bonheur, c'était une honte qui bloquait ma vie, l'immobilisait, qui était un véritable poids empreint des marques rouges de ma naissance, d'une véritable torture imposée à mes cellules, de mots, de sons environnants ma vie, niant ma petite âme et ne permettant pas l'expression du Beau de moi.
Jamais je n'avais atteint, palpé d'aussi prés l'énorme lourdeur imprégnée sur moi, ce poids maternel, parental et ancestral négatif. En effet, j'avais passé toute une partie de ma vie à aider ma mère à porter son propre poids et sa tristesse, à répondre à l'attente de l'autre, à essayer de comprendre et rejoindre ce père enfermé et inaccessible de la même manière que je l'avais ensuite fait avec les hommes de ma vie et mes propres enfants, sans un mot, sans une plainte, n'ayant rien connu d'autre telle une éponge absorbante de la souffrance environnante dans une empathie naturelle et puisant ma force dans une foi en la vie et en l'amour.
C'est à ce moment-là qu'un sentiment de paix descendit sur moi, quelque chose de paisible, d'indestructible, un peu comme si un retour en arrière n'était plus jamais possible.
En fait, ce sentiment de honte fait boiter l'homme sur une seule jambe comme si son pied était écrasé et Annick de Souzenelle nous en parle bien de ce pied de l'homme qui potentialise son corps tout entier dans une guérison de son âme et de son corps enfin réunis, un pied entièrement lié à l'enfance intra-utérine, un faux départ de la croissance pour enfin une guérison entraînant une véritable vocation se réalisant doucement et conjointement. Elle parle de ce pied broyé comme la blessure originelle de notre humanité.
Lors de mon accompagnement aux autres, j'ai rencontré beaucoup de pieds broyés, forcés, écrasés ou encore figés,cloués, coincés, tant de vies emprisonnées dans des attitudes déviées par non-amour et indifférence et qui ont cependant pour seul but une transformation, une reéducation pour la liberté intérieure, une réunification, un rééquilibrage des énergies.
Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de prendre conscience pour l'évolution future de notre humanité de l'allègement nécessaire à ce pied grâce à une maturité de la personne et à un amour véritablement créateur de vie, à commencer dés le début par une matrice maternelle sans peur, proche de ses sentiments, remplie de vie, de joie et de paix pouvant accompagner toute nouvelle vie dans le respect de son âme? J'en reparlerais plus loin à nouveau.
Pour le moment, là où j'en suis de mon parcours, mon corps va continuer de s'exprimer comme si c'était un temps nécessaire à la réorganisation de mon organisme, je vais passer par une fonte de ma masse musculaire, l'inflammation de nombreux nerfs et muscles sous forme de tendinites, oedèmes, stress respiratoire, le sentiment de mourir, l'anéantissement de mon âme et toujours ma foi en la vie continuait de me dicter une seule conduite, accepter, lâcher, m'abandonner mais lâcher...quoi encore?
Eh bien, ce furent des peurs inscrites dans tout mon corps, seulement le sentiment qui les accompagnait était qu'elles semblaient ne pas m'appartenir!...des peurs inscrites en moi et sans moi pourrais-je dire, dans une sorte de continuum émotionnel passant de mère à enfant.
Les unes aprés les autres, toujours en lien avec la peur de mourir, elles finirent par lâcher, s'évacuant les unes derrière les autres et en même temps pourtant se tenant toutes les unes aux autres, porteuses de cette honte dont je parlais et qui, une fois de plus ne faisait qu'Une...
Peurs conjointes à ma naissance et dont j'allais faire faire ma vie.
Peur d'agir par peur que l'on me fasse du mal = on retient la vie en soi.
Peur de l'échec, épuisée par le blocage = empêche la joie de vivre de s'ouvrir.
Peur de porter l'autre = être obligée, soumise à son poids, son empreinte sans que l'on tienne compte de moi.
Peur de mourir = déchirée, décalée entre un beau désir de vie et la force à trouver en soi sans appui aucun.
Peur de ne pas y arriver = abandonnée, seule, ne trouvant pas de solution et bloquée par l'échec.
Qu'avait-on fait de mon désir de vie, de mon bel élan de vie, étouffé, retenu, occulté, ignoré, bafoué parce que retenu par ma mère et immobilisé? Et ce corps tiraillé, déchiré, forçé dont on n'avait pas tenu compte?
Comment ne pas porter une tristesse toute une vie?
Si nous remettons comme je l'aime tant aujourd'hui remettre la vie à l'endroit telle qu'elle aurait du être, il suffit pour cela d'inverser le contenu de ces peurs, de les faire basculer en positif et nous pourrons alors lire:
" A ma naissance, en étant accompagnée et accueillie, en pouvant m'appuyer sur la force, la joie et l'amour de ma mère qui me libèrera sans peur, en étant respectée, reconnue, je serais joyeuse de vivre et de m'ouvrir aux autres, je laisserais la vie me traverser et couler en moi, je n'aurais pas peur et je n'aurais pas à m'accrocher à une solution de survie mentale pour ne pas mourir. J'aurais ma vraie place sur cette Terre."
Voici pour moi ce que devrait vivre et ressentir de façon naturelle tout petit Homme à sa venue au monde.
Je vous livre ce témoignage pour exemple:
Celui d'Estelle Charvet ( sage-femme) qui a exercé sur l'île de La Réunion et qui disait combien, malgré de bien souvent difficiles conditions de vie, les femmes accouchaient facilement et arrivaient avec le sourire en disant: " Voilà, j'accouche !" Un quart d'heure plus tard le bébé était là et elles le mettaient au sein naturellement. Il n'y a pas de peur et mettre un enfant au monde est culturel de mère en fille.
Me voici arrivée au but même de ce blog qui est celui du Respect de la Vie.
Naître à la vie peut être une terrible épreuve et une véritable tempête.
Je remercie A. Janov pour son livre "Le corps se souvient" qui a été pour moi une aide conséquente.
Ce matin, le temps est trés humide, le poêle ronronne, c'est le moment pour moi de venir rejoindre ce blog.
A propos, hier, je suis allée ramasser deux paniers de noix, elles sont plus petites que d'habitude, je suppose qu'elle ont manqué d'eau. Les accompagner d'une compote de pommes est un vrai régal.
Je vais commencer d'écrire en posant une question:
"N'avez-vous jamais remarquer que lorsqu'un enfant se relève, il a toujours un sourire sur le visage et que son premier geste de joie est de courir et de sauter?"
C'est lorsqu'on lui enlève cet élan, ce beau mouvement naturel qu'il va connaître la honte....
Mais pour revenir à ce sentiment de honte dont je vous parlais et que je venais de retraverser, je le retenais en moi dans toutes mes cellules, il avait fait échec à mon bonheur, c'était une honte qui bloquait ma vie, l'immobilisait, qui était un véritable poids empreint des marques rouges de ma naissance, d'une véritable torture imposée à mes cellules, de mots, de sons environnants ma vie, niant ma petite âme et ne permettant pas l'expression du Beau de moi.
Jamais je n'avais atteint, palpé d'aussi prés l'énorme lourdeur imprégnée sur moi, ce poids maternel, parental et ancestral négatif. En effet, j'avais passé toute une partie de ma vie à aider ma mère à porter son propre poids et sa tristesse, à répondre à l'attente de l'autre, à essayer de comprendre et rejoindre ce père enfermé et inaccessible de la même manière que je l'avais ensuite fait avec les hommes de ma vie et mes propres enfants, sans un mot, sans une plainte, n'ayant rien connu d'autre telle une éponge absorbante de la souffrance environnante dans une empathie naturelle et puisant ma force dans une foi en la vie et en l'amour.
C'est à ce moment-là qu'un sentiment de paix descendit sur moi, quelque chose de paisible, d'indestructible, un peu comme si un retour en arrière n'était plus jamais possible.
En fait, ce sentiment de honte fait boiter l'homme sur une seule jambe comme si son pied était écrasé et Annick de Souzenelle nous en parle bien de ce pied de l'homme qui potentialise son corps tout entier dans une guérison de son âme et de son corps enfin réunis, un pied entièrement lié à l'enfance intra-utérine, un faux départ de la croissance pour enfin une guérison entraînant une véritable vocation se réalisant doucement et conjointement. Elle parle de ce pied broyé comme la blessure originelle de notre humanité.
Lors de mon accompagnement aux autres, j'ai rencontré beaucoup de pieds broyés, forcés, écrasés ou encore figés,cloués, coincés, tant de vies emprisonnées dans des attitudes déviées par non-amour et indifférence et qui ont cependant pour seul but une transformation, une reéducation pour la liberté intérieure, une réunification, un rééquilibrage des énergies.
Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de prendre conscience pour l'évolution future de notre humanité de l'allègement nécessaire à ce pied grâce à une maturité de la personne et à un amour véritablement créateur de vie, à commencer dés le début par une matrice maternelle sans peur, proche de ses sentiments, remplie de vie, de joie et de paix pouvant accompagner toute nouvelle vie dans le respect de son âme? J'en reparlerais plus loin à nouveau.
Pour le moment, là où j'en suis de mon parcours, mon corps va continuer de s'exprimer comme si c'était un temps nécessaire à la réorganisation de mon organisme, je vais passer par une fonte de ma masse musculaire, l'inflammation de nombreux nerfs et muscles sous forme de tendinites, oedèmes, stress respiratoire, le sentiment de mourir, l'anéantissement de mon âme et toujours ma foi en la vie continuait de me dicter une seule conduite, accepter, lâcher, m'abandonner mais lâcher...quoi encore?
Eh bien, ce furent des peurs inscrites dans tout mon corps, seulement le sentiment qui les accompagnait était qu'elles semblaient ne pas m'appartenir!...des peurs inscrites en moi et sans moi pourrais-je dire, dans une sorte de continuum émotionnel passant de mère à enfant.
Les unes aprés les autres, toujours en lien avec la peur de mourir, elles finirent par lâcher, s'évacuant les unes derrière les autres et en même temps pourtant se tenant toutes les unes aux autres, porteuses de cette honte dont je parlais et qui, une fois de plus ne faisait qu'Une...
Peurs conjointes à ma naissance et dont j'allais faire faire ma vie.
Peur d'agir par peur que l'on me fasse du mal = on retient la vie en soi.
Peur de l'échec, épuisée par le blocage = empêche la joie de vivre de s'ouvrir.
Peur de porter l'autre = être obligée, soumise à son poids, son empreinte sans que l'on tienne compte de moi.
Peur de mourir = déchirée, décalée entre un beau désir de vie et la force à trouver en soi sans appui aucun.
Peur de ne pas y arriver = abandonnée, seule, ne trouvant pas de solution et bloquée par l'échec.
Qu'avait-on fait de mon désir de vie, de mon bel élan de vie, étouffé, retenu, occulté, ignoré, bafoué parce que retenu par ma mère et immobilisé? Et ce corps tiraillé, déchiré, forçé dont on n'avait pas tenu compte?
Comment ne pas porter une tristesse toute une vie?
Si nous remettons comme je l'aime tant aujourd'hui remettre la vie à l'endroit telle qu'elle aurait du être, il suffit pour cela d'inverser le contenu de ces peurs, de les faire basculer en positif et nous pourrons alors lire:
" A ma naissance, en étant accompagnée et accueillie, en pouvant m'appuyer sur la force, la joie et l'amour de ma mère qui me libèrera sans peur, en étant respectée, reconnue, je serais joyeuse de vivre et de m'ouvrir aux autres, je laisserais la vie me traverser et couler en moi, je n'aurais pas peur et je n'aurais pas à m'accrocher à une solution de survie mentale pour ne pas mourir. J'aurais ma vraie place sur cette Terre."
Voici pour moi ce que devrait vivre et ressentir de façon naturelle tout petit Homme à sa venue au monde.
Je vous livre ce témoignage pour exemple:
Celui d'Estelle Charvet ( sage-femme) qui a exercé sur l'île de La Réunion et qui disait combien, malgré de bien souvent difficiles conditions de vie, les femmes accouchaient facilement et arrivaient avec le sourire en disant: " Voilà, j'accouche !" Un quart d'heure plus tard le bébé était là et elles le mettaient au sein naturellement. Il n'y a pas de peur et mettre un enfant au monde est culturel de mère en fille.
Me voici arrivée au but même de ce blog qui est celui du Respect de la Vie.
Naître à la vie peut être une terrible épreuve et une véritable tempête.
Je remercie A. Janov pour son livre "Le corps se souvient" qui a été pour moi une aide conséquente.
lundi 25 octobre 2010
Civilisations anciennes: la Femme, la maladie et le thérapeute...
Bonjour,
Aujourd'hui, avant de continuer ma route, j'ai envie de faire avec vous une excursion à travers les temps anciens via la Femme et la Création, la maladie et les thérapeutes.
Il m'est arrivé lors de mes séminaires de rencontrer l'histoire passionnante d'une civilisation ancienne qui nous a précédés, la Tradition Sumérienne ( Basse Mésopotamie) six fois millénaire et créatrice de l'écriture idéographique.
En effet, les scribes de l'époque se servaient de roseau taillé en biseau qu'ils enfonçaient tel un poinçon dans l'argile molle séchée ensuite au soleil et si on voulait l'effacer, on mouillait alors l'argile et on recommençait.
Cette écriture est la plus ancienne de l'humanité actuellement connue, on dessinait tout simplement ce que l'on voulait exprimer sous forme de pictogramme.
Cette première religion historique de l'humanité avait un seul Dieu invisible appelé AN, le ciel, une unité originelle se manifestant en une bi-unité dynamique et complémentaire: intérieur-extérieur, ciel-terre, origine et retour, en attirance et étreinte amoureuse inséparable, en un désir inassouvi qui fait éclore la Création.
Création, l'oeuvre du féminin qui fait "jaillir" la Vie.
Un féminin qui ne s'opposait pas au masculin mais contenait et réunissait les deux aspects, récepteur et émetteur, deux forces, une énergie symbolisée par des figures féminines dont la beauté était perçue comme une présence du divin créant l'amour de l'homme et éveillant en lui le désir de la pénétration métaphysique.
L'une des fonctions essentielles de ce féminin était de soigner.
Selon les Sumériens, la maladie était un moyen salutaire pour inciter l'homme à se transcender dans une quête d'immortalité toujours renouvelée, la femme étant le symbole de ce renouvellement et celle qui dispensait les soins. En tant que thérapeute et prêtresse, elle agissait afin d'aider son patient à trouver la vie ( la santé) à travers les épreuves qui préparent à la re-naissance. Il n'y avait pas de mot pour nommer la maladie, il s'agissait simplement d'enténèbrement c'est à dire de manque de lumière divine.
Vie, fluide dynamique et Sacré étaient reliés, ils étaient Jaillissement du coeur, la guérison passait par la santé, la vie et le rétablissement du sacré. A Sumer, le thérapeute visait à réveiller le secret du coeur et la lumière de gloire, les mouvements entre la Lumière et les Ténèbres permettant chaque renaissance.
C'est d'ailleurs la première fois qu'apparaissait le caducée ou l'emblême des médecins.
A Sumer, les thérapeutes devaient descendre dans l'enfer afin de savoir en faire remonter les patients et pour tous, le but de la vie était la nouvelle naissance constamment effacée et renouvelée par l'éveil du coeur.
Si nous continuons d'observer à travers les temps qui suivirent, nous trouvons en Chine en l'an 3000 avant J.C.l'idée que le corps et l'âme étaient le siège d'une circulation d'énergie, il était alors question de notion de champ d'énergie.
Puis plus tard autour de l'an 20, sous Philon d'Alexandrie, ce sont alors des hommes contemporains du Christ qui sont appelés thérapeutes, ils servaient, prenaient soin, soignaient et guérissaient.
Les valeurs qui orientaient alors et élevaient la vie étaient: Le Beau, le Vrai, le Bien, les textes sacrés servant alors de miroir à se découvrir soi-même, chaque personnage biblique étant un archétype facilitant le chemin de l'âme. Le thérapeute prônait l'harmonisation de l'intelligence et du coeur.Il connaissait et goûtait les effets bienfaisants du chant et de la danse en commun, la danse détendant et le chant dissolvant les noeuds de l'angoisse tout comme il n'ignorait pas non plus les bienfaits du massage avec de l'huile.
De la même manière qu'à Sumer, ce qui était occasion de souffrance et de maladie était aussi occasion de conscience et de sagesse.
" Car celui qui n'aimait pas demeurait dans la mort."
Enfin, sous le régime d'Hadrien, aux environs de 140 aprés J.C. la maladie était traitée par des méthodes extrêmement naturelles comme le sport, le thermalisme, les bains de boue .La psychologie et la suggestion jouaient aussi un grand rôle, on passait par la purification de l'eau et de son bruissement puis par l'obscurité et son silence, enfin le malade priait jusqu'à ce qu'il sombre dans le sommeil. A son réveil, le médecin venait interpréter ses rêves et le malade, pour finir, prenait des bains de soleil sur une terrasse.
Ma question est: "Pourquoi a t-on oublié tout cela de nos jours?" Cet essentiel, ce coeur, cette âme, ce corps et son langage qui nous parle si bien....
Trouver l'harmonie entre la science et la religion, entre le corps et l'esprit paraît aujourd'hui sage et nécessaire tout comme apprendre à faire confiance à cette dynamique évolutive de la vie , ce processus en chacun de nous qui nous permet grâce au parcours du labyrinthe de voir clair en soi et d'être clair avec les autres.
Notre humanité n'aurait t-elle pas aujourd'hui besoin d'une autre forme de spiritualité, une autre forme de pensée d'un plus haut niveau en conscience et en maturité à travers un message juste, vrai et simple qui donnerait le désir de vivre l'aventure de cette ascension et transformation?
Une spiritualité qui serait plus réelle et objective à la rencontre de cette intelligence suprême et créatrice présente en cette substance fondamentale de tout être humain? Une nouvelle quête de l'Etre d'où tout procède et se déploie et associée à d'autres rapports avec la Nature?
Références d'auteurs: Marguerite Kardos, Jean-Yves Leloup.
Aujourd'hui, avant de continuer ma route, j'ai envie de faire avec vous une excursion à travers les temps anciens via la Femme et la Création, la maladie et les thérapeutes.
Il m'est arrivé lors de mes séminaires de rencontrer l'histoire passionnante d'une civilisation ancienne qui nous a précédés, la Tradition Sumérienne ( Basse Mésopotamie) six fois millénaire et créatrice de l'écriture idéographique.
En effet, les scribes de l'époque se servaient de roseau taillé en biseau qu'ils enfonçaient tel un poinçon dans l'argile molle séchée ensuite au soleil et si on voulait l'effacer, on mouillait alors l'argile et on recommençait.
Cette écriture est la plus ancienne de l'humanité actuellement connue, on dessinait tout simplement ce que l'on voulait exprimer sous forme de pictogramme.
Cette première religion historique de l'humanité avait un seul Dieu invisible appelé AN, le ciel, une unité originelle se manifestant en une bi-unité dynamique et complémentaire: intérieur-extérieur, ciel-terre, origine et retour, en attirance et étreinte amoureuse inséparable, en un désir inassouvi qui fait éclore la Création.
Création, l'oeuvre du féminin qui fait "jaillir" la Vie.
Un féminin qui ne s'opposait pas au masculin mais contenait et réunissait les deux aspects, récepteur et émetteur, deux forces, une énergie symbolisée par des figures féminines dont la beauté était perçue comme une présence du divin créant l'amour de l'homme et éveillant en lui le désir de la pénétration métaphysique.
L'une des fonctions essentielles de ce féminin était de soigner.
Selon les Sumériens, la maladie était un moyen salutaire pour inciter l'homme à se transcender dans une quête d'immortalité toujours renouvelée, la femme étant le symbole de ce renouvellement et celle qui dispensait les soins. En tant que thérapeute et prêtresse, elle agissait afin d'aider son patient à trouver la vie ( la santé) à travers les épreuves qui préparent à la re-naissance. Il n'y avait pas de mot pour nommer la maladie, il s'agissait simplement d'enténèbrement c'est à dire de manque de lumière divine.
Vie, fluide dynamique et Sacré étaient reliés, ils étaient Jaillissement du coeur, la guérison passait par la santé, la vie et le rétablissement du sacré. A Sumer, le thérapeute visait à réveiller le secret du coeur et la lumière de gloire, les mouvements entre la Lumière et les Ténèbres permettant chaque renaissance.
C'est d'ailleurs la première fois qu'apparaissait le caducée ou l'emblême des médecins.
A Sumer, les thérapeutes devaient descendre dans l'enfer afin de savoir en faire remonter les patients et pour tous, le but de la vie était la nouvelle naissance constamment effacée et renouvelée par l'éveil du coeur.
Si nous continuons d'observer à travers les temps qui suivirent, nous trouvons en Chine en l'an 3000 avant J.C.l'idée que le corps et l'âme étaient le siège d'une circulation d'énergie, il était alors question de notion de champ d'énergie.
Puis plus tard autour de l'an 20, sous Philon d'Alexandrie, ce sont alors des hommes contemporains du Christ qui sont appelés thérapeutes, ils servaient, prenaient soin, soignaient et guérissaient.
Les valeurs qui orientaient alors et élevaient la vie étaient: Le Beau, le Vrai, le Bien, les textes sacrés servant alors de miroir à se découvrir soi-même, chaque personnage biblique étant un archétype facilitant le chemin de l'âme. Le thérapeute prônait l'harmonisation de l'intelligence et du coeur.Il connaissait et goûtait les effets bienfaisants du chant et de la danse en commun, la danse détendant et le chant dissolvant les noeuds de l'angoisse tout comme il n'ignorait pas non plus les bienfaits du massage avec de l'huile.
De la même manière qu'à Sumer, ce qui était occasion de souffrance et de maladie était aussi occasion de conscience et de sagesse.
" Car celui qui n'aimait pas demeurait dans la mort."
Enfin, sous le régime d'Hadrien, aux environs de 140 aprés J.C. la maladie était traitée par des méthodes extrêmement naturelles comme le sport, le thermalisme, les bains de boue .La psychologie et la suggestion jouaient aussi un grand rôle, on passait par la purification de l'eau et de son bruissement puis par l'obscurité et son silence, enfin le malade priait jusqu'à ce qu'il sombre dans le sommeil. A son réveil, le médecin venait interpréter ses rêves et le malade, pour finir, prenait des bains de soleil sur une terrasse.
Ma question est: "Pourquoi a t-on oublié tout cela de nos jours?" Cet essentiel, ce coeur, cette âme, ce corps et son langage qui nous parle si bien....
Trouver l'harmonie entre la science et la religion, entre le corps et l'esprit paraît aujourd'hui sage et nécessaire tout comme apprendre à faire confiance à cette dynamique évolutive de la vie , ce processus en chacun de nous qui nous permet grâce au parcours du labyrinthe de voir clair en soi et d'être clair avec les autres.
Notre humanité n'aurait t-elle pas aujourd'hui besoin d'une autre forme de spiritualité, une autre forme de pensée d'un plus haut niveau en conscience et en maturité à travers un message juste, vrai et simple qui donnerait le désir de vivre l'aventure de cette ascension et transformation?
Une spiritualité qui serait plus réelle et objective à la rencontre de cette intelligence suprême et créatrice présente en cette substance fondamentale de tout être humain? Une nouvelle quête de l'Etre d'où tout procède et se déploie et associée à d'autres rapports avec la Nature?
Références d'auteurs: Marguerite Kardos, Jean-Yves Leloup.
dimanche 24 octobre 2010
Captain Sparrk
"Dans la vie, les sensations ont la même fonction que le compas du navigateur, elles indiquent la direction qui nous mènera où nous voulons aller."
mardi 19 octobre 2010
Honte, peur, culpabilité et Amour...
Bonjour, je continue...
Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.
En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.
Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.
La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.
Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.
Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.
En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.
Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.
La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.
Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.
mercredi 13 octobre 2010
Marguerite Yourcenar
" Plaise à celui qui est peut-être
de dilater mon être jusqu'aux confins de l'univers."
de dilater mon être jusqu'aux confins de l'univers."
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