Bonjour, je continue...
Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.
En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.
Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.
La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.
Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.
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mardi 19 octobre 2010
jeudi 16 septembre 2010
Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?
Je me souviens d'un certain jour où je m'étais assise au bord d'une source qui coulait à mes pieds et je m'étais posée la question suivante:
"Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?"
J'ai alors trouvé comme réponse que c'est parce qu'il faut redescendre à la source, dans les profondeurs de la terre afin de suivre son cours jusqu'à l'air libre, il faut passer par la solitude, une trés grande solitude pour découvrir la beauté de la vie, sa trés grande beauté, cette merveilleuse lumière et puis aussi passer par la séparation, ce manque emmenant à la nostalgie extrême d'un Tout fait de paix et d'harmonie, quelque chose de profondément mélodieux, suave, lumineux, paisible, quelque chose qui porte le mot Amour.
La souffrance? Oui, elle peut se trouver trés loin, là où nous sommes totalement en vérité avec nous-mêmes, là où nous ne pouvons plus nous mentir et où seule la peur peut nous empêcher d'aller...
Mais si, tout au fond, on est descendu alors on a vu, on a perçu, c'est devenu limpide, clair, évident, logique, telle la solution d'un problème mathématique qui arrive soudain, nette, précise et réconfortante.
C'est seulement aprés que l'on trouve la source dans laquelle il va falloir encore apprendre à se laisser couler, à faire corps avec elle, à faire Un et accepter de prendre la forme de là où elle va nous emmener car c'est tout simplement de cette rencontre que se nourrit la Création.
C'est à cette source que je vais remonter mais je l'ignore encore à ce moment-là.
"Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?"
J'ai alors trouvé comme réponse que c'est parce qu'il faut redescendre à la source, dans les profondeurs de la terre afin de suivre son cours jusqu'à l'air libre, il faut passer par la solitude, une trés grande solitude pour découvrir la beauté de la vie, sa trés grande beauté, cette merveilleuse lumière et puis aussi passer par la séparation, ce manque emmenant à la nostalgie extrême d'un Tout fait de paix et d'harmonie, quelque chose de profondément mélodieux, suave, lumineux, paisible, quelque chose qui porte le mot Amour.
La souffrance? Oui, elle peut se trouver trés loin, là où nous sommes totalement en vérité avec nous-mêmes, là où nous ne pouvons plus nous mentir et où seule la peur peut nous empêcher d'aller...
Mais si, tout au fond, on est descendu alors on a vu, on a perçu, c'est devenu limpide, clair, évident, logique, telle la solution d'un problème mathématique qui arrive soudain, nette, précise et réconfortante.
C'est seulement aprés que l'on trouve la source dans laquelle il va falloir encore apprendre à se laisser couler, à faire corps avec elle, à faire Un et accepter de prendre la forme de là où elle va nous emmener car c'est tout simplement de cette rencontre que se nourrit la Création.
C'est à cette source que je vais remonter mais je l'ignore encore à ce moment-là.
mercredi 1 septembre 2010
Où est notre mémoire collective?
Bonjour,
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
mardi 31 août 2010
Lorsque le cerveau dysfonctionne...
Suite à ce dernier épisode difficile, je vous propose aujourd'hui d'aller à la rencontre de notre cerveau humain et d'observer de quelle manière il peut dysfonctionner....
Nous devons pour cela rappeler le cours de son évolution suivant ses trois étapes bien distinctes et successives.
Tout d'abord fut créé le cerveau viscéral ou cerveau Reptilien qui gouverne les instincts et les fonctions vitales telles que la respiration, l'activité cardio-vasculaire, les sécrétions hormonales, la digestion, l'élimination urinaire.Il préserve l'équilibre homéostatique en maintenant la pression artérielle, le rythme cardiaque et d'autres fonctions vitales. C'est le cerveau de l'époque des salamandres qui ont cinq doigts aux pattes et peuvent vivre cinquante ans...
Puis arrive ensuite au plan intermédiaire le cerveau Limbique ou cerveau Sensible qui est celui des mammifères et le siège des émotions et des sentiments.
Enfin, arrive la troisième étape, le Néo-cortex, siège de la raison et des idées qui s'est particulièrement développé grâce à une réorganisation du système nerveux lorsque l'Homo Erectus s'est relevé pour marcher sur ses deux jambes, ce qui permit au larynx de descendre et pouvoir ainsi prononcer des sons qui devinrent ensuite le langage verbal. C'est à ce stade que l'Homme allait devenir peu à peu une espèce consciente de sa propre existence, la lumière, l'énergie allait réfléchir en lui et le miroir se faire dans un mouvement de va et vient entre la parole et l'ouie qui se rejoignaient, créant une conscience auto-réfléchie...
Ces trois étapes successives sont semblables à trois ordinateurs connectés les uns aux autres assemblés et constitués tout au long du temps et il est aisé de comprendre que si l'ordinateur central n'est plus connecté correctement, le désordre s'installe et la conscience rétrécit en quelque sorte.
Nous ne devons pas oublier que de manière anthropologique, un cerveau sain doit fonctionner en relation constante sur les trois plans, ce qui paraît évident or, c'est là que peuvent se situer la violence et la souffrance.
Le désordre s'installe lorsque le processus mental prend le dessus; en effet lorsque nous sommes en danger, notre organisme mis en alerte réagit immédiatement et n'oublions pas qu'au nom de la survie de l'espèce, nous sommes programmés par des agents de fermeture et de refoulement ( opiacées naturelles, endorphines) qui remontent eux-mêmes aux protozoaires microscopiques et même à la flore qui les a précédés, ce qui fait que, nanti de ce mécanisme naturel de défense et de protection, l'Homme peut se couper d'une partie de lui-même.
Regardons de quelle manière: devant la réalité d'une expérience trop douloureuse, son système de défense va venir le protéger en le rendant inaccessible à la douleur ( qu'elle soit physique ou psychologique) et va ainsi provoquer un blocage au sein de cette magnifique mécanique humaine.Ce blocage va se situer au plan intermédiaire, le cerveau limbique servant de sélecteur en quelque sorte à la manière d'une plaque tournante et réfléchissante, va décider de mémoriser ou non toute sensation en terme de renouvellement ou d'évitement. N'oublions pas que ce cerveau arrive à maturation peu avant notre naissance.
Il est un carrefour obligatoire de discernement vu que le Cortex va ensuite se servir du contenu de ce qui a été mémorisé par lui antérieurement pour adopter son comportement à la réalité qui va ensuite se présenter.
S'il y a blocage, c'est à dire refoulement, évitement,on ne pourra plus goûter, discerner, analyser, avoir accés à l'expérience de la sensation, celle qui nous rend Vivant et Humain.
Alors désorientés et soumis sur le plan physiologique, le mal-être arrive, la névrose, la souffrance, la maladie mais aussi la violence, la soumission, l'irrespect, etc. C'est alors toute une belle énergie qui se retrouve atrophiée au lieu de se déployer, son expression se retrouvant déviée négativement et se retournant contre la personne en laissant la place au mal sous toutes ses formes.
Mettez la pensée toute puissante, le cortex, au service du reptilien et vous pourrez voir tous les besoins primaires s'octroier tous les droits par tous les moyens, tout peut devenir possible et imaginable, c'est l'anarchie.
La conscience n'est plus là pour servir de guide dans le bon sens, il n'y a plus de remise en question, aucune anticipation, on projette, on harcèle, on vole, on viole, on tue, on fuit...
Avez-vous eu la patience de me lire jusqu'au bout? Je vous en remercie.
J'en terminerais sur ce sujet la prochaîne fois, puis je reprendrais le cours de ma route vers l'amour de la vie...
Nous devons pour cela rappeler le cours de son évolution suivant ses trois étapes bien distinctes et successives.
Tout d'abord fut créé le cerveau viscéral ou cerveau Reptilien qui gouverne les instincts et les fonctions vitales telles que la respiration, l'activité cardio-vasculaire, les sécrétions hormonales, la digestion, l'élimination urinaire.Il préserve l'équilibre homéostatique en maintenant la pression artérielle, le rythme cardiaque et d'autres fonctions vitales. C'est le cerveau de l'époque des salamandres qui ont cinq doigts aux pattes et peuvent vivre cinquante ans...
Puis arrive ensuite au plan intermédiaire le cerveau Limbique ou cerveau Sensible qui est celui des mammifères et le siège des émotions et des sentiments.
Enfin, arrive la troisième étape, le Néo-cortex, siège de la raison et des idées qui s'est particulièrement développé grâce à une réorganisation du système nerveux lorsque l'Homo Erectus s'est relevé pour marcher sur ses deux jambes, ce qui permit au larynx de descendre et pouvoir ainsi prononcer des sons qui devinrent ensuite le langage verbal. C'est à ce stade que l'Homme allait devenir peu à peu une espèce consciente de sa propre existence, la lumière, l'énergie allait réfléchir en lui et le miroir se faire dans un mouvement de va et vient entre la parole et l'ouie qui se rejoignaient, créant une conscience auto-réfléchie...
Ces trois étapes successives sont semblables à trois ordinateurs connectés les uns aux autres assemblés et constitués tout au long du temps et il est aisé de comprendre que si l'ordinateur central n'est plus connecté correctement, le désordre s'installe et la conscience rétrécit en quelque sorte.
Nous ne devons pas oublier que de manière anthropologique, un cerveau sain doit fonctionner en relation constante sur les trois plans, ce qui paraît évident or, c'est là que peuvent se situer la violence et la souffrance.
Le désordre s'installe lorsque le processus mental prend le dessus; en effet lorsque nous sommes en danger, notre organisme mis en alerte réagit immédiatement et n'oublions pas qu'au nom de la survie de l'espèce, nous sommes programmés par des agents de fermeture et de refoulement ( opiacées naturelles, endorphines) qui remontent eux-mêmes aux protozoaires microscopiques et même à la flore qui les a précédés, ce qui fait que, nanti de ce mécanisme naturel de défense et de protection, l'Homme peut se couper d'une partie de lui-même.
Regardons de quelle manière: devant la réalité d'une expérience trop douloureuse, son système de défense va venir le protéger en le rendant inaccessible à la douleur ( qu'elle soit physique ou psychologique) et va ainsi provoquer un blocage au sein de cette magnifique mécanique humaine.Ce blocage va se situer au plan intermédiaire, le cerveau limbique servant de sélecteur en quelque sorte à la manière d'une plaque tournante et réfléchissante, va décider de mémoriser ou non toute sensation en terme de renouvellement ou d'évitement. N'oublions pas que ce cerveau arrive à maturation peu avant notre naissance.
Il est un carrefour obligatoire de discernement vu que le Cortex va ensuite se servir du contenu de ce qui a été mémorisé par lui antérieurement pour adopter son comportement à la réalité qui va ensuite se présenter.
S'il y a blocage, c'est à dire refoulement, évitement,on ne pourra plus goûter, discerner, analyser, avoir accés à l'expérience de la sensation, celle qui nous rend Vivant et Humain.
Alors désorientés et soumis sur le plan physiologique, le mal-être arrive, la névrose, la souffrance, la maladie mais aussi la violence, la soumission, l'irrespect, etc. C'est alors toute une belle énergie qui se retrouve atrophiée au lieu de se déployer, son expression se retrouvant déviée négativement et se retournant contre la personne en laissant la place au mal sous toutes ses formes.
Mettez la pensée toute puissante, le cortex, au service du reptilien et vous pourrez voir tous les besoins primaires s'octroier tous les droits par tous les moyens, tout peut devenir possible et imaginable, c'est l'anarchie.
La conscience n'est plus là pour servir de guide dans le bon sens, il n'y a plus de remise en question, aucune anticipation, on projette, on harcèle, on vole, on viole, on tue, on fuit...
Avez-vous eu la patience de me lire jusqu'au bout? Je vous en remercie.
J'en terminerais sur ce sujet la prochaîne fois, puis je reprendrais le cours de ma route vers l'amour de la vie...
lundi 23 août 2010
Eric Fried
"C'est absurde dit la raison
C'est comme c'est dit l'amour
Cest un malheur dit la prophétie,
Ce n'est rien que douleur dit la peur
C'est sans espoir dit la lucidité
C'est comme c'est dit l'amour
C'est ridicule dit la fierté
C'est de la légèreté dit la prudence
C'est impossible dit l'expérience
C'est comme c'est dit l'amour."
C'est comme c'est dit l'amour
Cest un malheur dit la prophétie,
Ce n'est rien que douleur dit la peur
C'est sans espoir dit la lucidité
C'est comme c'est dit l'amour
C'est ridicule dit la fierté
C'est de la légèreté dit la prudence
C'est impossible dit l'expérience
C'est comme c'est dit l'amour."
mardi 17 août 2010
L'appel...
Me voilà à nouveau...
Je vous disais que je venais d'attacher mon radeau à la rive, ce qui veut dire que je prenais enfin conscience de quel trou noir je sortais, un océan sans limite fait d'angoisse et de confiance à la fois et sur lequel je naviguais, flottais plus exactement, maîtrisant seulement ce qui était prioritaire et vital pour moi, c'est à dire du domaine de la survie. Il y avait en moi comme de grosses vagues aprés tout un nettoyage...Dans cette bataille de chaque jour, je continuais de faire le tri de tout ce qui ne me convenait plus, je ne vous ai peut-être pas dit que je m'étais retrouvée seule, abandonnée, avec deux enfants et sans travail, je perdais mes amis d'alors, ils s'éloignaient par gêne ou par peur, ou encore je les quittais parce que je n'avais plus rien à leur dire, monde trop superficiel, discussions stériles, jugements continuels....
C'est comme cela qu'un jour à cette époque, je me suis posée une question existencielle:
"Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que la nature est si belle?"
Drôle de question, non?
Et c'est quoi une quête? Cette quête démesurée que je ressentais, était-ce une quête d'absolu? En regardant de plus prés le sens de ce mot, nous trouvons l'action de chercher, d'aller à l'essentiel, d'y mettre toute son âme...
Oui, pour moi, c'était ça, comme un défi à la vérité mais la vérité de quoi? Je trouvais alors comme réponse celle du Bien et du Mal.
C'était comme un défi que me lançait Dieu, toute mon énergie me poussait à ce défi, c'était exactement comme celle d'une plante qui a à pousser, et ce chemin de vérité n'était pas des plus facile...
Je savais intimement que je pouvais réussir et que pour cela seul l'amour était mon moteur, je vais donc continuellement obéir à mon coeur et seule l'intuition va me guider particulièrement dans mes comportements et attitudes face à cet amour difficile et destructeur d'une certaine façon.
Cet amour que je vis conjugué à la souffrance va peu à peu transformer mon âme, me permettant doucement de rejoindre un amour divin ou universel comme vous voulez qui va résonner avec tout ce qui m'entoure, être humain, plante, animal dans le plus profond respect.
Oui, j'avais besoin d'être capable d'aimer ainsi cet homme, oui, j'avais besoin de côtoyer à nouveau la violence verbale et physique si effrayante et douloureuse, j'avais besoin de me retrouver seule, trahie, humiliée, violentée afin de Redevenir totalement Vivante et surtout consciente de cette petite fille qui avait tout oublié de ce qu'elle avait vécu, de ce à quoi elle avait assisté en ne gardant que le Beau de son enfance, de cette petite fille si triste dans son coeur qui avait toujours fait le choix d'aimer à tout prix pour ne surtout pas cultiver la haine ou le ressentiment.
C'est grâce à cet amour que je portais à cet homme et dont j'étais capable que je pus apprendre à m'aimer, me redresser, me transformer, il m'avait tout simplement permis de grandir, d'évoluer et de me libérer de l'oubli.
Le temps passa et je dus laisser un jour derrière moi cet homme enfermé dans ses sentiments, je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait vivre, j'aspirais à mon respect, mon besoin d'harmonie et de paix, j'étais enfin sortie du transfert...
Oui, transfert car par effet de miroir, il m'avait permis de Retoucher l'inaccessibilité de mon père, ses éclats de folie,sa violence, sa froideur, mes peurs démesurées, l'emprise maternelle, les attouchements d'un grand-père, tout ce qui était pour moi une énorme prison intérieure affective faites de peurs et de tristesse dont je n'avais aucune conscience, n'ayant quasiment aucun souvenir de mon enfance. Aujourd'hui, je ne pense pas qu'une analyse sur le divan m'aurait ainsi permis de retoucher un tel vécu inscrit au sein d'une mémoire corporelle et que seule une vie concrète, réelle, objective avait pu permettre à mes propres barrières de tomber.
C'est l'amour de cette vie en moi que je construisais alors qui m'avait permis de le faire ainsi doucement, inexorablement, en son temps et c'est parce que je l'avais laissée faire grâce à l'amour.
Lorsque l'appel de cet amour de soi se fait en nous, il est plus fort que tout et j'ai envie de dire que l'on se doit d'y obéir, il est essentiel de l'entendre seulement peu d'êtres humains savent le faire aujourd'hui.
Entendre cet appel au sein de notre âme, c'est entendre cet appel à notre liberté intérieure faite de notre dignité et grandeur divine, de notre respect, c'est l'appel à ce quelque chose de plus grand que nous et qui nous dépasse.
Ce matin, j'ai été trés bavarde et pour terminer je vous laisse avec une petite citation de Jean Biès:
"Il n'y a pas de traversée du désert,
Il n'y a qu'une marche vers l'oasis."
A trés bientôt.
Je vous disais que je venais d'attacher mon radeau à la rive, ce qui veut dire que je prenais enfin conscience de quel trou noir je sortais, un océan sans limite fait d'angoisse et de confiance à la fois et sur lequel je naviguais, flottais plus exactement, maîtrisant seulement ce qui était prioritaire et vital pour moi, c'est à dire du domaine de la survie. Il y avait en moi comme de grosses vagues aprés tout un nettoyage...Dans cette bataille de chaque jour, je continuais de faire le tri de tout ce qui ne me convenait plus, je ne vous ai peut-être pas dit que je m'étais retrouvée seule, abandonnée, avec deux enfants et sans travail, je perdais mes amis d'alors, ils s'éloignaient par gêne ou par peur, ou encore je les quittais parce que je n'avais plus rien à leur dire, monde trop superficiel, discussions stériles, jugements continuels....
C'est comme cela qu'un jour à cette époque, je me suis posée une question existencielle:
"Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que la nature est si belle?"
Drôle de question, non?
Et c'est quoi une quête? Cette quête démesurée que je ressentais, était-ce une quête d'absolu? En regardant de plus prés le sens de ce mot, nous trouvons l'action de chercher, d'aller à l'essentiel, d'y mettre toute son âme...
Oui, pour moi, c'était ça, comme un défi à la vérité mais la vérité de quoi? Je trouvais alors comme réponse celle du Bien et du Mal.
C'était comme un défi que me lançait Dieu, toute mon énergie me poussait à ce défi, c'était exactement comme celle d'une plante qui a à pousser, et ce chemin de vérité n'était pas des plus facile...
Je savais intimement que je pouvais réussir et que pour cela seul l'amour était mon moteur, je vais donc continuellement obéir à mon coeur et seule l'intuition va me guider particulièrement dans mes comportements et attitudes face à cet amour difficile et destructeur d'une certaine façon.
Cet amour que je vis conjugué à la souffrance va peu à peu transformer mon âme, me permettant doucement de rejoindre un amour divin ou universel comme vous voulez qui va résonner avec tout ce qui m'entoure, être humain, plante, animal dans le plus profond respect.
Oui, j'avais besoin d'être capable d'aimer ainsi cet homme, oui, j'avais besoin de côtoyer à nouveau la violence verbale et physique si effrayante et douloureuse, j'avais besoin de me retrouver seule, trahie, humiliée, violentée afin de Redevenir totalement Vivante et surtout consciente de cette petite fille qui avait tout oublié de ce qu'elle avait vécu, de ce à quoi elle avait assisté en ne gardant que le Beau de son enfance, de cette petite fille si triste dans son coeur qui avait toujours fait le choix d'aimer à tout prix pour ne surtout pas cultiver la haine ou le ressentiment.
C'est grâce à cet amour que je portais à cet homme et dont j'étais capable que je pus apprendre à m'aimer, me redresser, me transformer, il m'avait tout simplement permis de grandir, d'évoluer et de me libérer de l'oubli.
Le temps passa et je dus laisser un jour derrière moi cet homme enfermé dans ses sentiments, je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait vivre, j'aspirais à mon respect, mon besoin d'harmonie et de paix, j'étais enfin sortie du transfert...
Oui, transfert car par effet de miroir, il m'avait permis de Retoucher l'inaccessibilité de mon père, ses éclats de folie,sa violence, sa froideur, mes peurs démesurées, l'emprise maternelle, les attouchements d'un grand-père, tout ce qui était pour moi une énorme prison intérieure affective faites de peurs et de tristesse dont je n'avais aucune conscience, n'ayant quasiment aucun souvenir de mon enfance. Aujourd'hui, je ne pense pas qu'une analyse sur le divan m'aurait ainsi permis de retoucher un tel vécu inscrit au sein d'une mémoire corporelle et que seule une vie concrète, réelle, objective avait pu permettre à mes propres barrières de tomber.
C'est l'amour de cette vie en moi que je construisais alors qui m'avait permis de le faire ainsi doucement, inexorablement, en son temps et c'est parce que je l'avais laissée faire grâce à l'amour.
Lorsque l'appel de cet amour de soi se fait en nous, il est plus fort que tout et j'ai envie de dire que l'on se doit d'y obéir, il est essentiel de l'entendre seulement peu d'êtres humains savent le faire aujourd'hui.
Entendre cet appel au sein de notre âme, c'est entendre cet appel à notre liberté intérieure faite de notre dignité et grandeur divine, de notre respect, c'est l'appel à ce quelque chose de plus grand que nous et qui nous dépasse.
Ce matin, j'ai été trés bavarde et pour terminer je vous laisse avec une petite citation de Jean Biès:
"Il n'y a pas de traversée du désert,
Il n'y a qu'une marche vers l'oasis."
A trés bientôt.
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