Bonjour, eh bien, me revoilà trés vite !
A l'idée que Noël arrive, je suis heureuse d'aborder ce sujet d'aujourd'hui..
Lorsque je dis dans mon récit que la vie m'a portée et protégée, c'est en effet le plus bel enseignement entre autres que j'ai reçu au long de ce parcours et c'est un message de vie qu'il serait nécessaire d'enseigner dés le plus jeune âge aux enfants, qu'en effet la vie en eux est plus forte que tout, qu'elle est un mouvement continu et positif dans lequel il est bon de rentrer afin de pouvoir se laisser porter par lui.
Pour cela il me semble que l'éducation devrait porter sur une observation continuelle guidée par des adultes qui les entraîneraient à cette observation des faits et d'eux-mêmes.
Rentrer dans ce flux positif, c'est être avant tout honnête avec soi-même, aimer au-delà du mal, être présent dans nos actes, communiquer et agir en accord avec nos désirs dans le respect des autres.
L'épreuve de ce long couloir dans le noir et l'inconnu revécue durant toutes ces années noires pourrait-on dire, vint réaffirmer chez moi l'engagement, l'endurance, la patience, la persévérance et la véritable foi .
J'y ai fait oeuvre de moi-même, ce chemin m'ayant enfin permis de faire le lien entre la Terre et le Ciel.
En effet, je peux imaginer que sans ce chemin au centre de mon âme, tous ces échecs au bonheur n'auraient aujourd'hui aucun sens et seraient même dramatiques à concevoir en tant que bilan de vie, ils ne pourraient que me rendre malheureuse, résignée, victime, méchante, agressive peut-être alors que s'est ouvert devant moi une nouvelle page de vie dont je découvre la véritable beauté.
C'est ce qui manque tant aux Hommes, cette conscience d'être Soi offerte par la seule expression de ce que l'on ressent et qui seule permet l'amour, le discernement et la joie.
Les années allaient passer, une lente cicatrisation de mon corps amenant de douces retrouvailles avec une belle paix intérieure retrouvée. Je sentais, je savais que j'étais remontée dans mon corps à un niveau viscéral de mon existence là où les mots n'existaient pas encore ni les pleurs ni la mémoire.
Il y avait tant de souffrance dans toutes ces tensions musculaires, tant de colère rentrée bouillonnant dans toutes ces inflammations, toute une colère impalpable et tatouée dans tout mon corps, tant de messages exprimés et envoyés par ce corps que j'ai heureusement su entendre, accepter, écouter afin de guérir et surtout prendre soin de moi dans un respect total qui allait permettre à mes forces de revenir doucement.
Il m'avait fallu repasser par cette naissance difficile pour réveiller en moi toute une souffrance engloutie si loin et depuis si longtemps, tous les fils de la toile s'étaient enfin dénoués, j'étais enfin arrivée à la cause des causes, au noeud principal....
Je compris que j'avais dû me séparer tout un temps de ce corps déchiré pour me réfugier dans le silence de mon âme au coeur de la nature , là où on ne pouvait plus me faire de mal, je devais prendre le temps de guérir et de devenir celle que je suis devenue aujourd'hui ...
Je m'arrête là pour ce matin, aujourd'hui encore il pleut, il pleut sans cesse , j'observe par ma fenêtre que les merles sont trés gourmands de petites pommes sauvages...A trés bientôt de vous retrouver....
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mardi 7 décembre 2010
mercredi 3 novembre 2010
Quand Dieu était une femme...
Bonjour, me revoilà !
Bien sûr, mon aventure ne se termine pas là et avant de la continuer, je voudrais parler d'abandon.
Nous oublions trop souvent que nous avons tous en nous la faculté d'inverser la vie future de nos enfants.
Ma famille étant de religion protestante, j'ai toujours été habituée à la belle et grande croix nue du temple et depuis toute jeune lorsque je voyais chez les autres ou dans une église un crucifix avec Jésus cloué sur la croix, dans ma tête d'enfant, je ne comprenais pas puisque pour moi, il n'y était plus.....
Evidence, non?
Et devant cette scêne, je me souviens que je ressentais une immense résignation, une impuissance de toujours, une sorte d'immobilité sans fin comme quelque chose d'immuable et puis il y avait aussi inscrite dans ma mémoire cette phrase de Jésus sur la croix: "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Cette phrase, j'aimerais aujourd'hui l'adresser à toutes les mamans du monde au nom de tant de bébés:
"Maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e)?"
Oui, maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e) à tes peurs, à ta souffrance, à ton malheur? Pourquoi ne m'as-tu pas accompagné(e) à la Vie, à Ma vie dans la joie et avec ta force et ton amour? J'en avais tant besoin.
A la mienne je rajouterais aussi: T'avais-je choisie ainsi que mon père pour accomplir ce trajet qui fut le mien à ce jour et rompre ainsi avec les chaînes et les schémas familiaux de plusieurs générations de souffrance?
Conçue dans la soumission entre l'horreur de la guerre et la liberté attendue de tout un peuple, ai-je créé, imaginé ma propre vie à partir de cet impact, cet instant T environnant l'existence de ma première cellule?
Est-ce au sein de cet environnement, de ce climat tant physique que bio-affectif que j'ai élaboré ma future conception de vie? Je répondrais: Sans aucun doute !
"On ne peut concevoir que ce que l'on perçoit, on crée ce que l'on Est dans l'instant."
C'est là que toute la Vie future peut vraiment appartenir à la Femme, une femme qui serait alors dans son vrai rôle de Créatrice de vie.
Voici donc l'enfant créé que je fus, boitant de par l'empreinte du propre écrasement de ma mère, de sa soumission, de ses peurs, de son propre poids psychologique, un poids que je portais depuis toujours et entretenu par elle:
" Ma pauvre fille, tu n'arriveras jamais à naître, tu n'arriveras jamais à marcher, tu n'y arriveras jamais, tu n'es pas capable..."
Pied broyé ou mouvement de vie global de la symbolique d'une âme appartenant à toute mère qui, s'il n'est pas éveillé et rééduqué, inversé en liberté, en maturité, en amour de soi et de l'autre, va engendrer immobilité et impuissance pour parfois toute une vie future. Nous sommes alors devant les répétitions familiales, les souffrances transmises de génération en génération et ce n'est qu'en acceptant de s'en libérer que nous rendons service à nos ancêtres...
Pour terminer cette page d'aujourd'hui, je voudrais rappeler qu'à l'aube des religions "Dieu était une femme..."
Une femme qui, du début de la période néolithique ( âge de pierre) jusqu'à environ 500 ans aprés J.C, a été adorée par plusieurs peuples par son courage, sa force et son sens de la justice.
Puis son culte, celui de la Créatrice de Vie, s'est éteint, réprimé férocement par les adeptes des nouvelles religions chrétiennes, judaïques et islamiques. Ce culte consacré aux divinités féminines se vivait tant à Sumer qu'à Babylone, en Egypte, en Afrique, Australie, Chine...
A titre d'exemples:
En Inde, l'initiatrice du premier alphabet se nommait Sarasvati.
En Irlande celtique, la patronne du langage s'appelait Brigit.
A Sumer,on doit les tablettes d'argile et l'invention de l'écriture idéographique à Nidaba.
En Mésopotamie, le processus des semailles et de la récolte à Niulil.
En Irlande, l'intelligence de la connaissance à Perriduen.
La femme était alors considérée comme symbole d'évolution; puis les églises ont anéanti ce culte et ont transformé cette vie divine en interdiction, castration et surtout en puissance, en pouvoir punissant et condamnant, culpabilisant, écrasant, infantilisant et déresponsabilisant.
Elles assassinèrent le Désir et la Joie, ( il s'agissait surtout de nier que le sexe procure du plaisir afin de garder le pouvoir sur les êtres) l'Appel à la Vie, instituant une Foi sans souffle de vie, sans considération de ce dynamisme magnifique en l'Homme, substance fondamentale d'où tout procède et se déploie, une Foi totalement cérébralisée pour laquelle le Devoir va prendre plus de place que l'Amour au nom d'une morale castratrice.
Mais qu'est-ce que la Foi véritable?
N'est-ce pas une intense aspiration à la délivrance? Un désir ardent de complétude?Une adhésion délibérée à l'entendement à la Vérité et une ferme conviction dans la possibilité d'atteindre soi-même la libération via un labyrinthe à parcourir grâce à l'intuition, la curiosité, l'enchantement, le goût de la solitude, la mémoire et le bon usage de l'échec.
Quels sont ceux qui s'aventurent réellement sur ce chemin véritable?
Je vous laisse pour aujourd'hui, je reviens trés vite, j'ai aimé vous parler de ces femmes...
Maintenant, j'ai un tas de bois à empiler...sous le soleil !
Bien sûr, mon aventure ne se termine pas là et avant de la continuer, je voudrais parler d'abandon.
Nous oublions trop souvent que nous avons tous en nous la faculté d'inverser la vie future de nos enfants.
Ma famille étant de religion protestante, j'ai toujours été habituée à la belle et grande croix nue du temple et depuis toute jeune lorsque je voyais chez les autres ou dans une église un crucifix avec Jésus cloué sur la croix, dans ma tête d'enfant, je ne comprenais pas puisque pour moi, il n'y était plus.....
Evidence, non?
Et devant cette scêne, je me souviens que je ressentais une immense résignation, une impuissance de toujours, une sorte d'immobilité sans fin comme quelque chose d'immuable et puis il y avait aussi inscrite dans ma mémoire cette phrase de Jésus sur la croix: "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Cette phrase, j'aimerais aujourd'hui l'adresser à toutes les mamans du monde au nom de tant de bébés:
"Maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e)?"
Oui, maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e) à tes peurs, à ta souffrance, à ton malheur? Pourquoi ne m'as-tu pas accompagné(e) à la Vie, à Ma vie dans la joie et avec ta force et ton amour? J'en avais tant besoin.
A la mienne je rajouterais aussi: T'avais-je choisie ainsi que mon père pour accomplir ce trajet qui fut le mien à ce jour et rompre ainsi avec les chaînes et les schémas familiaux de plusieurs générations de souffrance?
Conçue dans la soumission entre l'horreur de la guerre et la liberté attendue de tout un peuple, ai-je créé, imaginé ma propre vie à partir de cet impact, cet instant T environnant l'existence de ma première cellule?
Est-ce au sein de cet environnement, de ce climat tant physique que bio-affectif que j'ai élaboré ma future conception de vie? Je répondrais: Sans aucun doute !
"On ne peut concevoir que ce que l'on perçoit, on crée ce que l'on Est dans l'instant."
C'est là que toute la Vie future peut vraiment appartenir à la Femme, une femme qui serait alors dans son vrai rôle de Créatrice de vie.
Voici donc l'enfant créé que je fus, boitant de par l'empreinte du propre écrasement de ma mère, de sa soumission, de ses peurs, de son propre poids psychologique, un poids que je portais depuis toujours et entretenu par elle:
" Ma pauvre fille, tu n'arriveras jamais à naître, tu n'arriveras jamais à marcher, tu n'y arriveras jamais, tu n'es pas capable..."
Pied broyé ou mouvement de vie global de la symbolique d'une âme appartenant à toute mère qui, s'il n'est pas éveillé et rééduqué, inversé en liberté, en maturité, en amour de soi et de l'autre, va engendrer immobilité et impuissance pour parfois toute une vie future. Nous sommes alors devant les répétitions familiales, les souffrances transmises de génération en génération et ce n'est qu'en acceptant de s'en libérer que nous rendons service à nos ancêtres...
Pour terminer cette page d'aujourd'hui, je voudrais rappeler qu'à l'aube des religions "Dieu était une femme..."
Une femme qui, du début de la période néolithique ( âge de pierre) jusqu'à environ 500 ans aprés J.C, a été adorée par plusieurs peuples par son courage, sa force et son sens de la justice.
Puis son culte, celui de la Créatrice de Vie, s'est éteint, réprimé férocement par les adeptes des nouvelles religions chrétiennes, judaïques et islamiques. Ce culte consacré aux divinités féminines se vivait tant à Sumer qu'à Babylone, en Egypte, en Afrique, Australie, Chine...
A titre d'exemples:
En Inde, l'initiatrice du premier alphabet se nommait Sarasvati.
En Irlande celtique, la patronne du langage s'appelait Brigit.
A Sumer,on doit les tablettes d'argile et l'invention de l'écriture idéographique à Nidaba.
En Mésopotamie, le processus des semailles et de la récolte à Niulil.
En Irlande, l'intelligence de la connaissance à Perriduen.
La femme était alors considérée comme symbole d'évolution; puis les églises ont anéanti ce culte et ont transformé cette vie divine en interdiction, castration et surtout en puissance, en pouvoir punissant et condamnant, culpabilisant, écrasant, infantilisant et déresponsabilisant.
Elles assassinèrent le Désir et la Joie, ( il s'agissait surtout de nier que le sexe procure du plaisir afin de garder le pouvoir sur les êtres) l'Appel à la Vie, instituant une Foi sans souffle de vie, sans considération de ce dynamisme magnifique en l'Homme, substance fondamentale d'où tout procède et se déploie, une Foi totalement cérébralisée pour laquelle le Devoir va prendre plus de place que l'Amour au nom d'une morale castratrice.
Mais qu'est-ce que la Foi véritable?
N'est-ce pas une intense aspiration à la délivrance? Un désir ardent de complétude?Une adhésion délibérée à l'entendement à la Vérité et une ferme conviction dans la possibilité d'atteindre soi-même la libération via un labyrinthe à parcourir grâce à l'intuition, la curiosité, l'enchantement, le goût de la solitude, la mémoire et le bon usage de l'échec.
Quels sont ceux qui s'aventurent réellement sur ce chemin véritable?
Je vous laisse pour aujourd'hui, je reviens trés vite, j'ai aimé vous parler de ces femmes...
Maintenant, j'ai un tas de bois à empiler...sous le soleil !
mercredi 6 octobre 2010
En ce qui concerne l'accompagnement à toute épreuve de passage, que ce soit pour une naissance, une renaissance ou une mort, la présence de l'amour et de la foi est essentielle et nécessaire, elle symbolise une force extérieure qui vient agir comme un moteur, un miroir ( qui lui-même serait l'étincelle nécessaire à l'éveil) permettant de trouver ou d'ajuster sa propre force au centre de soi...
mercredi 25 août 2010
Marcher en aveugle...
Bonjour, heureuse de vous retrouver ....
Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.
C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.
Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.
Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !
Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...
Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..
Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.
C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.
Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.
Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !
Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...
Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..
vendredi 13 août 2010
Je poursuis ma quête...
Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous. Prendre son petit déjeuner dehors, bercée par le silence et enveloppée par le soleil levant est une joie immense...
Pourquoi vous ai-je parler de l'écriture? Pourquoi vous ai-je parler des femmes battues?
Tout simplement parce que l'écriture a été ma compagne de toutes ces années, c'est grâce à elle que j'ai pu noter tout ce que je vivais au travers d'analyses et d'expériences diverses, quant aux femmes battues, eh bien parce que je suis passée aussi par la grande violence...
Comme je vous le disais, j'avais rencontré l'amour avec un homme qui était venu bousculer ma vie, à l'époque mon seul désir était de vivre, d'être libre, alors oui, je vais être bousculée et beaucoup plus que je ne pouvais l'imaginer !! Je vais beaucoup aimer mais je vais aussi beaucoup souffrir, je ne me sentais pas "maso"car ma quête était trop forte, trop importante pour prendre cela en considération, j'étais menée par une petite voix intérieure d'une force inouie qui me disait: "Patience, tu vas gagner !" Mais gagner quoi ?
Cette petite voix me conduisait, me poussait à faire ceci ou cela et toujours dans le même sens, dans la même direction. Gagner?...Ca doit être réussir?....Mais quel est ce but à ma souffrance?
Parlons un peu de cet homme qui a des réactions étranges qui me désarçonnent régulièrement, sur un simple déclic que j'ignore totalement, sur un rien, il est capable de se mettre en colère devant des situations qui se répètent régulièrement et me laissent dans une incompréhension totale. J'observe que sa vie est rangée par casiers suivant les nécessités du moment, c'est une véritable technique, il peut en ouvrir un, le refermer, passer à un autre et de cette façon, n'être jamais pris au dépourvu. C'est toujours l'occasion de la nouvelle rencontre et du plaîsir personnel qui prime, le support de son existence apparaissant pour moi comme un dictionnaire ambulant, avec une mémoire faramineuse et une importante culture, vous imaginez le choc avec ma mémoire qui n'en fait qu'à sa tête ! En fin de compte, il s'était bétonné une énorme forteresse de protection indestructible à ses propres mots contre laquelle j'allais venir me blesser, me mutiler d'une certaine façon pendant des années mais qui allait aussi me permettre d'apprendre et de comprendre ce qu'était le Mal.
Derrière ce mur de béton, celui que j'aimais était un homme bon mais profondément désabusé et je percevais en lui un enfant malheureux et nié, non aimé de sa mère et cependant trés gâté....
C'est ainsi qu'au sein de cette relation d'amour, je vais aussi vivre une véritable tourmente émotionnelle, je vais me retrouver oubliée, abandonnée,remplacée, trahie, impuissante, violentée, humiliée et surtout devant affronter la peur à tout moment...Une sensation étrange se vit alors en moi : je souffre beaucoup, c'est un fait, j'ai souvent trés mal mais je vais aussi en même temps utiliser ce mal qui est en face de moi pour le transformer en amour, une capacité d'amour qui va me permettre d'évoluer, de changer et de me sentir exister de plus en plus. On pourrait se demander encore pourquoi est-ce que je supporte tout cela?
A ce moment là de ma vie, je pouvais seulement répondre que la Foi en la vie m'animait, que la compréhension que je percevais de la souffrance de cet homme me donnait le désir de l'aider et surtout, je me trouvais en face de l'âme humaine et de tout ce que je cherchais dans ce que j'avais tant à apprendre et à comprendre...
Donner à l'autre, me sentir heureuse lorsque l'autre est heureux, c'était cette foi qui me donnait alors la force de ma quête et me permettait d'avancer.
C'est ainsi sur cette avancée, dans cette marche en solitaire en direction de ma vie que je vais tout doucement trouver un sens, une direction qui va se préciser comme ça, sans paraître, sans temps, comme quelque chose d'inéluctable, comme le va et vient d'une vague....
Pour aujourd'hui, je m'arrête, à très bientôt pour la suite de ce voyage, je vais enfin pouvoir attacher mon radeau à la rive aprés en avoir pris la barre...
Je vais profiter de ce blog pour mettre des titres de livres pour ceux que cela intéresse.
Pourquoi vous ai-je parler de l'écriture? Pourquoi vous ai-je parler des femmes battues?
Tout simplement parce que l'écriture a été ma compagne de toutes ces années, c'est grâce à elle que j'ai pu noter tout ce que je vivais au travers d'analyses et d'expériences diverses, quant aux femmes battues, eh bien parce que je suis passée aussi par la grande violence...
Comme je vous le disais, j'avais rencontré l'amour avec un homme qui était venu bousculer ma vie, à l'époque mon seul désir était de vivre, d'être libre, alors oui, je vais être bousculée et beaucoup plus que je ne pouvais l'imaginer !! Je vais beaucoup aimer mais je vais aussi beaucoup souffrir, je ne me sentais pas "maso"car ma quête était trop forte, trop importante pour prendre cela en considération, j'étais menée par une petite voix intérieure d'une force inouie qui me disait: "Patience, tu vas gagner !" Mais gagner quoi ?
Cette petite voix me conduisait, me poussait à faire ceci ou cela et toujours dans le même sens, dans la même direction. Gagner?...Ca doit être réussir?....Mais quel est ce but à ma souffrance?
Parlons un peu de cet homme qui a des réactions étranges qui me désarçonnent régulièrement, sur un simple déclic que j'ignore totalement, sur un rien, il est capable de se mettre en colère devant des situations qui se répètent régulièrement et me laissent dans une incompréhension totale. J'observe que sa vie est rangée par casiers suivant les nécessités du moment, c'est une véritable technique, il peut en ouvrir un, le refermer, passer à un autre et de cette façon, n'être jamais pris au dépourvu. C'est toujours l'occasion de la nouvelle rencontre et du plaîsir personnel qui prime, le support de son existence apparaissant pour moi comme un dictionnaire ambulant, avec une mémoire faramineuse et une importante culture, vous imaginez le choc avec ma mémoire qui n'en fait qu'à sa tête ! En fin de compte, il s'était bétonné une énorme forteresse de protection indestructible à ses propres mots contre laquelle j'allais venir me blesser, me mutiler d'une certaine façon pendant des années mais qui allait aussi me permettre d'apprendre et de comprendre ce qu'était le Mal.
Derrière ce mur de béton, celui que j'aimais était un homme bon mais profondément désabusé et je percevais en lui un enfant malheureux et nié, non aimé de sa mère et cependant trés gâté....
C'est ainsi qu'au sein de cette relation d'amour, je vais aussi vivre une véritable tourmente émotionnelle, je vais me retrouver oubliée, abandonnée,remplacée, trahie, impuissante, violentée, humiliée et surtout devant affronter la peur à tout moment...Une sensation étrange se vit alors en moi : je souffre beaucoup, c'est un fait, j'ai souvent trés mal mais je vais aussi en même temps utiliser ce mal qui est en face de moi pour le transformer en amour, une capacité d'amour qui va me permettre d'évoluer, de changer et de me sentir exister de plus en plus. On pourrait se demander encore pourquoi est-ce que je supporte tout cela?
A ce moment là de ma vie, je pouvais seulement répondre que la Foi en la vie m'animait, que la compréhension que je percevais de la souffrance de cet homme me donnait le désir de l'aider et surtout, je me trouvais en face de l'âme humaine et de tout ce que je cherchais dans ce que j'avais tant à apprendre et à comprendre...
Donner à l'autre, me sentir heureuse lorsque l'autre est heureux, c'était cette foi qui me donnait alors la force de ma quête et me permettait d'avancer.
C'est ainsi sur cette avancée, dans cette marche en solitaire en direction de ma vie que je vais tout doucement trouver un sens, une direction qui va se préciser comme ça, sans paraître, sans temps, comme quelque chose d'inéluctable, comme le va et vient d'une vague....
Pour aujourd'hui, je m'arrête, à très bientôt pour la suite de ce voyage, je vais enfin pouvoir attacher mon radeau à la rive aprés en avoir pris la barre...
Je vais profiter de ce blog pour mettre des titres de livres pour ceux que cela intéresse.
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