Bonsoir,
Alors que j'écrivais ce dernier texte, j'étais à des lieues d'imaginer ce qui allait se passer le lendemain au Japon et depuis ce vendredi, je suis avec une immense tristesse ce que ce pays subit actuellement.
Par l'intermédiaire de ma fille aînée dont c'est le pays de coeur, j'ai appris à connaître ses habitants, à en découvrir sa beauté et ses coutumes et pour ceux que cela intéresserait, vous pouvez aller consulter son blog "Les jardins de Sanuki".
La Vie n'accepte plus l'irrespect dans lequel l'Homme la plonge et c'est à croire qu'elle n'a que ce moyen là pour l'interpeller...Je pense à toutes ces âmes qui se sont sacrifiées pour notre Devenir d'homme et de femme..Merci à elles du fond de mon coeur.
J'espère que demain sera un jour meilleur...et que l'Homme tirera leçon de cette si grande épreuve.
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mercredi 16 mars 2011
mercredi 3 novembre 2010
Quand Dieu était une femme...
Bonjour, me revoilà !
Bien sûr, mon aventure ne se termine pas là et avant de la continuer, je voudrais parler d'abandon.
Nous oublions trop souvent que nous avons tous en nous la faculté d'inverser la vie future de nos enfants.
Ma famille étant de religion protestante, j'ai toujours été habituée à la belle et grande croix nue du temple et depuis toute jeune lorsque je voyais chez les autres ou dans une église un crucifix avec Jésus cloué sur la croix, dans ma tête d'enfant, je ne comprenais pas puisque pour moi, il n'y était plus.....
Evidence, non?
Et devant cette scêne, je me souviens que je ressentais une immense résignation, une impuissance de toujours, une sorte d'immobilité sans fin comme quelque chose d'immuable et puis il y avait aussi inscrite dans ma mémoire cette phrase de Jésus sur la croix: "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Cette phrase, j'aimerais aujourd'hui l'adresser à toutes les mamans du monde au nom de tant de bébés:
"Maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e)?"
Oui, maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e) à tes peurs, à ta souffrance, à ton malheur? Pourquoi ne m'as-tu pas accompagné(e) à la Vie, à Ma vie dans la joie et avec ta force et ton amour? J'en avais tant besoin.
A la mienne je rajouterais aussi: T'avais-je choisie ainsi que mon père pour accomplir ce trajet qui fut le mien à ce jour et rompre ainsi avec les chaînes et les schémas familiaux de plusieurs générations de souffrance?
Conçue dans la soumission entre l'horreur de la guerre et la liberté attendue de tout un peuple, ai-je créé, imaginé ma propre vie à partir de cet impact, cet instant T environnant l'existence de ma première cellule?
Est-ce au sein de cet environnement, de ce climat tant physique que bio-affectif que j'ai élaboré ma future conception de vie? Je répondrais: Sans aucun doute !
"On ne peut concevoir que ce que l'on perçoit, on crée ce que l'on Est dans l'instant."
C'est là que toute la Vie future peut vraiment appartenir à la Femme, une femme qui serait alors dans son vrai rôle de Créatrice de vie.
Voici donc l'enfant créé que je fus, boitant de par l'empreinte du propre écrasement de ma mère, de sa soumission, de ses peurs, de son propre poids psychologique, un poids que je portais depuis toujours et entretenu par elle:
" Ma pauvre fille, tu n'arriveras jamais à naître, tu n'arriveras jamais à marcher, tu n'y arriveras jamais, tu n'es pas capable..."
Pied broyé ou mouvement de vie global de la symbolique d'une âme appartenant à toute mère qui, s'il n'est pas éveillé et rééduqué, inversé en liberté, en maturité, en amour de soi et de l'autre, va engendrer immobilité et impuissance pour parfois toute une vie future. Nous sommes alors devant les répétitions familiales, les souffrances transmises de génération en génération et ce n'est qu'en acceptant de s'en libérer que nous rendons service à nos ancêtres...
Pour terminer cette page d'aujourd'hui, je voudrais rappeler qu'à l'aube des religions "Dieu était une femme..."
Une femme qui, du début de la période néolithique ( âge de pierre) jusqu'à environ 500 ans aprés J.C, a été adorée par plusieurs peuples par son courage, sa force et son sens de la justice.
Puis son culte, celui de la Créatrice de Vie, s'est éteint, réprimé férocement par les adeptes des nouvelles religions chrétiennes, judaïques et islamiques. Ce culte consacré aux divinités féminines se vivait tant à Sumer qu'à Babylone, en Egypte, en Afrique, Australie, Chine...
A titre d'exemples:
En Inde, l'initiatrice du premier alphabet se nommait Sarasvati.
En Irlande celtique, la patronne du langage s'appelait Brigit.
A Sumer,on doit les tablettes d'argile et l'invention de l'écriture idéographique à Nidaba.
En Mésopotamie, le processus des semailles et de la récolte à Niulil.
En Irlande, l'intelligence de la connaissance à Perriduen.
La femme était alors considérée comme symbole d'évolution; puis les églises ont anéanti ce culte et ont transformé cette vie divine en interdiction, castration et surtout en puissance, en pouvoir punissant et condamnant, culpabilisant, écrasant, infantilisant et déresponsabilisant.
Elles assassinèrent le Désir et la Joie, ( il s'agissait surtout de nier que le sexe procure du plaisir afin de garder le pouvoir sur les êtres) l'Appel à la Vie, instituant une Foi sans souffle de vie, sans considération de ce dynamisme magnifique en l'Homme, substance fondamentale d'où tout procède et se déploie, une Foi totalement cérébralisée pour laquelle le Devoir va prendre plus de place que l'Amour au nom d'une morale castratrice.
Mais qu'est-ce que la Foi véritable?
N'est-ce pas une intense aspiration à la délivrance? Un désir ardent de complétude?Une adhésion délibérée à l'entendement à la Vérité et une ferme conviction dans la possibilité d'atteindre soi-même la libération via un labyrinthe à parcourir grâce à l'intuition, la curiosité, l'enchantement, le goût de la solitude, la mémoire et le bon usage de l'échec.
Quels sont ceux qui s'aventurent réellement sur ce chemin véritable?
Je vous laisse pour aujourd'hui, je reviens trés vite, j'ai aimé vous parler de ces femmes...
Maintenant, j'ai un tas de bois à empiler...sous le soleil !
Bien sûr, mon aventure ne se termine pas là et avant de la continuer, je voudrais parler d'abandon.
Nous oublions trop souvent que nous avons tous en nous la faculté d'inverser la vie future de nos enfants.
Ma famille étant de religion protestante, j'ai toujours été habituée à la belle et grande croix nue du temple et depuis toute jeune lorsque je voyais chez les autres ou dans une église un crucifix avec Jésus cloué sur la croix, dans ma tête d'enfant, je ne comprenais pas puisque pour moi, il n'y était plus.....
Evidence, non?
Et devant cette scêne, je me souviens que je ressentais une immense résignation, une impuissance de toujours, une sorte d'immobilité sans fin comme quelque chose d'immuable et puis il y avait aussi inscrite dans ma mémoire cette phrase de Jésus sur la croix: "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Cette phrase, j'aimerais aujourd'hui l'adresser à toutes les mamans du monde au nom de tant de bébés:
"Maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e)?"
Oui, maman, pourquoi m'as-tu abandonné(e) à tes peurs, à ta souffrance, à ton malheur? Pourquoi ne m'as-tu pas accompagné(e) à la Vie, à Ma vie dans la joie et avec ta force et ton amour? J'en avais tant besoin.
A la mienne je rajouterais aussi: T'avais-je choisie ainsi que mon père pour accomplir ce trajet qui fut le mien à ce jour et rompre ainsi avec les chaînes et les schémas familiaux de plusieurs générations de souffrance?
Conçue dans la soumission entre l'horreur de la guerre et la liberté attendue de tout un peuple, ai-je créé, imaginé ma propre vie à partir de cet impact, cet instant T environnant l'existence de ma première cellule?
Est-ce au sein de cet environnement, de ce climat tant physique que bio-affectif que j'ai élaboré ma future conception de vie? Je répondrais: Sans aucun doute !
"On ne peut concevoir que ce que l'on perçoit, on crée ce que l'on Est dans l'instant."
C'est là que toute la Vie future peut vraiment appartenir à la Femme, une femme qui serait alors dans son vrai rôle de Créatrice de vie.
Voici donc l'enfant créé que je fus, boitant de par l'empreinte du propre écrasement de ma mère, de sa soumission, de ses peurs, de son propre poids psychologique, un poids que je portais depuis toujours et entretenu par elle:
" Ma pauvre fille, tu n'arriveras jamais à naître, tu n'arriveras jamais à marcher, tu n'y arriveras jamais, tu n'es pas capable..."
Pied broyé ou mouvement de vie global de la symbolique d'une âme appartenant à toute mère qui, s'il n'est pas éveillé et rééduqué, inversé en liberté, en maturité, en amour de soi et de l'autre, va engendrer immobilité et impuissance pour parfois toute une vie future. Nous sommes alors devant les répétitions familiales, les souffrances transmises de génération en génération et ce n'est qu'en acceptant de s'en libérer que nous rendons service à nos ancêtres...
Pour terminer cette page d'aujourd'hui, je voudrais rappeler qu'à l'aube des religions "Dieu était une femme..."
Une femme qui, du début de la période néolithique ( âge de pierre) jusqu'à environ 500 ans aprés J.C, a été adorée par plusieurs peuples par son courage, sa force et son sens de la justice.
Puis son culte, celui de la Créatrice de Vie, s'est éteint, réprimé férocement par les adeptes des nouvelles religions chrétiennes, judaïques et islamiques. Ce culte consacré aux divinités féminines se vivait tant à Sumer qu'à Babylone, en Egypte, en Afrique, Australie, Chine...
A titre d'exemples:
En Inde, l'initiatrice du premier alphabet se nommait Sarasvati.
En Irlande celtique, la patronne du langage s'appelait Brigit.
A Sumer,on doit les tablettes d'argile et l'invention de l'écriture idéographique à Nidaba.
En Mésopotamie, le processus des semailles et de la récolte à Niulil.
En Irlande, l'intelligence de la connaissance à Perriduen.
La femme était alors considérée comme symbole d'évolution; puis les églises ont anéanti ce culte et ont transformé cette vie divine en interdiction, castration et surtout en puissance, en pouvoir punissant et condamnant, culpabilisant, écrasant, infantilisant et déresponsabilisant.
Elles assassinèrent le Désir et la Joie, ( il s'agissait surtout de nier que le sexe procure du plaisir afin de garder le pouvoir sur les êtres) l'Appel à la Vie, instituant une Foi sans souffle de vie, sans considération de ce dynamisme magnifique en l'Homme, substance fondamentale d'où tout procède et se déploie, une Foi totalement cérébralisée pour laquelle le Devoir va prendre plus de place que l'Amour au nom d'une morale castratrice.
Mais qu'est-ce que la Foi véritable?
N'est-ce pas une intense aspiration à la délivrance? Un désir ardent de complétude?Une adhésion délibérée à l'entendement à la Vérité et une ferme conviction dans la possibilité d'atteindre soi-même la libération via un labyrinthe à parcourir grâce à l'intuition, la curiosité, l'enchantement, le goût de la solitude, la mémoire et le bon usage de l'échec.
Quels sont ceux qui s'aventurent réellement sur ce chemin véritable?
Je vous laisse pour aujourd'hui, je reviens trés vite, j'ai aimé vous parler de ces femmes...
Maintenant, j'ai un tas de bois à empiler...sous le soleil !
dimanche 12 septembre 2010
Ma grand-mère...ce beau cadeau de mon enfance.
Avant de parcourir avec vous encore quelques années, je désire m'arrêter quelques instants pour rendre un hommage à ma grand-mère maternelle. Je peux vraiment dire aujourd'hui que je n'aurais jamais pu affronter seule ce chemin d'épreuves qui fut le mien si je n'avais eu pour exemple tout d'abord le courage de ma mère, les valeurs protestantes de mes parents et surtout les fondations que me donna cette grand-mère le temps d'une vie de vacances, une véritable bouffée d'oxygène au sein de mon ennui, de la peur et de la solitude que je connaissais le reste de l'année.C'était une grand-mère qui travaillait toujours en sifflant ou en chantant...
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
jeudi 12 août 2010
Ecrire...
Ecrire...J'aime écrire...
Un certain jour, j'écrivis sur ce mouvement de l'écriture que je comparais alors au vent...
Je vous livre cette pensée aujourd'hui:
Ecrire, c'est comme le vent....
Vent qui souffle, brise qui apaise ou rafraîchit
plus de vent, plus de brise...et soudain, le revoilà.
On ne sait d'où il vient et où il va, il est là.
Il peut être doux, léger comme le vol d'un papillon et tout à coup, il peut apparaître sans qu'on s'y attende, poussant, malmenant, nous agitant brutalement.
Nous devons alors le laisser faire jusqu'à ce que le calme revienne...
C'est ainsi que peut être le mouvement de l'écriture.
La pointe glisse, coule, remplit l'espace, inscrivant des courbes aussi subtiles les unes que les autres, mouvement qui prend alors tout son sens lorsque le regard se porte sur lui.
Tout comme le vent, l'écriture peut se faire doucement, tranquillement et de la même manière elle cesse et disparaît tout comme elle peut se faire tempête et s'emballer alors l'espace ne devient plus assez grand...
Tout comme le vent, on laisse aller, on laisse faire..
On laisse partir la main qui libère le mouvement...
On laisse passer le vent...Le vent sait ce qu'il fait et où il va...
La plume va donner forme, le vent va semer la graine...
Ainsi va naître la vie et encore et encore...
Un certain jour, j'écrivis sur ce mouvement de l'écriture que je comparais alors au vent...
Je vous livre cette pensée aujourd'hui:
Ecrire, c'est comme le vent....
Vent qui souffle, brise qui apaise ou rafraîchit
plus de vent, plus de brise...et soudain, le revoilà.
On ne sait d'où il vient et où il va, il est là.
Il peut être doux, léger comme le vol d'un papillon et tout à coup, il peut apparaître sans qu'on s'y attende, poussant, malmenant, nous agitant brutalement.
Nous devons alors le laisser faire jusqu'à ce que le calme revienne...
C'est ainsi que peut être le mouvement de l'écriture.
La pointe glisse, coule, remplit l'espace, inscrivant des courbes aussi subtiles les unes que les autres, mouvement qui prend alors tout son sens lorsque le regard se porte sur lui.
Tout comme le vent, l'écriture peut se faire doucement, tranquillement et de la même manière elle cesse et disparaît tout comme elle peut se faire tempête et s'emballer alors l'espace ne devient plus assez grand...
Tout comme le vent, on laisse aller, on laisse faire..
On laisse partir la main qui libère le mouvement...
On laisse passer le vent...Le vent sait ce qu'il fait et où il va...
La plume va donner forme, le vent va semer la graine...
Ainsi va naître la vie et encore et encore...
mardi 13 juillet 2010
Les mères porteuses...
Avant de vous retrouver sur mon chemin personnel, j'ai eu l'occasion cette semaine de regarder un reportage sur les "mères porteuses" en Inde...
Des couples d'américains particulièrement sollicitent ces femmes qui acceptent de jouer ce rôle par manque d'argent pour nourrir leur famille ou encore acheter une petite maison.
Nous sommes devant une fécondation in vitro, suivie de neuf mois de gestation pendant lesquels la mère porteuse dit bien ne pas tenir compte du bébé afin de ne pas s'attacher à lui.
Je vais à nouveau poser la question: où est l'amour? Où est cette force de vie maternelle dont il a tant besoin?
Lorsque l'on connaît l'impact de l'empreinte dés la conception d'un enfant, lorsque l'on sait que le système nerveux de tout être humain se structure autour de l'oreille dés le quatrième mois in-utero, l'ouie étant alors développée, cela signifie que peut venir s'impressionner en tant que corps vivant, corps sonore et de manière progressive tout Son se propageant alors par l'intermédiaire du milieu intra-liquidien. ( L'eau étant support de mémoire)
Autrement dit, le foetus va recevoir toutes sortes de fréquences vibratoires sonores qui vont venir le traverser pouvant ainsi s'impressionner sur son système nerveux et psychique pour être ensuite conservées en mémoire au sein même de son essence. Qui dit essence dit sensation.
On peut constater l'importance de l'environnement immédiat de toute grossesse sans parler du schéma familial psychologique de la mère porteuse et des vibrations que ce foetus va percevoir d'elle. Ce lien, pour moi, sera à jamais indélibile et cette activité vibratoire perçue in utero deviendra la base même de la sensation et la source future pour sa vie de joie ou de souffrance, car il ne peut, bien sûr, se soustraire à cette empreinte.
La vie est là, plus forte que tout et lorsqu'une femme ne peut avoir d'enfant, ne doit-elle pas trouvé un sens à cela? Ne doit-elle pas chercher à comprendre, n'a t-elle pas à donner un autre sens à sa vie? Ne peut-elle pas adopter ou encore se mettre au service de la vie en créant d'une autre manière? Pourquoi cet égoïsme à tout prix et grâce à l'argent au détriment d'un petit être conçu sans amour qui aura sans doute plus tard beaucoup de mal à trouver sa force de vie?
La vie peut se réussir de tant d'autres manières différentes...
Des couples d'américains particulièrement sollicitent ces femmes qui acceptent de jouer ce rôle par manque d'argent pour nourrir leur famille ou encore acheter une petite maison.
Nous sommes devant une fécondation in vitro, suivie de neuf mois de gestation pendant lesquels la mère porteuse dit bien ne pas tenir compte du bébé afin de ne pas s'attacher à lui.
Je vais à nouveau poser la question: où est l'amour? Où est cette force de vie maternelle dont il a tant besoin?
Lorsque l'on connaît l'impact de l'empreinte dés la conception d'un enfant, lorsque l'on sait que le système nerveux de tout être humain se structure autour de l'oreille dés le quatrième mois in-utero, l'ouie étant alors développée, cela signifie que peut venir s'impressionner en tant que corps vivant, corps sonore et de manière progressive tout Son se propageant alors par l'intermédiaire du milieu intra-liquidien. ( L'eau étant support de mémoire)
Autrement dit, le foetus va recevoir toutes sortes de fréquences vibratoires sonores qui vont venir le traverser pouvant ainsi s'impressionner sur son système nerveux et psychique pour être ensuite conservées en mémoire au sein même de son essence. Qui dit essence dit sensation.
On peut constater l'importance de l'environnement immédiat de toute grossesse sans parler du schéma familial psychologique de la mère porteuse et des vibrations que ce foetus va percevoir d'elle. Ce lien, pour moi, sera à jamais indélibile et cette activité vibratoire perçue in utero deviendra la base même de la sensation et la source future pour sa vie de joie ou de souffrance, car il ne peut, bien sûr, se soustraire à cette empreinte.
La vie est là, plus forte que tout et lorsqu'une femme ne peut avoir d'enfant, ne doit-elle pas trouvé un sens à cela? Ne doit-elle pas chercher à comprendre, n'a t-elle pas à donner un autre sens à sa vie? Ne peut-elle pas adopter ou encore se mettre au service de la vie en créant d'une autre manière? Pourquoi cet égoïsme à tout prix et grâce à l'argent au détriment d'un petit être conçu sans amour qui aura sans doute plus tard beaucoup de mal à trouver sa force de vie?
La vie peut se réussir de tant d'autres manières différentes...
jeudi 8 juillet 2010
Cet amour qui nous transporte...
Oui, c'est vrai, j'ai envie de rebondir sur ces mots que je viens d'utiliser précédemment, ce fluide magnifique qu'est l'amour et sans lequel la vie n'aurait aucune saveur.
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
L'amour rend heureux, il fait vibrer de l'intérieur, il rend libre et joyeux, léger, il accompagne le partage, l'écoute, il est don de toutes choses, il est créateur et force de vie, il est confiance et spontanéité, enfin il est lumière et sagesse. Il n'y a pas vraiment de mots pour le définir, il est tout, il se vit et parfois quand il est trop fort, il peut même faire mal....Il est la Vie, il est respect, il est tout puissant.
Sans avoir connu l'amour, sans avoir été touché par lui, on ne peut pas faire la différence entrele bien et le mal, entre le crime et la bonne action, entre le mensonge et la vérité et on ne peut pas développer la capacité d'empathie envers l'autre.
Cela me fait revenir vers tous ces enfants, adolescents dont on ne tient pas compte et dont on ne respecte pas les besoins essentiels qui sont d'être reconnu, écouté et aimé pour ce qu'ils sont.
Avez-vous déjà entendu comment de nombreux parents d'aujourd'hui parlent à leurs enfants, avez-vous prête attention à ce Son ?
Toute une violence verbale, des ordres donnés en hurlant, si peu d'attention et de réponses aux questions souvent posées, toutes ces promesses non tenues, mensonges et chantage sous toutes ses formes....Mais où est l'amour? Où est le respect de soi et de l'autre?
Ce sont souvent des vibrations qui font frémir, rabaissent, salissent, pourrissent ce qui est si Beau à l'intérieur d'un enfant, elle sont comme des gouttes d'arsenic, du poison dilué qui coupe de l'Etre et de la vie. Elles sont si courantes aujourd'hui...alors ne nous demandons pas pourquoi ça va si mal , pourquoi il n'y a plus de respect.
Nous oublions que la violence se perpétue sans limite et que la vengeance s'imite.
l'Homme retrouvera t-il un jour un peu de dignité et d'amour pour lui-même?
Sur ces mots d'espoir, je vous retrouve trés bientôt....
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