Bonsoir...Je suis heureuse de venir vous retrouver, ces temps d'écriture m'ont manqué.
J'ai du vivre des choses difficiles dont je vous parlerais peut-être un jour, je remonte la pente comme on dit, et c'est une vraie joie de ressentir les touches du clavier sous mes doigts et de voir défiler à nouveau les mots...J'espère que vous allez tous bien et que vous profitez de ce printemps nouveau.
Je vous disais donc que je désirais vous parler de l'éther avec lequel on anesthésia ma mère en m'imposant un immobilisme forcé, une substance qui allait m"engourdir "avant que les forceps ne viennent me chercher en marquant profondément ma chair et qui furent les deux premières sensations qui touchèrent mon système nerveux à l'entrée de ma vie, sensations bien particulières et trés éloignées d'une peau bienfaitrice et chaude , d'un sein accueillant ou encore de bras enveloppants et sécurisants.
Premier contact de froid, de dureté, engourdissement de ma belle force de vie sans compter une immense solitude, une immense déception, beaucoup de peur, tout cela sans doute sublimé ensuite et heureusement par l'amour que je reçus de ma grand-mère.
A propos de cette substance qu'est l'éther, j'allais apprendre que les Anciens le considéraient comme un fluide impondérable,c'est à dire sans poids décelable, qui remplit les espaces situés au-delà de l'atmosphère terrestre et qui est agent transmetteur de lumière. J'apprenais aussi qu'il modifie le rôle du filtre du cortex cérébral en changeant la quantité d'information en provenance de la source, son action étant sélective sur les sinapses et les neuromédiateurs qui transmettent l'influx nerveux autrement dit, c'est comme si le filtre s'ouvrair comme un diaphragme de caméra permettant de faire rentrer la lumière. C'est ainsi que la conscience cosmique totale peut inhiber la conscience partielle actualisée dans le temps entropique.
Aujourd'hui, j'ai vraiment le sentiment que cette douce lumière dans laquelle je me laissais aller, immerger en quelque sorte, était comme une source de vie, sans doute était-ce une paix dans laquelle je plongeais ou replongeais qui me permettait de tenir le coup au sein de mon impuissance et de ma peur.
Et puis était-ce ce premier contact avec l'éther qui avait permis ce chemin détourné de mes syncopes? Peut-être...
Petite, je n'ai pas de souvenir d'avoir eu peur, le mental n'étant pas développé.
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jeudi 10 mars 2011
mercredi 13 octobre 2010
Je dois aller au bout de mon engagement...
Bonjour,
Ca y est ! Les vendanges sont terminées et les labours ont commençé!
Toute saison est magnifique à traverser et à observer...Une belle terre bien labourée, c'est comme les vagues immobiles d'une mer qui brillent au soleil et qui donnent envie de se rouler dedans... On peut voir ensuite un ballet de mouettes se poser derrière le tracteur et se nourrir de vers de terre...C'est un tableau vraiment superbe.
Allez! Je reprends mon récit.
Trois mois extrêmement paisibles et en joie vont passer.
Comme je vous le disais, je ressentais en moi une énergie intense qui avait envie de jaillir, d'éclater, de donner du beau de vivre seulement trés vite ce fut comme si cette belle énergie tournait en rond et ne pouvait pas sortir, ne pouvait pas s'exprimer en rentrant en action...Je cherchais comment faire mais je n'en trouvais pas le moyen jusqu'à ne plus avoir aucune motivation. Je m'étais tellement battue seule depuis si longtemps et puis soudain, un jour, je ne vais pas comprendre ce qui se passe, je vais avoir du mal à me tenir debout, à descendre un escalier, mes jambes n'avaient plus de force, je ne pouvais pas m'appuyer dessus et cela me donnait envie de pleurer. Mon coeur battait fort, c'était à nouveau si dur..Il y avait comme une énergie de haine qui se trouvait dans mes jambes et la nuit, elles avaient envie de jeter, de se débattre, il y avait aussi comme une carcasse dure comme du fer en face de moi et j'avais envie aussi de me battre contre elle...
Mais qu'est-ce que je vivais? Quelle était cette force en face de moi?
Etaient-ce ces tenailles de jadis, ces forceps en fer qui étaient venus me chercher?
Puis cette présence faisait place à une pulsion vibrante d'une grande puissance pour terminer par le relâchement, le repos...
Mais de quelle bataille, de quel chaos je sortais?
Tous mes muscles manquaient de respiration, d'oxygène, j'avais envie de crier que la cellule a besoin de respirer pour ne pas mourir, il y avait ce mal en face de moi et par ailleurs, en même temps, je ressentais quelque chose de solide, d'impalpable, d'étonnant et de régulièrement surprenant, quelque chose qui me mettait en hâte de terminer bien que ce fut souvent dur de le mettre en mots, oui , j'avais hâte de l'accomplissement de ma libération et en même temps, c'était si dur...Je devais aller au bout de mon engagement, la pression était trés forte et j'ignorais surtout où elle allait m'emmener.
Nouvelle respiration, nouvelle ouverture...Je fais un lapsus: "Les Hommes m'ont violé ma vie au lieu de les Hommes m'ont volé ma vie"
Mais que m'ont-ils volé? Je pense alors à mon projet de vie...
Seule l'écriture pouvait alors me permettre de distiller ce dont j'étais tant remplie et qui était si lourd, tous mes muscles manquaient d'oxygène, je devais complètement me laisser ré-apprendre à respirer.
Je sentais alors comme une explosion arriver et ce fut un sentiment de honte qui vint me saisir, me surprendre...
Je vous quitte pour ce matin, je reviens trés vite vers vous, à trés bientôt.
Ca y est ! Les vendanges sont terminées et les labours ont commençé!
Toute saison est magnifique à traverser et à observer...Une belle terre bien labourée, c'est comme les vagues immobiles d'une mer qui brillent au soleil et qui donnent envie de se rouler dedans... On peut voir ensuite un ballet de mouettes se poser derrière le tracteur et se nourrir de vers de terre...C'est un tableau vraiment superbe.
Allez! Je reprends mon récit.
Trois mois extrêmement paisibles et en joie vont passer.
Comme je vous le disais, je ressentais en moi une énergie intense qui avait envie de jaillir, d'éclater, de donner du beau de vivre seulement trés vite ce fut comme si cette belle énergie tournait en rond et ne pouvait pas sortir, ne pouvait pas s'exprimer en rentrant en action...Je cherchais comment faire mais je n'en trouvais pas le moyen jusqu'à ne plus avoir aucune motivation. Je m'étais tellement battue seule depuis si longtemps et puis soudain, un jour, je ne vais pas comprendre ce qui se passe, je vais avoir du mal à me tenir debout, à descendre un escalier, mes jambes n'avaient plus de force, je ne pouvais pas m'appuyer dessus et cela me donnait envie de pleurer. Mon coeur battait fort, c'était à nouveau si dur..Il y avait comme une énergie de haine qui se trouvait dans mes jambes et la nuit, elles avaient envie de jeter, de se débattre, il y avait aussi comme une carcasse dure comme du fer en face de moi et j'avais envie aussi de me battre contre elle...
Mais qu'est-ce que je vivais? Quelle était cette force en face de moi?
Etaient-ce ces tenailles de jadis, ces forceps en fer qui étaient venus me chercher?
Puis cette présence faisait place à une pulsion vibrante d'une grande puissance pour terminer par le relâchement, le repos...
Mais de quelle bataille, de quel chaos je sortais?
Tous mes muscles manquaient de respiration, d'oxygène, j'avais envie de crier que la cellule a besoin de respirer pour ne pas mourir, il y avait ce mal en face de moi et par ailleurs, en même temps, je ressentais quelque chose de solide, d'impalpable, d'étonnant et de régulièrement surprenant, quelque chose qui me mettait en hâte de terminer bien que ce fut souvent dur de le mettre en mots, oui , j'avais hâte de l'accomplissement de ma libération et en même temps, c'était si dur...Je devais aller au bout de mon engagement, la pression était trés forte et j'ignorais surtout où elle allait m'emmener.
Nouvelle respiration, nouvelle ouverture...Je fais un lapsus: "Les Hommes m'ont violé ma vie au lieu de les Hommes m'ont volé ma vie"
Mais que m'ont-ils volé? Je pense alors à mon projet de vie...
Seule l'écriture pouvait alors me permettre de distiller ce dont j'étais tant remplie et qui était si lourd, tous mes muscles manquaient d'oxygène, je devais complètement me laisser ré-apprendre à respirer.
Je sentais alors comme une explosion arriver et ce fut un sentiment de honte qui vint me saisir, me surprendre...
Je vous quitte pour ce matin, je reviens trés vite vers vous, à trés bientôt.
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