Bonjour,
Ce matin, le temps est trés humide, le poêle ronronne, c'est le moment pour moi de venir rejoindre ce blog.
A propos, hier, je suis allée ramasser deux paniers de noix, elles sont plus petites que d'habitude, je suppose qu'elle ont manqué d'eau. Les accompagner d'une compote de pommes est un vrai régal.
Je vais commencer d'écrire en posant une question:
"N'avez-vous jamais remarquer que lorsqu'un enfant se relève, il a toujours un sourire sur le visage et que son premier geste de joie est de courir et de sauter?"
C'est lorsqu'on lui enlève cet élan, ce beau mouvement naturel qu'il va connaître la honte....
Mais pour revenir à ce sentiment de honte dont je vous parlais et que je venais de retraverser, je le retenais en moi dans toutes mes cellules, il avait fait échec à mon bonheur, c'était une honte qui bloquait ma vie, l'immobilisait, qui était un véritable poids empreint des marques rouges de ma naissance, d'une véritable torture imposée à mes cellules, de mots, de sons environnants ma vie, niant ma petite âme et ne permettant pas l'expression du Beau de moi.
Jamais je n'avais atteint, palpé d'aussi prés l'énorme lourdeur imprégnée sur moi, ce poids maternel, parental et ancestral négatif. En effet, j'avais passé toute une partie de ma vie à aider ma mère à porter son propre poids et sa tristesse, à répondre à l'attente de l'autre, à essayer de comprendre et rejoindre ce père enfermé et inaccessible de la même manière que je l'avais ensuite fait avec les hommes de ma vie et mes propres enfants, sans un mot, sans une plainte, n'ayant rien connu d'autre telle une éponge absorbante de la souffrance environnante dans une empathie naturelle et puisant ma force dans une foi en la vie et en l'amour.
C'est à ce moment-là qu'un sentiment de paix descendit sur moi, quelque chose de paisible, d'indestructible, un peu comme si un retour en arrière n'était plus jamais possible.
En fait, ce sentiment de honte fait boiter l'homme sur une seule jambe comme si son pied était écrasé et Annick de Souzenelle nous en parle bien de ce pied de l'homme qui potentialise son corps tout entier dans une guérison de son âme et de son corps enfin réunis, un pied entièrement lié à l'enfance intra-utérine, un faux départ de la croissance pour enfin une guérison entraînant une véritable vocation se réalisant doucement et conjointement. Elle parle de ce pied broyé comme la blessure originelle de notre humanité.
Lors de mon accompagnement aux autres, j'ai rencontré beaucoup de pieds broyés, forcés, écrasés ou encore figés,cloués, coincés, tant de vies emprisonnées dans des attitudes déviées par non-amour et indifférence et qui ont cependant pour seul but une transformation, une reéducation pour la liberté intérieure, une réunification, un rééquilibrage des énergies.
Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de prendre conscience pour l'évolution future de notre humanité de l'allègement nécessaire à ce pied grâce à une maturité de la personne et à un amour véritablement créateur de vie, à commencer dés le début par une matrice maternelle sans peur, proche de ses sentiments, remplie de vie, de joie et de paix pouvant accompagner toute nouvelle vie dans le respect de son âme? J'en reparlerais plus loin à nouveau.
Pour le moment, là où j'en suis de mon parcours, mon corps va continuer de s'exprimer comme si c'était un temps nécessaire à la réorganisation de mon organisme, je vais passer par une fonte de ma masse musculaire, l'inflammation de nombreux nerfs et muscles sous forme de tendinites, oedèmes, stress respiratoire, le sentiment de mourir, l'anéantissement de mon âme et toujours ma foi en la vie continuait de me dicter une seule conduite, accepter, lâcher, m'abandonner mais lâcher...quoi encore?
Eh bien, ce furent des peurs inscrites dans tout mon corps, seulement le sentiment qui les accompagnait était qu'elles semblaient ne pas m'appartenir!...des peurs inscrites en moi et sans moi pourrais-je dire, dans une sorte de continuum émotionnel passant de mère à enfant.
Les unes aprés les autres, toujours en lien avec la peur de mourir, elles finirent par lâcher, s'évacuant les unes derrière les autres et en même temps pourtant se tenant toutes les unes aux autres, porteuses de cette honte dont je parlais et qui, une fois de plus ne faisait qu'Une...
Peurs conjointes à ma naissance et dont j'allais faire faire ma vie.
Peur d'agir par peur que l'on me fasse du mal = on retient la vie en soi.
Peur de l'échec, épuisée par le blocage = empêche la joie de vivre de s'ouvrir.
Peur de porter l'autre = être obligée, soumise à son poids, son empreinte sans que l'on tienne compte de moi.
Peur de mourir = déchirée, décalée entre un beau désir de vie et la force à trouver en soi sans appui aucun.
Peur de ne pas y arriver = abandonnée, seule, ne trouvant pas de solution et bloquée par l'échec.
Qu'avait-on fait de mon désir de vie, de mon bel élan de vie, étouffé, retenu, occulté, ignoré, bafoué parce que retenu par ma mère et immobilisé? Et ce corps tiraillé, déchiré, forçé dont on n'avait pas tenu compte?
Comment ne pas porter une tristesse toute une vie?
Si nous remettons comme je l'aime tant aujourd'hui remettre la vie à l'endroit telle qu'elle aurait du être, il suffit pour cela d'inverser le contenu de ces peurs, de les faire basculer en positif et nous pourrons alors lire:
" A ma naissance, en étant accompagnée et accueillie, en pouvant m'appuyer sur la force, la joie et l'amour de ma mère qui me libèrera sans peur, en étant respectée, reconnue, je serais joyeuse de vivre et de m'ouvrir aux autres, je laisserais la vie me traverser et couler en moi, je n'aurais pas peur et je n'aurais pas à m'accrocher à une solution de survie mentale pour ne pas mourir. J'aurais ma vraie place sur cette Terre."
Voici pour moi ce que devrait vivre et ressentir de façon naturelle tout petit Homme à sa venue au monde.
Je vous livre ce témoignage pour exemple:
Celui d'Estelle Charvet ( sage-femme) qui a exercé sur l'île de La Réunion et qui disait combien, malgré de bien souvent difficiles conditions de vie, les femmes accouchaient facilement et arrivaient avec le sourire en disant: " Voilà, j'accouche !" Un quart d'heure plus tard le bébé était là et elles le mettaient au sein naturellement. Il n'y a pas de peur et mettre un enfant au monde est culturel de mère en fille.
Me voici arrivée au but même de ce blog qui est celui du Respect de la Vie.
Naître à la vie peut être une terrible épreuve et une véritable tempête.
Je remercie A. Janov pour son livre "Le corps se souvient" qui a été pour moi une aide conséquente.
Affichage des articles dont le libellé est respect. Afficher tous les articles
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dimanche 31 octobre 2010
jeudi 7 octobre 2010
Je poussais alors mon cri !
"Je suis en vie, j'ai envie de vivre, j'ai réussi...
Encore fatiguée mais tout est devant moi . La mort est encore présente mais elle me donne envie de vivre, de respirer, de m'aimer. Je ne sais pas encore ce que va être ma vie mais j'ai envie de respect et de joie profonde au service d'une telle beauté et intelligence. Ma paix est faite de l'acceptation de ce qui Est. Je suis totalement responsable de mes actes et je sais aujourd'hui que rien n'est parfait.
Tout au long de ce grand passage, de ce si long passage, des femmes ont cru en moi, elles étaient là, silencieuses et présentes, un rien surprenantes dans ma grande solitude et sans doute rassurantes. Elles ont permis à ma foi en la Vie de se vivre librement et pleinement dans toute sa mesure.
J'ai envie de crier aux Hommes leur absurdité, leur orgueil qui détruit tout et enferme dans l'illusion, le mensonge.
J'ai envie de crier cette Beauté de la vie, de l'Amour et de la Vérité.
J'ai envie de crier: Respectez la Vie."
Devant cet homme aimé et inaccessible telle une forteresse au coeur fermé, l'affrontant et le combattant avec mes véritables valeurs pour ma transformation et ma compréhension, j'étais retournée à l'étouffement, à l'oppression morale et affective, émotionnelle, me sauvant à temps pour me préserver et ensuite affronter seule ce mal physique dans tout mon corps et retrouver ainsi la mémoire de la vie en moi, afin de redevenir vivante au contact de la première pulsion de vie de tout mon être.
J'avais en effet besoin de revivre l'évènement dans sa globalité pour en retrouver le sentiment et c'est cette merveilleuse pulsion de vie qui avait conduit mes pas, c'est à elle que j'avais fait confiance, à cette lumière à laquelle j'obéissais alors jusqu'à me conduire de l'autre côté..
Durant tout ce long passage, rampant dans le noir et rampant de même dans ma vie plusieurs années en totale synchronicité, sans rien à quoi me raccrocher, dans l'humilité totale, la solitude et le manque d'argent, j'ai toujours su que j'allais y arriver mais j'ai aussi souvent rencontré la spirale du vide, un vide fait d'incompréhension, d'une solitude totale sans aucune direction, une sorte de néant qu'accompagne parfois ce dur sentiment appelé dépression ou envie de mourir. Ce sont l'Amour et la Foi qui maintiennent en vie.
Nous retrouverons sans doute ce sentiment lorsque je parlerais du foetus et de sa naissance.
Donc voilà ! J'étais passée, mon âme était re-passée mais mon corps qui m'avait rendu cette mémoire, comment allait-il s'en sortir, allait-il suivre?
Bon, pour ce matin, je m'arrête, je vous retrouverais trés vite.
Je dois aller ramasser des noix qui ont commençé à tomber et des pommes pour en faire une grosse compote ! Les araignées cherchent à rentrer et je n'aime pas vraiment ça...
A bientôt
Encore fatiguée mais tout est devant moi . La mort est encore présente mais elle me donne envie de vivre, de respirer, de m'aimer. Je ne sais pas encore ce que va être ma vie mais j'ai envie de respect et de joie profonde au service d'une telle beauté et intelligence. Ma paix est faite de l'acceptation de ce qui Est. Je suis totalement responsable de mes actes et je sais aujourd'hui que rien n'est parfait.
Tout au long de ce grand passage, de ce si long passage, des femmes ont cru en moi, elles étaient là, silencieuses et présentes, un rien surprenantes dans ma grande solitude et sans doute rassurantes. Elles ont permis à ma foi en la Vie de se vivre librement et pleinement dans toute sa mesure.
J'ai envie de crier aux Hommes leur absurdité, leur orgueil qui détruit tout et enferme dans l'illusion, le mensonge.
J'ai envie de crier cette Beauté de la vie, de l'Amour et de la Vérité.
J'ai envie de crier: Respectez la Vie."
Devant cet homme aimé et inaccessible telle une forteresse au coeur fermé, l'affrontant et le combattant avec mes véritables valeurs pour ma transformation et ma compréhension, j'étais retournée à l'étouffement, à l'oppression morale et affective, émotionnelle, me sauvant à temps pour me préserver et ensuite affronter seule ce mal physique dans tout mon corps et retrouver ainsi la mémoire de la vie en moi, afin de redevenir vivante au contact de la première pulsion de vie de tout mon être.
J'avais en effet besoin de revivre l'évènement dans sa globalité pour en retrouver le sentiment et c'est cette merveilleuse pulsion de vie qui avait conduit mes pas, c'est à elle que j'avais fait confiance, à cette lumière à laquelle j'obéissais alors jusqu'à me conduire de l'autre côté..
Durant tout ce long passage, rampant dans le noir et rampant de même dans ma vie plusieurs années en totale synchronicité, sans rien à quoi me raccrocher, dans l'humilité totale, la solitude et le manque d'argent, j'ai toujours su que j'allais y arriver mais j'ai aussi souvent rencontré la spirale du vide, un vide fait d'incompréhension, d'une solitude totale sans aucune direction, une sorte de néant qu'accompagne parfois ce dur sentiment appelé dépression ou envie de mourir. Ce sont l'Amour et la Foi qui maintiennent en vie.
Nous retrouverons sans doute ce sentiment lorsque je parlerais du foetus et de sa naissance.
Donc voilà ! J'étais passée, mon âme était re-passée mais mon corps qui m'avait rendu cette mémoire, comment allait-il s'en sortir, allait-il suivre?
Bon, pour ce matin, je m'arrête, je vous retrouverais trés vite.
Je dois aller ramasser des noix qui ont commençé à tomber et des pommes pour en faire une grosse compote ! Les araignées cherchent à rentrer et je n'aime pas vraiment ça...
A bientôt
vendredi 1 octobre 2010
La cellule est Amour
Bonjour,
Le mois d'Octobre fait son entrée, les feuilles ont commençé à tomber, les champignons sont sortis, les araignées cherchent à rentrer dans la maison et les vendanges ont démarré...
J'ai allumé le poêle à bois depuis hier et une douce chaleur remplit toute la maison, mon chien est couché devant, il a tout de suite reconnu la bonne place...et moi, je viens vous retrouver.
Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ce parcours de vie?
Tout simplement d'abord pour donner l'envie de cheminer vers soi-même, d'affronter ses peurs et ensuite comme vous allez peut-être le lire, de comprendre que seuls conscience et respect de Vie peuvent venir faire face à la violence sous toutes ses formes...
A ce moment là de ma vie, je ne travaillais presque plus, je n'avais plus de force, je manquais d'argent et je ne savais plus vers quoi me diriger. Je ne savais qu'écrire, c'était la seule chose qui me rendait heureuse et dont j'étais capable, ce crayon qui coulait sous la main, ce trait qui prenait forme, cette rondeur qui ondulait, c'était comme de la musique dont seule ma main était capable.
J'étais en train de vivre un véritable cauchemar auquel j'obéissais en confiance et plus tard avec le temps, je vais rester étonnée de cette confiance illimitée dans laquelle je me trouvais alors, c'était un peu comme si je savais que ça devait être sans pourtant savoir...
C'est alors que mon bras droit allait me faire trés mal et me dire:
"Elle me retient, on me tire, j'ai peur et j'ai confiance, je suis déchirée."
C'est à ce moment-là dans cette grande douleur qu'une évidence m'est apparue, que j'ai su que le noyau de la première cellule est Amour, qu'au fond était Dieu pour ceux qui le nomment ainsi, oui, c'était lui cet Amour que je cherchais tant dans les profondeurs, celui qui m'avait fait tenir, celui qui me manquait tant...
Etait-ce au nom de cette quête, de cette exigence en moi que je revivais cette expérience, cette traversée de la matière en acceptant d'aller jusqu'au bout?
Mais alors d'où venait le Mal, la Souffrance, qui étaient-ils?
Alors que je revivais ces premiers instants de mon existence terrestre, je me demandais si toute cette souffrance qui m'envahissait existait déjà lors de ma conception?
Soumission, brutalité, humiliation...
Ne peux t-on venir au monde autrement, dans la joie et l'amour de la vie?
J'avais mal du Mal que les hommes font, c'était alors dans mon âme comme si je retenais en moi toute la souffrance du monde et j'avais honte pour l'Homme. Il avait tatoué la souffrance sur ma vie et je n'avais pas su vivre sans elle.
Que vivait intimement ma mère, quelle était sa vie lorsqu'elle me conçut et alors qu'elle m'attendait?
Le hazard n'existe pas et je l'appris trés vite grâce à des écrits retrouvés et laissés par elle à sa mort et datant de l'année précédant ma naissance. Elle exprimait ses sentiments, toute la tristesse d'une femme malheureuse dans son couple, une grande solitude, l'abandon, la résignation, son impuissance et sa soumission à l'exigence masculine de par son éducation et dans son couple.C'était une femme qui mettait tous ses espoirs de vie dans l'amour de ses enfants, de plus c'était la guerre et la nourriture manquait.
Etaient-ce tous ces états d'âme et ces peurs qui m'encombraient, m'handicapaient, pesaient si lourds et cependant lui appartenaient? Etait-elle soumise à l'homme lorsqu'elle me conçut?
Oui, il était là ce Mal qui retire la Vie, il était dans ce Continuum de mère à enfant.
Ce mal qui était dans tout mon corps et qui encombrait mon coeur, je le sentais, il était celui de l'autre, il était ce que l'on m'avait fait et il était ce qui me faisait être aujourd'hui.
Une question se posait à moi:
Ne conçoit-on pas tout simplement ce que l'on perçoit, ce que l'on Est?
Ce mal était comme la globalité d'un Son replié en moi que je trans-portais depuis toujours dans ma vie, dans ma sensiblité et ma relation aux autres et à cause de lui je m'étais retirée d'une certaine manière de la vie.
Quand on ne vous pas donné le droit de respirer librement, qu'il n'y a pas ou pas assez d'amour pour confronter le mal qui nous est fait, on se perd peu à peu, le déséquilibre s'installe, on se raidit, on se protège, on se retient, on se fait du mal, on s'autodétruit, alors le mal est en soi.
J'approchais alors du passage...
A bientôt.
Le mois d'Octobre fait son entrée, les feuilles ont commençé à tomber, les champignons sont sortis, les araignées cherchent à rentrer dans la maison et les vendanges ont démarré...
J'ai allumé le poêle à bois depuis hier et une douce chaleur remplit toute la maison, mon chien est couché devant, il a tout de suite reconnu la bonne place...et moi, je viens vous retrouver.
Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ce parcours de vie?
Tout simplement d'abord pour donner l'envie de cheminer vers soi-même, d'affronter ses peurs et ensuite comme vous allez peut-être le lire, de comprendre que seuls conscience et respect de Vie peuvent venir faire face à la violence sous toutes ses formes...
A ce moment là de ma vie, je ne travaillais presque plus, je n'avais plus de force, je manquais d'argent et je ne savais plus vers quoi me diriger. Je ne savais qu'écrire, c'était la seule chose qui me rendait heureuse et dont j'étais capable, ce crayon qui coulait sous la main, ce trait qui prenait forme, cette rondeur qui ondulait, c'était comme de la musique dont seule ma main était capable.
J'étais en train de vivre un véritable cauchemar auquel j'obéissais en confiance et plus tard avec le temps, je vais rester étonnée de cette confiance illimitée dans laquelle je me trouvais alors, c'était un peu comme si je savais que ça devait être sans pourtant savoir...
C'est alors que mon bras droit allait me faire trés mal et me dire:
"Elle me retient, on me tire, j'ai peur et j'ai confiance, je suis déchirée."
C'est à ce moment-là dans cette grande douleur qu'une évidence m'est apparue, que j'ai su que le noyau de la première cellule est Amour, qu'au fond était Dieu pour ceux qui le nomment ainsi, oui, c'était lui cet Amour que je cherchais tant dans les profondeurs, celui qui m'avait fait tenir, celui qui me manquait tant...
Etait-ce au nom de cette quête, de cette exigence en moi que je revivais cette expérience, cette traversée de la matière en acceptant d'aller jusqu'au bout?
Mais alors d'où venait le Mal, la Souffrance, qui étaient-ils?
Alors que je revivais ces premiers instants de mon existence terrestre, je me demandais si toute cette souffrance qui m'envahissait existait déjà lors de ma conception?
Soumission, brutalité, humiliation...
Ne peux t-on venir au monde autrement, dans la joie et l'amour de la vie?
J'avais mal du Mal que les hommes font, c'était alors dans mon âme comme si je retenais en moi toute la souffrance du monde et j'avais honte pour l'Homme. Il avait tatoué la souffrance sur ma vie et je n'avais pas su vivre sans elle.
Que vivait intimement ma mère, quelle était sa vie lorsqu'elle me conçut et alors qu'elle m'attendait?
Le hazard n'existe pas et je l'appris trés vite grâce à des écrits retrouvés et laissés par elle à sa mort et datant de l'année précédant ma naissance. Elle exprimait ses sentiments, toute la tristesse d'une femme malheureuse dans son couple, une grande solitude, l'abandon, la résignation, son impuissance et sa soumission à l'exigence masculine de par son éducation et dans son couple.C'était une femme qui mettait tous ses espoirs de vie dans l'amour de ses enfants, de plus c'était la guerre et la nourriture manquait.
Etaient-ce tous ces états d'âme et ces peurs qui m'encombraient, m'handicapaient, pesaient si lourds et cependant lui appartenaient? Etait-elle soumise à l'homme lorsqu'elle me conçut?
Oui, il était là ce Mal qui retire la Vie, il était dans ce Continuum de mère à enfant.
Ce mal qui était dans tout mon corps et qui encombrait mon coeur, je le sentais, il était celui de l'autre, il était ce que l'on m'avait fait et il était ce qui me faisait être aujourd'hui.
Une question se posait à moi:
Ne conçoit-on pas tout simplement ce que l'on perçoit, ce que l'on Est?
Ce mal était comme la globalité d'un Son replié en moi que je trans-portais depuis toujours dans ma vie, dans ma sensiblité et ma relation aux autres et à cause de lui je m'étais retirée d'une certaine manière de la vie.
Quand on ne vous pas donné le droit de respirer librement, qu'il n'y a pas ou pas assez d'amour pour confronter le mal qui nous est fait, on se perd peu à peu, le déséquilibre s'installe, on se raidit, on se protège, on se retient, on se fait du mal, on s'autodétruit, alors le mal est en soi.
J'approchais alors du passage...
A bientôt.
dimanche 26 septembre 2010
La porte est fermée...
Bonjour...Je reprends mon récit.
A ce moment-là de ma vie, je viens de passer dix années en travail sur moi, en analyse de mes émotions et sensations qui m'ont amenée à rechercher l'harmonie et le respect de moi-même et je vais me rendre à l'évidence que je franchis un nouveau cap, que je vais passer à un étage inférieur, à l'impact en quelque sorte dont je parlais dans l'histoire du galet, à l'impression pure, physique du début de ma vie et de la même manière que précédemment, je vais utiliser la transcription par l'écriture du langage non plus de l'émotion mais de la douleur physique, ce qui va me permettre une synthèse analytique globale.
"Elle me tenait en arrière et on me tirait en avant..."
Cela voulait dire que c'était comme si on m'avait forcée à laisser l'autre, à abandonner l'autre pour que l'on puisse me mettre en vie, retenue que j'étais?
Des questions se posèrent à moi: Mais que faisait-on de mon désir de vie?
Etouffé, retenu, occulté, bafoué au prix de ne pouvoir abandonner l'autre?
Et pourquoi me retenait-elle ainsi?
Il est certain que dans ce cas, je ne vais pas avoir d'autre choix pour venir au monde que d'être tiraillée, déchirée dans mon corps et forcée et cela sans que l'on ne tienne compte de moi...
Jétais sans doute en train d'assister à ce que fut la tristesse de toute ma vie.
Ce corps qui est le mien va alors terriblement souffrir. Epuisée que j'étais dans ma vie personnelle et son combat depuis de longues années, marchant dans l'inconnu et trouvant ma force dans le noir à l'identique d'un foetus ayant le désir de naître à la vie, je compris alors que j'allais ou plutôt que mon corps allait revivre ce grand passage de ma naissance.
Trés précisément je ressentais aussi que quelque chose était cassé dans mon âme, oui, c'était ma force de vie qui était cassée, c'était comme si j'allais mourir mais j'avais aussi envie de vivre dans la joie et parmi les autres seulement je n'avais plus aucune force....
J'étais devant un nouveau combat, seule face à la Vie.
Je ne pouvais plus rien maîtriser, la douleur était physique et ce sont la confiance et le lâcher-prise qui allaient me permettre d'accepter ce qui se passait dans mon corps et dans ma conscience. En effet, lâchant tout, m'abandonnant à ce qui devait se passer, je n'avais pas d'autre alternative que celle d'obéir et de suivre les directives de la vie en moi et étrangement je savais en même temps intuitivement que c'était un passage, seulement j'ignorais totalement comment j'allais m'en sortir, je me sentais tellement impuissante.
Mais laissons parler mon corps:
Ma tension qui avait toujours été trés régulière allait se mettre à augmenter suivant un rythme qui semblait cependant s'accélérer en approchant du but, j'avais des accés de fièvre qui passaient comme ils arrivaient, mon coeur battait trés fort et tous mes muscles étaient durs comme du fer. Mon corps était hypertendu, serré, resserré, raidi, ma circulation sanguine était comme bloquée, je ne pouvais plus respirer, j'avais mal dans la poitrine, j'avais peur, j'avais mal aux bras, aux jambes, j'étouffais...Impuissante et en grande souffrance, je me demandais où était la porte de sortie, c'était de plus en plus dur mais je devais tenir, je savais que j'avais un pas énorme à franchir, j'avais tellement besoin que l'on m'ouvre la porte !Je me sentais prise au piège, je n'y arrivais pas, j'avais la tête dans un sac et à force de me battre, je m'épuisais, mes muscles me faisaient si mal...C'était comme si je faisais un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur de la matière, personne ne m'aidait, ni dedans, ni dehors.
Plus tard, grâce à ce revécu, j'allais comprendre que jouissance et souffrance ne pouvaient être pour moi qu'intimement mêlés, oui, en effet, dans ma vie,je ne savais vivre le plaisir que lié à la souffrance...Forcément, je ne connaissais rien d'autre, je n'avais jamais su vivre autrement alors je m'étais toujours accrochée à celle de l'autre en oubliant ma propre vie, en m'abandonnant pour ne surtout pas lâcher cette souffrance, je n'avais rien connu d'autre au seuil de mon existence.
Gonflée de partout, ayant du mal à respirer,la peur de mourir étant toujours là, je parlais à mes cellules, je discutais la nuit avec elles car je savais qu'elles commandaient le navire et je sentais une nouvelle force de vie qui coulait comme une source dans mes bras jusqu'au bout de mes mains, elle était chaude et naviguait partout dans mon corps même si celui-ci était comme tuméfié, rempli de bleus.
C'est alors que j'entendais à nouveau:
Si je lâche tout, je peux mourir...
Lâcher voulait donc dire mourir?
A trés bientôt pour la suite, c'est si facile de le raconter aprés que les années soient passées...
A ce moment-là de ma vie, je viens de passer dix années en travail sur moi, en analyse de mes émotions et sensations qui m'ont amenée à rechercher l'harmonie et le respect de moi-même et je vais me rendre à l'évidence que je franchis un nouveau cap, que je vais passer à un étage inférieur, à l'impact en quelque sorte dont je parlais dans l'histoire du galet, à l'impression pure, physique du début de ma vie et de la même manière que précédemment, je vais utiliser la transcription par l'écriture du langage non plus de l'émotion mais de la douleur physique, ce qui va me permettre une synthèse analytique globale.
"Elle me tenait en arrière et on me tirait en avant..."
Cela voulait dire que c'était comme si on m'avait forcée à laisser l'autre, à abandonner l'autre pour que l'on puisse me mettre en vie, retenue que j'étais?
Des questions se posèrent à moi: Mais que faisait-on de mon désir de vie?
Etouffé, retenu, occulté, bafoué au prix de ne pouvoir abandonner l'autre?
Et pourquoi me retenait-elle ainsi?
Il est certain que dans ce cas, je ne vais pas avoir d'autre choix pour venir au monde que d'être tiraillée, déchirée dans mon corps et forcée et cela sans que l'on ne tienne compte de moi...
Jétais sans doute en train d'assister à ce que fut la tristesse de toute ma vie.
Ce corps qui est le mien va alors terriblement souffrir. Epuisée que j'étais dans ma vie personnelle et son combat depuis de longues années, marchant dans l'inconnu et trouvant ma force dans le noir à l'identique d'un foetus ayant le désir de naître à la vie, je compris alors que j'allais ou plutôt que mon corps allait revivre ce grand passage de ma naissance.
Trés précisément je ressentais aussi que quelque chose était cassé dans mon âme, oui, c'était ma force de vie qui était cassée, c'était comme si j'allais mourir mais j'avais aussi envie de vivre dans la joie et parmi les autres seulement je n'avais plus aucune force....
J'étais devant un nouveau combat, seule face à la Vie.
Je ne pouvais plus rien maîtriser, la douleur était physique et ce sont la confiance et le lâcher-prise qui allaient me permettre d'accepter ce qui se passait dans mon corps et dans ma conscience. En effet, lâchant tout, m'abandonnant à ce qui devait se passer, je n'avais pas d'autre alternative que celle d'obéir et de suivre les directives de la vie en moi et étrangement je savais en même temps intuitivement que c'était un passage, seulement j'ignorais totalement comment j'allais m'en sortir, je me sentais tellement impuissante.
Mais laissons parler mon corps:
Ma tension qui avait toujours été trés régulière allait se mettre à augmenter suivant un rythme qui semblait cependant s'accélérer en approchant du but, j'avais des accés de fièvre qui passaient comme ils arrivaient, mon coeur battait trés fort et tous mes muscles étaient durs comme du fer. Mon corps était hypertendu, serré, resserré, raidi, ma circulation sanguine était comme bloquée, je ne pouvais plus respirer, j'avais mal dans la poitrine, j'avais peur, j'avais mal aux bras, aux jambes, j'étouffais...Impuissante et en grande souffrance, je me demandais où était la porte de sortie, c'était de plus en plus dur mais je devais tenir, je savais que j'avais un pas énorme à franchir, j'avais tellement besoin que l'on m'ouvre la porte !Je me sentais prise au piège, je n'y arrivais pas, j'avais la tête dans un sac et à force de me battre, je m'épuisais, mes muscles me faisaient si mal...C'était comme si je faisais un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur de la matière, personne ne m'aidait, ni dedans, ni dehors.
Plus tard, grâce à ce revécu, j'allais comprendre que jouissance et souffrance ne pouvaient être pour moi qu'intimement mêlés, oui, en effet, dans ma vie,je ne savais vivre le plaisir que lié à la souffrance...Forcément, je ne connaissais rien d'autre, je n'avais jamais su vivre autrement alors je m'étais toujours accrochée à celle de l'autre en oubliant ma propre vie, en m'abandonnant pour ne surtout pas lâcher cette souffrance, je n'avais rien connu d'autre au seuil de mon existence.
Gonflée de partout, ayant du mal à respirer,la peur de mourir étant toujours là, je parlais à mes cellules, je discutais la nuit avec elles car je savais qu'elles commandaient le navire et je sentais une nouvelle force de vie qui coulait comme une source dans mes bras jusqu'au bout de mes mains, elle était chaude et naviguait partout dans mon corps même si celui-ci était comme tuméfié, rempli de bleus.
C'est alors que j'entendais à nouveau:
Si je lâche tout, je peux mourir...
Lâcher voulait donc dire mourir?
A trés bientôt pour la suite, c'est si facile de le raconter aprés que les années soient passées...
lundi 30 août 2010
Toute l'horreur d'un article qui passe...
Hier, j'ai lu un article horrible sur la lapidation toujours, hélas, d'actualité et je ne peux à nouveau rester silencieuse...Ce blog a pour objectif l'Amour et la Conscience mais dans la vie, il y a aussi le Mal et là, nous sommes en face du Mal. Il apparaît qu'il appartient à chacun de nous de choisir ce que nous faisons de notre vie mais je retiendrais une fois de plus que seule l'éducation va permettre ce choix et peut-être plus tard irons nous nous questionner sur l'âme individuelle elle-même...
Le texte qui va suivre est difficile à lire.
"En Février 2008, l'honneur d'un père est la cause de la lapidation de sa fille qui avait 14 ans."
Ce père découvre que sa fille voit un homme en cachette et il raconte: " Mon honneur était bafoué. Choisir le silence aurait été pire que la mort. J'ai décidé de tuer ma fille pour me laver de cette honte. Il fallait que je trouve un châtiment à la hauteur de sa faute, ce fut la lapidation.Comme je ne pouvais pas le faire seul, j'ai demandé à un ami de m'aider. Il a accepté, fixé la date et prévenu d'autres personnes. Le jour dit, j'ai forcé ma fille à sortir de la maison, elle était terrifiée. Le long du chemin, je la tenais par la main, j'ai senti qu'elle devinait que quelque chose de terrible l'attendait, même si elle ignorait ce que j'avais décidé. Une fois sur place, je l'ai enterrée en partie et nous avons commençé à lancer des pierres. Elle n'a pas cessé de hurler, de supplier. Je n'avais pas d'autre choix, pour retrouver mon honneur, que de la tuer ainsi."
Aprés un tel récit, le silence s'impose, l'horreur s'installe, le dégoût aussi et il est alors essentiel de poser notre regard vers quelque chose de beau, musique, enfant, fleur, nature....
Que dire? Que nous sommes devant un homme réduit à un état primaire cependant différencié de celui d'un animal parce qu'il a un cerveau qui lui permet de mettre au point cet horreur.
La mort vient éliminer le problême de son champ de vision intérieure, besoin de se laver de cette honte, mais qu'y a-t-il derrière cette honte? ( Dont je parlerais d'ailleurs plus tard) Justement ce qu'il ne désire pas regarder, c'est sa propre honte du non respect de sa propre humanité, enfermé qu'il est dans le Mal, puis demandant à un ami de l'aider, incapable d'aller seul jusqu'au bout de ses actes...
Il est tellement enfermé dans cette honte transposée dans le regard des autres, sans aucun accés à lui-même, que ni les hurlements, ni les supplications de son enfant ne vont venir le déranger tellement l'enfermement est dur, telle une carapace en acier...un bétonnage qui vient le rassurer qu'il a raison...
Encore une fois, qu'a-t-il vécu enfant lui-même? A quoi a t-il assisté?
Il n'y aucun accés à la conscience, le seul accés à celle-ci étant le ressenti, la sensation.
C'est là où, comme je le disais précédemment, seule l'éducation peut venir faire une brêche dans un tel mécanisme grâce à l'analyse et au discernement. Lorsque l'on ne s'occupe pas d'un enfant, qu'on ne communique pas avec lui, qu'il ne lit pas, qu'il ne joue pas avec d'autres, qu'il reste seul avec lui-même, il va se produire une atonie de l'intelligence et un manque de curiosité de la Vie.
Enfin, je pense à la mère de cette adolescente, dont il n'est jamais question....
Je vous mets l'adresse pour la pétition lancée contre la lapidation pour ceux que ça intéresse:
http://freesakineh.org/fr
Trés vite, je vous retrouve pour plus de paix et d'amour.
Le texte qui va suivre est difficile à lire.
"En Février 2008, l'honneur d'un père est la cause de la lapidation de sa fille qui avait 14 ans."
Ce père découvre que sa fille voit un homme en cachette et il raconte: " Mon honneur était bafoué. Choisir le silence aurait été pire que la mort. J'ai décidé de tuer ma fille pour me laver de cette honte. Il fallait que je trouve un châtiment à la hauteur de sa faute, ce fut la lapidation.Comme je ne pouvais pas le faire seul, j'ai demandé à un ami de m'aider. Il a accepté, fixé la date et prévenu d'autres personnes. Le jour dit, j'ai forcé ma fille à sortir de la maison, elle était terrifiée. Le long du chemin, je la tenais par la main, j'ai senti qu'elle devinait que quelque chose de terrible l'attendait, même si elle ignorait ce que j'avais décidé. Une fois sur place, je l'ai enterrée en partie et nous avons commençé à lancer des pierres. Elle n'a pas cessé de hurler, de supplier. Je n'avais pas d'autre choix, pour retrouver mon honneur, que de la tuer ainsi."
Aprés un tel récit, le silence s'impose, l'horreur s'installe, le dégoût aussi et il est alors essentiel de poser notre regard vers quelque chose de beau, musique, enfant, fleur, nature....
Que dire? Que nous sommes devant un homme réduit à un état primaire cependant différencié de celui d'un animal parce qu'il a un cerveau qui lui permet de mettre au point cet horreur.
La mort vient éliminer le problême de son champ de vision intérieure, besoin de se laver de cette honte, mais qu'y a-t-il derrière cette honte? ( Dont je parlerais d'ailleurs plus tard) Justement ce qu'il ne désire pas regarder, c'est sa propre honte du non respect de sa propre humanité, enfermé qu'il est dans le Mal, puis demandant à un ami de l'aider, incapable d'aller seul jusqu'au bout de ses actes...
Il est tellement enfermé dans cette honte transposée dans le regard des autres, sans aucun accés à lui-même, que ni les hurlements, ni les supplications de son enfant ne vont venir le déranger tellement l'enfermement est dur, telle une carapace en acier...un bétonnage qui vient le rassurer qu'il a raison...
Encore une fois, qu'a-t-il vécu enfant lui-même? A quoi a t-il assisté?
Il n'y aucun accés à la conscience, le seul accés à celle-ci étant le ressenti, la sensation.
C'est là où, comme je le disais précédemment, seule l'éducation peut venir faire une brêche dans un tel mécanisme grâce à l'analyse et au discernement. Lorsque l'on ne s'occupe pas d'un enfant, qu'on ne communique pas avec lui, qu'il ne lit pas, qu'il ne joue pas avec d'autres, qu'il reste seul avec lui-même, il va se produire une atonie de l'intelligence et un manque de curiosité de la Vie.
Enfin, je pense à la mère de cette adolescente, dont il n'est jamais question....
Je vous mets l'adresse pour la pétition lancée contre la lapidation pour ceux que ça intéresse:
http://freesakineh.org/fr
Trés vite, je vous retrouve pour plus de paix et d'amour.
lundi 26 juillet 2010
Je vais apprendre...
Je vais apprendre la Vie, je vais surtout apprendre à vivre différemment, je vais devoir affronter le Mal, je vais faire face à la grande solitude, vous savez, cette énorme bulle dans laquelle on a le sentiment de se noyer, aspiré par le fond et puis un jour, doucement, on finit par s'en faire une amie.
Je vais apprendre à lâcher-prise en me laissant conduire en voiture en tant que voyageur dans la confiance du conducteur et du ronronnement de la voiture, à travers ces instants où tout bouge et passe autour de soi alors que nous sommes là, immobile et sans bouger, instants, moments où tout peut émerger des profondeurs de soi et venir nous surprendre....
Je vais aussi apprendre à me détacher des objets et des choses me rendant très vite compte que cela ouvre mon coeur au grand jour en le libérant.
Je vais rencontrer la passion, une passion qui vous dévore et vous fait agir malgré vous comme une porte que l'on veut enfoncer à tout prix, un passage que l'on veut absolument forcer, un véritable défi à l'existence personnelle, alors qu'il s'agit de répondre absolument à ce qui monte en soi de si fort, d'insurmontable presque, puissant, qui va trop vite , excite et peut gâcher bien souvent la vie...C'est alors une énergie d'une telle puissance...
Je vais apprendre à dire "je t'aime" , eh oui, il faut du courage la première fois pour oser le dire alors qu'on ne vous l'a jamais dit...
Apprendre à oser dire Non sans peur de me sentir rejetée, apprendre tout simplement à se respecter.
Le pardon devient facile lorsque le coeur est ouvert à l'amour et à la compréhension de ce que vit l'autre, souvent enfermé dans sa souffrance, son ressentiment ou même sa haine...et alors bien souvent inconscient du mal qu'il fait.
Les années vont passer et je vais ainsi reconstruire, recréer ma vie comme aprés un déluge ou une guerre, car avant ma première rencontre, je n'en ai pas parlé mais j'avais du traverser un véritable anéantissement
Ce fut la chance de ma vie pour redevenir Vivante.
Avant de vous quitter pour aujourd'hui, je vous propose de penser très fort intimement à ce mot Amour, entendez-vous le dire en laissant votre mental de côté, et vous observerez peut-être que tout peut basculer en quelques secondes: envahi alors par le calme, le détachement, éloigné des émotions primaires, une sécurité arrive du plus profond de nous-même, là où se mêlent paix, confiance, sensation merveilleuse de plénitude intérieure....
A trés bientôt....
Je vais apprendre à lâcher-prise en me laissant conduire en voiture en tant que voyageur dans la confiance du conducteur et du ronronnement de la voiture, à travers ces instants où tout bouge et passe autour de soi alors que nous sommes là, immobile et sans bouger, instants, moments où tout peut émerger des profondeurs de soi et venir nous surprendre....
Je vais aussi apprendre à me détacher des objets et des choses me rendant très vite compte que cela ouvre mon coeur au grand jour en le libérant.
Je vais rencontrer la passion, une passion qui vous dévore et vous fait agir malgré vous comme une porte que l'on veut enfoncer à tout prix, un passage que l'on veut absolument forcer, un véritable défi à l'existence personnelle, alors qu'il s'agit de répondre absolument à ce qui monte en soi de si fort, d'insurmontable presque, puissant, qui va trop vite , excite et peut gâcher bien souvent la vie...C'est alors une énergie d'une telle puissance...
Je vais apprendre à dire "je t'aime" , eh oui, il faut du courage la première fois pour oser le dire alors qu'on ne vous l'a jamais dit...
Apprendre à oser dire Non sans peur de me sentir rejetée, apprendre tout simplement à se respecter.
Le pardon devient facile lorsque le coeur est ouvert à l'amour et à la compréhension de ce que vit l'autre, souvent enfermé dans sa souffrance, son ressentiment ou même sa haine...et alors bien souvent inconscient du mal qu'il fait.
Les années vont passer et je vais ainsi reconstruire, recréer ma vie comme aprés un déluge ou une guerre, car avant ma première rencontre, je n'en ai pas parlé mais j'avais du traverser un véritable anéantissement
Ce fut la chance de ma vie pour redevenir Vivante.
Avant de vous quitter pour aujourd'hui, je vous propose de penser très fort intimement à ce mot Amour, entendez-vous le dire en laissant votre mental de côté, et vous observerez peut-être que tout peut basculer en quelques secondes: envahi alors par le calme, le détachement, éloigné des émotions primaires, une sécurité arrive du plus profond de nous-même, là où se mêlent paix, confiance, sensation merveilleuse de plénitude intérieure....
A trés bientôt....
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jeudi 8 juillet 2010
Cet amour qui nous transporte...
Oui, c'est vrai, j'ai envie de rebondir sur ces mots que je viens d'utiliser précédemment, ce fluide magnifique qu'est l'amour et sans lequel la vie n'aurait aucune saveur.
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
mardi 1 juin 2010
Regard sur ce que nous offre cette société dans laquelle nous vivons aujourd'hui...
Du bruit, beaucoup de bruit...
C'est une société qui a perdu le sens de sa vie et de ses repères.
Elle adore tout ce qui est brillant intellectuellement, elle est basée sur la compétition, les jugements de valeurs et autres avec toute la violence , le stress et le non-amour que cela entraîne.
Elle engendre le combat, le conflit, elle maintient aussi la peur et manipule grâce à elle.
Elle ne reconnaît pas le courage ni l'intelligence du coeur ni la compassion, niant quasi totalement le beau de l'âme en chacun de nous.
Cette société est comme un troupeau résigné, sourd et aveugle qui a pour seul Dieu l'argent et le pouvoir qu'il apporte.
Elle ne sait plus écouter ni entendre ni ressentir, elle boîte sur une seule jambe , n'est plus au contact de ses racines et se perd peu à peu en se détruisant et en détruisant tout autour d'elle.
En grande souffrance, elle est devenue violente, profondément méchante et surtout extrêmement lâche et irresponsable, ne recherchant bien souvent que le confort et la facilité.
Que va t-elle devenir?
Qu'a t-on fait du Beau, du Bien, du Bon, du Sacré?
C'est une société qui a perdu le sens de sa vie et de ses repères.
Elle adore tout ce qui est brillant intellectuellement, elle est basée sur la compétition, les jugements de valeurs et autres avec toute la violence , le stress et le non-amour que cela entraîne.
Elle engendre le combat, le conflit, elle maintient aussi la peur et manipule grâce à elle.
Elle ne reconnaît pas le courage ni l'intelligence du coeur ni la compassion, niant quasi totalement le beau de l'âme en chacun de nous.
Cette société est comme un troupeau résigné, sourd et aveugle qui a pour seul Dieu l'argent et le pouvoir qu'il apporte.
Elle ne sait plus écouter ni entendre ni ressentir, elle boîte sur une seule jambe , n'est plus au contact de ses racines et se perd peu à peu en se détruisant et en détruisant tout autour d'elle.
En grande souffrance, elle est devenue violente, profondément méchante et surtout extrêmement lâche et irresponsable, ne recherchant bien souvent que le confort et la facilité.
Que va t-elle devenir?
Qu'a t-on fait du Beau, du Bien, du Bon, du Sacré?
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