Joyeux et bon Noël à tous.
Que vos yeux brillent de joie, d'amour pour les autres et de belle lumière....
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jeudi 23 décembre 2010
mardi 19 octobre 2010
Honte, peur, culpabilité et Amour...
Bonjour, je continue...
Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.
En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.
Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.
La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.
Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.
Surprise par ce sentiment de honte, je cherchais en moi ce qu'il signifiait et je trouvais alors comme réponse que j'avais failli me perdre par amour pour simplement me sentir un peu aimée, que j'avais tout donné, je m'étais laissée vider, je m'étais épuisée, l'autre avait pris sans me rendre et j'avais ainsi mis ma vie en déséquilibre. Ce fut une prise de conscience bien douloureuse, j'avais soudainement l'impression de vomir tous les échecs de ma vie, je n'avais jamais vraiment eu de place, j'avais souvent râté parce que je ne comptais pas, oui, j'avais honte d'avoir accepté un tel irrespect, un tel oubli de moi-même et de l'expression de ma propre vie.
En rentrant plus intimement dans cette sensation, en la questionnant, en me laissant porter par elle, je trouvais que ce sentiment de honte qui rend coupable m'apparaissait archaïque, primordial et sans doute collectif.
Je fis l'analyse suivante:
Ce sentiment de honte n'aurait-il pas été le premier sentiment humain mémorisé collectivement émergeant lors du développement de notre troisième conscience ( auto-réfléchie), à ce stade où l'Homme devant la peur s'est mis debout, s'est redressé en répondant à l'appel de la pulsion de vie, cette essence magnifique et universelle qui nous mène et nous conduit depuis le début des temps?
Sentiment qui aurait provoqué jadis tout comme aujourd'hui ce choix du refoulement de sa propre humanité, biaisant ainsi toute une réalité contraignante tout en instaurant le mensonge et l'illusion?
L'Homme a commis une faute, dit la Bible.
Un sentiment de Honte enfoui et ignoré, occulté la plupart du temps qui entraîne par voie de conséquence le fondement même du jugement et de la culpabilité qui eux, conduisent à une prison intérieure, un enfermement qui peut aller jusqu'à la haine, la violence tout comme la tyrannie. Une culpabilité quant à elle qui détourne de la dignité, rend aveugle et sourd, engendre une grande lâcheté et pervertit souvent alors que si nous la regardons avec courage, sans peur et avec responsabilité, elle peut devenir l'essence même d'une transformation et d'une guérison.
Sans compter que c'est un fondement humain qui est lourd de conséquences car il permet à tout manipulateur de dominer les autres.
A propos de maux et de maladie, n'oublions jamais que cette dernière prend toujours sa source dans une enfance inconsciente faite justement de culpabilité, de peurs ou de violence.
Ne serions-nous pas finalement avec ce sentiment de honte devant un continuum collectif et paradoxal engendré par la peur elle-même et cependant jadis initiatrice de l'adaptation et du redressement de l'Homme?
Il est alors question de honte et de foi, deux vibrations fortes, opposées et complémentaires à la fois, l'une traduisant le non-respect par emprisonnement de cette quête de se relever et de marcher nécessaire à notre humanité profonde et l'autre témoignant du respect de cette aspiration et de son engagement intérieur si subtil, obéissant à l'ordre universel et à cette force évolutive en nous qui nous dirige.
La peur reste, c'est certain, aujourd'hui plus que jamais le sens même de notre évolution future, l'homme l'utilisant, hélas, pour son pouvoir au lieu de son évolution.
En face de la peur, il y a l'Amour et Robert Blake dit qu'il serait venu avec l'Homme, qu'il se serait déployé en même temps que lui et sa conscience...Je pense qu'il peut avoir raison, l'Amour ayant pour rôle par sa nature même de réunifier des parties séparées.
Avec la honte, on ne se relève pas, on reste dans l'ombre et nous seul avons le choix de retrouver au sein de nos cellules, de la toute première même, l'engagement de cette petite énergie porteuse d'un magnifique projet de vie pour chacun d'entre nous, là où est l'accomplissement et la réunification, là où se vivent amour, paix, joie, partage,ouverture, là où en chacun de nous, Dieu se crée.
dimanche 10 octobre 2010
Fait divers: Jeunes en prison pour jeux dangereux....
Je ne peux pas passer encore une fois à côté de cette grave affaire impliquant la jeunesse.
Des jeunes sans problême jetant depuis un pont à plusieurs reprises des objets sur les véhicules circulant sur l'autoroute et ceci pour jouer et forcer les véhicules à ralentir...( casiers, poubelles, statues...)
Au départ, disent-ils, c'est parti d'un amusement et ça a dégénéré ou encore on avait décidé d'aller faire les cons...L'avocate exprimant: "Je suis étonnée par leur absence de réaction."
C'est cette phrase là que j'ai envie de retenir. Absence de réaction...Le vice-procureur parle de bêtise mêlée à une criminelle dangerosité.N'est-il pas tout simplement question d'inconscience?
On ne se rend pas compte de ce que l'on fait, on n'en mesure pas les conséquences ...seulement une fois de plus on juge l'action, l'effet, on punit mais quand remontera t-on à la cause?
Est-ce que ces jeunes vont comprendre en prison? Est-ce qu'elle va les rendre plus intelligents de leurs actes? Je me permets d'en douter.
Une fois de plus, nous sommes devant un véritable dysfonctionnement de l'intelligence qui n'est plus ajustée, dû sans aucun doute à l'éducation et au milieu ambiant. Remontons à la source...
L'intelligence a pour fonction de connaître et de comprendre la réalité, de réfléchir et de raisonner. Informée par les sensations, nous y voilà, j'en ai déjà beaucoup parlé, l'intelligence déchiffre les messages véhiculés par la sensibilité et met en mot ce que la personne perçoit et ressent. C'est ainsi que toute impression, sensation, besoin exprimés passe dans le champ de la connaissance rendant alors la personne clairement consciente. Encore faut-il avoir la possiblité d'être entendu...
Ces jeunes ne sont plus en prise avec la réalité et n'ont pas conscience de l'expérience immédiate...
Il s'agit toujours de cet accés au ressenti et il me semblerait bien souhaitable qu'ils fassent l'apprentissage de l'amour d'eux-mêmes et de leur personne auprés d'adultes responsables ( dans l'effort conjugué à l'action constructive) plutôt que de moisir en prison au contact d'une autre violence...
En fin de compte, vous savez, ma colère devant ce genre d'évènement s'apaise toujours dans la recherche du bon sens et de l'amour....
A trés bientôt sur ma route, bon Dimanche à tous...
Des jeunes sans problême jetant depuis un pont à plusieurs reprises des objets sur les véhicules circulant sur l'autoroute et ceci pour jouer et forcer les véhicules à ralentir...( casiers, poubelles, statues...)
Au départ, disent-ils, c'est parti d'un amusement et ça a dégénéré ou encore on avait décidé d'aller faire les cons...L'avocate exprimant: "Je suis étonnée par leur absence de réaction."
C'est cette phrase là que j'ai envie de retenir. Absence de réaction...Le vice-procureur parle de bêtise mêlée à une criminelle dangerosité.N'est-il pas tout simplement question d'inconscience?
On ne se rend pas compte de ce que l'on fait, on n'en mesure pas les conséquences ...seulement une fois de plus on juge l'action, l'effet, on punit mais quand remontera t-on à la cause?
Est-ce que ces jeunes vont comprendre en prison? Est-ce qu'elle va les rendre plus intelligents de leurs actes? Je me permets d'en douter.
Une fois de plus, nous sommes devant un véritable dysfonctionnement de l'intelligence qui n'est plus ajustée, dû sans aucun doute à l'éducation et au milieu ambiant. Remontons à la source...
L'intelligence a pour fonction de connaître et de comprendre la réalité, de réfléchir et de raisonner. Informée par les sensations, nous y voilà, j'en ai déjà beaucoup parlé, l'intelligence déchiffre les messages véhiculés par la sensibilité et met en mot ce que la personne perçoit et ressent. C'est ainsi que toute impression, sensation, besoin exprimés passe dans le champ de la connaissance rendant alors la personne clairement consciente. Encore faut-il avoir la possiblité d'être entendu...
Ces jeunes ne sont plus en prise avec la réalité et n'ont pas conscience de l'expérience immédiate...
Il s'agit toujours de cet accés au ressenti et il me semblerait bien souhaitable qu'ils fassent l'apprentissage de l'amour d'eux-mêmes et de leur personne auprés d'adultes responsables ( dans l'effort conjugué à l'action constructive) plutôt que de moisir en prison au contact d'une autre violence...
En fin de compte, vous savez, ma colère devant ce genre d'évènement s'apaise toujours dans la recherche du bon sens et de l'amour....
A trés bientôt sur ma route, bon Dimanche à tous...
mercredi 6 octobre 2010
En ce qui concerne l'accompagnement à toute épreuve de passage, que ce soit pour une naissance, une renaissance ou une mort, la présence de l'amour et de la foi est essentielle et nécessaire, elle symbolise une force extérieure qui vient agir comme un moteur, un miroir ( qui lui-même serait l'étincelle nécessaire à l'éveil) permettant de trouver ou d'ajuster sa propre force au centre de soi...
Je revis ma naissance...
Et me revoilà!
Imaginez-vous que j'ai failli arrêter ce blog ou complètement le transformer...à la veille de vous partager ce passage, on peut trouver ça étrange, non?
Comme si j'avais été à nouveau stoppée dans mon élan....
Bon, où en étais-je?
Comme je vous le disais, cette souffrance physique ne me lâchait pas, elle était constante, jusqu'à un certain matin où, sans prévenir, j'ai senti que quelque chose de trés fort allait se renverser, que j'allais passer d'un état à un autre...Ce furent des moments trés difficiles. Je devais lâcher, tout lâcher et respirer, l'énergie se mettait à courir partout, ça allait mieux et puis ça revenait, je devais absolument tenir pour passer, je devais y arriver seule...
Seulement je sentais que si je lâchais, j'allais m'évanouir, j'allais mourir...
J'appelais alors une amie au téléphone qui, par sa présence silencieuse et accompagnante me permit de revivre ce temps de vide total où je n'avais rien à quoi me raccrocher, suivi de cris de douleur, des cris rauques qui semblaient venir de si loin en moi et je me débattais comme prisonnière d'une toile invisible...
Sutout, surtout, qu'on me laisse, qu'on ne me touche pas !
Je venais de renaître, de sortir à nouveau du ventre de ma mère, blessée par des forceps qui avaient profondément marqué ma chair et meurtri mon âme, une mère endormie à l'éther qui était loin, si loin, j'étais seule, si seule...
Un déséquilibre allait s'en suivre, je ressentais un décalage entre mon âme et mon corps, j'avais aussi le sentiment de reprendre ma vie là où je l'avais jadis abandonnée...
Impression d'être sourde, de mal voir, besoin de fermer les yeux devant trop de lumière, c'était un peu comme du coton, je me sentais tout à coup respirer tranquillement et sans gêne, j'avais l'impression étrange d'arriver du vide, sans aucun repère et de me poser...Je pensais à un nouveau-né.
C'était un véritable marathon que je venais de vivre, tout était nouveau, tout était possible, c'était comme si je recommençais tout, c'était plus vivant que jamais, calme, harmonieux et trés puissant à l'intérieur.
Je ressentais le besoin de donner mon coeur, des sourires, de parler aux gens, de parler d'Amour. J'étais heureuse de respirer , je m'en délectais, je vivais en communion avec la Création.
Puis un changement intérieur va trés vite m'étonner, c'est alors que je vais ressentir de la joie, une joie si profonde car il n'y avait plus de tristesse, oui, j'avais réussi à faire ce grand saut toute seule....
Les mois vont passer, je sentais en moi une belle énergie qui avait envie de jaillir, d'éclater, de donner du beau de vivre, je voulais faire ce pour quoi j'étais faite, aller là où je devais aller pour servir la Vie.
Je me sentais trés heureuse.
A ce moment là de mon existence, j'étais pleine de gratitude envers cette énergie d'Amour, cette intelligence suprême et créatrice qui me permit de vivre dans la compassion, de magnifier le mal en l'oubliant et de ne jamais fermer mon coeur.
Une intelligence de l'Amour qui me guida lors de toute cette traversée, dans tous les méandres de ma vie, me rendant intelligente d'elle dans une aptitude à relier les évènements et à les transformer en organisant en moi peu à peu une nouvelle réalité objective.
Une inteligence de l'Amour qui me permit de devenir une femme à part entière en retrouvant l'entrave inconnue, là où mon envol fut jadis interrompu.
Dieu Amour, ce pédagogue merveilleusement astucieux et rusé qui nous appelle tous à une découverte que l'on ne peut faire que par soi-même. Menée par cette quête qui semblait à ses débuts grandiose et démesurée, je retrouvais ce qui avait été déterminant pour ma vie, inscrit dans ma matière, dans mon corps.
J'allais ainsi au noeud de ma souffrance, je déliais ce noeud et retournais l'énergie, j'allais là où étaient mes limites, là où j'avais enfin trouvé le mal que l'on m'avait fait. J'avais dû me mutiler, avoir si mal pour l'atteindre et le rejoindre ce mal mais je devais lui faire face et voir qui il était et de quoi il était fait.
Oui, qui il était pour faire tant souffrir et rendre si souvent l'Homme si insconscient parce que coupé de ses sentiments et par conséquent d'un Tout. Et toute cette impuissance liée à cette immense tristesse de n'avoir pas été capable de venir seule au monde et de crier ma joie d'être en vie, résignée et assurée que j'étais d'être incapable de par le seul et unique mouvement de vie imprimé en moi, celui devant ce mûr à franchir qui fut le premier de mon existence.
Je devais y retourner afin de le repasser seule et de réussir.
Le revoilà, ce mot Réussir que j'entendais en moi au début de ma traversée et dont j'ignorais tout....
Le combat semblait terminé, je n'avais plus rien à prouver à personne, j'étais devant l'histoire de ma vie.
A trés bientôt
Imaginez-vous que j'ai failli arrêter ce blog ou complètement le transformer...à la veille de vous partager ce passage, on peut trouver ça étrange, non?
Comme si j'avais été à nouveau stoppée dans mon élan....
Bon, où en étais-je?
Comme je vous le disais, cette souffrance physique ne me lâchait pas, elle était constante, jusqu'à un certain matin où, sans prévenir, j'ai senti que quelque chose de trés fort allait se renverser, que j'allais passer d'un état à un autre...Ce furent des moments trés difficiles. Je devais lâcher, tout lâcher et respirer, l'énergie se mettait à courir partout, ça allait mieux et puis ça revenait, je devais absolument tenir pour passer, je devais y arriver seule...
Seulement je sentais que si je lâchais, j'allais m'évanouir, j'allais mourir...
J'appelais alors une amie au téléphone qui, par sa présence silencieuse et accompagnante me permit de revivre ce temps de vide total où je n'avais rien à quoi me raccrocher, suivi de cris de douleur, des cris rauques qui semblaient venir de si loin en moi et je me débattais comme prisonnière d'une toile invisible...
Sutout, surtout, qu'on me laisse, qu'on ne me touche pas !
Je venais de renaître, de sortir à nouveau du ventre de ma mère, blessée par des forceps qui avaient profondément marqué ma chair et meurtri mon âme, une mère endormie à l'éther qui était loin, si loin, j'étais seule, si seule...
Un déséquilibre allait s'en suivre, je ressentais un décalage entre mon âme et mon corps, j'avais aussi le sentiment de reprendre ma vie là où je l'avais jadis abandonnée...
Impression d'être sourde, de mal voir, besoin de fermer les yeux devant trop de lumière, c'était un peu comme du coton, je me sentais tout à coup respirer tranquillement et sans gêne, j'avais l'impression étrange d'arriver du vide, sans aucun repère et de me poser...Je pensais à un nouveau-né.
C'était un véritable marathon que je venais de vivre, tout était nouveau, tout était possible, c'était comme si je recommençais tout, c'était plus vivant que jamais, calme, harmonieux et trés puissant à l'intérieur.
Je ressentais le besoin de donner mon coeur, des sourires, de parler aux gens, de parler d'Amour. J'étais heureuse de respirer , je m'en délectais, je vivais en communion avec la Création.
Puis un changement intérieur va trés vite m'étonner, c'est alors que je vais ressentir de la joie, une joie si profonde car il n'y avait plus de tristesse, oui, j'avais réussi à faire ce grand saut toute seule....
Les mois vont passer, je sentais en moi une belle énergie qui avait envie de jaillir, d'éclater, de donner du beau de vivre, je voulais faire ce pour quoi j'étais faite, aller là où je devais aller pour servir la Vie.
Je me sentais trés heureuse.
A ce moment là de mon existence, j'étais pleine de gratitude envers cette énergie d'Amour, cette intelligence suprême et créatrice qui me permit de vivre dans la compassion, de magnifier le mal en l'oubliant et de ne jamais fermer mon coeur.
Une intelligence de l'Amour qui me guida lors de toute cette traversée, dans tous les méandres de ma vie, me rendant intelligente d'elle dans une aptitude à relier les évènements et à les transformer en organisant en moi peu à peu une nouvelle réalité objective.
Une inteligence de l'Amour qui me permit de devenir une femme à part entière en retrouvant l'entrave inconnue, là où mon envol fut jadis interrompu.
Dieu Amour, ce pédagogue merveilleusement astucieux et rusé qui nous appelle tous à une découverte que l'on ne peut faire que par soi-même. Menée par cette quête qui semblait à ses débuts grandiose et démesurée, je retrouvais ce qui avait été déterminant pour ma vie, inscrit dans ma matière, dans mon corps.
J'allais ainsi au noeud de ma souffrance, je déliais ce noeud et retournais l'énergie, j'allais là où étaient mes limites, là où j'avais enfin trouvé le mal que l'on m'avait fait. J'avais dû me mutiler, avoir si mal pour l'atteindre et le rejoindre ce mal mais je devais lui faire face et voir qui il était et de quoi il était fait.
Oui, qui il était pour faire tant souffrir et rendre si souvent l'Homme si insconscient parce que coupé de ses sentiments et par conséquent d'un Tout. Et toute cette impuissance liée à cette immense tristesse de n'avoir pas été capable de venir seule au monde et de crier ma joie d'être en vie, résignée et assurée que j'étais d'être incapable de par le seul et unique mouvement de vie imprimé en moi, celui devant ce mûr à franchir qui fut le premier de mon existence.
Je devais y retourner afin de le repasser seule et de réussir.
Le revoilà, ce mot Réussir que j'entendais en moi au début de ma traversée et dont j'ignorais tout....
Le combat semblait terminé, je n'avais plus rien à prouver à personne, j'étais devant l'histoire de ma vie.
A trés bientôt
vendredi 1 octobre 2010
La cellule est Amour
Bonjour,
Le mois d'Octobre fait son entrée, les feuilles ont commençé à tomber, les champignons sont sortis, les araignées cherchent à rentrer dans la maison et les vendanges ont démarré...
J'ai allumé le poêle à bois depuis hier et une douce chaleur remplit toute la maison, mon chien est couché devant, il a tout de suite reconnu la bonne place...et moi, je viens vous retrouver.
Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ce parcours de vie?
Tout simplement d'abord pour donner l'envie de cheminer vers soi-même, d'affronter ses peurs et ensuite comme vous allez peut-être le lire, de comprendre que seuls conscience et respect de Vie peuvent venir faire face à la violence sous toutes ses formes...
A ce moment là de ma vie, je ne travaillais presque plus, je n'avais plus de force, je manquais d'argent et je ne savais plus vers quoi me diriger. Je ne savais qu'écrire, c'était la seule chose qui me rendait heureuse et dont j'étais capable, ce crayon qui coulait sous la main, ce trait qui prenait forme, cette rondeur qui ondulait, c'était comme de la musique dont seule ma main était capable.
J'étais en train de vivre un véritable cauchemar auquel j'obéissais en confiance et plus tard avec le temps, je vais rester étonnée de cette confiance illimitée dans laquelle je me trouvais alors, c'était un peu comme si je savais que ça devait être sans pourtant savoir...
C'est alors que mon bras droit allait me faire trés mal et me dire:
"Elle me retient, on me tire, j'ai peur et j'ai confiance, je suis déchirée."
C'est à ce moment-là dans cette grande douleur qu'une évidence m'est apparue, que j'ai su que le noyau de la première cellule est Amour, qu'au fond était Dieu pour ceux qui le nomment ainsi, oui, c'était lui cet Amour que je cherchais tant dans les profondeurs, celui qui m'avait fait tenir, celui qui me manquait tant...
Etait-ce au nom de cette quête, de cette exigence en moi que je revivais cette expérience, cette traversée de la matière en acceptant d'aller jusqu'au bout?
Mais alors d'où venait le Mal, la Souffrance, qui étaient-ils?
Alors que je revivais ces premiers instants de mon existence terrestre, je me demandais si toute cette souffrance qui m'envahissait existait déjà lors de ma conception?
Soumission, brutalité, humiliation...
Ne peux t-on venir au monde autrement, dans la joie et l'amour de la vie?
J'avais mal du Mal que les hommes font, c'était alors dans mon âme comme si je retenais en moi toute la souffrance du monde et j'avais honte pour l'Homme. Il avait tatoué la souffrance sur ma vie et je n'avais pas su vivre sans elle.
Que vivait intimement ma mère, quelle était sa vie lorsqu'elle me conçut et alors qu'elle m'attendait?
Le hazard n'existe pas et je l'appris trés vite grâce à des écrits retrouvés et laissés par elle à sa mort et datant de l'année précédant ma naissance. Elle exprimait ses sentiments, toute la tristesse d'une femme malheureuse dans son couple, une grande solitude, l'abandon, la résignation, son impuissance et sa soumission à l'exigence masculine de par son éducation et dans son couple.C'était une femme qui mettait tous ses espoirs de vie dans l'amour de ses enfants, de plus c'était la guerre et la nourriture manquait.
Etaient-ce tous ces états d'âme et ces peurs qui m'encombraient, m'handicapaient, pesaient si lourds et cependant lui appartenaient? Etait-elle soumise à l'homme lorsqu'elle me conçut?
Oui, il était là ce Mal qui retire la Vie, il était dans ce Continuum de mère à enfant.
Ce mal qui était dans tout mon corps et qui encombrait mon coeur, je le sentais, il était celui de l'autre, il était ce que l'on m'avait fait et il était ce qui me faisait être aujourd'hui.
Une question se posait à moi:
Ne conçoit-on pas tout simplement ce que l'on perçoit, ce que l'on Est?
Ce mal était comme la globalité d'un Son replié en moi que je trans-portais depuis toujours dans ma vie, dans ma sensiblité et ma relation aux autres et à cause de lui je m'étais retirée d'une certaine manière de la vie.
Quand on ne vous pas donné le droit de respirer librement, qu'il n'y a pas ou pas assez d'amour pour confronter le mal qui nous est fait, on se perd peu à peu, le déséquilibre s'installe, on se raidit, on se protège, on se retient, on se fait du mal, on s'autodétruit, alors le mal est en soi.
J'approchais alors du passage...
A bientôt.
Le mois d'Octobre fait son entrée, les feuilles ont commençé à tomber, les champignons sont sortis, les araignées cherchent à rentrer dans la maison et les vendanges ont démarré...
J'ai allumé le poêle à bois depuis hier et une douce chaleur remplit toute la maison, mon chien est couché devant, il a tout de suite reconnu la bonne place...et moi, je viens vous retrouver.
Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ce parcours de vie?
Tout simplement d'abord pour donner l'envie de cheminer vers soi-même, d'affronter ses peurs et ensuite comme vous allez peut-être le lire, de comprendre que seuls conscience et respect de Vie peuvent venir faire face à la violence sous toutes ses formes...
A ce moment là de ma vie, je ne travaillais presque plus, je n'avais plus de force, je manquais d'argent et je ne savais plus vers quoi me diriger. Je ne savais qu'écrire, c'était la seule chose qui me rendait heureuse et dont j'étais capable, ce crayon qui coulait sous la main, ce trait qui prenait forme, cette rondeur qui ondulait, c'était comme de la musique dont seule ma main était capable.
J'étais en train de vivre un véritable cauchemar auquel j'obéissais en confiance et plus tard avec le temps, je vais rester étonnée de cette confiance illimitée dans laquelle je me trouvais alors, c'était un peu comme si je savais que ça devait être sans pourtant savoir...
C'est alors que mon bras droit allait me faire trés mal et me dire:
"Elle me retient, on me tire, j'ai peur et j'ai confiance, je suis déchirée."
C'est à ce moment-là dans cette grande douleur qu'une évidence m'est apparue, que j'ai su que le noyau de la première cellule est Amour, qu'au fond était Dieu pour ceux qui le nomment ainsi, oui, c'était lui cet Amour que je cherchais tant dans les profondeurs, celui qui m'avait fait tenir, celui qui me manquait tant...
Etait-ce au nom de cette quête, de cette exigence en moi que je revivais cette expérience, cette traversée de la matière en acceptant d'aller jusqu'au bout?
Mais alors d'où venait le Mal, la Souffrance, qui étaient-ils?
Alors que je revivais ces premiers instants de mon existence terrestre, je me demandais si toute cette souffrance qui m'envahissait existait déjà lors de ma conception?
Soumission, brutalité, humiliation...
Ne peux t-on venir au monde autrement, dans la joie et l'amour de la vie?
J'avais mal du Mal que les hommes font, c'était alors dans mon âme comme si je retenais en moi toute la souffrance du monde et j'avais honte pour l'Homme. Il avait tatoué la souffrance sur ma vie et je n'avais pas su vivre sans elle.
Que vivait intimement ma mère, quelle était sa vie lorsqu'elle me conçut et alors qu'elle m'attendait?
Le hazard n'existe pas et je l'appris trés vite grâce à des écrits retrouvés et laissés par elle à sa mort et datant de l'année précédant ma naissance. Elle exprimait ses sentiments, toute la tristesse d'une femme malheureuse dans son couple, une grande solitude, l'abandon, la résignation, son impuissance et sa soumission à l'exigence masculine de par son éducation et dans son couple.C'était une femme qui mettait tous ses espoirs de vie dans l'amour de ses enfants, de plus c'était la guerre et la nourriture manquait.
Etaient-ce tous ces états d'âme et ces peurs qui m'encombraient, m'handicapaient, pesaient si lourds et cependant lui appartenaient? Etait-elle soumise à l'homme lorsqu'elle me conçut?
Oui, il était là ce Mal qui retire la Vie, il était dans ce Continuum de mère à enfant.
Ce mal qui était dans tout mon corps et qui encombrait mon coeur, je le sentais, il était celui de l'autre, il était ce que l'on m'avait fait et il était ce qui me faisait être aujourd'hui.
Une question se posait à moi:
Ne conçoit-on pas tout simplement ce que l'on perçoit, ce que l'on Est?
Ce mal était comme la globalité d'un Son replié en moi que je trans-portais depuis toujours dans ma vie, dans ma sensiblité et ma relation aux autres et à cause de lui je m'étais retirée d'une certaine manière de la vie.
Quand on ne vous pas donné le droit de respirer librement, qu'il n'y a pas ou pas assez d'amour pour confronter le mal qui nous est fait, on se perd peu à peu, le déséquilibre s'installe, on se raidit, on se protège, on se retient, on se fait du mal, on s'autodétruit, alors le mal est en soi.
J'approchais alors du passage...
A bientôt.
dimanche 12 septembre 2010
Ma grand-mère...ce beau cadeau de mon enfance.
Avant de parcourir avec vous encore quelques années, je désire m'arrêter quelques instants pour rendre un hommage à ma grand-mère maternelle. Je peux vraiment dire aujourd'hui que je n'aurais jamais pu affronter seule ce chemin d'épreuves qui fut le mien si je n'avais eu pour exemple tout d'abord le courage de ma mère, les valeurs protestantes de mes parents et surtout les fondations que me donna cette grand-mère le temps d'une vie de vacances, une véritable bouffée d'oxygène au sein de mon ennui, de la peur et de la solitude que je connaissais le reste de l'année.C'était une grand-mère qui travaillait toujours en sifflant ou en chantant...
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
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