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mardi 7 décembre 2010

Les fils de la toile dénoués, j'arrive au noeud principal...

Bonjour, eh bien, me revoilà trés vite !

A l'idée que Noël arrive, je suis heureuse d'aborder ce sujet d'aujourd'hui..
Lorsque je dis dans mon récit que la vie m'a portée et protégée, c'est en effet le plus bel enseignement entre autres que j'ai reçu au long de ce parcours et c'est un message de vie qu'il serait nécessaire d'enseigner dés le plus jeune âge aux enfants, qu'en effet la vie en eux est plus forte que tout, qu'elle est un mouvement continu et positif dans lequel il est bon de rentrer afin de pouvoir se laisser porter par lui.
Pour cela il me semble que l'éducation devrait porter sur une observation continuelle guidée par des adultes qui les entraîneraient à cette observation des faits et d'eux-mêmes.
Rentrer dans ce flux positif, c'est être avant tout honnête avec soi-même, aimer au-delà du mal, être présent dans nos actes, communiquer et agir en accord avec nos désirs dans le respect des autres.


L'épreuve de ce long couloir dans le noir et l'inconnu revécue durant toutes ces années noires pourrait-on dire, vint réaffirmer chez moi l'engagement, l'endurance, la patience, la persévérance et la véritable foi .
J'y ai fait oeuvre de moi-même, ce chemin m'ayant enfin permis de faire le lien entre la Terre et le Ciel.
En effet, je peux imaginer que sans ce chemin au centre de mon âme, tous ces échecs au bonheur n'auraient aujourd'hui aucun sens et seraient même dramatiques à concevoir en tant que bilan de vie, ils ne pourraient que me rendre malheureuse, résignée, victime, méchante, agressive peut-être alors que s'est ouvert devant moi une nouvelle page de vie dont je découvre la véritable beauté.
C'est ce qui manque tant aux Hommes, cette conscience d'être Soi offerte par la seule expression de ce que l'on ressent et qui seule permet l'amour, le discernement et la joie.

Les années allaient passer, une lente cicatrisation de mon corps amenant de douces retrouvailles avec une belle paix intérieure retrouvée. Je sentais, je savais que j'étais remontée dans mon corps à un niveau viscéral de mon existence  là où les mots n'existaient pas encore ni les pleurs ni la mémoire.
Il y avait tant de souffrance dans toutes ces tensions musculaires, tant de colère rentrée bouillonnant dans toutes ces inflammations, toute une colère impalpable et tatouée dans tout mon corps, tant de messages exprimés et envoyés par ce corps que j'ai heureusement su entendre, accepter, écouter afin de guérir et surtout prendre soin de moi dans un respect total qui allait permettre à mes forces de revenir doucement.

Il m'avait fallu repasser par cette naissance difficile pour réveiller en moi toute une souffrance engloutie si loin et depuis si longtemps, tous les fils de la toile s'étaient enfin dénoués, j'étais enfin arrivée à la cause des causes, au noeud principal....
Je compris que j'avais dû me séparer tout un temps de ce corps déchiré pour me réfugier dans le silence de mon âme au coeur de la nature , là où on ne pouvait plus me faire de mal, je devais prendre le temps de guérir et de devenir celle que je suis devenue aujourd'hui ...

Je m'arrête là pour ce matin, aujourd'hui encore il pleut, il pleut sans cesse , j'observe par ma fenêtre que les merles sont trés gourmands de petites pommes sauvages...A trés bientôt de vous retrouver....

mardi 19 octobre 2010

Honte, peur, culpabilité et Amour...

Bonjour, je continue...

Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.

En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.

Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.

La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.

Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.

mercredi 13 octobre 2010

Je dois aller au bout de mon engagement...

Bonjour,

Ca y est ! Les vendanges sont terminées et les labours ont commençé!
Toute saison est magnifique à traverser et à observer...Une belle terre bien labourée, c'est comme les vagues  immobiles d'une mer qui brillent au soleil et qui donnent envie de se rouler dedans... On peut voir ensuite un ballet de mouettes se poser derrière le tracteur et se nourrir de vers de terre...C'est un tableau vraiment superbe.

Allez! Je reprends mon récit.
Trois mois extrêmement paisibles et en joie vont passer.
Comme je vous le disais, je ressentais en moi une énergie intense qui avait envie de jaillir, d'éclater, de donner du beau de vivre seulement trés vite ce fut comme si cette belle énergie tournait en rond et ne pouvait pas sortir, ne pouvait pas s'exprimer en rentrant en action...Je cherchais comment faire mais je n'en trouvais pas le moyen jusqu'à ne plus avoir aucune motivation. Je m'étais tellement battue seule depuis si longtemps et puis soudain, un jour, je ne vais pas comprendre ce qui se passe, je vais avoir du mal à me tenir debout, à descendre un escalier, mes jambes n'avaient plus de force, je ne pouvais pas m'appuyer dessus et cela me donnait envie de pleurer. Mon coeur battait fort, c'était à nouveau si dur..Il y avait comme une énergie de haine qui se trouvait dans mes jambes et la nuit, elles avaient envie de jeter, de se débattre, il y avait aussi comme une carcasse dure comme du fer en face de moi et j'avais envie aussi de me battre contre elle...
Mais qu'est-ce que je vivais? Quelle était cette force en face de moi?
Etaient-ce ces tenailles de jadis, ces forceps en fer qui étaient venus me chercher?
Puis cette présence faisait place à une pulsion vibrante d'une grande puissance pour terminer par le relâchement, le repos...
Mais de quelle bataille, de quel chaos je sortais?
Tous mes muscles manquaient de respiration, d'oxygène, j'avais envie de crier que la cellule a besoin de respirer pour ne pas mourir, il y avait ce mal en face de moi et par ailleurs, en même temps, je ressentais quelque chose de solide, d'impalpable, d'étonnant et de régulièrement surprenant, quelque chose qui me mettait en hâte de terminer bien que ce fut souvent dur de le mettre en mots, oui , j'avais hâte de l'accomplissement de ma libération et en même temps, c'était si dur...Je devais aller au bout de mon engagement, la pression était trés forte et j'ignorais surtout où elle allait m'emmener.
Nouvelle respiration, nouvelle ouverture...Je fais un lapsus: "Les Hommes m'ont violé ma vie au lieu de les Hommes m'ont volé ma vie"
Mais que m'ont-ils volé?  Je pense alors à mon projet de vie...

Seule l'écriture pouvait alors me permettre de distiller ce dont j'étais tant remplie et qui était si lourd, tous mes muscles manquaient d'oxygène, je devais complètement me laisser ré-apprendre à respirer.

Je sentais alors comme une explosion arriver et ce fut un sentiment de honte qui vint me saisir, me surprendre...

Je vous quitte pour ce matin, je reviens trés vite vers vous, à trés bientôt.