Bonjour...Je reprends mon récit.
A ce moment-là de ma vie, je viens de passer dix années en travail sur moi, en analyse de mes émotions et sensations qui m'ont amenée à rechercher l'harmonie et le respect de moi-même et je vais me rendre à l'évidence que je franchis un nouveau cap, que je vais passer à un étage inférieur, à l'impact en quelque sorte dont je parlais dans l'histoire du galet, à l'impression pure, physique du début de ma vie et de la même manière que précédemment, je vais utiliser la transcription par l'écriture du langage non plus de l'émotion mais de la douleur physique, ce qui va me permettre une synthèse analytique globale.
"Elle me tenait en arrière et on me tirait en avant..."
Cela voulait dire que c'était comme si on m'avait forcée à laisser l'autre, à abandonner l'autre pour que l'on puisse me mettre en vie, retenue que j'étais?
Des questions se posèrent à moi: Mais que faisait-on de mon désir de vie?
Etouffé, retenu, occulté, bafoué au prix de ne pouvoir abandonner l'autre?
Et pourquoi me retenait-elle ainsi?
Il est certain que dans ce cas, je ne vais pas avoir d'autre choix pour venir au monde que d'être tiraillée, déchirée dans mon corps et forcée et cela sans que l'on ne tienne compte de moi...
Jétais sans doute en train d'assister à ce que fut la tristesse de toute ma vie.
Ce corps qui est le mien va alors terriblement souffrir. Epuisée que j'étais dans ma vie personnelle et son combat depuis de longues années, marchant dans l'inconnu et trouvant ma force dans le noir à l'identique d'un foetus ayant le désir de naître à la vie, je compris alors que j'allais ou plutôt que mon corps allait revivre ce grand passage de ma naissance.
Trés précisément je ressentais aussi que quelque chose était cassé dans mon âme, oui, c'était ma force de vie qui était cassée, c'était comme si j'allais mourir mais j'avais aussi envie de vivre dans la joie et parmi les autres seulement je n'avais plus aucune force....
J'étais devant un nouveau combat, seule face à la Vie.
Je ne pouvais plus rien maîtriser, la douleur était physique et ce sont la confiance et le lâcher-prise qui allaient me permettre d'accepter ce qui se passait dans mon corps et dans ma conscience. En effet, lâchant tout, m'abandonnant à ce qui devait se passer, je n'avais pas d'autre alternative que celle d'obéir et de suivre les directives de la vie en moi et étrangement je savais en même temps intuitivement que c'était un passage, seulement j'ignorais totalement comment j'allais m'en sortir, je me sentais tellement impuissante.
Mais laissons parler mon corps:
Ma tension qui avait toujours été trés régulière allait se mettre à augmenter suivant un rythme qui semblait cependant s'accélérer en approchant du but, j'avais des accés de fièvre qui passaient comme ils arrivaient, mon coeur battait trés fort et tous mes muscles étaient durs comme du fer. Mon corps était hypertendu, serré, resserré, raidi, ma circulation sanguine était comme bloquée, je ne pouvais plus respirer, j'avais mal dans la poitrine, j'avais peur, j'avais mal aux bras, aux jambes, j'étouffais...Impuissante et en grande souffrance, je me demandais où était la porte de sortie, c'était de plus en plus dur mais je devais tenir, je savais que j'avais un pas énorme à franchir, j'avais tellement besoin que l'on m'ouvre la porte !Je me sentais prise au piège, je n'y arrivais pas, j'avais la tête dans un sac et à force de me battre, je m'épuisais, mes muscles me faisaient si mal...C'était comme si je faisais un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur de la matière, personne ne m'aidait, ni dedans, ni dehors.
Plus tard, grâce à ce revécu, j'allais comprendre que jouissance et souffrance ne pouvaient être pour moi qu'intimement mêlés, oui, en effet, dans ma vie,je ne savais vivre le plaisir que lié à la souffrance...Forcément, je ne connaissais rien d'autre, je n'avais jamais su vivre autrement alors je m'étais toujours accrochée à celle de l'autre en oubliant ma propre vie, en m'abandonnant pour ne surtout pas lâcher cette souffrance, je n'avais rien connu d'autre au seuil de mon existence.
Gonflée de partout, ayant du mal à respirer,la peur de mourir étant toujours là, je parlais à mes cellules, je discutais la nuit avec elles car je savais qu'elles commandaient le navire et je sentais une nouvelle force de vie qui coulait comme une source dans mes bras jusqu'au bout de mes mains, elle était chaude et naviguait partout dans mon corps même si celui-ci était comme tuméfié, rempli de bleus.
C'est alors que j'entendais à nouveau:
Si je lâche tout, je peux mourir...
Lâcher voulait donc dire mourir?
A trés bientôt pour la suite, c'est si facile de le raconter aprés que les années soient passées...
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dimanche 26 septembre 2010
vendredi 10 septembre 2010
L'image du galet
Bon, je vous avais promis des photos de mon jardin seulement je dois apprendre à me servir de l'appareil en question mais ça ne va pas tarder....
Aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer une image:
Celle d'un galet ou d'une pierre que l'on lance ou jette dans l'eau. Alors que la surface de l'eau est plane, paisible, tranquille, ondulante, le galet vient la frapper à un endroit précis puis il s'enfonce en tournoyant dans son épaisseur pour se poser enfin sur le fond.
En surface, l'impact du galet qui a touché l'eau à un moment précis va laisser une empreinte, une impression sous forme d'oscillations puis ce galet va descendre en spirale en traversant la densité, l'épaisseur de l'eau suivant des remous et suivant un mouvement particulier qui lui est propre, se chargeant durant la traversée de sensations particulières ayant un contenu pour ensuite se poser sur le fond avec une perception globale de tout le déroulement de cette action .
Réalité objective de l'impact, ses conséquences, une relation de cause à effet et une perception trés vite occultée et oubliée alors qu'en surface, le trouble lui-même a disparu !
Pour moi, cette image représente symboliquement le mouvement de l'histoire d'une vie.
Ce galet peut se résigner à être oublié à jamais tout comme il peut aussi peser trés fort et chercher à sortir, identique à une âme qui cherche à se libérer.
N'y a t-il pas une similitude avec le départ de notre vie, conçus que nous sommes dans l'eau matricielle?
Retraverser cette eau, ouvrir la porte à toutes ces sensations qui ont construit une vie dans une empreinte oubliée, faire enfin jaillir le galet hors de l'eau tel un feu d'artifice qui vient offrir la réponse de la forme et du mouvement qu'il prit lors de son impact et de sa descente, n'est-ce pas extraordinaire?
D'ailleurs, ce désir de jaillir du galet ou de la vie ne vient-il pas du manque de lumière, d'être resté dans l'ombre si longtemps? Le manque engendre toujours le désir.
Entendez-vous battre votre coeur? Etes-vous conscient de votre propre respiration?
Avez-vous conscience de cette chance de respirer et du goût que cela a?
Il y a tant de galets oubliés au fond porteurs de tant de non-amour, de souffrances inconscientes, de refoulements d'enfance, de manque d'estime de soi, de mensonge avec soi-même, tant de galets qui traduisent l'empreinte de tout un passé émotionnel d'enfant, de bébé, de foetus...
Les voilà les sensations....Je n'ai pas été respecté, j'ai été humilié, on s'est moqué de moi, je ne me sentais pas capable, j'avais peur, je n'avais pas confiance en moi, je me suis senti rejeté, délaissé, abandonné, j'avais besoin d'être aimé, d'être entendu, reconnu mais je ne pouvais pas m'exprimer et je me suis tellement senti coupable de tout cela, je me croyais méchant, etc, etc.
Toutes ces sensations qui vont engendrer ensuite tant de sentiments et de comportements négatifs, masochistes et destructeurs.
Aucun acte n'est jamais neutre dans la vie, tout se tient.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer une image:
Celle d'un galet ou d'une pierre que l'on lance ou jette dans l'eau. Alors que la surface de l'eau est plane, paisible, tranquille, ondulante, le galet vient la frapper à un endroit précis puis il s'enfonce en tournoyant dans son épaisseur pour se poser enfin sur le fond.
En surface, l'impact du galet qui a touché l'eau à un moment précis va laisser une empreinte, une impression sous forme d'oscillations puis ce galet va descendre en spirale en traversant la densité, l'épaisseur de l'eau suivant des remous et suivant un mouvement particulier qui lui est propre, se chargeant durant la traversée de sensations particulières ayant un contenu pour ensuite se poser sur le fond avec une perception globale de tout le déroulement de cette action .
Réalité objective de l'impact, ses conséquences, une relation de cause à effet et une perception trés vite occultée et oubliée alors qu'en surface, le trouble lui-même a disparu !
Pour moi, cette image représente symboliquement le mouvement de l'histoire d'une vie.
Ce galet peut se résigner à être oublié à jamais tout comme il peut aussi peser trés fort et chercher à sortir, identique à une âme qui cherche à se libérer.
N'y a t-il pas une similitude avec le départ de notre vie, conçus que nous sommes dans l'eau matricielle?
Retraverser cette eau, ouvrir la porte à toutes ces sensations qui ont construit une vie dans une empreinte oubliée, faire enfin jaillir le galet hors de l'eau tel un feu d'artifice qui vient offrir la réponse de la forme et du mouvement qu'il prit lors de son impact et de sa descente, n'est-ce pas extraordinaire?
D'ailleurs, ce désir de jaillir du galet ou de la vie ne vient-il pas du manque de lumière, d'être resté dans l'ombre si longtemps? Le manque engendre toujours le désir.
Entendez-vous battre votre coeur? Etes-vous conscient de votre propre respiration?
Avez-vous conscience de cette chance de respirer et du goût que cela a?
Il y a tant de galets oubliés au fond porteurs de tant de non-amour, de souffrances inconscientes, de refoulements d'enfance, de manque d'estime de soi, de mensonge avec soi-même, tant de galets qui traduisent l'empreinte de tout un passé émotionnel d'enfant, de bébé, de foetus...
Les voilà les sensations....Je n'ai pas été respecté, j'ai été humilié, on s'est moqué de moi, je ne me sentais pas capable, j'avais peur, je n'avais pas confiance en moi, je me suis senti rejeté, délaissé, abandonné, j'avais besoin d'être aimé, d'être entendu, reconnu mais je ne pouvais pas m'exprimer et je me suis tellement senti coupable de tout cela, je me croyais méchant, etc, etc.
Toutes ces sensations qui vont engendrer ensuite tant de sentiments et de comportements négatifs, masochistes et destructeurs.
Aucun acte n'est jamais neutre dans la vie, tout se tient.
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