dimanche 26 septembre 2010
La porte est fermée...
A ce moment-là de ma vie, je viens de passer dix années en travail sur moi, en analyse de mes émotions et sensations qui m'ont amenée à rechercher l'harmonie et le respect de moi-même et je vais me rendre à l'évidence que je franchis un nouveau cap, que je vais passer à un étage inférieur, à l'impact en quelque sorte dont je parlais dans l'histoire du galet, à l'impression pure, physique du début de ma vie et de la même manière que précédemment, je vais utiliser la transcription par l'écriture du langage non plus de l'émotion mais de la douleur physique, ce qui va me permettre une synthèse analytique globale.
"Elle me tenait en arrière et on me tirait en avant..."
Cela voulait dire que c'était comme si on m'avait forcée à laisser l'autre, à abandonner l'autre pour que l'on puisse me mettre en vie, retenue que j'étais?
Des questions se posèrent à moi: Mais que faisait-on de mon désir de vie?
Etouffé, retenu, occulté, bafoué au prix de ne pouvoir abandonner l'autre?
Et pourquoi me retenait-elle ainsi?
Il est certain que dans ce cas, je ne vais pas avoir d'autre choix pour venir au monde que d'être tiraillée, déchirée dans mon corps et forcée et cela sans que l'on ne tienne compte de moi...
Jétais sans doute en train d'assister à ce que fut la tristesse de toute ma vie.
Ce corps qui est le mien va alors terriblement souffrir. Epuisée que j'étais dans ma vie personnelle et son combat depuis de longues années, marchant dans l'inconnu et trouvant ma force dans le noir à l'identique d'un foetus ayant le désir de naître à la vie, je compris alors que j'allais ou plutôt que mon corps allait revivre ce grand passage de ma naissance.
Trés précisément je ressentais aussi que quelque chose était cassé dans mon âme, oui, c'était ma force de vie qui était cassée, c'était comme si j'allais mourir mais j'avais aussi envie de vivre dans la joie et parmi les autres seulement je n'avais plus aucune force....
J'étais devant un nouveau combat, seule face à la Vie.
Je ne pouvais plus rien maîtriser, la douleur était physique et ce sont la confiance et le lâcher-prise qui allaient me permettre d'accepter ce qui se passait dans mon corps et dans ma conscience. En effet, lâchant tout, m'abandonnant à ce qui devait se passer, je n'avais pas d'autre alternative que celle d'obéir et de suivre les directives de la vie en moi et étrangement je savais en même temps intuitivement que c'était un passage, seulement j'ignorais totalement comment j'allais m'en sortir, je me sentais tellement impuissante.
Mais laissons parler mon corps:
Ma tension qui avait toujours été trés régulière allait se mettre à augmenter suivant un rythme qui semblait cependant s'accélérer en approchant du but, j'avais des accés de fièvre qui passaient comme ils arrivaient, mon coeur battait trés fort et tous mes muscles étaient durs comme du fer. Mon corps était hypertendu, serré, resserré, raidi, ma circulation sanguine était comme bloquée, je ne pouvais plus respirer, j'avais mal dans la poitrine, j'avais peur, j'avais mal aux bras, aux jambes, j'étouffais...Impuissante et en grande souffrance, je me demandais où était la porte de sortie, c'était de plus en plus dur mais je devais tenir, je savais que j'avais un pas énorme à franchir, j'avais tellement besoin que l'on m'ouvre la porte !Je me sentais prise au piège, je n'y arrivais pas, j'avais la tête dans un sac et à force de me battre, je m'épuisais, mes muscles me faisaient si mal...C'était comme si je faisais un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur de la matière, personne ne m'aidait, ni dedans, ni dehors.
Plus tard, grâce à ce revécu, j'allais comprendre que jouissance et souffrance ne pouvaient être pour moi qu'intimement mêlés, oui, en effet, dans ma vie,je ne savais vivre le plaisir que lié à la souffrance...Forcément, je ne connaissais rien d'autre, je n'avais jamais su vivre autrement alors je m'étais toujours accrochée à celle de l'autre en oubliant ma propre vie, en m'abandonnant pour ne surtout pas lâcher cette souffrance, je n'avais rien connu d'autre au seuil de mon existence.
Gonflée de partout, ayant du mal à respirer,la peur de mourir étant toujours là, je parlais à mes cellules, je discutais la nuit avec elles car je savais qu'elles commandaient le navire et je sentais une nouvelle force de vie qui coulait comme une source dans mes bras jusqu'au bout de mes mains, elle était chaude et naviguait partout dans mon corps même si celui-ci était comme tuméfié, rempli de bleus.
C'est alors que j'entendais à nouveau:
Si je lâche tout, je peux mourir...
Lâcher voulait donc dire mourir?
A trés bientôt pour la suite, c'est si facile de le raconter aprés que les années soient passées...
dimanche 8 août 2010
Sur mon chemin...
Ca y est, le soleil a commencé à baisser, l'eau manque terriblement, la terre a soif et je sens l'automne arriver, certaines feuilles d'arbres jaunissent déjà....
Je vous mettrais bientôt des photos de mon jardin et de cette belle nature.
Comme vous l'avez sans doute lu, j'ai découvert l'outil que je vais sans cesse utiliser pour évoluer pour ensuite d'ailleurs l'approfondir au service des autres, je vais rentrer dans l'analyse et découvrir le fonctionnement simultané de mes deux hémisphères, j'entends de l'intérieur ce que je dis, ça passe alors par mon corps tout entier et non plus seulement par ma tête...
Je vais accueillir, reconnaître, accepter cette petite fille seule, triste,perdue, muette et en pleurs que je fus durant toute une enfance et je vais apprendre à lui donner ce qu'elle n'a pas reçu jadis...
Je vais comprendre ma facilité à tomber en syncope en tant qu'enfant, ce qui désarmait évidemment tout le monde, comme si je savais depuis toujours que la lumière paisible dans laquelle j'allais régulièrement me baigner, me ressourcer sans doute, était la même que celle que je ressentais au profond de moi-même tout au long de ce chemin sur lequel j'avançais.
Je vais aussi prendre le temps d'observer les actions et les choix de ma vie qui m'ont aidée à grandir, poussée à grandir tout au long de ce fil rouge qui est le mien, j'ai alors en moi une véritable exigence d'authenticité, de partage et de vérité. Un certain jour, je vais réaliser qu'en apprenant ainsi à m'aimer et en faisant des choses pour moi alors que mon seul fonctionnement était de "donner pour me sentir aimée", je vais me mettre à donner à l'autre de façon juste, c'est à dire en accord avec moi-même et c'est alors que tout un univers va basculer, un nouvel équilibre va se faire.
Peu à peu, je vais rentrer dans une mémoire oubliée grace à l'accès à mes sensations corporelles.Cela me faisait penser à un escargot qui rentre et ressort de sa coquille, j'avais l'impression que ma mémoire émotionnelle avait fait de même, sélectionnant la rentrée en mémoire ou encore l'oubli à volonté suivant les évènements de ma vie d'enfant. Comme lui, je rentrais ou sortais l'accés à ma mémoire...Je comprenais alors pourquoi mon savoir était global et ne pouvait me rendre ce dont j'avais besoin en temps voulu. Mon ordinateur cérébral personnel était particulier, en fin de compte, il ne sélectionnait et ne mémorisait que le Beau, le Vivant, la Vie. Le reste, je le vivais et je l'oubliais....
Cela me fait aujourd'hui penser aux nombreux dysfonctionnements chez les enfants en cours de scolarité.
Si je peux faire tout ce travail de développement de moi-même, d'apprentissage et d'évolution de ma conscience, c'est parce que je vais rester sans cesse en lien avec la vie, je vais lui obéir, lui faire confiance, c'est elle qui va constamment me conduire.