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dimanche 30 janvier 2011

"La Vérité est comme un diamant à plusieurs facettes." Adage oriental

Bonjour...

Aujourd'hui, il fait froid, vous connaissez sans doute cette sensation de froid particulière qui annonce la neige...On a du mal à chauffer la maison, on a froid aux pieds, on a pas envie de bouger et plutôt envie de rester sous la couette...quand on a une !! Tout est gris, silencieux, les animaux ont froid eux aussi , seuls les merles s'activent en picorant des baies sauvages.  Au loin des chasseurs hurlent, les chiens aboient, vivement que la chasse se termine.

Je vais en terminer aujourd'hui avec la maladie pour revenir à mes expériences et réflexions, aucun fait divers ne m'attirant actuellement pour en parler...

Pour résumer, par la maladie nous exposons notre mal-être, nous nous parlons à nous-même grâce à un langage intérieur qu'il est essentiel de savoir écouter. Rien n'est jamais anodin et surtout pas l'organe choisi ni l'endroit car il s'agit alors de comprendre tout bonnement ce à quoi il sert et quelle est sa fonction.
La douleur concrétise une émotion réelle, c'est la cristallisation d'une charge énergétique qu'il s'agit de traduire en la ressentant.
Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'un noeud à délier au sein de sentiments contradictoires répétés, souvent obscurs, d'attitudes que nous sommes souvent incapables de regarder, sur lesquelles nous butons régulièrement et qui sont à résoudre.
Nous avons à reconnaître et ça peut demander beaucoup de temps le sentiment lié à une situation qui nous a piegés jadis, c'est ce chemin que j'ai développé avec vous, jusqu'à vivre un jour totalement selon le désir secret de notre âme appelé par la Vie.

Pour cela, nous devons avoir accés à notre sensibilité, au langage particulier de cet état de tension nerveuse musculaire excessive et permanente comme dans le cas de la fibromyalgie qui nous emmène à une forme de dépression, de "manque de motivation "engendrant l'immobilité et dont les deux mots, les vibrations les plus fortes sont inexistence ( je parlais aussi de transparence)et impuissance...

Comme vous avez peut-être pu le lire précédemment dans mon aventure, ces deux mots ont fait partie de mon existence dés ma naissance. Aprés bien souvent des tentatives de liberté, des changements de vie, je me retrouvais à chaque fois piègée par l'Amour jusqu'à ce que cette maladie et sa souffrance me ramène enfin au déséquilibre de mes profondeurs et à leur Vérité.

Allez vers ce que vous n'avez pas fait ou pas pu faire et dont vous avez toujours eu envie!
Soyez toujours présent à la beauté de la Vie qui vous entoure.

Aujourd'hui, pour finir ce message du Dimanche, je veux dire merci à mes deux filles qui m'ont poussée à ouvrir ce blog qui me rend heureuse en partageant avec vous sur la vie et qui, je l'espère, vient donner un peu d'espérance, de joie et de bonheur dans une belle foi en cette Vie.

A trés vite...

lundi 13 septembre 2010

Etre vivant...

 Etre vivant, c'est pouvoir entendre et dire ce que l'on ressent, c'est entrer dans ce beau mouvement de la vie en nous, c'est pouvoir déployer sa fluidité grâce à l'utilisation du langage, ces mots qui détiennent repliées en eux tant de sensations superposées et souvent surprenantes.

Tout enfant a besoin pour vivre heureux de connaître le Beau, le Bien, le Bon, il a besoin d'être entraîné à l'observer et à le partager avec un adulte. Il doit être conduit à exprimer ses sensations, à ce qu'il ressent devant tout ce qu'il vit que ce soit une fleur, une personne, la caresse d'un animal, un beau paysage et combien d'autres choses, cette attitude éducative lui permettant de découvrir en lui qui il est et à son rythme.

jeudi 9 septembre 2010

Rencontre avec la sensation interne corporelle...

Bonjour,
En ce moment, j'ai du temps pour écrire, donc me revoilà !
Ce matin, j'ai envie de vous parler de la Sensation, cette amie qui allait m'accompagner toutes ces années.
Comme je vous le disais déjà, je suis tombée sur elle à un moment de ma vie où je ne m'y attendais pas et je me suis laissée emmener à un étage de moi-même où je n'étais jamais allée. J'ai alors écouté ce qu'elle avait à me dire en me laissant touchée de l'intérieur, découvrant ma fragilité, mes vraies valeurs de même qu'une réalité douloureuse de ce corps qui était le mien. J'ai aussi trés vite compris que les profondeurs de ce corps contenaient une vérité et que c'était là que se situait le Jeu de la vie, que de chaque traversée jaillissait un mouvement naturel de l'ordre d'une respiration, d'une forme de liberté, d'un bien-être corporel qui était suivi d'une immense détente.
Descendre dans les profondeurs d'une sensation rend vivant tout en donnant le désir de remonter, de s'élever, de s'envoler et c'est grâce à ce mouvement que l'on y prend goût, que l'on en découvre la saveur de par l'expérience renouvelée, une expérience qui nous fait d'abord descendre dans le noir, une descente dans la matière, épaisseur parasitée par les années, une descente en aveugle et en confiance grâce à cette liberté intérieure qui s'en suit.
C'est comme si on descendait ( comme dans un ascenseur) dans une poche qui va se vider peu à peu, laissant la place à un mouvement créateur, à une énergie transformée, c'est comme un va et vient incessant entre la peur et la découverte de soi, une spirale qui se descend et se remonte, c'est comme un ballet, une danse qui devient un jour fonctionnement immédiat et continu, un ballet au sein duquel esprit et matière, corps et tête sont alors en relation permanente et s'interpénètrent en nous confiant peu à peu le secret de la belle vibration de vérité....

Se laisser accompagner par elle m'a toujours fait penser à l'image d'un entonnoir dans lequel on descend et ce qui sort ensuite par l'étroitesse du goulot est l'essence même de ce qui Est en terme de réalité.
A chaque fois que l'on ouvre une porte sur cette inconnue quelle qu'elle soit, que l'on va dans ce qui est là, dans l'instant, c'est comme si nous descendions dans une concentration de vibrations qui ont modelé, façonné notre matière comme nous l'avons vu dans mon témoignage sous formes d'ondes superposées, de sons, de mots oubliés qui se déroulent, se déplient et parmi lesquels se tapit toute l'expression de nos véritables sentiments et mouvements psychiques.
En les dépliant, ils se découvrent à nous et s'inversent dans un processus fantastique en passant d'un état à un autre qu'il nous suffit d'observer avec grande attention.
Grâce à leur expression, nous passons à chaque fois d'un certain niveau d'inconscience comme si nous étions endormis à une nouvelle étape de conscience qui nous accompagne doucement vers un monde suprasensible, une nouvelle conscience....
Je dirais que c'est comme une lumière qui se trouverait tout au fond et qui vient nous révéler le Beau de nous-même en nous libérant de l'entrave, de l'entropie comme une source de vie dont on peut alors suivre le cours grâce à l'émanation de notre conscience.( Ce phénomène me fait penser aux trous noirs dans l'univers...)
C'est en se laissant ainsi pénétrer de cette vie qui est en nous, en se permettant de reconnaître ce que l'on éprouve, en s'appuyant sur ce que l'on ressent au moment où on le vit que nous sommes conduit à retraiter notre attitude intérieure.C'est grâce à sa manifestation que nous pouvons avoir la possibilité de faire des choix justes et positifs pour nous-mêmes.

Un pasteur protestant disait: "Dieu est présent en chacun de nous et notre capacité à le percevoir est localisé dans notre lobe temporal droit  à l'intérieur de la scissure de Sylvius."
Oui, deux hémisphères qui sont au service l'un de l'autre pour une rencontre, une synthèse, une analyse au service d'une émotion à transformer et d'une conscience divine.
Je suis personnellement en admiration devant un tel processus, une telle perfection de cette vie en nous et c'est la raison pour laquelle je l'appelle mon amie, une amie fidèle qui m'a beaucoup donné en me permettant tout d'abord de beaucoup pleurer, d'apprendre à m'aimer et de poser en moi une confiance me permettant lors de cette longue traversée de retrouver peu à peu la joie profonde....
C'est ainsi qu'une porte fermée jadis peut s'ouvrir à nous.

Cette sensation interne et corporelle en nous, c'est le souffle vital, l'émanation de notre conscience et ni la biologie ni la physique ne peuvent l'élucider car elle leur paraît inexplicable ni même mesurable. La réflexion cérébrale, quant à elle, ne peut pas la cerner ni même la décrire car on ne peut que la revivre de l'intérieur, conservée qu'elle est sous forme de tensions et seule son expression la ramène à la conscience.( cf l'enfermement)
Elle est beauté universelle et il n'appartient qu'à nous tous de la rejoindre afin de laisser s'ouvrir le bouton de notre fleur respective.
L'éducation occidentale qui est la nôtre a perdu le goût de Ressentir en laissant la place à une pensée toute puissante, à l'interprétation, au jugement et nous ne savons plus utiliser cet aller et retour nécessaire à toute harmonie et action juste. Nous pouvons même en avoir peur.
Si nous passons à côté de notre vie sans y participer de l'intérieur, nous connaîtrons cette terrible notion de vide, sans pouvoir devenir cet Arbre qui donne un jour le fruit....

A trés trés bientôt...

dimanche 22 août 2010

Les guides précieux de notre vie.

Bonsoir, je reviens vers vous pour quelques lignes...avant de terminer cette belle journée de Dimanche.

N'avez-vous jamais entendu dire: "Tu m'enquiquines avec tes sentiments ! ou bien :Tu es trop compliqué(e)!"
C'est tellement dommage d'entendre cela, c'est comme si être soi ne pouvait plus être reconnu ou entendu...

Pourtant, il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre et l'être humain a oublié que ce sont les sentiments-sensations qui ont toujours guidé les êtres vivants depuis des millions d'années alors que la Raison , le mental n'a un rôle que depuis peu à l'échelle de l'histoire universelle. Les sensations sont les gardiens de notre être, de notre vie, elles sont précieuses car elles sont Don de la vie et nous pouvons constamment observer que sans elles, l'Homme devient méchant et incapable de ressentir ce qu'il inflige aux autres...

Lorsque nous les écoutons, nous voyons tout de suite plus clair dans notre vie, que ce soit au niveau du  passé, du présent ou de l'avenir comme dans tout ce qui est bon ou mauvais pour nous. En leur prêtant une oreille attentive, nous pouvons demeurer continuellement sensibles à ce qu'elles ont à nous dire.

Il y a deux sortes de sensations, l'une qui peut être épidermique et superficielle et l'autre beaucoup plus profonde qui, dans ce cas, est à contenu psychologique et émane du psychisme. Cette dernière prend sa source dans la sensibilité qui donne la capacité de vibrer, être touché, s'émouvoir et réagir à ce qui nous atteint physiquement et psychologiquement. C'est elle qui fait le lien entre le monde extérieur et la pensée et elle parvient au cerveau grâce à son support, le système nerveux central qui est comparable à un fluide conducteur porteur de messages et qui se comporte comme une bande enregistreuse depuis notre Conception....
Son rôle fondamental est la connaissance et la réalisation de soi.

Quant à sa place, elle est prépondérante dans le cerveau humain depuis quinze milliards d'années.

Ce soir, c'était un petit cours sur la sensation...avant de reprendre le cours de mon chemin, sachant désormais que c'est elle seule qui va me conduire à mon être profond et que c'est dans ce fond que se trouve la vérité de ma vie...
A trés bientôt

vendredi 20 août 2010

Des pierres qui sont des mots....

Suite au sujet précédent, pour ceux ou celles que la violence du pouvoir intéresse, Alice Miller a fait un travail remarquable en ce qui concerne les maltraitances d'enfants et toutes leurs conséquences.
Elle a fait tout un travail de recherche et nous cite entre autres l'exemple de la haine dHitler reportée sur tout un peuple, une vibration de Haine dont les effets firent des millions de victimes, une haine d'enfant humilié, battu et rabaissé par ses parents, enfant qui avait, par ailleurs, le devoir impératif d'aimer et de respecter la personne qui l'offensait sans pouvoir, en aucun cas, exprimer la moindre souffrance...Une haine d'un père juif transposée sur tout un peuple devenu objet de substitution. Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, toute éducation voulait que l'on roue de coups de fouet ou de ceinture les enfants afin de briser leur volonté pour leur bien...
Au niveau des statistiques, on note actuellement qu'il y a une indiscutable corrélation entre la détresse et les mauvais traitements subis par une personne dans son enfance et la violence dont elle peut se rendre coupable par la suite. Quant à cette personne, elle pourra raconter son enfance mais elle le fera sans rien ressentir, sans participation intérieure, exactement comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre. Son besoin sera alors compulsif comme nous l'avons vu précédemment cherchant une ou des victimes afin de libérer une fureur ou une haine latente réprimée et laissée intacte.
Aujourd'hui, dans notre société, les châtiments corporels sont interdits seulement ils ont été remplacés par ce Son dont j'ai déjà un peu parlé, un son que personne n'entend et qui permet tout au nom d'une certaine vivacité d'esprit reconnue, de la dérision ou du quolibet, d'une soi-disant autorité, un son qui, de la même manière que précédemment va répondre à ce besoin compulsif d'une extériorisation inconsciente du mal, harcelant ou blessant l'autre dans sa chair.
Chez nous,on ne tue pas avec des pierres mais on peut tuer d'une autre manière avec des mots, avec un son....qui peut être parfois une véritable déflagration, fait des bleus à l'âme, tuméfie profondément sans laisser de traces visibles....J'en reparlerais.

Un adulte qui n'a pas retouché, ressenti son humiliation d'enfant ne peut pas ressentir l'humiliation ou l'irrespect qu'il fait à l'autre...

Que l'Homme reprenne contact avec lui-même au coeur de ses émotions initiales, qu'il accepte de les laisser se revivre et en comprenne le sens afin de retrouver l'Amour en son âme et en son coeur.

Il va être temps que je reprenne ma route, là où je me suis arrêtée puis nous irons ensuite à la rencontre de la sensation, mon amie...
A trés bientôt, donc.

dimanche 18 juillet 2010

Je chemine doucement...

Me revoilà!
Le temps des moissons est arrivé, j'ai devant chez moi un magnifique champ de blé et c'est toujours un moment trés fort lorsque cet engin énorme qu'est la moissonneuse-batteuse arrive, comme un monstre qui dévore tout sur son passage dans un bruit sourd et répétitif....
A chaque fois, c'est comme si l'été était déjà fini, plus rien n'est pareil aprés, c'est une sensation bien étrange.
Comme je vous le disais plus haut, je vais suivre cet enseignement de vie et par le fait que j'y aspire, les évènements et les rencontres vont venir à moi.
Je vais commencer par faire le tri dans ma tête, je vais apprendre à réfléchir par moi-même, eh oui, je n'avais alors pas d'avis personnel déterminé, éduquée que j'avais été de manière trés sélective et carrée, manière qui, bien sûr, ne permettait aucune contradiction...
Je vais observer comment je fonctionne et je vais trés vite me rendre compte que je ne peux pas intervenir dans une conversation à cause de ma mémoire qui ne me restitue pas en temps voulu ce dont j'ai besoin alors que le savoir est là, un peu comme en toile de fond. je vais donc me taire et écouter et tout va devenir un enseignement merveilleux.
Lorsque je n'étais pas d'accord sur ce qui se disait, souvent par des personnes trés sûres d'elles, je retrouvais mon calme ( j'avais sur le moment des tensions corporelles trés fortes) dans ma solitude et je retraitais la situation de l'intérieur. C'est alors que je compris l'importance des mots, tous ces mots qui partent, qui valsent dans tous les sens et peuvent aussi faire tant de mal.
En réalité, ce qui se passait alors, c'est que les mots utilisés par ces personnes n'avaient pas le même sens pour moi, d'où cette colère silencieuse exprimée par mon corps que je n'avais jamais ressentie auparavant, c'était en effet comme s'ils ne venaient pas du même endroit...Je vais comprendre plus tard pourquoi.

J'étais devenue avide de comprendre la vie , de comprendre l'Homme, j'avais vraiment besoin de savoir, je ressentais en moi comme en arrière-plan une intelligence, un raisonnement et une logique qui ne demandaient qu'à se vivre, c'était, oui, comme une mémoire à laquelle je n'avais pas encore accés.

J'allais ainsi peu à peu prendre conscience du monde qui m'entourait.
Je vais obéir à cette vie et marcher, marcher sans savoir où elle allait me conduire....

A trés bientôt pour la suite...

mardi 6 juillet 2010

Rencontre avec moi-même

Bonjour, me revoilà!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager comment je suis "tombée" pour la première fois en moi-même, en mon centre, dans des profondeurs qui vont venir bousculer ma vie et me mettre sur ce chemin dont je parlais plus haut.
Je cherchais une formation à suivre et mon souhait étant d'aider un jour les autres, c'est ainsi que je m'inscrivis à une session d'une semaine auprés d'un organisme en relations humaines.
Ce stage avait lieu dans une maison d'accueil de religieuses comme il y en a beaucoup maintenant, à une centaine de kms de chez moi, et comme l'idée d'être hébergée sur place m'effrayait un peu , je décidais de faire le trajet chaque jour.
Me voici dans un groupe de seize personnes et comme tout le monde, je dus me présenter, quelle angoisse!...Celle de l'école qui revenait....Mon attention fut retenue par deux personnages, tout d'abord un homme jeune, conseiller d'entreprise, qui disait avoir une femme, une maison, une belle voiture et ne pas être heureux...Puis une femme, d'âge moyen qui, elle, était professeur d'histoire et de géographie.
Bloc de papier, crayons, nous commençons à travailler. Travail sur une sensation qui nous est propre...Aie ! Aie ! Je n'avais pas prévu cela, le néant, je venais chercher un outil pour aider les autres et je me retrouvais face à moi-même , devant mon propre miroir...
Une petite voix me dit alors: "On t'a toujours dit que tu étais triste" Est-ce une sensation? Bien sûr, alors au boulot et sur le papier!
Comment vous expliquer?
C'était comme si je descendais dans un trou et au fur et à mesure de la descente, je ressentais ce que je vivais, c'était tout un contenu, oui, je venais en effet d'avoir accés à toute une souffrance enfouie de mon enfance et cela libéra immédiatement en moi un espace où je réalisais en conscience que je transposais cette souffrance sur les autres au lieu de m'occuper de la mienne. En un mot, j'étais à côté de la plaque , je venais de vivre un retour sur moi de toute beauté!
A la fin de cette première journée, je me souviendrais toujours de ce retour dans ma petite voiture qui dansait sur la route, j'avais mis du Mozart et je me sentais si légère !!!!!
Pour en revenir aux deux personnes qui m'avaient marquée à l'arrivée, cette femme professeur mit quatre jours à ne rien écrire sur sa feuille, elle bloquait littéralement et ne ressentait rien ou ne se laissait rien ressentir et ce quatrième jour, elle se mit simplement à pleurer, elle acceptait sans doute de lâcher un tout petit peu ce qu'elle maîtrisait tant de sa vie. Quant à l'homme jeune, j'assistais à une véritable naissance alors que nous étions au bilan du dernier jour, il se mit tout à coup à pleurer en hurlant: "J'existe!"Je me souviendrais toujours de cet homme qui avait découvert le vivant en lui, c'était si beau!
C'est donc ainsi que je venais de répondre à cette petite voix au fond de moi dont je vous parlais précédemment à la lecture de ce livre, je venais durant ces huit jours d'aller au fond, j'avais découvert la tristesse, l'impuissance, la fragilité d'une toute petite fille qui faisait désormais partie intégrante de ma personne, j'avais aussi découvert la joie, la paix et une si belle énergie d'amour, un fluide merveilleux qui nous transporte, plus question désormais d'échapper à la réalité de ma propre vie, plus question d'illusion ou de mensonge avec moi-même.
Au sein de nombreux stages, je vais ainsi cheminer, m'ancrant peu à peu dans une solidité intérieure qui allait me permettre de m'ouvrir paisiblement aux autres.
Je m'arrête pour aujourd'hui, à bientôt.

samedi 3 juillet 2010

C'est quoi, l'Etre?

Je viens de parler de l'adolescent qui s'enferme dans le silence, qui ne peut exprimer ce qu'il ressent et qui en souffre profondément. Précédemment, je parlais de l'envie que j'avais d'aller chercher ce que je sentais "beau tout au fond de moi.".. et qui paraissait aussi enfermé, mais de quoi s'agit-il ?
Il s'agit de notre Etre, notre Etre profond, celui sur lequel la vie se referme si nous ne pouvons exprimer ce que nous ressentons. En effet, son seul accés est la Sensation qui est la seule à nous conduire dans ce tréfonds de nous-même là où se trouve le noyau de notre personnalité, la racine en nous de tout ce qui est positif, là où se trouvent la paix, l'harmonie, nos potentialités et aspirations tout comme nos certitudes et évidences qui donnent sens à notre existence.
C'est en ce lieu que règnent l'ordre et l'amour, substance fondamentale de la vie d'où tout se déploie, en ce lieu que peuvent s'expérimenter les joies les plus fondamentales de l'existence.

Coupé de cette écoute intérieure et de son accomplissement dynamique, nous ne pouvons que nous retrouver désorienté, soumis à notre environnement, ne sachant pas qui l'on Est, sans personnalité, sans références personnelles, dans un sentiment d'inexistence avec du vide intérieur.
Il n'y a en effet plus d'accés à la source de vie et à son évolution.

Cette notion d'Etre se retrouve dans beaucoup d'anthropologies, elle va se nommer âme chez les chrétiens, hara chez les orientaux, moi profond chez Carl Rogers, l'Etre chez Maslow, Durckeim, Erich Fromm, etc.

C'est parce qu'il ignore bien souvent qui il Est, aspiré par le vide, sans solution à sa portée, qu'un ado va chercher à se suicider et que de façon générale, l'Homme ne s'aime pas!Il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre...

mardi 29 juin 2010

Les ados et le suicide...Ados en détresse...

Ce matin, en lisant dans la presse cette dramatique série dans l'Aude de collégiens qui ont cherché à se suicider, j'ai senti une urgence à parler de ce sujet.
Les adultes se demandent tous :"pourquoi?"
Mais parce qu'ils ont mal de vivre, bien sûr, ils ont mal de souffrir et le suicide est la seule solution qui se présente à eux pour appeler ou pour en terminer...En finir avec ce sentiment d'abandon qui rend la vie insupportable.
Un adolescent est trés fragile et il est à un âge où l'on espère, où l'on vibre, où l'on rêve de la vie, où l'on a envie de vivre en harmonie avec ses propres valeurs seulement si la vie est désespérante, sans espoir d'amélioration, il ne va pas trouver sa place.

La relation d'amour est essentielle à son Devenir.
L'adolescent a besoin d'un adulte qui croit en lui, un adulte qui lui dise: "Je crois en toi, va chercher la réponse au-dedans de toi, trouve ce qui t'habite et je vais t'aider à le faire".
Un adolescent a besoin de se sentir important pour quelqu'un, c'est là que s'enracine son désir de vivre et devenir et il a besoin d'une communication vivante basée sur l'écoute et la parole.
S'il n'a personne à qui se confier pour l'écouter ou le croire, il va s'enfermer dans le silence et là arrive le danger.
Beaucoup d'ados ne savent comment parler de ce qu'ils ressentent ou n'osent pas dire ce qu'ils vivent et les écouter implique une ouverture à ce qu'ils sont, tant dans les aspects qui nous ressemblent que dans ceux qui nous sont étrangers...
Quiconque se sent accepté parvient à exprimer ce qu'il Est et pourra aborder la vie avec confiance.
Il est essentiel de montrer à un adolescent qu'on l'aime et qu'on lui témoigne que la Vie est belle !

mardi 1 juin 2010

Regard sur ce que nous offre cette société dans laquelle nous vivons aujourd'hui...

Du bruit, beaucoup de bruit...
C'est une société qui a perdu le sens de sa vie et de ses repères.
Elle adore tout ce qui est brillant intellectuellement, elle est basée sur la compétition, les jugements de valeurs et autres avec toute la violence , le stress et le non-amour que cela entraîne.
Elle engendre le combat, le conflit, elle maintient aussi la peur et manipule grâce à elle.
Elle ne reconnaît pas le courage ni l'intelligence du coeur ni la compassion, niant quasi totalement le beau de l'âme en chacun de nous.
Cette société est comme un troupeau résigné, sourd et aveugle qui a pour seul Dieu l'argent et le pouvoir qu'il apporte.
Elle ne sait plus écouter ni entendre ni ressentir, elle boîte sur une seule jambe , n'est plus au contact de ses racines et se perd peu à peu en se détruisant et en détruisant tout autour d'elle.
En grande souffrance, elle est devenue violente, profondément méchante et surtout extrêmement lâche et irresponsable, ne recherchant bien souvent que le confort et la facilité.

Que va t-elle devenir?

Qu'a t-on fait du Beau, du Bien, du Bon, du Sacré?