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vendredi 1 octobre 2010

La cellule est Amour

Bonjour,

Le mois d'Octobre fait son entrée, les feuilles ont commençé à tomber, les champignons sont sortis, les araignées cherchent à rentrer dans la maison et les vendanges ont démarré...
J'ai allumé le poêle à bois depuis hier et une douce chaleur remplit toute la maison, mon chien est couché devant, il a tout de suite reconnu la bonne place...et moi, je viens vous retrouver.

Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ce parcours de vie?
Tout simplement d'abord pour donner l'envie de cheminer vers soi-même, d'affronter ses peurs et ensuite comme vous allez peut-être le lire, de comprendre que seuls conscience et respect de Vie peuvent venir faire face à la violence sous toutes ses formes...

A ce moment là de ma vie, je ne travaillais presque plus, je n'avais plus de force, je manquais d'argent et je ne savais plus vers quoi me diriger. Je ne savais qu'écrire, c'était la seule chose qui me rendait heureuse et dont j'étais capable, ce crayon qui coulait sous la main, ce trait qui prenait forme, cette rondeur qui ondulait, c'était comme de la musique dont seule ma main était capable.
J'étais en train de vivre un véritable cauchemar auquel j'obéissais en confiance et plus tard avec le temps, je vais rester étonnée de cette confiance illimitée dans laquelle je me trouvais alors, c'était un peu comme si je savais que ça devait être sans pourtant savoir...
C'est alors que mon bras droit allait me faire trés mal et me dire:

"Elle me retient, on me tire, j'ai peur et j'ai confiance, je suis déchirée."

C'est à ce moment-là dans cette grande douleur qu'une évidence m'est apparue, que j'ai su que le noyau de la première cellule est Amour, qu'au fond était Dieu pour ceux qui le nomment ainsi, oui, c'était lui cet Amour que je cherchais tant dans les profondeurs, celui qui m'avait fait tenir, celui qui me manquait tant...
Etait-ce au nom de cette quête, de cette exigence en moi que je revivais cette expérience, cette traversée de la matière en acceptant d'aller jusqu'au bout?
Mais alors d'où venait le Mal, la Souffrance, qui étaient-ils?
Alors que je revivais ces premiers instants de mon existence terrestre, je me demandais si toute cette souffrance qui m'envahissait existait déjà lors de ma conception?
Soumission, brutalité, humiliation...
Ne peux t-on venir au monde autrement, dans la joie et l'amour de la vie?
J'avais mal du Mal que les hommes font, c'était alors dans mon âme comme si je retenais en moi toute la souffrance du monde et j'avais honte pour l'Homme. Il avait tatoué la souffrance sur ma vie et je n'avais pas su vivre sans elle.
Que vivait intimement ma mère, quelle était sa vie lorsqu'elle me conçut et alors qu'elle m'attendait?
Le hazard n'existe pas et je l'appris trés vite grâce à des écrits retrouvés et laissés par elle à sa mort et datant de l'année précédant ma naissance. Elle exprimait ses sentiments, toute la tristesse d'une femme malheureuse dans son couple, une grande solitude, l'abandon, la résignation, son impuissance et sa soumission à l'exigence masculine de par son éducation et dans son couple.C'était une femme qui mettait tous ses espoirs de vie dans l'amour de ses enfants, de plus c'était la guerre et la nourriture manquait.

Etaient-ce tous ces états d'âme et ces peurs qui m'encombraient, m'handicapaient, pesaient si lourds et cependant lui appartenaient? Etait-elle soumise à l'homme lorsqu'elle me conçut?
Oui, il était là ce Mal qui retire la Vie, il était dans ce Continuum de mère à enfant.

Ce mal qui était dans tout mon corps et qui encombrait mon coeur, je le sentais, il était celui de l'autre, il était ce que l'on m'avait fait et il était ce qui me faisait être aujourd'hui.
Une question se posait à moi:
Ne conçoit-on pas tout simplement ce que l'on perçoit, ce que l'on Est?
Ce mal était comme la globalité d'un Son replié en moi que je trans-portais depuis toujours dans ma vie, dans ma sensiblité et ma relation aux autres et à cause de lui je m'étais retirée d'une certaine manière de la vie.
Quand on ne vous pas donné le droit de respirer librement, qu'il n'y a pas ou pas assez d'amour pour confronter le mal qui nous est fait, on se perd peu à peu, le déséquilibre s'installe, on se raidit, on se protège, on se retient, on se fait du mal, on s'autodétruit, alors le mal est en soi.

J'approchais alors du passage...
A bientôt.

mercredi 25 août 2010

Marcher en aveugle...

Bonjour, heureuse de vous retrouver ....

Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.

C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.

Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.

Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !

Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...

Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..

lundi 26 juillet 2010

Je vais apprendre...

Je vais apprendre la Vie, je vais surtout apprendre à vivre différemment, je vais devoir affronter le Mal, je vais faire face à la grande solitude, vous savez, cette énorme bulle dans laquelle on a le sentiment de se noyer, aspiré par le fond et puis un jour, doucement, on finit par s'en faire une amie.
Je vais apprendre à lâcher-prise en me laissant conduire en voiture en tant que voyageur dans la confiance du conducteur et du ronronnement de la voiture, à travers ces instants où tout bouge et passe autour de soi alors que nous sommes là, immobile et sans bouger, instants, moments où tout peut émerger des profondeurs de soi et venir nous surprendre....
Je vais aussi apprendre à me détacher des objets et des choses me rendant très vite compte que cela ouvre mon coeur au grand jour en le libérant.

Je vais rencontrer la passion, une passion qui vous dévore et vous fait agir malgré vous comme une porte que l'on veut enfoncer à tout prix, un passage que l'on veut absolument forcer, un véritable défi à l'existence personnelle, alors qu'il s'agit de répondre absolument à ce qui monte en soi de si fort, d'insurmontable presque, puissant, qui va trop vite , excite et peut gâcher bien souvent la vie...C'est alors une énergie d'une telle puissance...

Je vais apprendre à dire "je t'aime" , eh oui, il faut du courage la première fois pour oser le dire alors qu'on ne vous l'a jamais dit...
Apprendre à oser dire Non sans peur de me sentir rejetée, apprendre tout simplement à se respecter.

Le pardon devient facile lorsque le coeur est ouvert à l'amour et à la compréhension de ce que vit l'autre, souvent enfermé dans sa souffrance, son ressentiment ou même sa haine...et alors bien souvent inconscient du mal qu'il fait.

Les années vont passer et je vais ainsi reconstruire, recréer ma vie comme aprés un déluge ou une guerre, car avant ma première rencontre, je n'en ai pas parlé mais j'avais du traverser un véritable anéantissement
Ce fut la chance de ma vie pour redevenir Vivante.

Avant de vous quitter pour aujourd'hui, je vous propose de penser très fort intimement à ce mot Amour, entendez-vous le dire en laissant votre mental de côté, et vous observerez peut-être que tout peut basculer en quelques secondes: envahi alors par le calme, le détachement, éloigné des émotions primaires, une sécurité arrive du plus profond de nous-même, là où se mêlent paix, confiance, sensation merveilleuse de plénitude intérieure....

A trés bientôt....

mercredi 21 juillet 2010

L'Amour vient à moi....

Un homme passe alors dans ma vie...

Un flash, une apparition, un impact qui marque votre chair en une seconde comme quelque chose d'inévitable, ce sentiment étrange d'être aimantée....

A ce moment là de ma vie, je vais foncer dans une quête démesurée, une quête des émotions humaines, une quête d'absolu dans mon esprit et dans mon corps, une recherche de Vérité, un chemin sans limite qui va venir s'ouvrir à moi tel un océan sur lequel je vais naviguer pendant des années, naviguer sur un radeau symbolique auquel je vais me cramponner jusqu'au jour où je vais pouvoir enfin tenir la barre de mon navire pour accoster sur la terre ferme et ensuite traverser le désert à la recherche de ma terre promise...

C'est donc ainsi que je vais me perdre d'une certaine manière, affronter, traverser les émotions humaines en moi et en face de moi, défrichant et labourant la belle terre dont j'étais pétrie sans le savoir.

Cette terre qui est mienne, je vais la défricher avec rigueur, rang aprés rang, je vais l'enrichir, la pétrir, la retourner, la labourer et puis récolter...Je vais me rencontrer moi-même...

Mon seul moteur va être l'amour, l'amour tout d'abord pour cet homme, un amour qui va se révéler ensuite transformateur grâce à la confiance et à la patience. En effet, je vais donner tout l'amour dont je suis alors capable et grâce à cette relation, je vais aussi avoir accès à mes sensations internes profondes de même que toute une connaissance basée sur l'observation et l'expérience.
Je suis alors dans une quête d'autonomie et de liberté intérieure et la vie vient m'offrir ce qui est nécessaire pour cela, je suis installée dans un véritable système de recherche de moi-même.
A l'écoute constante de mon corps suit une réflexion entre vécus intérieur et extérieur, en quelque sorte, je faisais un pas dehors, je revenais dedans pour le goûter, le discerner et je refaisais un pas dehors, tout cela dans un va et vient constant qui régulait de façon assez parfaite mon équilibre, mon énergie de vie.

J'ouvre mon coeur à la Vie et je sens une force infinie monter en moi.