Les feuilles jaunissent...et commencent à tomber. La lumière est toujours aussi belle et douce, c'est si bon de se promener dans le jardin le matin, de vibrer à chaque arbuste ou fleur qui sont sur mon passage, je regarde comment ils vont et ce que je vais devoir faire en cet automne qui approche à grands pas. Ce sont tous des amis. L'eau manque dans la nature.
Je reprends mon récit alors que je me demande ce que l'on m'a fait....
Or, c'est seulement en poursuivant mon chemin que je vais le découvrir.
Pour le moment présent, je vais laisser derrière moi la toile éclatée de ma vie d'enfant, j'ai retraversé tout un monde d'émotions et de sensations, un monde d'ombre et de ténèbres, tout un temps où j'ai du beaucoup pleurer. Nous sommes devant l'histoire d'une petite fille née par forceps en fin de guerre, un bébé sur lequel on tire dessus, que l'on force à sortir, une petite fille aux terribles marques rouges, une petite fille qui ne marchera qu'à dix-huit mois, suspendue aux jupes de sa mère qui ne peut s'occuper d'elle, étant à nouveau enceinte, un petit frère qui arrive, un bébé qui se laisse mourir et est sauvé de justesse, la terrible angoisse d'une mère...une petite fille qui a envie et besoin de marcher, qui a besoin d'aide pour se tenir debout, qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui se sent seule, non-aimée, abandonnée et coupable de cela.
Sa porte de survie va être l'amour, elle va se plier, s'incliner, vous savez, comme une plante qui manque d'eau, elle va répondre à toute demande de celle dont elle a tant besoin de se sentir aimée, petit oiseau qui va se casser l'aile, l'omoplate, en dansant sur son lit et désormais s'empêcher de voler, petit oiseau qui, en se brisant l'aile, va briser son envol naturel, ne va savoir que pleurer et se mettre à vivre pour cette mère, par elle, afin peut-être de ne plus se sentir coupable...Elle se courbe, se plie, s'agenouille même, se ronge les ongles d'impuissance et comme elle ne sait pas faire de mal, elle va rester silencieuse.
Elle s'entendra dire souvent: "Ma pauvre fille, tiens-toi droite, tu ne sais pas marcher, tu traînes les pieds, tu n'es jamais contente."
Petite fille devenue triste et molle comme une plante manquant de lumière, d'énergie, d'amour, une plante qui s'étiole, s'affaiblit et devient blanche. Evanouissements, saignements de nez, il y a l'ennui, tant de peurs et ce martinet qui fait si mal et est si injuste...Obligée, toujours obligée, forcée d'obéir, de manger, de se courber devant l'autorité, elle va voler dans ses rêves en battant des ailes pour s'élever comme un oiseau qui veut s'envoler, elle s'arrange seule de ses douleurs.
Tous ces comportements d'adultes que l'enfant ne comprend pas puis on va tuer son élan de réussite en classe, elle va abandonner, elle va s'abandonner, son dos va s'arrondir, torture de la gymnastique corrective et désormais soumise à toute autorité, elle s'emprisonne, s'empêche de respirer, s'échappe de la réalité, va oublier le mal en sélectionnant sa mémoire, seule manière qu'elle trouve afin de ne pas détruire le beau qui est en elle, elle va rêver, lire, dessiner, les années vont passer, elle traîne toujours les pieds...
Anesthésiée de toute une partie de mon corps, je ne savais pas ce qui était bon pour moi, on ne me l'avait jamais appris, j'avais seulement appris à me résigner, à accepter le malheur, à porter ma croix tout comme ma mère et c'est ainsi que j'avais déroulé mon fil de vie, que j'avais tissé ma toile, que je lui avais donné forme sans rien savoir de la vie.
Jusqu'au choc, à la déchirure...qui sont venus réveiller ma conscience, tout semblait en effet parfait à l'extérieur, il fallut la mort de mon petit frère, de ma grand-mère, de mon père et enfin l'abandon du père de mes enfants pour que je me noie, que je touche le fond, que je perde tous mes repères pour trouver le désir de remonter à la surface.Je suis alors revenue au début de mon récit sur ce blog.
Voici tout ce que je vais laisser derrière moi.
On pourrait se demander: mais qu'est-ce que cette traversée lui a apporté?
La connaissance de soi tout simplement où tout devient clair, simple, évident et surtout où tout s'enchaîne dans cette relation de cause à effet qui mène le monde, cette connaissance qui amène solidité intérieure, maturité et authenticité dans les rapports humains et surtout une exigence pour soi-même en vérité avec soi. On ne peut plus se mentir puisque l'on sait, on a besoin d'être toujours juste avec ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Sans oublier que j'ai été capable d'aimer de tout mon corps et de toute mon âme, je me suis mutilée certes mais aussi fortifiée profondément, je me suis perdue pour mieux me retrouver.
Je marchais enfin comme une grande, j'étais vivante et libre.
C'est alors que ma mère s'en allait à son tour, j'étais désormais seule.
Et mon voyage allait continuer....
Affichage des articles dont le libellé est instinct de survie. Afficher tous les articles
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mardi 7 septembre 2010
mercredi 1 septembre 2010
Où est notre mémoire collective?
Bonjour,
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
mardi 31 août 2010
Lorsque le cerveau dysfonctionne...
Suite à ce dernier épisode difficile, je vous propose aujourd'hui d'aller à la rencontre de notre cerveau humain et d'observer de quelle manière il peut dysfonctionner....
Nous devons pour cela rappeler le cours de son évolution suivant ses trois étapes bien distinctes et successives.
Tout d'abord fut créé le cerveau viscéral ou cerveau Reptilien qui gouverne les instincts et les fonctions vitales telles que la respiration, l'activité cardio-vasculaire, les sécrétions hormonales, la digestion, l'élimination urinaire.Il préserve l'équilibre homéostatique en maintenant la pression artérielle, le rythme cardiaque et d'autres fonctions vitales. C'est le cerveau de l'époque des salamandres qui ont cinq doigts aux pattes et peuvent vivre cinquante ans...
Puis arrive ensuite au plan intermédiaire le cerveau Limbique ou cerveau Sensible qui est celui des mammifères et le siège des émotions et des sentiments.
Enfin, arrive la troisième étape, le Néo-cortex, siège de la raison et des idées qui s'est particulièrement développé grâce à une réorganisation du système nerveux lorsque l'Homo Erectus s'est relevé pour marcher sur ses deux jambes, ce qui permit au larynx de descendre et pouvoir ainsi prononcer des sons qui devinrent ensuite le langage verbal. C'est à ce stade que l'Homme allait devenir peu à peu une espèce consciente de sa propre existence, la lumière, l'énergie allait réfléchir en lui et le miroir se faire dans un mouvement de va et vient entre la parole et l'ouie qui se rejoignaient, créant une conscience auto-réfléchie...
Ces trois étapes successives sont semblables à trois ordinateurs connectés les uns aux autres assemblés et constitués tout au long du temps et il est aisé de comprendre que si l'ordinateur central n'est plus connecté correctement, le désordre s'installe et la conscience rétrécit en quelque sorte.
Nous ne devons pas oublier que de manière anthropologique, un cerveau sain doit fonctionner en relation constante sur les trois plans, ce qui paraît évident or, c'est là que peuvent se situer la violence et la souffrance.
Le désordre s'installe lorsque le processus mental prend le dessus; en effet lorsque nous sommes en danger, notre organisme mis en alerte réagit immédiatement et n'oublions pas qu'au nom de la survie de l'espèce, nous sommes programmés par des agents de fermeture et de refoulement ( opiacées naturelles, endorphines) qui remontent eux-mêmes aux protozoaires microscopiques et même à la flore qui les a précédés, ce qui fait que, nanti de ce mécanisme naturel de défense et de protection, l'Homme peut se couper d'une partie de lui-même.
Regardons de quelle manière: devant la réalité d'une expérience trop douloureuse, son système de défense va venir le protéger en le rendant inaccessible à la douleur ( qu'elle soit physique ou psychologique) et va ainsi provoquer un blocage au sein de cette magnifique mécanique humaine.Ce blocage va se situer au plan intermédiaire, le cerveau limbique servant de sélecteur en quelque sorte à la manière d'une plaque tournante et réfléchissante, va décider de mémoriser ou non toute sensation en terme de renouvellement ou d'évitement. N'oublions pas que ce cerveau arrive à maturation peu avant notre naissance.
Il est un carrefour obligatoire de discernement vu que le Cortex va ensuite se servir du contenu de ce qui a été mémorisé par lui antérieurement pour adopter son comportement à la réalité qui va ensuite se présenter.
S'il y a blocage, c'est à dire refoulement, évitement,on ne pourra plus goûter, discerner, analyser, avoir accés à l'expérience de la sensation, celle qui nous rend Vivant et Humain.
Alors désorientés et soumis sur le plan physiologique, le mal-être arrive, la névrose, la souffrance, la maladie mais aussi la violence, la soumission, l'irrespect, etc. C'est alors toute une belle énergie qui se retrouve atrophiée au lieu de se déployer, son expression se retrouvant déviée négativement et se retournant contre la personne en laissant la place au mal sous toutes ses formes.
Mettez la pensée toute puissante, le cortex, au service du reptilien et vous pourrez voir tous les besoins primaires s'octroier tous les droits par tous les moyens, tout peut devenir possible et imaginable, c'est l'anarchie.
La conscience n'est plus là pour servir de guide dans le bon sens, il n'y a plus de remise en question, aucune anticipation, on projette, on harcèle, on vole, on viole, on tue, on fuit...
Avez-vous eu la patience de me lire jusqu'au bout? Je vous en remercie.
J'en terminerais sur ce sujet la prochaîne fois, puis je reprendrais le cours de ma route vers l'amour de la vie...
Nous devons pour cela rappeler le cours de son évolution suivant ses trois étapes bien distinctes et successives.
Tout d'abord fut créé le cerveau viscéral ou cerveau Reptilien qui gouverne les instincts et les fonctions vitales telles que la respiration, l'activité cardio-vasculaire, les sécrétions hormonales, la digestion, l'élimination urinaire.Il préserve l'équilibre homéostatique en maintenant la pression artérielle, le rythme cardiaque et d'autres fonctions vitales. C'est le cerveau de l'époque des salamandres qui ont cinq doigts aux pattes et peuvent vivre cinquante ans...
Puis arrive ensuite au plan intermédiaire le cerveau Limbique ou cerveau Sensible qui est celui des mammifères et le siège des émotions et des sentiments.
Enfin, arrive la troisième étape, le Néo-cortex, siège de la raison et des idées qui s'est particulièrement développé grâce à une réorganisation du système nerveux lorsque l'Homo Erectus s'est relevé pour marcher sur ses deux jambes, ce qui permit au larynx de descendre et pouvoir ainsi prononcer des sons qui devinrent ensuite le langage verbal. C'est à ce stade que l'Homme allait devenir peu à peu une espèce consciente de sa propre existence, la lumière, l'énergie allait réfléchir en lui et le miroir se faire dans un mouvement de va et vient entre la parole et l'ouie qui se rejoignaient, créant une conscience auto-réfléchie...
Ces trois étapes successives sont semblables à trois ordinateurs connectés les uns aux autres assemblés et constitués tout au long du temps et il est aisé de comprendre que si l'ordinateur central n'est plus connecté correctement, le désordre s'installe et la conscience rétrécit en quelque sorte.
Nous ne devons pas oublier que de manière anthropologique, un cerveau sain doit fonctionner en relation constante sur les trois plans, ce qui paraît évident or, c'est là que peuvent se situer la violence et la souffrance.
Le désordre s'installe lorsque le processus mental prend le dessus; en effet lorsque nous sommes en danger, notre organisme mis en alerte réagit immédiatement et n'oublions pas qu'au nom de la survie de l'espèce, nous sommes programmés par des agents de fermeture et de refoulement ( opiacées naturelles, endorphines) qui remontent eux-mêmes aux protozoaires microscopiques et même à la flore qui les a précédés, ce qui fait que, nanti de ce mécanisme naturel de défense et de protection, l'Homme peut se couper d'une partie de lui-même.
Regardons de quelle manière: devant la réalité d'une expérience trop douloureuse, son système de défense va venir le protéger en le rendant inaccessible à la douleur ( qu'elle soit physique ou psychologique) et va ainsi provoquer un blocage au sein de cette magnifique mécanique humaine.Ce blocage va se situer au plan intermédiaire, le cerveau limbique servant de sélecteur en quelque sorte à la manière d'une plaque tournante et réfléchissante, va décider de mémoriser ou non toute sensation en terme de renouvellement ou d'évitement. N'oublions pas que ce cerveau arrive à maturation peu avant notre naissance.
Il est un carrefour obligatoire de discernement vu que le Cortex va ensuite se servir du contenu de ce qui a été mémorisé par lui antérieurement pour adopter son comportement à la réalité qui va ensuite se présenter.
S'il y a blocage, c'est à dire refoulement, évitement,on ne pourra plus goûter, discerner, analyser, avoir accés à l'expérience de la sensation, celle qui nous rend Vivant et Humain.
Alors désorientés et soumis sur le plan physiologique, le mal-être arrive, la névrose, la souffrance, la maladie mais aussi la violence, la soumission, l'irrespect, etc. C'est alors toute une belle énergie qui se retrouve atrophiée au lieu de se déployer, son expression se retrouvant déviée négativement et se retournant contre la personne en laissant la place au mal sous toutes ses formes.
Mettez la pensée toute puissante, le cortex, au service du reptilien et vous pourrez voir tous les besoins primaires s'octroier tous les droits par tous les moyens, tout peut devenir possible et imaginable, c'est l'anarchie.
La conscience n'est plus là pour servir de guide dans le bon sens, il n'y a plus de remise en question, aucune anticipation, on projette, on harcèle, on vole, on viole, on tue, on fuit...
Avez-vous eu la patience de me lire jusqu'au bout? Je vous en remercie.
J'en terminerais sur ce sujet la prochaîne fois, puis je reprendrais le cours de ma route vers l'amour de la vie...
mardi 17 août 2010
L'appel...
Me voilà à nouveau...
Je vous disais que je venais d'attacher mon radeau à la rive, ce qui veut dire que je prenais enfin conscience de quel trou noir je sortais, un océan sans limite fait d'angoisse et de confiance à la fois et sur lequel je naviguais, flottais plus exactement, maîtrisant seulement ce qui était prioritaire et vital pour moi, c'est à dire du domaine de la survie. Il y avait en moi comme de grosses vagues aprés tout un nettoyage...Dans cette bataille de chaque jour, je continuais de faire le tri de tout ce qui ne me convenait plus, je ne vous ai peut-être pas dit que je m'étais retrouvée seule, abandonnée, avec deux enfants et sans travail, je perdais mes amis d'alors, ils s'éloignaient par gêne ou par peur, ou encore je les quittais parce que je n'avais plus rien à leur dire, monde trop superficiel, discussions stériles, jugements continuels....
C'est comme cela qu'un jour à cette époque, je me suis posée une question existencielle:
"Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que la nature est si belle?"
Drôle de question, non?
Et c'est quoi une quête? Cette quête démesurée que je ressentais, était-ce une quête d'absolu? En regardant de plus prés le sens de ce mot, nous trouvons l'action de chercher, d'aller à l'essentiel, d'y mettre toute son âme...
Oui, pour moi, c'était ça, comme un défi à la vérité mais la vérité de quoi? Je trouvais alors comme réponse celle du Bien et du Mal.
C'était comme un défi que me lançait Dieu, toute mon énergie me poussait à ce défi, c'était exactement comme celle d'une plante qui a à pousser, et ce chemin de vérité n'était pas des plus facile...
Je savais intimement que je pouvais réussir et que pour cela seul l'amour était mon moteur, je vais donc continuellement obéir à mon coeur et seule l'intuition va me guider particulièrement dans mes comportements et attitudes face à cet amour difficile et destructeur d'une certaine façon.
Cet amour que je vis conjugué à la souffrance va peu à peu transformer mon âme, me permettant doucement de rejoindre un amour divin ou universel comme vous voulez qui va résonner avec tout ce qui m'entoure, être humain, plante, animal dans le plus profond respect.
Oui, j'avais besoin d'être capable d'aimer ainsi cet homme, oui, j'avais besoin de côtoyer à nouveau la violence verbale et physique si effrayante et douloureuse, j'avais besoin de me retrouver seule, trahie, humiliée, violentée afin de Redevenir totalement Vivante et surtout consciente de cette petite fille qui avait tout oublié de ce qu'elle avait vécu, de ce à quoi elle avait assisté en ne gardant que le Beau de son enfance, de cette petite fille si triste dans son coeur qui avait toujours fait le choix d'aimer à tout prix pour ne surtout pas cultiver la haine ou le ressentiment.
C'est grâce à cet amour que je portais à cet homme et dont j'étais capable que je pus apprendre à m'aimer, me redresser, me transformer, il m'avait tout simplement permis de grandir, d'évoluer et de me libérer de l'oubli.
Le temps passa et je dus laisser un jour derrière moi cet homme enfermé dans ses sentiments, je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait vivre, j'aspirais à mon respect, mon besoin d'harmonie et de paix, j'étais enfin sortie du transfert...
Oui, transfert car par effet de miroir, il m'avait permis de Retoucher l'inaccessibilité de mon père, ses éclats de folie,sa violence, sa froideur, mes peurs démesurées, l'emprise maternelle, les attouchements d'un grand-père, tout ce qui était pour moi une énorme prison intérieure affective faites de peurs et de tristesse dont je n'avais aucune conscience, n'ayant quasiment aucun souvenir de mon enfance. Aujourd'hui, je ne pense pas qu'une analyse sur le divan m'aurait ainsi permis de retoucher un tel vécu inscrit au sein d'une mémoire corporelle et que seule une vie concrète, réelle, objective avait pu permettre à mes propres barrières de tomber.
C'est l'amour de cette vie en moi que je construisais alors qui m'avait permis de le faire ainsi doucement, inexorablement, en son temps et c'est parce que je l'avais laissée faire grâce à l'amour.
Lorsque l'appel de cet amour de soi se fait en nous, il est plus fort que tout et j'ai envie de dire que l'on se doit d'y obéir, il est essentiel de l'entendre seulement peu d'êtres humains savent le faire aujourd'hui.
Entendre cet appel au sein de notre âme, c'est entendre cet appel à notre liberté intérieure faite de notre dignité et grandeur divine, de notre respect, c'est l'appel à ce quelque chose de plus grand que nous et qui nous dépasse.
Ce matin, j'ai été trés bavarde et pour terminer je vous laisse avec une petite citation de Jean Biès:
"Il n'y a pas de traversée du désert,
Il n'y a qu'une marche vers l'oasis."
A trés bientôt.
Je vous disais que je venais d'attacher mon radeau à la rive, ce qui veut dire que je prenais enfin conscience de quel trou noir je sortais, un océan sans limite fait d'angoisse et de confiance à la fois et sur lequel je naviguais, flottais plus exactement, maîtrisant seulement ce qui était prioritaire et vital pour moi, c'est à dire du domaine de la survie. Il y avait en moi comme de grosses vagues aprés tout un nettoyage...Dans cette bataille de chaque jour, je continuais de faire le tri de tout ce qui ne me convenait plus, je ne vous ai peut-être pas dit que je m'étais retrouvée seule, abandonnée, avec deux enfants et sans travail, je perdais mes amis d'alors, ils s'éloignaient par gêne ou par peur, ou encore je les quittais parce que je n'avais plus rien à leur dire, monde trop superficiel, discussions stériles, jugements continuels....
C'est comme cela qu'un jour à cette époque, je me suis posée une question existencielle:
"Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que la nature est si belle?"
Drôle de question, non?
Et c'est quoi une quête? Cette quête démesurée que je ressentais, était-ce une quête d'absolu? En regardant de plus prés le sens de ce mot, nous trouvons l'action de chercher, d'aller à l'essentiel, d'y mettre toute son âme...
Oui, pour moi, c'était ça, comme un défi à la vérité mais la vérité de quoi? Je trouvais alors comme réponse celle du Bien et du Mal.
C'était comme un défi que me lançait Dieu, toute mon énergie me poussait à ce défi, c'était exactement comme celle d'une plante qui a à pousser, et ce chemin de vérité n'était pas des plus facile...
Je savais intimement que je pouvais réussir et que pour cela seul l'amour était mon moteur, je vais donc continuellement obéir à mon coeur et seule l'intuition va me guider particulièrement dans mes comportements et attitudes face à cet amour difficile et destructeur d'une certaine façon.
Cet amour que je vis conjugué à la souffrance va peu à peu transformer mon âme, me permettant doucement de rejoindre un amour divin ou universel comme vous voulez qui va résonner avec tout ce qui m'entoure, être humain, plante, animal dans le plus profond respect.
Oui, j'avais besoin d'être capable d'aimer ainsi cet homme, oui, j'avais besoin de côtoyer à nouveau la violence verbale et physique si effrayante et douloureuse, j'avais besoin de me retrouver seule, trahie, humiliée, violentée afin de Redevenir totalement Vivante et surtout consciente de cette petite fille qui avait tout oublié de ce qu'elle avait vécu, de ce à quoi elle avait assisté en ne gardant que le Beau de son enfance, de cette petite fille si triste dans son coeur qui avait toujours fait le choix d'aimer à tout prix pour ne surtout pas cultiver la haine ou le ressentiment.
C'est grâce à cet amour que je portais à cet homme et dont j'étais capable que je pus apprendre à m'aimer, me redresser, me transformer, il m'avait tout simplement permis de grandir, d'évoluer et de me libérer de l'oubli.
Le temps passa et je dus laisser un jour derrière moi cet homme enfermé dans ses sentiments, je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait vivre, j'aspirais à mon respect, mon besoin d'harmonie et de paix, j'étais enfin sortie du transfert...
Oui, transfert car par effet de miroir, il m'avait permis de Retoucher l'inaccessibilité de mon père, ses éclats de folie,sa violence, sa froideur, mes peurs démesurées, l'emprise maternelle, les attouchements d'un grand-père, tout ce qui était pour moi une énorme prison intérieure affective faites de peurs et de tristesse dont je n'avais aucune conscience, n'ayant quasiment aucun souvenir de mon enfance. Aujourd'hui, je ne pense pas qu'une analyse sur le divan m'aurait ainsi permis de retoucher un tel vécu inscrit au sein d'une mémoire corporelle et que seule une vie concrète, réelle, objective avait pu permettre à mes propres barrières de tomber.
C'est l'amour de cette vie en moi que je construisais alors qui m'avait permis de le faire ainsi doucement, inexorablement, en son temps et c'est parce que je l'avais laissée faire grâce à l'amour.
Lorsque l'appel de cet amour de soi se fait en nous, il est plus fort que tout et j'ai envie de dire que l'on se doit d'y obéir, il est essentiel de l'entendre seulement peu d'êtres humains savent le faire aujourd'hui.
Entendre cet appel au sein de notre âme, c'est entendre cet appel à notre liberté intérieure faite de notre dignité et grandeur divine, de notre respect, c'est l'appel à ce quelque chose de plus grand que nous et qui nous dépasse.
Ce matin, j'ai été trés bavarde et pour terminer je vous laisse avec une petite citation de Jean Biès:
"Il n'y a pas de traversée du désert,
Il n'y a qu'une marche vers l'oasis."
A trés bientôt.
vendredi 30 juillet 2010
Une mère infanticide...
Ce matin, un fait divers passe sur le journal...
Il s'agit de cette femme qui a étouffé ses 8 bébés pour ensuite les enterrer dans son jardin.
Beaucoup de personnes et notre société elle-même ont du mal à comprendre comment une mère peut passer par un tel acte...Bien sûr, idéalement une mère est censée représenter l'amour mais il y a aussi une autre réalité qui est du domaine de la vie et de ce qui peut nous échapper, c'est celle du psychisme, du dysfonctionnement du cerveau par survie, par protection, par instinct pur....
Chez l'animal, une femelle qui n'a pas assez de lait pour nourrir son petit ou qui se trouve en danger de par l'environnement ou encore qui sait qu'elle ne peut pas les élever va abandonner ou tuer ses petits.
Quelle différence y a t-il entre une femelle animale et un être humain?
L'instinct de survie est le même et ce qui va normalement faire la différence s'appelle Conscience.
Dans le cas présent, il s'agit d'une femme timide, introvertie, mal dans sa peau depuis toujours à cause de son poids ( D'ailleurs que porte-t-elle de si lourd traduit par son corps?) et certainement en grande souffrance mais n'ayant sans doute jamais exprimé le moindre de ses sentiments...( La campagne est dure en sentiments...) Nous voici devant toute une énergie enfermée sous forme d'émotions, de sensations auxquelles elle n'a pas accés pour nourrir une conscience, nous sommes devant une énergie pure si l'on peut dire ainsi, la même qui va mener un animal à agir selon son instinct.
Que vit intimement cette femme depuis peut-être toujours, que fut son enfance, son adolescence, l'empreinte de toute sa vie pour qu'elle ait pu ainsi se rendre insensible?
Pas d'amour, de tendresse ou encore l'handicap de ce frère, quoi encore pour ne pas pouvoir élever ces enfants? Que ne pouvait-elle pas ou ne pouvait-elle plus, de l'ordre de l'impossible dans un esprit bloqué?
Ces femmes ont besoin de prendre conscience de leurs gestes en étant aidées psychologiquement, en retrouvant leur humanité profonde et une fois ce travail de longue haleine effectué, leur solitude en face de leur acte sera plus lourd à porter que n'importe quel emprisonnement.....
Il s'agit de cette femme qui a étouffé ses 8 bébés pour ensuite les enterrer dans son jardin.
Beaucoup de personnes et notre société elle-même ont du mal à comprendre comment une mère peut passer par un tel acte...Bien sûr, idéalement une mère est censée représenter l'amour mais il y a aussi une autre réalité qui est du domaine de la vie et de ce qui peut nous échapper, c'est celle du psychisme, du dysfonctionnement du cerveau par survie, par protection, par instinct pur....
Chez l'animal, une femelle qui n'a pas assez de lait pour nourrir son petit ou qui se trouve en danger de par l'environnement ou encore qui sait qu'elle ne peut pas les élever va abandonner ou tuer ses petits.
Quelle différence y a t-il entre une femelle animale et un être humain?
L'instinct de survie est le même et ce qui va normalement faire la différence s'appelle Conscience.
Dans le cas présent, il s'agit d'une femme timide, introvertie, mal dans sa peau depuis toujours à cause de son poids ( D'ailleurs que porte-t-elle de si lourd traduit par son corps?) et certainement en grande souffrance mais n'ayant sans doute jamais exprimé le moindre de ses sentiments...( La campagne est dure en sentiments...) Nous voici devant toute une énergie enfermée sous forme d'émotions, de sensations auxquelles elle n'a pas accés pour nourrir une conscience, nous sommes devant une énergie pure si l'on peut dire ainsi, la même qui va mener un animal à agir selon son instinct.
Que vit intimement cette femme depuis peut-être toujours, que fut son enfance, son adolescence, l'empreinte de toute sa vie pour qu'elle ait pu ainsi se rendre insensible?
Pas d'amour, de tendresse ou encore l'handicap de ce frère, quoi encore pour ne pas pouvoir élever ces enfants? Que ne pouvait-elle pas ou ne pouvait-elle plus, de l'ordre de l'impossible dans un esprit bloqué?
Ces femmes ont besoin de prendre conscience de leurs gestes en étant aidées psychologiquement, en retrouvant leur humanité profonde et une fois ce travail de longue haleine effectué, leur solitude en face de leur acte sera plus lourd à porter que n'importe quel emprisonnement.....
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