Bonjour, heureuse de vous retrouver ....
Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.
C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.
Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.
Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !
Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...
Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..
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mercredi 25 août 2010
dimanche 18 juillet 2010
Je chemine doucement...
Me revoilà!
Le temps des moissons est arrivé, j'ai devant chez moi un magnifique champ de blé et c'est toujours un moment trés fort lorsque cet engin énorme qu'est la moissonneuse-batteuse arrive, comme un monstre qui dévore tout sur son passage dans un bruit sourd et répétitif....
A chaque fois, c'est comme si l'été était déjà fini, plus rien n'est pareil aprés, c'est une sensation bien étrange.
Comme je vous le disais plus haut, je vais suivre cet enseignement de vie et par le fait que j'y aspire, les évènements et les rencontres vont venir à moi.
Je vais commencer par faire le tri dans ma tête, je vais apprendre à réfléchir par moi-même, eh oui, je n'avais alors pas d'avis personnel déterminé, éduquée que j'avais été de manière trés sélective et carrée, manière qui, bien sûr, ne permettait aucune contradiction...
Je vais observer comment je fonctionne et je vais trés vite me rendre compte que je ne peux pas intervenir dans une conversation à cause de ma mémoire qui ne me restitue pas en temps voulu ce dont j'ai besoin alors que le savoir est là, un peu comme en toile de fond. je vais donc me taire et écouter et tout va devenir un enseignement merveilleux.
Lorsque je n'étais pas d'accord sur ce qui se disait, souvent par des personnes trés sûres d'elles, je retrouvais mon calme ( j'avais sur le moment des tensions corporelles trés fortes) dans ma solitude et je retraitais la situation de l'intérieur. C'est alors que je compris l'importance des mots, tous ces mots qui partent, qui valsent dans tous les sens et peuvent aussi faire tant de mal.
En réalité, ce qui se passait alors, c'est que les mots utilisés par ces personnes n'avaient pas le même sens pour moi, d'où cette colère silencieuse exprimée par mon corps que je n'avais jamais ressentie auparavant, c'était en effet comme s'ils ne venaient pas du même endroit...Je vais comprendre plus tard pourquoi.
J'étais devenue avide de comprendre la vie , de comprendre l'Homme, j'avais vraiment besoin de savoir, je ressentais en moi comme en arrière-plan une intelligence, un raisonnement et une logique qui ne demandaient qu'à se vivre, c'était, oui, comme une mémoire à laquelle je n'avais pas encore accés.
J'allais ainsi peu à peu prendre conscience du monde qui m'entourait.
Je vais obéir à cette vie et marcher, marcher sans savoir où elle allait me conduire....
A trés bientôt pour la suite...
Le temps des moissons est arrivé, j'ai devant chez moi un magnifique champ de blé et c'est toujours un moment trés fort lorsque cet engin énorme qu'est la moissonneuse-batteuse arrive, comme un monstre qui dévore tout sur son passage dans un bruit sourd et répétitif....
A chaque fois, c'est comme si l'été était déjà fini, plus rien n'est pareil aprés, c'est une sensation bien étrange.
Comme je vous le disais plus haut, je vais suivre cet enseignement de vie et par le fait que j'y aspire, les évènements et les rencontres vont venir à moi.
Je vais commencer par faire le tri dans ma tête, je vais apprendre à réfléchir par moi-même, eh oui, je n'avais alors pas d'avis personnel déterminé, éduquée que j'avais été de manière trés sélective et carrée, manière qui, bien sûr, ne permettait aucune contradiction...
Je vais observer comment je fonctionne et je vais trés vite me rendre compte que je ne peux pas intervenir dans une conversation à cause de ma mémoire qui ne me restitue pas en temps voulu ce dont j'ai besoin alors que le savoir est là, un peu comme en toile de fond. je vais donc me taire et écouter et tout va devenir un enseignement merveilleux.
Lorsque je n'étais pas d'accord sur ce qui se disait, souvent par des personnes trés sûres d'elles, je retrouvais mon calme ( j'avais sur le moment des tensions corporelles trés fortes) dans ma solitude et je retraitais la situation de l'intérieur. C'est alors que je compris l'importance des mots, tous ces mots qui partent, qui valsent dans tous les sens et peuvent aussi faire tant de mal.
En réalité, ce qui se passait alors, c'est que les mots utilisés par ces personnes n'avaient pas le même sens pour moi, d'où cette colère silencieuse exprimée par mon corps que je n'avais jamais ressentie auparavant, c'était en effet comme s'ils ne venaient pas du même endroit...Je vais comprendre plus tard pourquoi.
J'étais devenue avide de comprendre la vie , de comprendre l'Homme, j'avais vraiment besoin de savoir, je ressentais en moi comme en arrière-plan une intelligence, un raisonnement et une logique qui ne demandaient qu'à se vivre, c'était, oui, comme une mémoire à laquelle je n'avais pas encore accés.
J'allais ainsi peu à peu prendre conscience du monde qui m'entourait.
Je vais obéir à cette vie et marcher, marcher sans savoir où elle allait me conduire....
A trés bientôt pour la suite...
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