Bonsoir,
C'est trés rare que je me mette devant ma page le soir mais la maison est paisible, chats et chiens dorment, la musique est sympa, les bougies sont allumées, il n'y a plus qu'à venir vous rejoindre...
Lors de la dernière étape de mon récit personnel, je venais de témoigner de toutes ces peurs lâchées qui m'envahissaient, je me trouvais devant un grand chamboulement qui commença par un sentiment de décalage entre mon corps et mon âme, j'avais en effet le sentiment d'être perdue entre le Ciel et la Terre et je ressentais que quelque chose était inachevé, c'était de l'ordre de l'intime. Je vivais alors seule avec trés peu d'argent et je n'avais rien à quoi me raccrocher tout comme ce bébé que je fus à ma naissance, je ne trouvais pas ma place là où je pouvais être moi et exploiter mon potentiel humain.
Toute une souffrance continuait de se ballader dans mon corps sous forme d'inflammations passagères comme des noeuds inflammés qui avaient à se dissoudre, d'élancements musculaires, de démangeaisons,de douleurs lancinantes dans les jambes, le bassin, les ovaires et les lombaires...Ces douleurs me réveillaient la nuit et s'apaisaient dés que je me mettais en mouvement ou que je me levais.
Toujours la nuit qui est, ne l'oublions pas, une phase de retour utérin, je ressentais aussi des vagues qui me traversaient, des impressions électriques trés fortes, une grande chaleur dans les pieds et les jambes, je percevais comme un réseau de nerfs trés profonds et tendus, une trame qui se contractait et produisait une forte excitation, "celle de jeter hors de moi!"
Ce besoin de jeter pour ne plus en être affecté était vraiment viscéral, je ressentais ces contractions intérieures comme traduisant des douleurs insupportables de jadis et n'ayant pas de prises sur elles, je ne pouvais que les laisser se vivre. Je me souviens à ce moment là d'un sentiment étrange, mon corps me disait d'agir, il en avait envie mais je ne le pouvais pas...Quelle résignation..
Tout mon corps appelait dans un besoin d'appui et de motivation qui se faisait sans cesse sentir et je ne pouvais que m'appliquer à respirer calmement et profondément...
C'est à ce moment là que je pris conscience que je n'avais su ou pu marcher qu'à dix-huit mois sans aucun doute par manque d'équilibre et de force dans mes petites jambes, par manque d'appui surtout et seulement aprés que mon petit frère ait été sauvé de la mort ...
Cet appui qui me manquait tant est celui dont tout être humain a besoin en son début de vie, c'est cette force et cette confiance en l'Amour maternel à laquelle il peut se raccrocher, c'est le seul.
Ensuite viennent la joie et le bonheur qui vont accompagner cette vie.
Je venais tout simplement de vivre une désorganisation cependant organisée de mes cellules, un véritable rééquilibrage électrochimique moléculaire se faisait peu à peu, c'était comme une danse des cellules qui se désengrammaient, se désimprégnaient d'un Son primordial en libérant toute une énergie bloquée négativement pour une nouvelle pulsation de vie en passant par ces souvenirs si solitaires et inscrits au centre de mes sensations corporelles. C'était comme si elles réapprenaient à vivre.
Ce processus que la Vie met à notre disposition est magnifique si nous savons nous remettre entre ses mains et si l'Amour et la Foi sont nos seuls guides.
Pour ma part, je m'étais laissée conduire et j'avais accepté auprés d'un homme des situations de destruction invraisemblable mais j'avais aussi vécu l'amour dans ce qu'il a de plus beau, le don, l'accueil , le pardon, l'extase puis j'avais du vivre ensuite l'insécurité par manque total d'argent, affronter la grande solitude, le vide et surtout accepté ce temps qu'il me fallut pour tout lâcher et avoir la force de retraverser cette zone d'anéantissement de mes profondeurs.
J'ai ainsi appris à exister en face de la souffrance et de l'humiliation qu'il me fut nécessaire de retoucher afin de me réveiller de tout un passé inerte, inconscient et enfoui pour enfin me redresser et me libérer de ce joug de presque toute une vie. Je devais me perdre pour mieux me retrouver et la Vie en moi m'avait portée et protégée.
C'est pour rendre hommage à cette belle Vie pourtant souvent bien dure et douloureuse que je pris un jour la décision de transmettre grâce à cette écriture que j'aime tant le témoignage de ce parcours accompagné de l'enseignement dont elle m'a pétrie....
Je vais m'arrêter là pour ce soir.
Que la nuit porte vos rêves et que la journée de demain vous soit douce et heureuse...
A trés bientôt.
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samedi 4 décembre 2010
dimanche 31 octobre 2010
Ce sentiment de honte qui fait boiter l'Homme...
Bonjour,
Ce matin, le temps est trés humide, le poêle ronronne, c'est le moment pour moi de venir rejoindre ce blog.
A propos, hier, je suis allée ramasser deux paniers de noix, elles sont plus petites que d'habitude, je suppose qu'elle ont manqué d'eau. Les accompagner d'une compote de pommes est un vrai régal.
Je vais commencer d'écrire en posant une question:
"N'avez-vous jamais remarquer que lorsqu'un enfant se relève, il a toujours un sourire sur le visage et que son premier geste de joie est de courir et de sauter?"
C'est lorsqu'on lui enlève cet élan, ce beau mouvement naturel qu'il va connaître la honte....
Mais pour revenir à ce sentiment de honte dont je vous parlais et que je venais de retraverser, je le retenais en moi dans toutes mes cellules, il avait fait échec à mon bonheur, c'était une honte qui bloquait ma vie, l'immobilisait, qui était un véritable poids empreint des marques rouges de ma naissance, d'une véritable torture imposée à mes cellules, de mots, de sons environnants ma vie, niant ma petite âme et ne permettant pas l'expression du Beau de moi.
Jamais je n'avais atteint, palpé d'aussi prés l'énorme lourdeur imprégnée sur moi, ce poids maternel, parental et ancestral négatif. En effet, j'avais passé toute une partie de ma vie à aider ma mère à porter son propre poids et sa tristesse, à répondre à l'attente de l'autre, à essayer de comprendre et rejoindre ce père enfermé et inaccessible de la même manière que je l'avais ensuite fait avec les hommes de ma vie et mes propres enfants, sans un mot, sans une plainte, n'ayant rien connu d'autre telle une éponge absorbante de la souffrance environnante dans une empathie naturelle et puisant ma force dans une foi en la vie et en l'amour.
C'est à ce moment-là qu'un sentiment de paix descendit sur moi, quelque chose de paisible, d'indestructible, un peu comme si un retour en arrière n'était plus jamais possible.
En fait, ce sentiment de honte fait boiter l'homme sur une seule jambe comme si son pied était écrasé et Annick de Souzenelle nous en parle bien de ce pied de l'homme qui potentialise son corps tout entier dans une guérison de son âme et de son corps enfin réunis, un pied entièrement lié à l'enfance intra-utérine, un faux départ de la croissance pour enfin une guérison entraînant une véritable vocation se réalisant doucement et conjointement. Elle parle de ce pied broyé comme la blessure originelle de notre humanité.
Lors de mon accompagnement aux autres, j'ai rencontré beaucoup de pieds broyés, forcés, écrasés ou encore figés,cloués, coincés, tant de vies emprisonnées dans des attitudes déviées par non-amour et indifférence et qui ont cependant pour seul but une transformation, une reéducation pour la liberté intérieure, une réunification, un rééquilibrage des énergies.
Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de prendre conscience pour l'évolution future de notre humanité de l'allègement nécessaire à ce pied grâce à une maturité de la personne et à un amour véritablement créateur de vie, à commencer dés le début par une matrice maternelle sans peur, proche de ses sentiments, remplie de vie, de joie et de paix pouvant accompagner toute nouvelle vie dans le respect de son âme? J'en reparlerais plus loin à nouveau.
Pour le moment, là où j'en suis de mon parcours, mon corps va continuer de s'exprimer comme si c'était un temps nécessaire à la réorganisation de mon organisme, je vais passer par une fonte de ma masse musculaire, l'inflammation de nombreux nerfs et muscles sous forme de tendinites, oedèmes, stress respiratoire, le sentiment de mourir, l'anéantissement de mon âme et toujours ma foi en la vie continuait de me dicter une seule conduite, accepter, lâcher, m'abandonner mais lâcher...quoi encore?
Eh bien, ce furent des peurs inscrites dans tout mon corps, seulement le sentiment qui les accompagnait était qu'elles semblaient ne pas m'appartenir!...des peurs inscrites en moi et sans moi pourrais-je dire, dans une sorte de continuum émotionnel passant de mère à enfant.
Les unes aprés les autres, toujours en lien avec la peur de mourir, elles finirent par lâcher, s'évacuant les unes derrière les autres et en même temps pourtant se tenant toutes les unes aux autres, porteuses de cette honte dont je parlais et qui, une fois de plus ne faisait qu'Une...
Peurs conjointes à ma naissance et dont j'allais faire faire ma vie.
Peur d'agir par peur que l'on me fasse du mal = on retient la vie en soi.
Peur de l'échec, épuisée par le blocage = empêche la joie de vivre de s'ouvrir.
Peur de porter l'autre = être obligée, soumise à son poids, son empreinte sans que l'on tienne compte de moi.
Peur de mourir = déchirée, décalée entre un beau désir de vie et la force à trouver en soi sans appui aucun.
Peur de ne pas y arriver = abandonnée, seule, ne trouvant pas de solution et bloquée par l'échec.
Qu'avait-on fait de mon désir de vie, de mon bel élan de vie, étouffé, retenu, occulté, ignoré, bafoué parce que retenu par ma mère et immobilisé? Et ce corps tiraillé, déchiré, forçé dont on n'avait pas tenu compte?
Comment ne pas porter une tristesse toute une vie?
Si nous remettons comme je l'aime tant aujourd'hui remettre la vie à l'endroit telle qu'elle aurait du être, il suffit pour cela d'inverser le contenu de ces peurs, de les faire basculer en positif et nous pourrons alors lire:
" A ma naissance, en étant accompagnée et accueillie, en pouvant m'appuyer sur la force, la joie et l'amour de ma mère qui me libèrera sans peur, en étant respectée, reconnue, je serais joyeuse de vivre et de m'ouvrir aux autres, je laisserais la vie me traverser et couler en moi, je n'aurais pas peur et je n'aurais pas à m'accrocher à une solution de survie mentale pour ne pas mourir. J'aurais ma vraie place sur cette Terre."
Voici pour moi ce que devrait vivre et ressentir de façon naturelle tout petit Homme à sa venue au monde.
Je vous livre ce témoignage pour exemple:
Celui d'Estelle Charvet ( sage-femme) qui a exercé sur l'île de La Réunion et qui disait combien, malgré de bien souvent difficiles conditions de vie, les femmes accouchaient facilement et arrivaient avec le sourire en disant: " Voilà, j'accouche !" Un quart d'heure plus tard le bébé était là et elles le mettaient au sein naturellement. Il n'y a pas de peur et mettre un enfant au monde est culturel de mère en fille.
Me voici arrivée au but même de ce blog qui est celui du Respect de la Vie.
Naître à la vie peut être une terrible épreuve et une véritable tempête.
Je remercie A. Janov pour son livre "Le corps se souvient" qui a été pour moi une aide conséquente.
Ce matin, le temps est trés humide, le poêle ronronne, c'est le moment pour moi de venir rejoindre ce blog.
A propos, hier, je suis allée ramasser deux paniers de noix, elles sont plus petites que d'habitude, je suppose qu'elle ont manqué d'eau. Les accompagner d'une compote de pommes est un vrai régal.
Je vais commencer d'écrire en posant une question:
"N'avez-vous jamais remarquer que lorsqu'un enfant se relève, il a toujours un sourire sur le visage et que son premier geste de joie est de courir et de sauter?"
C'est lorsqu'on lui enlève cet élan, ce beau mouvement naturel qu'il va connaître la honte....
Mais pour revenir à ce sentiment de honte dont je vous parlais et que je venais de retraverser, je le retenais en moi dans toutes mes cellules, il avait fait échec à mon bonheur, c'était une honte qui bloquait ma vie, l'immobilisait, qui était un véritable poids empreint des marques rouges de ma naissance, d'une véritable torture imposée à mes cellules, de mots, de sons environnants ma vie, niant ma petite âme et ne permettant pas l'expression du Beau de moi.
Jamais je n'avais atteint, palpé d'aussi prés l'énorme lourdeur imprégnée sur moi, ce poids maternel, parental et ancestral négatif. En effet, j'avais passé toute une partie de ma vie à aider ma mère à porter son propre poids et sa tristesse, à répondre à l'attente de l'autre, à essayer de comprendre et rejoindre ce père enfermé et inaccessible de la même manière que je l'avais ensuite fait avec les hommes de ma vie et mes propres enfants, sans un mot, sans une plainte, n'ayant rien connu d'autre telle une éponge absorbante de la souffrance environnante dans une empathie naturelle et puisant ma force dans une foi en la vie et en l'amour.
C'est à ce moment-là qu'un sentiment de paix descendit sur moi, quelque chose de paisible, d'indestructible, un peu comme si un retour en arrière n'était plus jamais possible.
En fait, ce sentiment de honte fait boiter l'homme sur une seule jambe comme si son pied était écrasé et Annick de Souzenelle nous en parle bien de ce pied de l'homme qui potentialise son corps tout entier dans une guérison de son âme et de son corps enfin réunis, un pied entièrement lié à l'enfance intra-utérine, un faux départ de la croissance pour enfin une guérison entraînant une véritable vocation se réalisant doucement et conjointement. Elle parle de ce pied broyé comme la blessure originelle de notre humanité.
Lors de mon accompagnement aux autres, j'ai rencontré beaucoup de pieds broyés, forcés, écrasés ou encore figés,cloués, coincés, tant de vies emprisonnées dans des attitudes déviées par non-amour et indifférence et qui ont cependant pour seul but une transformation, une reéducation pour la liberté intérieure, une réunification, un rééquilibrage des énergies.
Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de prendre conscience pour l'évolution future de notre humanité de l'allègement nécessaire à ce pied grâce à une maturité de la personne et à un amour véritablement créateur de vie, à commencer dés le début par une matrice maternelle sans peur, proche de ses sentiments, remplie de vie, de joie et de paix pouvant accompagner toute nouvelle vie dans le respect de son âme? J'en reparlerais plus loin à nouveau.
Pour le moment, là où j'en suis de mon parcours, mon corps va continuer de s'exprimer comme si c'était un temps nécessaire à la réorganisation de mon organisme, je vais passer par une fonte de ma masse musculaire, l'inflammation de nombreux nerfs et muscles sous forme de tendinites, oedèmes, stress respiratoire, le sentiment de mourir, l'anéantissement de mon âme et toujours ma foi en la vie continuait de me dicter une seule conduite, accepter, lâcher, m'abandonner mais lâcher...quoi encore?
Eh bien, ce furent des peurs inscrites dans tout mon corps, seulement le sentiment qui les accompagnait était qu'elles semblaient ne pas m'appartenir!...des peurs inscrites en moi et sans moi pourrais-je dire, dans une sorte de continuum émotionnel passant de mère à enfant.
Les unes aprés les autres, toujours en lien avec la peur de mourir, elles finirent par lâcher, s'évacuant les unes derrière les autres et en même temps pourtant se tenant toutes les unes aux autres, porteuses de cette honte dont je parlais et qui, une fois de plus ne faisait qu'Une...
Peurs conjointes à ma naissance et dont j'allais faire faire ma vie.
Peur d'agir par peur que l'on me fasse du mal = on retient la vie en soi.
Peur de l'échec, épuisée par le blocage = empêche la joie de vivre de s'ouvrir.
Peur de porter l'autre = être obligée, soumise à son poids, son empreinte sans que l'on tienne compte de moi.
Peur de mourir = déchirée, décalée entre un beau désir de vie et la force à trouver en soi sans appui aucun.
Peur de ne pas y arriver = abandonnée, seule, ne trouvant pas de solution et bloquée par l'échec.
Qu'avait-on fait de mon désir de vie, de mon bel élan de vie, étouffé, retenu, occulté, ignoré, bafoué parce que retenu par ma mère et immobilisé? Et ce corps tiraillé, déchiré, forçé dont on n'avait pas tenu compte?
Comment ne pas porter une tristesse toute une vie?
Si nous remettons comme je l'aime tant aujourd'hui remettre la vie à l'endroit telle qu'elle aurait du être, il suffit pour cela d'inverser le contenu de ces peurs, de les faire basculer en positif et nous pourrons alors lire:
" A ma naissance, en étant accompagnée et accueillie, en pouvant m'appuyer sur la force, la joie et l'amour de ma mère qui me libèrera sans peur, en étant respectée, reconnue, je serais joyeuse de vivre et de m'ouvrir aux autres, je laisserais la vie me traverser et couler en moi, je n'aurais pas peur et je n'aurais pas à m'accrocher à une solution de survie mentale pour ne pas mourir. J'aurais ma vraie place sur cette Terre."
Voici pour moi ce que devrait vivre et ressentir de façon naturelle tout petit Homme à sa venue au monde.
Je vous livre ce témoignage pour exemple:
Celui d'Estelle Charvet ( sage-femme) qui a exercé sur l'île de La Réunion et qui disait combien, malgré de bien souvent difficiles conditions de vie, les femmes accouchaient facilement et arrivaient avec le sourire en disant: " Voilà, j'accouche !" Un quart d'heure plus tard le bébé était là et elles le mettaient au sein naturellement. Il n'y a pas de peur et mettre un enfant au monde est culturel de mère en fille.
Me voici arrivée au but même de ce blog qui est celui du Respect de la Vie.
Naître à la vie peut être une terrible épreuve et une véritable tempête.
Je remercie A. Janov pour son livre "Le corps se souvient" qui a été pour moi une aide conséquente.
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