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mercredi 25 août 2010

Marcher en aveugle...

Bonjour, heureuse de vous retrouver ....

Vous savez que marcher en aveugle est un trés bon jeu pour les enfants car c'est un excellent moyen de développer leur confiance intérieure.
Pour moi , c'est cela suivre un chemin initiatique, c'est suivre ce parcours en aveugle dans les ténèbres au sein de la matière, obéissant au coeur et à l'intuition et développant confiance et foi en cette vie qui est la nôtre, ignorant tout de là où elle nous conduit, en se laissant simplement porté(e) par elle.
Et lorsque je parle de foi, je ne parle pas de foi intellectuelle, bien sûr, mais de foi puisée avec le temps dans la matière, dans l'expérience de vie, dans l'épreuve de l'amour, dans la prière "acceptation", prière qui vient renforcer tranquillement ce qui est juste et bon pour nous tout simplement dans ce qui nous appartient. Il n'est plus question de résignation.

C'est ainsi que j'allais devenir peu à peu une nomade qui se contentait de marcher devant elle au contact de cette matière, descendant peu à peu en moi tout en traversant les couches émotionnelles telles des strates qui se soulevaient les unes aprés les autres, m'allégeant et me permettant de découvrir ce don de la vie et cette beauté éclatante qui nous entourent...
C'était comme le va et vient d'une balançoire, on aurait dit un transformateur d'énergie, un véritable travail de transmutation, c'était comme une machine capable de capter, réceptionner des sons primaires ( peurs) et de les transformer en une superbe musique harmonieuse.
Seul l'Amour est le moteur de cette machine universelle.

Lorsque les situations ou les évènements venaient à moi au fur et à mesure, c'étaient souvent comme des paquets qui venaient me déstabiliser momentanément et me faire perdre pied ( angoisses, colères, non-dits, etc...), je me laissais alors vivre l'expérience, toujours un peu douloureuse au départ, j'en conviens, mais immédiatement délivrante à la manière d'un enfantement qui se répétait, se répétait...C'était de moi-même que j'enfantais, c'était un enfantement qui me rendait vivante comme je vous l'ai déjà dit et de plus en plus en vie. ( Je vibrais de l'intérieur, quelles sensations nouvelles pour quelqu'un que la non-existence et la souffrance avaient tétanisée, anesthésiée...)
Avant de vous parler de ces sensations internes dans lesquelles je descendais, je veux aussi dire que je n'ai jamais eu peur car derrière ou au fond comme vous voulez, se trouvait une vie, une lumière qui me donnait constamment le désir de m'élever.

Je vous propose une image:
Ce monde intérieur, imaginez le comme un énorme ballon de baudruche situé dans votre abdomen; rempli d'air pur mais aussi d'air vicié, enfermé, retenu depuis longtemps parfois, un ballon bourré d'émotions de toutes sortes, négatives et positives et imaginez le bien-être que cela peut faire lorsque vous laissez partir l'air vicié et que celui-ci laisse la place à l'air pur !
C'est exactement la même chose, on respire de mieux en mieux au lieu d'étouffer de plus en plus !

Cet air pur, cette respiration nouvelle, cette manifestation de vie en nous se fait plus ou moins forte ou douce tels des spasmes, c'est une force de vie qui se réveille, qui nous donne l'envie "d'ouvrir une porte, de forcer un passage... "( Comme un enfant qui vient au monde dans son désir de vivre)
C'est un chemin vers la liberté qui se fait par vagues, par paliers, c'est comme les strates d'un quartz qui se soulèvent les unes aprés les autres pour ensuite doucement se détacher jusqu'à un feu d'artifice, des lumières qui éclatent de partout, une sorte d'embrasement, des petits points qui se rejoignent pour faire un Tout.
Feu d'artifice au centre de la conscience, sorte de reliance, visualisation globale et totale du mal-être de toujours, fonctionnement en dysharmonie, désordre...

Voilà pour aujourd'hui, la suite pour trés bientôt..

mardi 17 août 2010

L'appel...

Me voilà à nouveau...
Je vous disais que je venais d'attacher mon radeau à la rive, ce qui veut dire que je prenais enfin conscience de quel trou noir je sortais, un océan sans limite fait d'angoisse et de confiance à la fois et sur lequel je naviguais, flottais plus exactement, maîtrisant seulement ce qui était prioritaire et vital pour moi, c'est à dire du domaine de la survie. Il y avait en moi comme de grosses vagues aprés tout un nettoyage...Dans cette bataille de chaque jour, je continuais de faire le tri de tout ce qui ne me convenait plus, je ne vous ai peut-être pas dit que je m'étais retrouvée seule, abandonnée, avec deux enfants et sans travail, je perdais mes amis d'alors, ils s'éloignaient par gêne ou par peur, ou encore je les quittais parce que je n'avais plus rien à leur dire, monde trop superficiel, discussions stériles, jugements continuels....

C'est comme cela qu'un jour à cette époque, je me suis posée une question existencielle:
"Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que la nature est si belle?"
Drôle de question, non?

Et c'est quoi une quête? Cette quête démesurée que je ressentais, était-ce une quête d'absolu? En regardant de plus prés le sens de ce mot, nous trouvons l'action de chercher, d'aller à l'essentiel, d'y mettre toute son âme...
Oui, pour moi, c'était ça, comme un défi à la vérité mais la vérité de quoi? Je trouvais alors comme réponse celle du Bien et du Mal.
C'était comme un défi que me lançait Dieu, toute mon énergie me poussait à ce défi, c'était exactement comme celle d'une plante qui a à pousser, et ce chemin de vérité n'était pas des plus facile...

Je savais intimement que je pouvais réussir et que pour cela seul l'amour était mon moteur, je vais donc continuellement obéir à mon coeur et seule l'intuition va me guider particulièrement dans mes comportements et attitudes face à cet amour difficile et destructeur d'une certaine façon.
Cet amour que je vis conjugué à la souffrance va peu à peu transformer mon âme, me permettant doucement de rejoindre un amour divin ou universel comme vous voulez qui va résonner avec tout ce qui m'entoure, être humain, plante, animal dans le plus profond respect.
Oui, j'avais besoin d'être capable d'aimer ainsi cet homme, oui, j'avais besoin de côtoyer à nouveau la violence verbale et physique si effrayante et douloureuse, j'avais besoin de me retrouver seule, trahie, humiliée, violentée afin de Redevenir totalement Vivante et surtout consciente de cette petite fille  qui avait tout oublié de ce qu'elle avait vécu, de ce à quoi elle avait assisté en ne gardant que le Beau de son enfance, de cette petite fille si triste dans son coeur qui avait toujours fait le choix d'aimer à tout prix pour ne surtout pas cultiver la haine ou le ressentiment.
C'est grâce à cet amour que je portais à cet homme et dont j'étais capable que je pus apprendre à m'aimer, me redresser, me transformer, il m'avait tout simplement permis de grandir, d'évoluer et de me libérer de l'oubli.
Le temps passa et je dus laisser un jour derrière moi cet homme enfermé dans ses sentiments, je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait vivre, j'aspirais à mon respect, mon besoin d'harmonie et de paix, j'étais enfin sortie du transfert...
Oui, transfert car par effet de miroir, il m'avait permis de Retoucher l'inaccessibilité de mon père, ses éclats de folie,sa violence, sa froideur, mes peurs démesurées, l'emprise maternelle, les attouchements d'un grand-père, tout ce qui était pour moi une énorme prison intérieure affective faites de peurs et de tristesse dont je n'avais aucune conscience, n'ayant quasiment aucun souvenir de mon enfance. Aujourd'hui, je ne pense pas qu'une analyse sur le divan m'aurait ainsi permis de retoucher un tel vécu inscrit au sein d'une mémoire corporelle et que seule une vie concrète, réelle, objective avait pu permettre à mes propres barrières de tomber.
C'est l'amour de cette vie en moi que je construisais alors qui m'avait permis de le faire ainsi doucement, inexorablement, en son temps et c'est parce que je l'avais laissée faire grâce à l'amour.
Lorsque l'appel de cet amour de soi se fait en nous, il est plus fort que tout et j'ai envie de dire que l'on se doit d'y obéir, il est essentiel de l'entendre seulement peu d'êtres humains savent le faire aujourd'hui.

Entendre cet appel au sein de notre âme, c'est entendre cet appel à notre liberté intérieure faite de notre dignité et grandeur divine, de notre respect, c'est l'appel à ce quelque chose de plus grand que nous et qui nous dépasse.

Ce matin, j'ai été trés bavarde et pour terminer je vous laisse avec une petite citation de Jean Biès:

"Il n'y a pas de traversée du désert,
Il n'y a qu'une marche vers l'oasis."

A trés bientôt.