Les feuilles jaunissent...et commencent à tomber. La lumière est toujours aussi belle et douce, c'est si bon de se promener dans le jardin le matin, de vibrer à chaque arbuste ou fleur qui sont sur mon passage, je regarde comment ils vont et ce que je vais devoir faire en cet automne qui approche à grands pas. Ce sont tous des amis. L'eau manque dans la nature.
Je reprends mon récit alors que je me demande ce que l'on m'a fait....
Or, c'est seulement en poursuivant mon chemin que je vais le découvrir.
Pour le moment présent, je vais laisser derrière moi la toile éclatée de ma vie d'enfant, j'ai retraversé tout un monde d'émotions et de sensations, un monde d'ombre et de ténèbres, tout un temps où j'ai du beaucoup pleurer. Nous sommes devant l'histoire d'une petite fille née par forceps en fin de guerre, un bébé sur lequel on tire dessus, que l'on force à sortir, une petite fille aux terribles marques rouges, une petite fille qui ne marchera qu'à dix-huit mois, suspendue aux jupes de sa mère qui ne peut s'occuper d'elle, étant à nouveau enceinte, un petit frère qui arrive, un bébé qui se laisse mourir et est sauvé de justesse, la terrible angoisse d'une mère...une petite fille qui a envie et besoin de marcher, qui a besoin d'aide pour se tenir debout, qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui se sent seule, non-aimée, abandonnée et coupable de cela.
Sa porte de survie va être l'amour, elle va se plier, s'incliner, vous savez, comme une plante qui manque d'eau, elle va répondre à toute demande de celle dont elle a tant besoin de se sentir aimée, petit oiseau qui va se casser l'aile, l'omoplate, en dansant sur son lit et désormais s'empêcher de voler, petit oiseau qui, en se brisant l'aile, va briser son envol naturel, ne va savoir que pleurer et se mettre à vivre pour cette mère, par elle, afin peut-être de ne plus se sentir coupable...Elle se courbe, se plie, s'agenouille même, se ronge les ongles d'impuissance et comme elle ne sait pas faire de mal, elle va rester silencieuse.
Elle s'entendra dire souvent: "Ma pauvre fille, tiens-toi droite, tu ne sais pas marcher, tu traînes les pieds, tu n'es jamais contente."
Petite fille devenue triste et molle comme une plante manquant de lumière, d'énergie, d'amour, une plante qui s'étiole, s'affaiblit et devient blanche. Evanouissements, saignements de nez, il y a l'ennui, tant de peurs et ce martinet qui fait si mal et est si injuste...Obligée, toujours obligée, forcée d'obéir, de manger, de se courber devant l'autorité, elle va voler dans ses rêves en battant des ailes pour s'élever comme un oiseau qui veut s'envoler, elle s'arrange seule de ses douleurs.
Tous ces comportements d'adultes que l'enfant ne comprend pas puis on va tuer son élan de réussite en classe, elle va abandonner, elle va s'abandonner, son dos va s'arrondir, torture de la gymnastique corrective et désormais soumise à toute autorité, elle s'emprisonne, s'empêche de respirer, s'échappe de la réalité, va oublier le mal en sélectionnant sa mémoire, seule manière qu'elle trouve afin de ne pas détruire le beau qui est en elle, elle va rêver, lire, dessiner, les années vont passer, elle traîne toujours les pieds...
Anesthésiée de toute une partie de mon corps, je ne savais pas ce qui était bon pour moi, on ne me l'avait jamais appris, j'avais seulement appris à me résigner, à accepter le malheur, à porter ma croix tout comme ma mère et c'est ainsi que j'avais déroulé mon fil de vie, que j'avais tissé ma toile, que je lui avais donné forme sans rien savoir de la vie.
Jusqu'au choc, à la déchirure...qui sont venus réveiller ma conscience, tout semblait en effet parfait à l'extérieur, il fallut la mort de mon petit frère, de ma grand-mère, de mon père et enfin l'abandon du père de mes enfants pour que je me noie, que je touche le fond, que je perde tous mes repères pour trouver le désir de remonter à la surface.Je suis alors revenue au début de mon récit sur ce blog.
Voici tout ce que je vais laisser derrière moi.
On pourrait se demander: mais qu'est-ce que cette traversée lui a apporté?
La connaissance de soi tout simplement où tout devient clair, simple, évident et surtout où tout s'enchaîne dans cette relation de cause à effet qui mène le monde, cette connaissance qui amène solidité intérieure, maturité et authenticité dans les rapports humains et surtout une exigence pour soi-même en vérité avec soi. On ne peut plus se mentir puisque l'on sait, on a besoin d'être toujours juste avec ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Sans oublier que j'ai été capable d'aimer de tout mon corps et de toute mon âme, je me suis mutilée certes mais aussi fortifiée profondément, je me suis perdue pour mieux me retrouver.
Je marchais enfin comme une grande, j'étais vivante et libre.
C'est alors que ma mère s'en allait à son tour, j'étais désormais seule.
Et mon voyage allait continuer....
Affichage des articles dont le libellé est relation d'amour. Afficher tous les articles
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mardi 7 septembre 2010
lundi 30 août 2010
Toute l'horreur d'un article qui passe...
Hier, j'ai lu un article horrible sur la lapidation toujours, hélas, d'actualité et je ne peux à nouveau rester silencieuse...Ce blog a pour objectif l'Amour et la Conscience mais dans la vie, il y a aussi le Mal et là, nous sommes en face du Mal. Il apparaît qu'il appartient à chacun de nous de choisir ce que nous faisons de notre vie mais je retiendrais une fois de plus que seule l'éducation va permettre ce choix et peut-être plus tard irons nous nous questionner sur l'âme individuelle elle-même...
Le texte qui va suivre est difficile à lire.
"En Février 2008, l'honneur d'un père est la cause de la lapidation de sa fille qui avait 14 ans."
Ce père découvre que sa fille voit un homme en cachette et il raconte: " Mon honneur était bafoué. Choisir le silence aurait été pire que la mort. J'ai décidé de tuer ma fille pour me laver de cette honte. Il fallait que je trouve un châtiment à la hauteur de sa faute, ce fut la lapidation.Comme je ne pouvais pas le faire seul, j'ai demandé à un ami de m'aider. Il a accepté, fixé la date et prévenu d'autres personnes. Le jour dit, j'ai forcé ma fille à sortir de la maison, elle était terrifiée. Le long du chemin, je la tenais par la main, j'ai senti qu'elle devinait que quelque chose de terrible l'attendait, même si elle ignorait ce que j'avais décidé. Une fois sur place, je l'ai enterrée en partie et nous avons commençé à lancer des pierres. Elle n'a pas cessé de hurler, de supplier. Je n'avais pas d'autre choix, pour retrouver mon honneur, que de la tuer ainsi."
Aprés un tel récit, le silence s'impose, l'horreur s'installe, le dégoût aussi et il est alors essentiel de poser notre regard vers quelque chose de beau, musique, enfant, fleur, nature....
Que dire? Que nous sommes devant un homme réduit à un état primaire cependant différencié de celui d'un animal parce qu'il a un cerveau qui lui permet de mettre au point cet horreur.
La mort vient éliminer le problême de son champ de vision intérieure, besoin de se laver de cette honte, mais qu'y a-t-il derrière cette honte? ( Dont je parlerais d'ailleurs plus tard) Justement ce qu'il ne désire pas regarder, c'est sa propre honte du non respect de sa propre humanité, enfermé qu'il est dans le Mal, puis demandant à un ami de l'aider, incapable d'aller seul jusqu'au bout de ses actes...
Il est tellement enfermé dans cette honte transposée dans le regard des autres, sans aucun accés à lui-même, que ni les hurlements, ni les supplications de son enfant ne vont venir le déranger tellement l'enfermement est dur, telle une carapace en acier...un bétonnage qui vient le rassurer qu'il a raison...
Encore une fois, qu'a-t-il vécu enfant lui-même? A quoi a t-il assisté?
Il n'y aucun accés à la conscience, le seul accés à celle-ci étant le ressenti, la sensation.
C'est là où, comme je le disais précédemment, seule l'éducation peut venir faire une brêche dans un tel mécanisme grâce à l'analyse et au discernement. Lorsque l'on ne s'occupe pas d'un enfant, qu'on ne communique pas avec lui, qu'il ne lit pas, qu'il ne joue pas avec d'autres, qu'il reste seul avec lui-même, il va se produire une atonie de l'intelligence et un manque de curiosité de la Vie.
Enfin, je pense à la mère de cette adolescente, dont il n'est jamais question....
Je vous mets l'adresse pour la pétition lancée contre la lapidation pour ceux que ça intéresse:
http://freesakineh.org/fr
Trés vite, je vous retrouve pour plus de paix et d'amour.
Le texte qui va suivre est difficile à lire.
"En Février 2008, l'honneur d'un père est la cause de la lapidation de sa fille qui avait 14 ans."
Ce père découvre que sa fille voit un homme en cachette et il raconte: " Mon honneur était bafoué. Choisir le silence aurait été pire que la mort. J'ai décidé de tuer ma fille pour me laver de cette honte. Il fallait que je trouve un châtiment à la hauteur de sa faute, ce fut la lapidation.Comme je ne pouvais pas le faire seul, j'ai demandé à un ami de m'aider. Il a accepté, fixé la date et prévenu d'autres personnes. Le jour dit, j'ai forcé ma fille à sortir de la maison, elle était terrifiée. Le long du chemin, je la tenais par la main, j'ai senti qu'elle devinait que quelque chose de terrible l'attendait, même si elle ignorait ce que j'avais décidé. Une fois sur place, je l'ai enterrée en partie et nous avons commençé à lancer des pierres. Elle n'a pas cessé de hurler, de supplier. Je n'avais pas d'autre choix, pour retrouver mon honneur, que de la tuer ainsi."
Aprés un tel récit, le silence s'impose, l'horreur s'installe, le dégoût aussi et il est alors essentiel de poser notre regard vers quelque chose de beau, musique, enfant, fleur, nature....
Que dire? Que nous sommes devant un homme réduit à un état primaire cependant différencié de celui d'un animal parce qu'il a un cerveau qui lui permet de mettre au point cet horreur.
La mort vient éliminer le problême de son champ de vision intérieure, besoin de se laver de cette honte, mais qu'y a-t-il derrière cette honte? ( Dont je parlerais d'ailleurs plus tard) Justement ce qu'il ne désire pas regarder, c'est sa propre honte du non respect de sa propre humanité, enfermé qu'il est dans le Mal, puis demandant à un ami de l'aider, incapable d'aller seul jusqu'au bout de ses actes...
Il est tellement enfermé dans cette honte transposée dans le regard des autres, sans aucun accés à lui-même, que ni les hurlements, ni les supplications de son enfant ne vont venir le déranger tellement l'enfermement est dur, telle une carapace en acier...un bétonnage qui vient le rassurer qu'il a raison...
Encore une fois, qu'a-t-il vécu enfant lui-même? A quoi a t-il assisté?
Il n'y aucun accés à la conscience, le seul accés à celle-ci étant le ressenti, la sensation.
C'est là où, comme je le disais précédemment, seule l'éducation peut venir faire une brêche dans un tel mécanisme grâce à l'analyse et au discernement. Lorsque l'on ne s'occupe pas d'un enfant, qu'on ne communique pas avec lui, qu'il ne lit pas, qu'il ne joue pas avec d'autres, qu'il reste seul avec lui-même, il va se produire une atonie de l'intelligence et un manque de curiosité de la Vie.
Enfin, je pense à la mère de cette adolescente, dont il n'est jamais question....
Je vous mets l'adresse pour la pétition lancée contre la lapidation pour ceux que ça intéresse:
http://freesakineh.org/fr
Trés vite, je vous retrouve pour plus de paix et d'amour.
mercredi 25 août 2010
Marcher en aveugle...
Bonjour, heureuse de vous retrouver ....
Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.
C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.
Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.
Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !
Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...
Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..
Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.
C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.
Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.
Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !
Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...
Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..
lundi 23 août 2010
Eric Fried
"C'est absurde dit la raison
C'est comme c'est dit l'amour
Cest un malheur dit la prophétie,
Ce n'est rien que douleur dit la peur
C'est sans espoir dit la lucidité
C'est comme c'est dit l'amour
C'est ridicule dit la fierté
C'est de la légèreté dit la prudence
C'est impossible dit l'expérience
C'est comme c'est dit l'amour."
C'est comme c'est dit l'amour
Cest un malheur dit la prophétie,
Ce n'est rien que douleur dit la peur
C'est sans espoir dit la lucidité
C'est comme c'est dit l'amour
C'est ridicule dit la fierté
C'est de la légèreté dit la prudence
C'est impossible dit l'expérience
C'est comme c'est dit l'amour."
dimanche 22 août 2010
Les guides précieux de notre vie.
Bonsoir, je reviens vers vous pour quelques lignes...avant de terminer cette belle journée de Dimanche.
N'avez-vous jamais entendu dire: "Tu m'enquiquines avec tes sentiments ! ou bien :Tu es trop compliqué(e)!"
C'est tellement dommage d'entendre cela, c'est comme si être soi ne pouvait plus être reconnu ou entendu...
Pourtant, il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre et l'être humain a oublié que ce sont les sentiments-sensations qui ont toujours guidé les êtres vivants depuis des millions d'années alors que la Raison , le mental n'a un rôle que depuis peu à l'échelle de l'histoire universelle. Les sensations sont les gardiens de notre être, de notre vie, elles sont précieuses car elles sont Don de la vie et nous pouvons constamment observer que sans elles, l'Homme devient méchant et incapable de ressentir ce qu'il inflige aux autres...
Lorsque nous les écoutons, nous voyons tout de suite plus clair dans notre vie, que ce soit au niveau du passé, du présent ou de l'avenir comme dans tout ce qui est bon ou mauvais pour nous. En leur prêtant une oreille attentive, nous pouvons demeurer continuellement sensibles à ce qu'elles ont à nous dire.
Il y a deux sortes de sensations, l'une qui peut être épidermique et superficielle et l'autre beaucoup plus profonde qui, dans ce cas, est à contenu psychologique et émane du psychisme. Cette dernière prend sa source dans la sensibilité qui donne la capacité de vibrer, être touché, s'émouvoir et réagir à ce qui nous atteint physiquement et psychologiquement. C'est elle qui fait le lien entre le monde extérieur et la pensée et elle parvient au cerveau grâce à son support, le système nerveux central qui est comparable à un fluide conducteur porteur de messages et qui se comporte comme une bande enregistreuse depuis notre Conception....
Son rôle fondamental est la connaissance et la réalisation de soi.
Quant à sa place, elle est prépondérante dans le cerveau humain depuis quinze milliards d'années.
Ce soir, c'était un petit cours sur la sensation...avant de reprendre le cours de mon chemin, sachant désormais que c'est elle seule qui va me conduire à mon être profond et que c'est dans ce fond que se trouve la vérité de ma vie...
A trés bientôt
N'avez-vous jamais entendu dire: "Tu m'enquiquines avec tes sentiments ! ou bien :Tu es trop compliqué(e)!"
C'est tellement dommage d'entendre cela, c'est comme si être soi ne pouvait plus être reconnu ou entendu...
Pourtant, il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre et l'être humain a oublié que ce sont les sentiments-sensations qui ont toujours guidé les êtres vivants depuis des millions d'années alors que la Raison , le mental n'a un rôle que depuis peu à l'échelle de l'histoire universelle. Les sensations sont les gardiens de notre être, de notre vie, elles sont précieuses car elles sont Don de la vie et nous pouvons constamment observer que sans elles, l'Homme devient méchant et incapable de ressentir ce qu'il inflige aux autres...
Lorsque nous les écoutons, nous voyons tout de suite plus clair dans notre vie, que ce soit au niveau du passé, du présent ou de l'avenir comme dans tout ce qui est bon ou mauvais pour nous. En leur prêtant une oreille attentive, nous pouvons demeurer continuellement sensibles à ce qu'elles ont à nous dire.
Il y a deux sortes de sensations, l'une qui peut être épidermique et superficielle et l'autre beaucoup plus profonde qui, dans ce cas, est à contenu psychologique et émane du psychisme. Cette dernière prend sa source dans la sensibilité qui donne la capacité de vibrer, être touché, s'émouvoir et réagir à ce qui nous atteint physiquement et psychologiquement. C'est elle qui fait le lien entre le monde extérieur et la pensée et elle parvient au cerveau grâce à son support, le système nerveux central qui est comparable à un fluide conducteur porteur de messages et qui se comporte comme une bande enregistreuse depuis notre Conception....
Son rôle fondamental est la connaissance et la réalisation de soi.
Quant à sa place, elle est prépondérante dans le cerveau humain depuis quinze milliards d'années.
Ce soir, c'était un petit cours sur la sensation...avant de reprendre le cours de mon chemin, sachant désormais que c'est elle seule qui va me conduire à mon être profond et que c'est dans ce fond que se trouve la vérité de ma vie...
A trés bientôt
mercredi 18 août 2010
Femmes lapidées...
Oui, c'est l'actualité d'aujourd'hui....C'est l'horreur, cette exécution par la torture, cette justice d'abattoir...
J'ai envie d'en parler un peu, j'ai surtout envie de parler de ces hommes capables de tels actes et d'essayer de comprendre...comment ils en sont arrivés là, à un tel refoulement de leurs sentiments pour pouvoir être devenus insensibles à ce point.
Que représente la femme adultère pour eux? De quoi ont-ils peur? Que jettent-ils à travers ces jets de pierres sadiques parce que calculées par leur grosseur pour faire le plus souffrir et ne pas tuer tout de suite?
N'est-ce pas la liberté? La Vie? L'Amour?
Afin d'essayer de comprendre, remontons à l'enfance de ces hommes. Dans cette compulsion de répétition de l'inconscient ( j'y reviendrais dans mon blog) assez impitoyable, ils ne font que reproduire ce qu'on leur a fait subir jadis...formés à l'obéissance et qu'aucun sentiment ne va venir ébranler. Nous sommes en Iran, quelles valeurs religieuses leur ont été inculquées par tous les moyens dés le plus jeune âge?
Qu'est-ce qui est refoulé? Sans aucun doute des mauvais traitements, n'ayant connu que la dureté, la violence, l'exercice aveugle du pouvoir quelqu'il soit, et tout ce qui de l'ordre de la tendresse et de la vie a sans doute été méprisé. Lorsque l'on n'a pas le droit petit, d'apprendre à vivre ses sentiments, à les manier,à les comprendre, on va plus tard les redouter comme le diable, ce qui fait que pour ces enfants devenus des hommes, tout ce qui va éveiller une émotion est dangereux, tout ce qui va stimuler l'imagination, tout ce qui est Vie doit être exterminé ! Et ça, ça représente la femme, la Vie, l'Amour, les sentiments, la création ......
Ces hommes ne peuvent pas comprendre, une fois de plus, ce qu'on leur reproche, ils sont assurés de leur légitimité; n'ayant jamais ressenti leurs propres traumatismes, ils ont peur de leur propre liberté et surtout de sa réemergence et préfèrent entretenir leur haine à l'état pur à l'égard de la femme qui est devenu leur exutoire....
Pour moi, seule l'éducation dés le début de la vie pourra changer les choses, les femmes ont un rôle essentiel et ils le savent et j'ai aussi envie de faire confiance à la jeunesse actuelle...
Je me pose aussi la question sur la grossesse des mères de ces hommes barbares et sur la manière dont la naissance s'est déroulée, sujet qui sera abordée dans ce blog un peu plus tard.
Je termine ce message douloureux avec le besoin impératif d'aller me promener doucement dans mon jardin et regarder la vie se faire...avec amour...
J'ai envie d'en parler un peu, j'ai surtout envie de parler de ces hommes capables de tels actes et d'essayer de comprendre...comment ils en sont arrivés là, à un tel refoulement de leurs sentiments pour pouvoir être devenus insensibles à ce point.
Que représente la femme adultère pour eux? De quoi ont-ils peur? Que jettent-ils à travers ces jets de pierres sadiques parce que calculées par leur grosseur pour faire le plus souffrir et ne pas tuer tout de suite?
N'est-ce pas la liberté? La Vie? L'Amour?
Afin d'essayer de comprendre, remontons à l'enfance de ces hommes. Dans cette compulsion de répétition de l'inconscient ( j'y reviendrais dans mon blog) assez impitoyable, ils ne font que reproduire ce qu'on leur a fait subir jadis...formés à l'obéissance et qu'aucun sentiment ne va venir ébranler. Nous sommes en Iran, quelles valeurs religieuses leur ont été inculquées par tous les moyens dés le plus jeune âge?
Qu'est-ce qui est refoulé? Sans aucun doute des mauvais traitements, n'ayant connu que la dureté, la violence, l'exercice aveugle du pouvoir quelqu'il soit, et tout ce qui de l'ordre de la tendresse et de la vie a sans doute été méprisé. Lorsque l'on n'a pas le droit petit, d'apprendre à vivre ses sentiments, à les manier,à les comprendre, on va plus tard les redouter comme le diable, ce qui fait que pour ces enfants devenus des hommes, tout ce qui va éveiller une émotion est dangereux, tout ce qui va stimuler l'imagination, tout ce qui est Vie doit être exterminé ! Et ça, ça représente la femme, la Vie, l'Amour, les sentiments, la création ......
Ces hommes ne peuvent pas comprendre, une fois de plus, ce qu'on leur reproche, ils sont assurés de leur légitimité; n'ayant jamais ressenti leurs propres traumatismes, ils ont peur de leur propre liberté et surtout de sa réemergence et préfèrent entretenir leur haine à l'état pur à l'égard de la femme qui est devenu leur exutoire....
Pour moi, seule l'éducation dés le début de la vie pourra changer les choses, les femmes ont un rôle essentiel et ils le savent et j'ai aussi envie de faire confiance à la jeunesse actuelle...
Je me pose aussi la question sur la grossesse des mères de ces hommes barbares et sur la manière dont la naissance s'est déroulée, sujet qui sera abordée dans ce blog un peu plus tard.
Je termine ce message douloureux avec le besoin impératif d'aller me promener doucement dans mon jardin et regarder la vie se faire...avec amour...
vendredi 13 août 2010
Je poursuis ma quête...
Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous. Prendre son petit déjeuner dehors, bercée par le silence et enveloppée par le soleil levant est une joie immense...
Pourquoi vous ai-je parler de l'écriture? Pourquoi vous ai-je parler des femmes battues?
Tout simplement parce que l'écriture a été ma compagne de toutes ces années, c'est grâce à elle que j'ai pu noter tout ce que je vivais au travers d'analyses et d'expériences diverses, quant aux femmes battues, eh bien parce que je suis passée aussi par la grande violence...
Comme je vous le disais, j'avais rencontré l'amour avec un homme qui était venu bousculer ma vie, à l'époque mon seul désir était de vivre, d'être libre, alors oui, je vais être bousculée et beaucoup plus que je ne pouvais l'imaginer !! Je vais beaucoup aimer mais je vais aussi beaucoup souffrir, je ne me sentais pas "maso"car ma quête était trop forte, trop importante pour prendre cela en considération, j'étais menée par une petite voix intérieure d'une force inouie qui me disait: "Patience, tu vas gagner !" Mais gagner quoi ?
Cette petite voix me conduisait, me poussait à faire ceci ou cela et toujours dans le même sens, dans la même direction. Gagner?...Ca doit être réussir?....Mais quel est ce but à ma souffrance?
Parlons un peu de cet homme qui a des réactions étranges qui me désarçonnent régulièrement, sur un simple déclic que j'ignore totalement, sur un rien, il est capable de se mettre en colère devant des situations qui se répètent régulièrement et me laissent dans une incompréhension totale. J'observe que sa vie est rangée par casiers suivant les nécessités du moment, c'est une véritable technique, il peut en ouvrir un, le refermer, passer à un autre et de cette façon, n'être jamais pris au dépourvu. C'est toujours l'occasion de la nouvelle rencontre et du plaîsir personnel qui prime, le support de son existence apparaissant pour moi comme un dictionnaire ambulant, avec une mémoire faramineuse et une importante culture, vous imaginez le choc avec ma mémoire qui n'en fait qu'à sa tête ! En fin de compte, il s'était bétonné une énorme forteresse de protection indestructible à ses propres mots contre laquelle j'allais venir me blesser, me mutiler d'une certaine façon pendant des années mais qui allait aussi me permettre d'apprendre et de comprendre ce qu'était le Mal.
Derrière ce mur de béton, celui que j'aimais était un homme bon mais profondément désabusé et je percevais en lui un enfant malheureux et nié, non aimé de sa mère et cependant trés gâté....
C'est ainsi qu'au sein de cette relation d'amour, je vais aussi vivre une véritable tourmente émotionnelle, je vais me retrouver oubliée, abandonnée,remplacée, trahie, impuissante, violentée, humiliée et surtout devant affronter la peur à tout moment...Une sensation étrange se vit alors en moi : je souffre beaucoup, c'est un fait, j'ai souvent trés mal mais je vais aussi en même temps utiliser ce mal qui est en face de moi pour le transformer en amour, une capacité d'amour qui va me permettre d'évoluer, de changer et de me sentir exister de plus en plus. On pourrait se demander encore pourquoi est-ce que je supporte tout cela?
A ce moment là de ma vie, je pouvais seulement répondre que la Foi en la vie m'animait, que la compréhension que je percevais de la souffrance de cet homme me donnait le désir de l'aider et surtout, je me trouvais en face de l'âme humaine et de tout ce que je cherchais dans ce que j'avais tant à apprendre et à comprendre...
Donner à l'autre, me sentir heureuse lorsque l'autre est heureux, c'était cette foi qui me donnait alors la force de ma quête et me permettait d'avancer.
C'est ainsi sur cette avancée, dans cette marche en solitaire en direction de ma vie que je vais tout doucement trouver un sens, une direction qui va se préciser comme ça, sans paraître, sans temps, comme quelque chose d'inéluctable, comme le va et vient d'une vague....
Pour aujourd'hui, je m'arrête, à très bientôt pour la suite de ce voyage, je vais enfin pouvoir attacher mon radeau à la rive aprés en avoir pris la barre...
Je vais profiter de ce blog pour mettre des titres de livres pour ceux que cela intéresse.
Pourquoi vous ai-je parler de l'écriture? Pourquoi vous ai-je parler des femmes battues?
Tout simplement parce que l'écriture a été ma compagne de toutes ces années, c'est grâce à elle que j'ai pu noter tout ce que je vivais au travers d'analyses et d'expériences diverses, quant aux femmes battues, eh bien parce que je suis passée aussi par la grande violence...
Comme je vous le disais, j'avais rencontré l'amour avec un homme qui était venu bousculer ma vie, à l'époque mon seul désir était de vivre, d'être libre, alors oui, je vais être bousculée et beaucoup plus que je ne pouvais l'imaginer !! Je vais beaucoup aimer mais je vais aussi beaucoup souffrir, je ne me sentais pas "maso"car ma quête était trop forte, trop importante pour prendre cela en considération, j'étais menée par une petite voix intérieure d'une force inouie qui me disait: "Patience, tu vas gagner !" Mais gagner quoi ?
Cette petite voix me conduisait, me poussait à faire ceci ou cela et toujours dans le même sens, dans la même direction. Gagner?...Ca doit être réussir?....Mais quel est ce but à ma souffrance?
Parlons un peu de cet homme qui a des réactions étranges qui me désarçonnent régulièrement, sur un simple déclic que j'ignore totalement, sur un rien, il est capable de se mettre en colère devant des situations qui se répètent régulièrement et me laissent dans une incompréhension totale. J'observe que sa vie est rangée par casiers suivant les nécessités du moment, c'est une véritable technique, il peut en ouvrir un, le refermer, passer à un autre et de cette façon, n'être jamais pris au dépourvu. C'est toujours l'occasion de la nouvelle rencontre et du plaîsir personnel qui prime, le support de son existence apparaissant pour moi comme un dictionnaire ambulant, avec une mémoire faramineuse et une importante culture, vous imaginez le choc avec ma mémoire qui n'en fait qu'à sa tête ! En fin de compte, il s'était bétonné une énorme forteresse de protection indestructible à ses propres mots contre laquelle j'allais venir me blesser, me mutiler d'une certaine façon pendant des années mais qui allait aussi me permettre d'apprendre et de comprendre ce qu'était le Mal.
Derrière ce mur de béton, celui que j'aimais était un homme bon mais profondément désabusé et je percevais en lui un enfant malheureux et nié, non aimé de sa mère et cependant trés gâté....
C'est ainsi qu'au sein de cette relation d'amour, je vais aussi vivre une véritable tourmente émotionnelle, je vais me retrouver oubliée, abandonnée,remplacée, trahie, impuissante, violentée, humiliée et surtout devant affronter la peur à tout moment...Une sensation étrange se vit alors en moi : je souffre beaucoup, c'est un fait, j'ai souvent trés mal mais je vais aussi en même temps utiliser ce mal qui est en face de moi pour le transformer en amour, une capacité d'amour qui va me permettre d'évoluer, de changer et de me sentir exister de plus en plus. On pourrait se demander encore pourquoi est-ce que je supporte tout cela?
A ce moment là de ma vie, je pouvais seulement répondre que la Foi en la vie m'animait, que la compréhension que je percevais de la souffrance de cet homme me donnait le désir de l'aider et surtout, je me trouvais en face de l'âme humaine et de tout ce que je cherchais dans ce que j'avais tant à apprendre et à comprendre...
Donner à l'autre, me sentir heureuse lorsque l'autre est heureux, c'était cette foi qui me donnait alors la force de ma quête et me permettait d'avancer.
C'est ainsi sur cette avancée, dans cette marche en solitaire en direction de ma vie que je vais tout doucement trouver un sens, une direction qui va se préciser comme ça, sans paraître, sans temps, comme quelque chose d'inéluctable, comme le va et vient d'une vague....
Pour aujourd'hui, je m'arrête, à très bientôt pour la suite de ce voyage, je vais enfin pouvoir attacher mon radeau à la rive aprés en avoir pris la barre...
Je vais profiter de ce blog pour mettre des titres de livres pour ceux que cela intéresse.
lundi 26 juillet 2010
Je vais apprendre...
Je vais apprendre la Vie, je vais surtout apprendre à vivre différemment, je vais devoir affronter le Mal, je vais faire face à la grande solitude, vous savez, cette énorme bulle dans laquelle on a le sentiment de se noyer, aspiré par le fond et puis un jour, doucement, on finit par s'en faire une amie.
Je vais apprendre à lâcher-prise en me laissant conduire en voiture en tant que voyageur dans la confiance du conducteur et du ronronnement de la voiture, à travers ces instants où tout bouge et passe autour de soi alors que nous sommes là, immobile et sans bouger, instants, moments où tout peut émerger des profondeurs de soi et venir nous surprendre....
Je vais aussi apprendre à me détacher des objets et des choses me rendant très vite compte que cela ouvre mon coeur au grand jour en le libérant.
Je vais rencontrer la passion, une passion qui vous dévore et vous fait agir malgré vous comme une porte que l'on veut enfoncer à tout prix, un passage que l'on veut absolument forcer, un véritable défi à l'existence personnelle, alors qu'il s'agit de répondre absolument à ce qui monte en soi de si fort, d'insurmontable presque, puissant, qui va trop vite , excite et peut gâcher bien souvent la vie...C'est alors une énergie d'une telle puissance...
Je vais apprendre à dire "je t'aime" , eh oui, il faut du courage la première fois pour oser le dire alors qu'on ne vous l'a jamais dit...
Apprendre à oser dire Non sans peur de me sentir rejetée, apprendre tout simplement à se respecter.
Le pardon devient facile lorsque le coeur est ouvert à l'amour et à la compréhension de ce que vit l'autre, souvent enfermé dans sa souffrance, son ressentiment ou même sa haine...et alors bien souvent inconscient du mal qu'il fait.
Les années vont passer et je vais ainsi reconstruire, recréer ma vie comme aprés un déluge ou une guerre, car avant ma première rencontre, je n'en ai pas parlé mais j'avais du traverser un véritable anéantissement
Ce fut la chance de ma vie pour redevenir Vivante.
Avant de vous quitter pour aujourd'hui, je vous propose de penser très fort intimement à ce mot Amour, entendez-vous le dire en laissant votre mental de côté, et vous observerez peut-être que tout peut basculer en quelques secondes: envahi alors par le calme, le détachement, éloigné des émotions primaires, une sécurité arrive du plus profond de nous-même, là où se mêlent paix, confiance, sensation merveilleuse de plénitude intérieure....
A trés bientôt....
Je vais apprendre à lâcher-prise en me laissant conduire en voiture en tant que voyageur dans la confiance du conducteur et du ronronnement de la voiture, à travers ces instants où tout bouge et passe autour de soi alors que nous sommes là, immobile et sans bouger, instants, moments où tout peut émerger des profondeurs de soi et venir nous surprendre....
Je vais aussi apprendre à me détacher des objets et des choses me rendant très vite compte que cela ouvre mon coeur au grand jour en le libérant.
Je vais rencontrer la passion, une passion qui vous dévore et vous fait agir malgré vous comme une porte que l'on veut enfoncer à tout prix, un passage que l'on veut absolument forcer, un véritable défi à l'existence personnelle, alors qu'il s'agit de répondre absolument à ce qui monte en soi de si fort, d'insurmontable presque, puissant, qui va trop vite , excite et peut gâcher bien souvent la vie...C'est alors une énergie d'une telle puissance...
Je vais apprendre à dire "je t'aime" , eh oui, il faut du courage la première fois pour oser le dire alors qu'on ne vous l'a jamais dit...
Apprendre à oser dire Non sans peur de me sentir rejetée, apprendre tout simplement à se respecter.
Le pardon devient facile lorsque le coeur est ouvert à l'amour et à la compréhension de ce que vit l'autre, souvent enfermé dans sa souffrance, son ressentiment ou même sa haine...et alors bien souvent inconscient du mal qu'il fait.
Les années vont passer et je vais ainsi reconstruire, recréer ma vie comme aprés un déluge ou une guerre, car avant ma première rencontre, je n'en ai pas parlé mais j'avais du traverser un véritable anéantissement
Ce fut la chance de ma vie pour redevenir Vivante.
Avant de vous quitter pour aujourd'hui, je vous propose de penser très fort intimement à ce mot Amour, entendez-vous le dire en laissant votre mental de côté, et vous observerez peut-être que tout peut basculer en quelques secondes: envahi alors par le calme, le détachement, éloigné des émotions primaires, une sécurité arrive du plus profond de nous-même, là où se mêlent paix, confiance, sensation merveilleuse de plénitude intérieure....
A trés bientôt....
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mercredi 21 juillet 2010
L'Amour vient à moi....
Un homme passe alors dans ma vie...
Un flash, une apparition, un impact qui marque votre chair en une seconde comme quelque chose d'inévitable, ce sentiment étrange d'être aimantée....
A ce moment là de ma vie, je vais foncer dans une quête démesurée, une quête des émotions humaines, une quête d'absolu dans mon esprit et dans mon corps, une recherche de Vérité, un chemin sans limite qui va venir s'ouvrir à moi tel un océan sur lequel je vais naviguer pendant des années, naviguer sur un radeau symbolique auquel je vais me cramponner jusqu'au jour où je vais pouvoir enfin tenir la barre de mon navire pour accoster sur la terre ferme et ensuite traverser le désert à la recherche de ma terre promise...
C'est donc ainsi que je vais me perdre d'une certaine manière, affronter, traverser les émotions humaines en moi et en face de moi, défrichant et labourant la belle terre dont j'étais pétrie sans le savoir.
Cette terre qui est mienne, je vais la défricher avec rigueur, rang aprés rang, je vais l'enrichir, la pétrir, la retourner, la labourer et puis récolter...Je vais me rencontrer moi-même...
Mon seul moteur va être l'amour, l'amour tout d'abord pour cet homme, un amour qui va se révéler ensuite transformateur grâce à la confiance et à la patience. En effet, je vais donner tout l'amour dont je suis alors capable et grâce à cette relation, je vais aussi avoir accès à mes sensations internes profondes de même que toute une connaissance basée sur l'observation et l'expérience.
Je suis alors dans une quête d'autonomie et de liberté intérieure et la vie vient m'offrir ce qui est nécessaire pour cela, je suis installée dans un véritable système de recherche de moi-même.
A l'écoute constante de mon corps suit une réflexion entre vécus intérieur et extérieur, en quelque sorte, je faisais un pas dehors, je revenais dedans pour le goûter, le discerner et je refaisais un pas dehors, tout cela dans un va et vient constant qui régulait de façon assez parfaite mon équilibre, mon énergie de vie.
J'ouvre mon coeur à la Vie et je sens une force infinie monter en moi.
Un flash, une apparition, un impact qui marque votre chair en une seconde comme quelque chose d'inévitable, ce sentiment étrange d'être aimantée....
A ce moment là de ma vie, je vais foncer dans une quête démesurée, une quête des émotions humaines, une quête d'absolu dans mon esprit et dans mon corps, une recherche de Vérité, un chemin sans limite qui va venir s'ouvrir à moi tel un océan sur lequel je vais naviguer pendant des années, naviguer sur un radeau symbolique auquel je vais me cramponner jusqu'au jour où je vais pouvoir enfin tenir la barre de mon navire pour accoster sur la terre ferme et ensuite traverser le désert à la recherche de ma terre promise...
C'est donc ainsi que je vais me perdre d'une certaine manière, affronter, traverser les émotions humaines en moi et en face de moi, défrichant et labourant la belle terre dont j'étais pétrie sans le savoir.
Cette terre qui est mienne, je vais la défricher avec rigueur, rang aprés rang, je vais l'enrichir, la pétrir, la retourner, la labourer et puis récolter...Je vais me rencontrer moi-même...
Mon seul moteur va être l'amour, l'amour tout d'abord pour cet homme, un amour qui va se révéler ensuite transformateur grâce à la confiance et à la patience. En effet, je vais donner tout l'amour dont je suis alors capable et grâce à cette relation, je vais aussi avoir accès à mes sensations internes profondes de même que toute une connaissance basée sur l'observation et l'expérience.
Je suis alors dans une quête d'autonomie et de liberté intérieure et la vie vient m'offrir ce qui est nécessaire pour cela, je suis installée dans un véritable système de recherche de moi-même.
A l'écoute constante de mon corps suit une réflexion entre vécus intérieur et extérieur, en quelque sorte, je faisais un pas dehors, je revenais dedans pour le goûter, le discerner et je refaisais un pas dehors, tout cela dans un va et vient constant qui régulait de façon assez parfaite mon équilibre, mon énergie de vie.
J'ouvre mon coeur à la Vie et je sens une force infinie monter en moi.
mardi 13 juillet 2010
Les mères porteuses...
Avant de vous retrouver sur mon chemin personnel, j'ai eu l'occasion cette semaine de regarder un reportage sur les "mères porteuses" en Inde...
Des couples d'américains particulièrement sollicitent ces femmes qui acceptent de jouer ce rôle par manque d'argent pour nourrir leur famille ou encore acheter une petite maison.
Nous sommes devant une fécondation in vitro, suivie de neuf mois de gestation pendant lesquels la mère porteuse dit bien ne pas tenir compte du bébé afin de ne pas s'attacher à lui.
Je vais à nouveau poser la question: où est l'amour? Où est cette force de vie maternelle dont il a tant besoin?
Lorsque l'on connaît l'impact de l'empreinte dés la conception d'un enfant, lorsque l'on sait que le système nerveux de tout être humain se structure autour de l'oreille dés le quatrième mois in-utero, l'ouie étant alors développée, cela signifie que peut venir s'impressionner en tant que corps vivant, corps sonore et de manière progressive tout Son se propageant alors par l'intermédiaire du milieu intra-liquidien. ( L'eau étant support de mémoire)
Autrement dit, le foetus va recevoir toutes sortes de fréquences vibratoires sonores qui vont venir le traverser pouvant ainsi s'impressionner sur son système nerveux et psychique pour être ensuite conservées en mémoire au sein même de son essence. Qui dit essence dit sensation.
On peut constater l'importance de l'environnement immédiat de toute grossesse sans parler du schéma familial psychologique de la mère porteuse et des vibrations que ce foetus va percevoir d'elle. Ce lien, pour moi, sera à jamais indélibile et cette activité vibratoire perçue in utero deviendra la base même de la sensation et la source future pour sa vie de joie ou de souffrance, car il ne peut, bien sûr, se soustraire à cette empreinte.
La vie est là, plus forte que tout et lorsqu'une femme ne peut avoir d'enfant, ne doit-elle pas trouvé un sens à cela? Ne doit-elle pas chercher à comprendre, n'a t-elle pas à donner un autre sens à sa vie? Ne peut-elle pas adopter ou encore se mettre au service de la vie en créant d'une autre manière? Pourquoi cet égoïsme à tout prix et grâce à l'argent au détriment d'un petit être conçu sans amour qui aura sans doute plus tard beaucoup de mal à trouver sa force de vie?
La vie peut se réussir de tant d'autres manières différentes...
Des couples d'américains particulièrement sollicitent ces femmes qui acceptent de jouer ce rôle par manque d'argent pour nourrir leur famille ou encore acheter une petite maison.
Nous sommes devant une fécondation in vitro, suivie de neuf mois de gestation pendant lesquels la mère porteuse dit bien ne pas tenir compte du bébé afin de ne pas s'attacher à lui.
Je vais à nouveau poser la question: où est l'amour? Où est cette force de vie maternelle dont il a tant besoin?
Lorsque l'on connaît l'impact de l'empreinte dés la conception d'un enfant, lorsque l'on sait que le système nerveux de tout être humain se structure autour de l'oreille dés le quatrième mois in-utero, l'ouie étant alors développée, cela signifie que peut venir s'impressionner en tant que corps vivant, corps sonore et de manière progressive tout Son se propageant alors par l'intermédiaire du milieu intra-liquidien. ( L'eau étant support de mémoire)
Autrement dit, le foetus va recevoir toutes sortes de fréquences vibratoires sonores qui vont venir le traverser pouvant ainsi s'impressionner sur son système nerveux et psychique pour être ensuite conservées en mémoire au sein même de son essence. Qui dit essence dit sensation.
On peut constater l'importance de l'environnement immédiat de toute grossesse sans parler du schéma familial psychologique de la mère porteuse et des vibrations que ce foetus va percevoir d'elle. Ce lien, pour moi, sera à jamais indélibile et cette activité vibratoire perçue in utero deviendra la base même de la sensation et la source future pour sa vie de joie ou de souffrance, car il ne peut, bien sûr, se soustraire à cette empreinte.
La vie est là, plus forte que tout et lorsqu'une femme ne peut avoir d'enfant, ne doit-elle pas trouvé un sens à cela? Ne doit-elle pas chercher à comprendre, n'a t-elle pas à donner un autre sens à sa vie? Ne peut-elle pas adopter ou encore se mettre au service de la vie en créant d'une autre manière? Pourquoi cet égoïsme à tout prix et grâce à l'argent au détriment d'un petit être conçu sans amour qui aura sans doute plus tard beaucoup de mal à trouver sa force de vie?
La vie peut se réussir de tant d'autres manières différentes...
jeudi 8 juillet 2010
Cet amour qui nous transporte...
Oui, c'est vrai, j'ai envie de rebondir sur ces mots que je viens d'utiliser précédemment, ce fluide magnifique qu'est l'amour et sans lequel la vie n'aurait aucune saveur.
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
mardi 6 juillet 2010
Rencontre avec moi-même
Bonjour, me revoilà!
Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager comment je suis "tombée" pour la première fois en moi-même, en mon centre, dans des profondeurs qui vont venir bousculer ma vie et me mettre sur ce chemin dont je parlais plus haut.
Je cherchais une formation à suivre et mon souhait étant d'aider un jour les autres, c'est ainsi que je m'inscrivis à une session d'une semaine auprés d'un organisme en relations humaines.
Ce stage avait lieu dans une maison d'accueil de religieuses comme il y en a beaucoup maintenant, à une centaine de kms de chez moi, et comme l'idée d'être hébergée sur place m'effrayait un peu , je décidais de faire le trajet chaque jour.
Me voici dans un groupe de seize personnes et comme tout le monde, je dus me présenter, quelle angoisse!...Celle de l'école qui revenait....Mon attention fut retenue par deux personnages, tout d'abord un homme jeune, conseiller d'entreprise, qui disait avoir une femme, une maison, une belle voiture et ne pas être heureux...Puis une femme, d'âge moyen qui, elle, était professeur d'histoire et de géographie.
Bloc de papier, crayons, nous commençons à travailler. Travail sur une sensation qui nous est propre...Aie ! Aie ! Je n'avais pas prévu cela, le néant, je venais chercher un outil pour aider les autres et je me retrouvais face à moi-même , devant mon propre miroir...
Une petite voix me dit alors: "On t'a toujours dit que tu étais triste" Est-ce une sensation? Bien sûr, alors au boulot et sur le papier!
Comment vous expliquer?
C'était comme si je descendais dans un trou et au fur et à mesure de la descente, je ressentais ce que je vivais, c'était tout un contenu, oui, je venais en effet d'avoir accés à toute une souffrance enfouie de mon enfance et cela libéra immédiatement en moi un espace où je réalisais en conscience que je transposais cette souffrance sur les autres au lieu de m'occuper de la mienne. En un mot, j'étais à côté de la plaque , je venais de vivre un retour sur moi de toute beauté!
A la fin de cette première journée, je me souviendrais toujours de ce retour dans ma petite voiture qui dansait sur la route, j'avais mis du Mozart et je me sentais si légère !!!!!
Pour en revenir aux deux personnes qui m'avaient marquée à l'arrivée, cette femme professeur mit quatre jours à ne rien écrire sur sa feuille, elle bloquait littéralement et ne ressentait rien ou ne se laissait rien ressentir et ce quatrième jour, elle se mit simplement à pleurer, elle acceptait sans doute de lâcher un tout petit peu ce qu'elle maîtrisait tant de sa vie. Quant à l'homme jeune, j'assistais à une véritable naissance alors que nous étions au bilan du dernier jour, il se mit tout à coup à pleurer en hurlant: "J'existe!"Je me souviendrais toujours de cet homme qui avait découvert le vivant en lui, c'était si beau!
C'est donc ainsi que je venais de répondre à cette petite voix au fond de moi dont je vous parlais précédemment à la lecture de ce livre, je venais durant ces huit jours d'aller au fond, j'avais découvert la tristesse, l'impuissance, la fragilité d'une toute petite fille qui faisait désormais partie intégrante de ma personne, j'avais aussi découvert la joie, la paix et une si belle énergie d'amour, un fluide merveilleux qui nous transporte, plus question désormais d'échapper à la réalité de ma propre vie, plus question d'illusion ou de mensonge avec moi-même.
Au sein de nombreux stages, je vais ainsi cheminer, m'ancrant peu à peu dans une solidité intérieure qui allait me permettre de m'ouvrir paisiblement aux autres.
Je m'arrête pour aujourd'hui, à bientôt.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager comment je suis "tombée" pour la première fois en moi-même, en mon centre, dans des profondeurs qui vont venir bousculer ma vie et me mettre sur ce chemin dont je parlais plus haut.
Je cherchais une formation à suivre et mon souhait étant d'aider un jour les autres, c'est ainsi que je m'inscrivis à une session d'une semaine auprés d'un organisme en relations humaines.
Ce stage avait lieu dans une maison d'accueil de religieuses comme il y en a beaucoup maintenant, à une centaine de kms de chez moi, et comme l'idée d'être hébergée sur place m'effrayait un peu , je décidais de faire le trajet chaque jour.
Me voici dans un groupe de seize personnes et comme tout le monde, je dus me présenter, quelle angoisse!...Celle de l'école qui revenait....Mon attention fut retenue par deux personnages, tout d'abord un homme jeune, conseiller d'entreprise, qui disait avoir une femme, une maison, une belle voiture et ne pas être heureux...Puis une femme, d'âge moyen qui, elle, était professeur d'histoire et de géographie.
Bloc de papier, crayons, nous commençons à travailler. Travail sur une sensation qui nous est propre...Aie ! Aie ! Je n'avais pas prévu cela, le néant, je venais chercher un outil pour aider les autres et je me retrouvais face à moi-même , devant mon propre miroir...
Une petite voix me dit alors: "On t'a toujours dit que tu étais triste" Est-ce une sensation? Bien sûr, alors au boulot et sur le papier!
Comment vous expliquer?
C'était comme si je descendais dans un trou et au fur et à mesure de la descente, je ressentais ce que je vivais, c'était tout un contenu, oui, je venais en effet d'avoir accés à toute une souffrance enfouie de mon enfance et cela libéra immédiatement en moi un espace où je réalisais en conscience que je transposais cette souffrance sur les autres au lieu de m'occuper de la mienne. En un mot, j'étais à côté de la plaque , je venais de vivre un retour sur moi de toute beauté!
A la fin de cette première journée, je me souviendrais toujours de ce retour dans ma petite voiture qui dansait sur la route, j'avais mis du Mozart et je me sentais si légère !!!!!
Pour en revenir aux deux personnes qui m'avaient marquée à l'arrivée, cette femme professeur mit quatre jours à ne rien écrire sur sa feuille, elle bloquait littéralement et ne ressentait rien ou ne se laissait rien ressentir et ce quatrième jour, elle se mit simplement à pleurer, elle acceptait sans doute de lâcher un tout petit peu ce qu'elle maîtrisait tant de sa vie. Quant à l'homme jeune, j'assistais à une véritable naissance alors que nous étions au bilan du dernier jour, il se mit tout à coup à pleurer en hurlant: "J'existe!"Je me souviendrais toujours de cet homme qui avait découvert le vivant en lui, c'était si beau!
C'est donc ainsi que je venais de répondre à cette petite voix au fond de moi dont je vous parlais précédemment à la lecture de ce livre, je venais durant ces huit jours d'aller au fond, j'avais découvert la tristesse, l'impuissance, la fragilité d'une toute petite fille qui faisait désormais partie intégrante de ma personne, j'avais aussi découvert la joie, la paix et une si belle énergie d'amour, un fluide merveilleux qui nous transporte, plus question désormais d'échapper à la réalité de ma propre vie, plus question d'illusion ou de mensonge avec moi-même.
Au sein de nombreux stages, je vais ainsi cheminer, m'ancrant peu à peu dans une solidité intérieure qui allait me permettre de m'ouvrir paisiblement aux autres.
Je m'arrête pour aujourd'hui, à bientôt.
samedi 3 juillet 2010
C'est quoi, l'Etre?
Je viens de parler de l'adolescent qui s'enferme dans le silence, qui ne peut exprimer ce qu'il ressent et qui en souffre profondément. Précédemment, je parlais de l'envie que j'avais d'aller chercher ce que je sentais "beau tout au fond de moi.".. et qui paraissait aussi enfermé, mais de quoi s'agit-il ?
Il s'agit de notre Etre, notre Etre profond, celui sur lequel la vie se referme si nous ne pouvons exprimer ce que nous ressentons. En effet, son seul accés est la Sensation qui est la seule à nous conduire dans ce tréfonds de nous-même là où se trouve le noyau de notre personnalité, la racine en nous de tout ce qui est positif, là où se trouvent la paix, l'harmonie, nos potentialités et aspirations tout comme nos certitudes et évidences qui donnent sens à notre existence.
C'est en ce lieu que règnent l'ordre et l'amour, substance fondamentale de la vie d'où tout se déploie, en ce lieu que peuvent s'expérimenter les joies les plus fondamentales de l'existence.
Coupé de cette écoute intérieure et de son accomplissement dynamique, nous ne pouvons que nous retrouver désorienté, soumis à notre environnement, ne sachant pas qui l'on Est, sans personnalité, sans références personnelles, dans un sentiment d'inexistence avec du vide intérieur.
Il n'y a en effet plus d'accés à la source de vie et à son évolution.
Cette notion d'Etre se retrouve dans beaucoup d'anthropologies, elle va se nommer âme chez les chrétiens, hara chez les orientaux, moi profond chez Carl Rogers, l'Etre chez Maslow, Durckeim, Erich Fromm, etc.
C'est parce qu'il ignore bien souvent qui il Est, aspiré par le vide, sans solution à sa portée, qu'un ado va chercher à se suicider et que de façon générale, l'Homme ne s'aime pas!Il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre...
Il s'agit de notre Etre, notre Etre profond, celui sur lequel la vie se referme si nous ne pouvons exprimer ce que nous ressentons. En effet, son seul accés est la Sensation qui est la seule à nous conduire dans ce tréfonds de nous-même là où se trouve le noyau de notre personnalité, la racine en nous de tout ce qui est positif, là où se trouvent la paix, l'harmonie, nos potentialités et aspirations tout comme nos certitudes et évidences qui donnent sens à notre existence.
C'est en ce lieu que règnent l'ordre et l'amour, substance fondamentale de la vie d'où tout se déploie, en ce lieu que peuvent s'expérimenter les joies les plus fondamentales de l'existence.
Coupé de cette écoute intérieure et de son accomplissement dynamique, nous ne pouvons que nous retrouver désorienté, soumis à notre environnement, ne sachant pas qui l'on Est, sans personnalité, sans références personnelles, dans un sentiment d'inexistence avec du vide intérieur.
Il n'y a en effet plus d'accés à la source de vie et à son évolution.
Cette notion d'Etre se retrouve dans beaucoup d'anthropologies, elle va se nommer âme chez les chrétiens, hara chez les orientaux, moi profond chez Carl Rogers, l'Etre chez Maslow, Durckeim, Erich Fromm, etc.
C'est parce qu'il ignore bien souvent qui il Est, aspiré par le vide, sans solution à sa portée, qu'un ado va chercher à se suicider et que de façon générale, l'Homme ne s'aime pas!Il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre...
mardi 29 juin 2010
Les ados et le suicide...Ados en détresse...
Ce matin, en lisant dans la presse cette dramatique série dans l'Aude de collégiens qui ont cherché à se suicider, j'ai senti une urgence à parler de ce sujet.
Les adultes se demandent tous :"pourquoi?"
Mais parce qu'ils ont mal de vivre, bien sûr, ils ont mal de souffrir et le suicide est la seule solution qui se présente à eux pour appeler ou pour en terminer...En finir avec ce sentiment d'abandon qui rend la vie insupportable.
Un adolescent est trés fragile et il est à un âge où l'on espère, où l'on vibre, où l'on rêve de la vie, où l'on a envie de vivre en harmonie avec ses propres valeurs seulement si la vie est désespérante, sans espoir d'amélioration, il ne va pas trouver sa place.
La relation d'amour est essentielle à son Devenir.
L'adolescent a besoin d'un adulte qui croit en lui, un adulte qui lui dise: "Je crois en toi, va chercher la réponse au-dedans de toi, trouve ce qui t'habite et je vais t'aider à le faire".
Un adolescent a besoin de se sentir important pour quelqu'un, c'est là que s'enracine son désir de vivre et devenir et il a besoin d'une communication vivante basée sur l'écoute et la parole.
S'il n'a personne à qui se confier pour l'écouter ou le croire, il va s'enfermer dans le silence et là arrive le danger.
Beaucoup d'ados ne savent comment parler de ce qu'ils ressentent ou n'osent pas dire ce qu'ils vivent et les écouter implique une ouverture à ce qu'ils sont, tant dans les aspects qui nous ressemblent que dans ceux qui nous sont étrangers...
Quiconque se sent accepté parvient à exprimer ce qu'il Est et pourra aborder la vie avec confiance.
Il est essentiel de montrer à un adolescent qu'on l'aime et qu'on lui témoigne que la Vie est belle !
Les adultes se demandent tous :"pourquoi?"
Mais parce qu'ils ont mal de vivre, bien sûr, ils ont mal de souffrir et le suicide est la seule solution qui se présente à eux pour appeler ou pour en terminer...En finir avec ce sentiment d'abandon qui rend la vie insupportable.
Un adolescent est trés fragile et il est à un âge où l'on espère, où l'on vibre, où l'on rêve de la vie, où l'on a envie de vivre en harmonie avec ses propres valeurs seulement si la vie est désespérante, sans espoir d'amélioration, il ne va pas trouver sa place.
La relation d'amour est essentielle à son Devenir.
L'adolescent a besoin d'un adulte qui croit en lui, un adulte qui lui dise: "Je crois en toi, va chercher la réponse au-dedans de toi, trouve ce qui t'habite et je vais t'aider à le faire".
Un adolescent a besoin de se sentir important pour quelqu'un, c'est là que s'enracine son désir de vivre et devenir et il a besoin d'une communication vivante basée sur l'écoute et la parole.
S'il n'a personne à qui se confier pour l'écouter ou le croire, il va s'enfermer dans le silence et là arrive le danger.
Beaucoup d'ados ne savent comment parler de ce qu'ils ressentent ou n'osent pas dire ce qu'ils vivent et les écouter implique une ouverture à ce qu'ils sont, tant dans les aspects qui nous ressemblent que dans ceux qui nous sont étrangers...
Quiconque se sent accepté parvient à exprimer ce qu'il Est et pourra aborder la vie avec confiance.
Il est essentiel de montrer à un adolescent qu'on l'aime et qu'on lui témoigne que la Vie est belle !
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