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mardi 19 octobre 2010

Honte, peur, culpabilité et Amour...

Bonjour, je continue...

Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.

En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.

Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.

La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.

Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.

jeudi 7 octobre 2010

Je poussais alors mon cri !

"Je suis en vie, j'ai envie de vivre, j'ai réussi...
Encore fatiguée mais tout est devant moi . La mort est encore présente mais elle me donne envie de vivre, de respirer, de m'aimer. Je ne sais pas encore ce que va être ma vie mais j'ai envie de respect et de joie profonde au service d'une telle beauté et intelligence. Ma paix est faite de l'acceptation de ce qui Est. Je suis totalement responsable de mes actes et je sais aujourd'hui que rien n'est parfait.
Tout au long de ce grand passage, de ce si long passage, des femmes ont cru en moi, elles étaient là, silencieuses et présentes, un rien surprenantes dans ma grande solitude et sans doute rassurantes. Elles ont permis à ma foi en la Vie de se vivre librement et pleinement dans toute sa mesure.
J'ai envie de crier aux Hommes leur absurdité, leur orgueil qui détruit tout et enferme dans l'illusion, le mensonge.
J'ai envie de crier cette Beauté de la vie, de l'Amour et de la Vérité.
J'ai envie de crier: Respectez la Vie."

Devant cet homme aimé et inaccessible telle une forteresse au coeur fermé, l'affrontant et le combattant avec mes véritables valeurs pour ma transformation et ma compréhension, j'étais retournée à l'étouffement, à l'oppression morale et affective, émotionnelle, me sauvant à temps pour me préserver et ensuite affronter seule ce mal physique dans tout mon corps et retrouver ainsi la mémoire de la vie en moi, afin de redevenir vivante au contact de la première pulsion de vie de tout mon être.
J'avais en effet besoin de revivre l'évènement dans sa globalité pour en retrouver le sentiment et c'est cette merveilleuse pulsion de vie qui avait conduit mes pas, c'est à elle que j'avais fait confiance, à cette lumière à laquelle j'obéissais alors jusqu'à me conduire de l'autre côté..
Durant tout ce long passage, rampant dans le noir et rampant de même dans ma vie plusieurs années en totale synchronicité, sans rien à quoi me raccrocher, dans l'humilité totale, la solitude et le manque d'argent, j'ai toujours su que j'allais y arriver mais j'ai aussi souvent rencontré la spirale du vide, un vide fait d'incompréhension, d'une solitude totale sans aucune direction, une sorte de néant qu'accompagne parfois ce dur sentiment appelé dépression ou envie de mourir. Ce sont l'Amour et la Foi qui maintiennent en vie.

Nous retrouverons sans doute ce sentiment lorsque je parlerais du foetus et de sa naissance.

Donc voilà ! J'étais passée, mon âme était re-passée mais mon corps qui m'avait rendu cette mémoire, comment allait-il s'en sortir, allait-il suivre?

Bon, pour ce matin, je m'arrête, je vous retrouverais trés vite.
Je dois aller ramasser des noix qui ont commençé à tomber et des pommes pour en faire une grosse compote ! Les araignées cherchent à rentrer et je n'aime pas vraiment ça...
A bientôt