Affichage des articles dont le libellé est sensation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sensation. Afficher tous les articles

vendredi 24 septembre 2010

Deuxième partie du voyage...

Eh bien , me revoilà ! Bonjour,

La première partie de mon voyage est maintenant achevée, j'aurais ensuite à son sujet de nombreuses observations à partager avec vous.
Me voici installée dans une nouvelle vie faite de solitude comme je vous le disais mais aussi d'une belle harmonie grâce à la nature qui m'entoure. Désormais trés à l'aise dans l'accés au langage de toutes mes sensations, mon rêve de maison réalisé, je travaille beaucoup de mes mains, je crée jardin et ateliers, j'écris aussi et je me sens heureuse d'être vivante.

C'est alors qu'arrive un nouveau choc.
Sans que je m'y attende, les évènements vont survenir et je reste toujours émue et étonnée d'observer de quelle manière la vie vient nous servir ou je dirais plutôt comment nous attirons à nous ce qui a pour seul objectif notre libération intérieure et notre évolution personnelle.
Aucun acte n'est neutre.
Je vais être terrassée, quel mot étrange que celui-là, par un échec, une sanction à vrai dire, un diplôme manqué qui va venir faire écho de façon soudaine à tous les sentiments d'échecs de ma vie, c'était vraiment comme quelque chose de semblable au bouquet final d'un feu d'artifice. Je ne m'y attendais absolument pas et c'est alors que je vais me retrouver déchirée, déchirée de l'intérieur, c'est à dire que c'est tout mon corps qui va être déchiré, à vif, c'était comme s'il avait été forcé dans un sens contraire, il me faisait mal, trés mal, il était comme abîmé, j'avais du mal à respirer et ça me tirait dans tous les sens...Oui, c'était cela, comme s'il était déchiré parce que forcé dans un sens contraire. Le sentiment qui accompagnait cette grande déchirure physique m'était bien connu, c'était celui lorsque l'on ne tient pas compte de moi et que je ne représente rien de valable là où ni mon travail ni mon courage ne sont reconnus.
Il fallait que ça cicatrise, je savais que je ne devais pas bouger et attendre et en même temps, je ne comprenais pas ce sens contraire que je ressentais si fortement en moi.

Seulement à partir de ce moment là je vais avoir de moins en moins de forces, ce qui va m'obliger à remettre de plus en plus toute ma vie en question, mon travail surtout et je vais surtout prendre conscience que ce que je vivais alors paraissait en totale synchronicité avec le vécu supposé de ma propre naissance, que mon corps avait le désir de se délivrer de tout un contenu que j'ignorais et ce fut en effet ce à quoi j'allais assister jour aprés jour, étape par étape.
J'ignorais encore à ce moment-là que j'allais revivre la douleur du bébé que je fus dans son revécu de naissance et surtout que j'allais pouvoir mettre des mots sur toute cette expérience incroyable.
C'était comme si je remontais dans le temps, un temps dont j'ignorais tout et c'est avec un étonnement total que je vais observer ce qui va se passer dans cette aventure qui continuait...

De façon si soudaine, je me retrouvais projetée dans cette source qui coule dont je parlais précédemment et "j'allais faire corps avec elle..."
Une voix vint me dire: Je ne peux pas laisser ma mère, elle est trop triste, je la sens malheureuse...
Si je la laisse, elle souffre...Je dois être là...
                                  
Puis je vais à nouveau entendre en moi ce mouvement contraire qui ne pouvait , bien sûr, que provoquer une déchirure, un mouvement qui provenait des couches profondes de mon corps, j'avais mal, si mal, je n'avais plus de force, je devais me détacher, l'autre bloquait.
"Elle me tenait en arrière
  On me tirait en avant."
Etait-ce donc ma mère qui me retenait?
Mais pourquoi me retenait-elle ainsi?

jeudi 9 septembre 2010

Rencontre avec la sensation interne corporelle...

Bonjour,
En ce moment, j'ai du temps pour écrire, donc me revoilà !
Ce matin, j'ai envie de vous parler de la Sensation, cette amie qui allait m'accompagner toutes ces années.
Comme je vous le disais déjà, je suis tombée sur elle à un moment de ma vie où je ne m'y attendais pas et je me suis laissée emmener à un étage de moi-même où je n'étais jamais allée. J'ai alors écouté ce qu'elle avait à me dire en me laissant touchée de l'intérieur, découvrant ma fragilité, mes vraies valeurs de même qu'une réalité douloureuse de ce corps qui était le mien. J'ai aussi trés vite compris que les profondeurs de ce corps contenaient une vérité et que c'était là que se situait le Jeu de la vie, que de chaque traversée jaillissait un mouvement naturel de l'ordre d'une respiration, d'une forme de liberté, d'un bien-être corporel qui était suivi d'une immense détente.
Descendre dans les profondeurs d'une sensation rend vivant tout en donnant le désir de remonter, de s'élever, de s'envoler et c'est grâce à ce mouvement que l'on y prend goût, que l'on en découvre la saveur de par l'expérience renouvelée, une expérience qui nous fait d'abord descendre dans le noir, une descente dans la matière, épaisseur parasitée par les années, une descente en aveugle et en confiance grâce à cette liberté intérieure qui s'en suit.
C'est comme si on descendait ( comme dans un ascenseur) dans une poche qui va se vider peu à peu, laissant la place à un mouvement créateur, à une énergie transformée, c'est comme un va et vient incessant entre la peur et la découverte de soi, une spirale qui se descend et se remonte, c'est comme un ballet, une danse qui devient un jour fonctionnement immédiat et continu, un ballet au sein duquel esprit et matière, corps et tête sont alors en relation permanente et s'interpénètrent en nous confiant peu à peu le secret de la belle vibration de vérité....

Se laisser accompagner par elle m'a toujours fait penser à l'image d'un entonnoir dans lequel on descend et ce qui sort ensuite par l'étroitesse du goulot est l'essence même de ce qui Est en terme de réalité.
A chaque fois que l'on ouvre une porte sur cette inconnue quelle qu'elle soit, que l'on va dans ce qui est là, dans l'instant, c'est comme si nous descendions dans une concentration de vibrations qui ont modelé, façonné notre matière comme nous l'avons vu dans mon témoignage sous formes d'ondes superposées, de sons, de mots oubliés qui se déroulent, se déplient et parmi lesquels se tapit toute l'expression de nos véritables sentiments et mouvements psychiques.
En les dépliant, ils se découvrent à nous et s'inversent dans un processus fantastique en passant d'un état à un autre qu'il nous suffit d'observer avec grande attention.
Grâce à leur expression, nous passons à chaque fois d'un certain niveau d'inconscience comme si nous étions endormis à une nouvelle étape de conscience qui nous accompagne doucement vers un monde suprasensible, une nouvelle conscience....
Je dirais que c'est comme une lumière qui se trouverait tout au fond et qui vient nous révéler le Beau de nous-même en nous libérant de l'entrave, de l'entropie comme une source de vie dont on peut alors suivre le cours grâce à l'émanation de notre conscience.( Ce phénomène me fait penser aux trous noirs dans l'univers...)
C'est en se laissant ainsi pénétrer de cette vie qui est en nous, en se permettant de reconnaître ce que l'on éprouve, en s'appuyant sur ce que l'on ressent au moment où on le vit que nous sommes conduit à retraiter notre attitude intérieure.C'est grâce à sa manifestation que nous pouvons avoir la possibilité de faire des choix justes et positifs pour nous-mêmes.

Un pasteur protestant disait: "Dieu est présent en chacun de nous et notre capacité à le percevoir est localisé dans notre lobe temporal droit  à l'intérieur de la scissure de Sylvius."
Oui, deux hémisphères qui sont au service l'un de l'autre pour une rencontre, une synthèse, une analyse au service d'une émotion à transformer et d'une conscience divine.
Je suis personnellement en admiration devant un tel processus, une telle perfection de cette vie en nous et c'est la raison pour laquelle je l'appelle mon amie, une amie fidèle qui m'a beaucoup donné en me permettant tout d'abord de beaucoup pleurer, d'apprendre à m'aimer et de poser en moi une confiance me permettant lors de cette longue traversée de retrouver peu à peu la joie profonde....
C'est ainsi qu'une porte fermée jadis peut s'ouvrir à nous.

Cette sensation interne et corporelle en nous, c'est le souffle vital, l'émanation de notre conscience et ni la biologie ni la physique ne peuvent l'élucider car elle leur paraît inexplicable ni même mesurable. La réflexion cérébrale, quant à elle, ne peut pas la cerner ni même la décrire car on ne peut que la revivre de l'intérieur, conservée qu'elle est sous forme de tensions et seule son expression la ramène à la conscience.( cf l'enfermement)
Elle est beauté universelle et il n'appartient qu'à nous tous de la rejoindre afin de laisser s'ouvrir le bouton de notre fleur respective.
L'éducation occidentale qui est la nôtre a perdu le goût de Ressentir en laissant la place à une pensée toute puissante, à l'interprétation, au jugement et nous ne savons plus utiliser cet aller et retour nécessaire à toute harmonie et action juste. Nous pouvons même en avoir peur.
Si nous passons à côté de notre vie sans y participer de l'intérieur, nous connaîtrons cette terrible notion de vide, sans pouvoir devenir cet Arbre qui donne un jour le fruit....

A trés trés bientôt...

samedi 4 septembre 2010

Mon feu d'artifice...

Bonjour, me voici devant ma table pour venir vous rejoindre....
Je me suis souvent demandé si je devais laisser sur mon blog ces derniers textes qui ne faisaient pas partie de mon aventure mais ils m'ont aussi permis de rebondir sur un sujet important, une réalité actuelle de la vie, de notre monde en pleine régression et c'est seulement aujourd'hui que je reprends le récit de mon voyage...
Comme je vous le disais, je venais de rencontrer mon désordre, le fonctionnement, l'attitude en dysharmonie de toute ma vie.
Lorsque tout notre mal-être prend ainsi son sens, c'est comme une résurrection. Vous imaginez, comprendre, connaître le sens de la souffrance de toute notre existence, la discerner dans toute sa globalité grâce à la synthèse, à la réunification du corps et de l'esprit; un esprit qui cherche, est curieux, interroge, est vigilant, présent et met sa volonté en temps voulu au service de cette merveilleuse sensation corporelle interne qui remonte du fond, porteuse d'une impression oubliée et enfouie? C'est alors que par miracle, ils forment un tout.
Nous sommes à deux étages différents, il y a le corps et sa manifestation suivie ensuite de prés par la pensée.
Si je peux faire tout ce travail d'analyse, c'est grâce à un outil qui s'appelle l'écriture.
Grâce à ma main qui tient l'outil, l'écriture va venir transcrire le langage du contenu de la sensation, toute une énergie qui cherche à s'exprimer en moi et que je vais me laisser ressentir, une énergie qui traduit la vie en quelque sorte. Cette écriture de décryptage va ensuite permettre à la conscience cette synthèse dont elle a besoin pour avancer et comprendre.
Ce feu d'artifice dont je parlais et vous savez comme ça peut-être beau un feu d'artifice mais aussi faire beaucoup de bruit et parfois même effrayer, était dans cette traversée qui était la mienne comme une lumière arrivant dans le noir qui allait me permettre de voir plus clair...
Un mot, un seul avait déclenché le processus, c'était le mot "forcée", me sentir forcée dans une situation précise et globale à la fois, qui est alors venu se greffer sur deux autres sensations corporelles internes ressenties de même dans toute leur intensité, celles de la fatigue et de la peur....
Voici ce que ça donnait: " Je suis fatiguée, comme sans vie, j'ai mal de ce que l'on m'a fait ( jambes et épaules), c'est trés loin dans mon corps.
J'ai besoin de respirer, j'ai besoin de crier, de pleurer, j'ai mal....
Puis arrive: je ne suis pas capable, je n'avais pas son amour, je l'appelais, elle ne m'entendait pas....

C'est alors que le vertige allait m'envahir, m'évanouissant presque, c'était comme la mort....
Une seule question se pose à moi dans ce corps qui s'exprime ainsi pour la première fois:
Mais qu'est-ce que l'on m'a fait?

Afin de le savoir, je vais continuer d'obéir à la Vie, à cette nouvelle vie en moi, à celle de mon être profond et de son désir, à cette esssence divine dont la manifestation se déploie à un niveau si subtil ( psychique comme physique ) qui constitue le soubassement de notre personnalité et dont l'émergence est progressive et positive.
Je vais sortir de cet éclatement trés fragile et trés seule, convalescente et heureuse d'une nouvelle liberté, donnant du temps à mon corps pour se reposer, gagner des forces sans se forcer, mon chemin prenant la direction d'une nouvelle conscience de moi-même qui est celle du respect de soi.
Je vais aussi sentir que quelque chose d'important change en moi, une transformation qui va souvent m'étonner, qui est en profondeur comme un labeur étrange qui se façonne de manière trés subtile, pas à pas...A ce moment là de ma vie, je sais que je ne peux pas m'arrêter, il y a comme une exigence qui m'emmène toujours plus loin, celle de continuer de vivre cette expérience de la vie en moi.

lundi 30 août 2010

Toute l'horreur d'un article qui passe...

Hier, j'ai lu un article horrible sur la lapidation toujours, hélas, d'actualité et je ne peux à nouveau rester silencieuse...Ce blog a pour objectif l'Amour et la Conscience mais dans la vie, il y a aussi le Mal et là, nous sommes en face du Mal. Il apparaît qu'il appartient à chacun de nous de choisir ce que nous faisons de notre vie mais je retiendrais une fois de plus que seule l'éducation va permettre ce choix et peut-être plus tard irons nous nous questionner sur l'âme individuelle elle-même...
Le texte qui va suivre est difficile à lire.
"En Février 2008, l'honneur d'un père est la cause de la lapidation de sa fille qui avait 14 ans."
Ce père découvre que sa fille voit un homme en cachette et il raconte: " Mon honneur était bafoué. Choisir le silence aurait été pire que la mort. J'ai décidé de tuer ma fille pour me laver de cette honte. Il fallait que je trouve un châtiment à la hauteur de sa faute, ce fut la lapidation.Comme je ne pouvais pas le faire seul, j'ai demandé à un ami de m'aider. Il a accepté, fixé la date et prévenu d'autres personnes. Le jour dit, j'ai forcé ma fille à sortir de la maison, elle était terrifiée. Le long du chemin, je la tenais par la main, j'ai senti qu'elle devinait que quelque chose de terrible l'attendait, même si elle ignorait ce que j'avais décidé. Une fois sur place, je l'ai enterrée en partie et nous avons commençé à lancer des pierres. Elle n'a pas cessé de hurler, de supplier. Je n'avais pas d'autre choix, pour retrouver mon honneur, que de la tuer ainsi."

Aprés un tel récit, le silence s'impose, l'horreur s'installe, le dégoût aussi et il est alors essentiel de poser notre regard vers quelque chose de beau, musique, enfant, fleur, nature....

Que dire? Que nous sommes devant un homme réduit à un état primaire cependant différencié de celui d'un animal parce qu'il a un cerveau qui lui permet de mettre au point cet horreur.
La mort vient éliminer le problême de son champ de vision intérieure, besoin de se laver de cette honte, mais qu'y a-t-il derrière cette honte? ( Dont je parlerais d'ailleurs plus tard) Justement ce qu'il ne désire pas regarder, c'est sa propre honte du non respect de sa propre humanité, enfermé qu'il est dans le Mal, puis demandant à un ami de l'aider, incapable d'aller seul jusqu'au bout de ses actes...
Il est tellement enfermé dans cette honte transposée dans le regard des autres, sans aucun accés à lui-même, que ni les hurlements, ni les supplications de son enfant ne vont venir le déranger tellement l'enfermement est dur, telle une carapace en acier...un bétonnage qui vient le rassurer qu'il a raison...
Encore une fois, qu'a-t-il vécu enfant lui-même? A quoi a t-il assisté?

Il n'y aucun accés à la conscience, le seul accés à celle-ci étant le ressenti, la sensation.

C'est là où, comme je le disais précédemment, seule l'éducation peut venir faire une brêche dans un tel mécanisme grâce à l'analyse et au discernement. Lorsque l'on ne s'occupe pas d'un enfant, qu'on ne communique pas avec lui, qu'il ne lit pas, qu'il ne joue pas avec d'autres, qu'il reste seul avec lui-même, il va se produire une atonie de l'intelligence et un manque de curiosité de la Vie.
Enfin, je pense à la mère de cette adolescente, dont il n'est jamais question....

Je vous mets l'adresse pour la pétition lancée contre la lapidation pour ceux que ça intéresse:
http://freesakineh.org/fr

Trés vite, je vous retrouve pour plus de paix et d'amour.

dimanche 22 août 2010

Les guides précieux de notre vie.

Bonsoir, je reviens vers vous pour quelques lignes...avant de terminer cette belle journée de Dimanche.

N'avez-vous jamais entendu dire: "Tu m'enquiquines avec tes sentiments ! ou bien :Tu es trop compliqué(e)!"
C'est tellement dommage d'entendre cela, c'est comme si être soi ne pouvait plus être reconnu ou entendu...

Pourtant, il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre et l'être humain a oublié que ce sont les sentiments-sensations qui ont toujours guidé les êtres vivants depuis des millions d'années alors que la Raison , le mental n'a un rôle que depuis peu à l'échelle de l'histoire universelle. Les sensations sont les gardiens de notre être, de notre vie, elles sont précieuses car elles sont Don de la vie et nous pouvons constamment observer que sans elles, l'Homme devient méchant et incapable de ressentir ce qu'il inflige aux autres...

Lorsque nous les écoutons, nous voyons tout de suite plus clair dans notre vie, que ce soit au niveau du  passé, du présent ou de l'avenir comme dans tout ce qui est bon ou mauvais pour nous. En leur prêtant une oreille attentive, nous pouvons demeurer continuellement sensibles à ce qu'elles ont à nous dire.

Il y a deux sortes de sensations, l'une qui peut être épidermique et superficielle et l'autre beaucoup plus profonde qui, dans ce cas, est à contenu psychologique et émane du psychisme. Cette dernière prend sa source dans la sensibilité qui donne la capacité de vibrer, être touché, s'émouvoir et réagir à ce qui nous atteint physiquement et psychologiquement. C'est elle qui fait le lien entre le monde extérieur et la pensée et elle parvient au cerveau grâce à son support, le système nerveux central qui est comparable à un fluide conducteur porteur de messages et qui se comporte comme une bande enregistreuse depuis notre Conception....
Son rôle fondamental est la connaissance et la réalisation de soi.

Quant à sa place, elle est prépondérante dans le cerveau humain depuis quinze milliards d'années.

Ce soir, c'était un petit cours sur la sensation...avant de reprendre le cours de mon chemin, sachant désormais que c'est elle seule qui va me conduire à mon être profond et que c'est dans ce fond que se trouve la vérité de ma vie...
A trés bientôt

vendredi 30 juillet 2010

Une mère infanticide...

Ce matin, un fait divers passe sur le journal...

Il s'agit de cette femme qui a étouffé ses 8 bébés pour ensuite les enterrer dans son jardin.

Beaucoup de personnes et notre société elle-même ont du mal à comprendre comment une mère peut passer par un tel acte...Bien sûr, idéalement une mère est censée représenter l'amour mais il y a aussi une autre réalité qui est du domaine de la vie et de ce qui peut nous échapper, c'est celle du psychisme, du dysfonctionnement du cerveau par survie, par protection, par instinct pur....

Chez l'animal, une femelle qui n'a pas assez de lait pour nourrir son petit ou qui se trouve en danger de par l'environnement ou encore qui sait qu'elle ne peut pas les élever va abandonner ou tuer ses petits.

Quelle différence y a t-il entre une femelle animale et un être humain?

L'instinct de survie est le même et ce qui va normalement faire la différence s'appelle Conscience.

Dans le cas présent, il s'agit d'une femme timide, introvertie, mal dans sa peau depuis toujours à cause de son poids ( D'ailleurs que porte-t-elle de si lourd traduit par son corps?) et certainement en grande souffrance mais n'ayant sans doute jamais exprimé le moindre de ses sentiments...( La campagne est dure en sentiments...) Nous voici devant toute une énergie enfermée sous forme d'émotions, de sensations auxquelles elle n'a pas accés pour nourrir une conscience, nous sommes devant une énergie pure si l'on peut dire ainsi, la même qui va mener un animal à agir selon son instinct.
Que vit intimement cette femme depuis peut-être toujours, que fut son enfance, son adolescence, l'empreinte de toute sa vie pour qu'elle ait pu ainsi se rendre insensible?
Pas d'amour, de tendresse ou encore l'handicap de ce frère, quoi encore pour ne pas pouvoir élever ces enfants? Que ne pouvait-elle pas ou ne pouvait-elle plus, de l'ordre de l'impossible dans un esprit bloqué?

Ces femmes ont besoin de prendre conscience de leurs gestes en étant aidées psychologiquement, en retrouvant leur humanité profonde et une fois ce travail de longue haleine effectué, leur solitude en face de leur acte sera plus lourd à porter que n'importe quel emprisonnement.....

mardi 13 juillet 2010

Les mères porteuses...

Avant de vous retrouver sur mon chemin personnel, j'ai eu l'occasion cette semaine de regarder un reportage sur les "mères porteuses" en Inde...
Des couples d'américains particulièrement sollicitent ces femmes qui acceptent de jouer ce rôle par manque d'argent pour nourrir leur famille ou encore acheter une petite maison.
Nous sommes devant une fécondation in vitro, suivie de neuf mois de gestation pendant lesquels la mère porteuse dit bien ne pas tenir compte du bébé afin de ne pas s'attacher à lui.
Je vais à nouveau poser la question: où est l'amour? Où est cette force de vie maternelle dont il a tant besoin?
Lorsque l'on connaît l'impact de l'empreinte dés la conception d'un enfant, lorsque l'on sait que le système nerveux de tout être humain se structure autour de l'oreille dés le quatrième mois in-utero, l'ouie étant alors développée, cela signifie que peut venir s'impressionner en tant que corps vivant, corps sonore et de manière progressive tout Son se propageant alors par l'intermédiaire du milieu intra-liquidien. ( L'eau étant support de mémoire)
Autrement dit, le foetus va recevoir toutes sortes de fréquences vibratoires sonores qui vont venir le traverser pouvant ainsi s'impressionner sur son système nerveux et psychique pour être ensuite conservées en mémoire au sein même de son essence. Qui dit essence dit sensation.
On peut constater l'importance de l'environnement immédiat de toute grossesse sans parler du schéma familial psychologique de la mère porteuse et des vibrations que ce foetus va percevoir d'elle. Ce lien, pour moi, sera à jamais indélibile et cette activité vibratoire perçue in utero deviendra la base même de la sensation et la source future pour sa vie de joie ou de souffrance, car il ne peut, bien sûr, se soustraire à cette empreinte.
La vie est là, plus forte que tout et lorsqu'une femme ne peut avoir d'enfant, ne doit-elle pas trouvé un sens à cela? Ne doit-elle pas chercher à comprendre, n'a t-elle pas à donner un autre sens à sa vie? Ne peut-elle pas adopter ou encore se mettre au service de la vie en créant d'une autre manière? Pourquoi cet égoïsme à tout prix et grâce à l'argent au détriment d'un petit être conçu sans amour qui aura sans doute plus tard beaucoup de mal à trouver sa force de vie?
La vie peut se réussir de tant d'autres manières différentes...

mardi 6 juillet 2010

Rencontre avec moi-même

Bonjour, me revoilà!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager comment je suis "tombée" pour la première fois en moi-même, en mon centre, dans des profondeurs qui vont venir bousculer ma vie et me mettre sur ce chemin dont je parlais plus haut.
Je cherchais une formation à suivre et mon souhait étant d'aider un jour les autres, c'est ainsi que je m'inscrivis à une session d'une semaine auprés d'un organisme en relations humaines.
Ce stage avait lieu dans une maison d'accueil de religieuses comme il y en a beaucoup maintenant, à une centaine de kms de chez moi, et comme l'idée d'être hébergée sur place m'effrayait un peu , je décidais de faire le trajet chaque jour.
Me voici dans un groupe de seize personnes et comme tout le monde, je dus me présenter, quelle angoisse!...Celle de l'école qui revenait....Mon attention fut retenue par deux personnages, tout d'abord un homme jeune, conseiller d'entreprise, qui disait avoir une femme, une maison, une belle voiture et ne pas être heureux...Puis une femme, d'âge moyen qui, elle, était professeur d'histoire et de géographie.
Bloc de papier, crayons, nous commençons à travailler. Travail sur une sensation qui nous est propre...Aie ! Aie ! Je n'avais pas prévu cela, le néant, je venais chercher un outil pour aider les autres et je me retrouvais face à moi-même , devant mon propre miroir...
Une petite voix me dit alors: "On t'a toujours dit que tu étais triste" Est-ce une sensation? Bien sûr, alors au boulot et sur le papier!
Comment vous expliquer?
C'était comme si je descendais dans un trou et au fur et à mesure de la descente, je ressentais ce que je vivais, c'était tout un contenu, oui, je venais en effet d'avoir accés à toute une souffrance enfouie de mon enfance et cela libéra immédiatement en moi un espace où je réalisais en conscience que je transposais cette souffrance sur les autres au lieu de m'occuper de la mienne. En un mot, j'étais à côté de la plaque , je venais de vivre un retour sur moi de toute beauté!
A la fin de cette première journée, je me souviendrais toujours de ce retour dans ma petite voiture qui dansait sur la route, j'avais mis du Mozart et je me sentais si légère !!!!!
Pour en revenir aux deux personnes qui m'avaient marquée à l'arrivée, cette femme professeur mit quatre jours à ne rien écrire sur sa feuille, elle bloquait littéralement et ne ressentait rien ou ne se laissait rien ressentir et ce quatrième jour, elle se mit simplement à pleurer, elle acceptait sans doute de lâcher un tout petit peu ce qu'elle maîtrisait tant de sa vie. Quant à l'homme jeune, j'assistais à une véritable naissance alors que nous étions au bilan du dernier jour, il se mit tout à coup à pleurer en hurlant: "J'existe!"Je me souviendrais toujours de cet homme qui avait découvert le vivant en lui, c'était si beau!
C'est donc ainsi que je venais de répondre à cette petite voix au fond de moi dont je vous parlais précédemment à la lecture de ce livre, je venais durant ces huit jours d'aller au fond, j'avais découvert la tristesse, l'impuissance, la fragilité d'une toute petite fille qui faisait désormais partie intégrante de ma personne, j'avais aussi découvert la joie, la paix et une si belle énergie d'amour, un fluide merveilleux qui nous transporte, plus question désormais d'échapper à la réalité de ma propre vie, plus question d'illusion ou de mensonge avec moi-même.
Au sein de nombreux stages, je vais ainsi cheminer, m'ancrant peu à peu dans une solidité intérieure qui allait me permettre de m'ouvrir paisiblement aux autres.
Je m'arrête pour aujourd'hui, à bientôt.

samedi 3 juillet 2010

C'est quoi, l'Etre?

Je viens de parler de l'adolescent qui s'enferme dans le silence, qui ne peut exprimer ce qu'il ressent et qui en souffre profondément. Précédemment, je parlais de l'envie que j'avais d'aller chercher ce que je sentais "beau tout au fond de moi.".. et qui paraissait aussi enfermé, mais de quoi s'agit-il ?
Il s'agit de notre Etre, notre Etre profond, celui sur lequel la vie se referme si nous ne pouvons exprimer ce que nous ressentons. En effet, son seul accés est la Sensation qui est la seule à nous conduire dans ce tréfonds de nous-même là où se trouve le noyau de notre personnalité, la racine en nous de tout ce qui est positif, là où se trouvent la paix, l'harmonie, nos potentialités et aspirations tout comme nos certitudes et évidences qui donnent sens à notre existence.
C'est en ce lieu que règnent l'ordre et l'amour, substance fondamentale de la vie d'où tout se déploie, en ce lieu que peuvent s'expérimenter les joies les plus fondamentales de l'existence.

Coupé de cette écoute intérieure et de son accomplissement dynamique, nous ne pouvons que nous retrouver désorienté, soumis à notre environnement, ne sachant pas qui l'on Est, sans personnalité, sans références personnelles, dans un sentiment d'inexistence avec du vide intérieur.
Il n'y a en effet plus d'accés à la source de vie et à son évolution.

Cette notion d'Etre se retrouve dans beaucoup d'anthropologies, elle va se nommer âme chez les chrétiens, hara chez les orientaux, moi profond chez Carl Rogers, l'Etre chez Maslow, Durckeim, Erich Fromm, etc.

C'est parce qu'il ignore bien souvent qui il Est, aspiré par le vide, sans solution à sa portée, qu'un ado va chercher à se suicider et que de façon générale, l'Homme ne s'aime pas!Il faut s'aimer soi-même et aimer la vie pour aimer l'autre...