Bonjour...Je reprends mon récit.
A ce moment-là de ma vie, je viens de passer dix années en travail sur moi, en analyse de mes émotions et sensations qui m'ont amenée à rechercher l'harmonie et le respect de moi-même et je vais me rendre à l'évidence que je franchis un nouveau cap, que je vais passer à un étage inférieur, à l'impact en quelque sorte dont je parlais dans l'histoire du galet, à l'impression pure, physique du début de ma vie et de la même manière que précédemment, je vais utiliser la transcription par l'écriture du langage non plus de l'émotion mais de la douleur physique, ce qui va me permettre une synthèse analytique globale.
"Elle me tenait en arrière et on me tirait en avant..."
Cela voulait dire que c'était comme si on m'avait forcée à laisser l'autre, à abandonner l'autre pour que l'on puisse me mettre en vie, retenue que j'étais?
Des questions se posèrent à moi: Mais que faisait-on de mon désir de vie?
Etouffé, retenu, occulté, bafoué au prix de ne pouvoir abandonner l'autre?
Et pourquoi me retenait-elle ainsi?
Il est certain que dans ce cas, je ne vais pas avoir d'autre choix pour venir au monde que d'être tiraillée, déchirée dans mon corps et forcée et cela sans que l'on ne tienne compte de moi...
Jétais sans doute en train d'assister à ce que fut la tristesse de toute ma vie.
Ce corps qui est le mien va alors terriblement souffrir. Epuisée que j'étais dans ma vie personnelle et son combat depuis de longues années, marchant dans l'inconnu et trouvant ma force dans le noir à l'identique d'un foetus ayant le désir de naître à la vie, je compris alors que j'allais ou plutôt que mon corps allait revivre ce grand passage de ma naissance.
Trés précisément je ressentais aussi que quelque chose était cassé dans mon âme, oui, c'était ma force de vie qui était cassée, c'était comme si j'allais mourir mais j'avais aussi envie de vivre dans la joie et parmi les autres seulement je n'avais plus aucune force....
J'étais devant un nouveau combat, seule face à la Vie.
Je ne pouvais plus rien maîtriser, la douleur était physique et ce sont la confiance et le lâcher-prise qui allaient me permettre d'accepter ce qui se passait dans mon corps et dans ma conscience. En effet, lâchant tout, m'abandonnant à ce qui devait se passer, je n'avais pas d'autre alternative que celle d'obéir et de suivre les directives de la vie en moi et étrangement je savais en même temps intuitivement que c'était un passage, seulement j'ignorais totalement comment j'allais m'en sortir, je me sentais tellement impuissante.
Mais laissons parler mon corps:
Ma tension qui avait toujours été trés régulière allait se mettre à augmenter suivant un rythme qui semblait cependant s'accélérer en approchant du but, j'avais des accés de fièvre qui passaient comme ils arrivaient, mon coeur battait trés fort et tous mes muscles étaient durs comme du fer. Mon corps était hypertendu, serré, resserré, raidi, ma circulation sanguine était comme bloquée, je ne pouvais plus respirer, j'avais mal dans la poitrine, j'avais peur, j'avais mal aux bras, aux jambes, j'étouffais...Impuissante et en grande souffrance, je me demandais où était la porte de sortie, c'était de plus en plus dur mais je devais tenir, je savais que j'avais un pas énorme à franchir, j'avais tellement besoin que l'on m'ouvre la porte !Je me sentais prise au piège, je n'y arrivais pas, j'avais la tête dans un sac et à force de me battre, je m'épuisais, mes muscles me faisaient si mal...C'était comme si je faisais un va et vient entre l'extérieur et l'intérieur de la matière, personne ne m'aidait, ni dedans, ni dehors.
Plus tard, grâce à ce revécu, j'allais comprendre que jouissance et souffrance ne pouvaient être pour moi qu'intimement mêlés, oui, en effet, dans ma vie,je ne savais vivre le plaisir que lié à la souffrance...Forcément, je ne connaissais rien d'autre, je n'avais jamais su vivre autrement alors je m'étais toujours accrochée à celle de l'autre en oubliant ma propre vie, en m'abandonnant pour ne surtout pas lâcher cette souffrance, je n'avais rien connu d'autre au seuil de mon existence.
Gonflée de partout, ayant du mal à respirer,la peur de mourir étant toujours là, je parlais à mes cellules, je discutais la nuit avec elles car je savais qu'elles commandaient le navire et je sentais une nouvelle force de vie qui coulait comme une source dans mes bras jusqu'au bout de mes mains, elle était chaude et naviguait partout dans mon corps même si celui-ci était comme tuméfié, rempli de bleus.
C'est alors que j'entendais à nouveau:
Si je lâche tout, je peux mourir...
Lâcher voulait donc dire mourir?
A trés bientôt pour la suite, c'est si facile de le raconter aprés que les années soient passées...
dimanche 26 septembre 2010
vendredi 24 septembre 2010
Françoise Dolto
" La Vérité n'est pas facile
La Vérité n'est pas douce
Mais il n'y a pas d'autres chemins que la Vérité."
La Vérité n'est pas douce
Mais il n'y a pas d'autres chemins que la Vérité."
Deuxième partie du voyage...
Eh bien , me revoilà ! Bonjour,
La première partie de mon voyage est maintenant achevée, j'aurais ensuite à son sujet de nombreuses observations à partager avec vous.
Me voici installée dans une nouvelle vie faite de solitude comme je vous le disais mais aussi d'une belle harmonie grâce à la nature qui m'entoure. Désormais trés à l'aise dans l'accés au langage de toutes mes sensations, mon rêve de maison réalisé, je travaille beaucoup de mes mains, je crée jardin et ateliers, j'écris aussi et je me sens heureuse d'être vivante.
C'est alors qu'arrive un nouveau choc.
Sans que je m'y attende, les évènements vont survenir et je reste toujours émue et étonnée d'observer de quelle manière la vie vient nous servir ou je dirais plutôt comment nous attirons à nous ce qui a pour seul objectif notre libération intérieure et notre évolution personnelle.
Aucun acte n'est neutre.
Je vais être terrassée, quel mot étrange que celui-là, par un échec, une sanction à vrai dire, un diplôme manqué qui va venir faire écho de façon soudaine à tous les sentiments d'échecs de ma vie, c'était vraiment comme quelque chose de semblable au bouquet final d'un feu d'artifice. Je ne m'y attendais absolument pas et c'est alors que je vais me retrouver déchirée, déchirée de l'intérieur, c'est à dire que c'est tout mon corps qui va être déchiré, à vif, c'était comme s'il avait été forcé dans un sens contraire, il me faisait mal, trés mal, il était comme abîmé, j'avais du mal à respirer et ça me tirait dans tous les sens...Oui, c'était cela, comme s'il était déchiré parce que forcé dans un sens contraire. Le sentiment qui accompagnait cette grande déchirure physique m'était bien connu, c'était celui lorsque l'on ne tient pas compte de moi et que je ne représente rien de valable là où ni mon travail ni mon courage ne sont reconnus.
Il fallait que ça cicatrise, je savais que je ne devais pas bouger et attendre et en même temps, je ne comprenais pas ce sens contraire que je ressentais si fortement en moi.
Seulement à partir de ce moment là je vais avoir de moins en moins de forces, ce qui va m'obliger à remettre de plus en plus toute ma vie en question, mon travail surtout et je vais surtout prendre conscience que ce que je vivais alors paraissait en totale synchronicité avec le vécu supposé de ma propre naissance, que mon corps avait le désir de se délivrer de tout un contenu que j'ignorais et ce fut en effet ce à quoi j'allais assister jour aprés jour, étape par étape.
J'ignorais encore à ce moment-là que j'allais revivre la douleur du bébé que je fus dans son revécu de naissance et surtout que j'allais pouvoir mettre des mots sur toute cette expérience incroyable.
C'était comme si je remontais dans le temps, un temps dont j'ignorais tout et c'est avec un étonnement total que je vais observer ce qui va se passer dans cette aventure qui continuait...
De façon si soudaine, je me retrouvais projetée dans cette source qui coule dont je parlais précédemment et "j'allais faire corps avec elle..."
Une voix vint me dire: Je ne peux pas laisser ma mère, elle est trop triste, je la sens malheureuse...
Si je la laisse, elle souffre...Je dois être là...
Puis je vais à nouveau entendre en moi ce mouvement contraire qui ne pouvait , bien sûr, que provoquer une déchirure, un mouvement qui provenait des couches profondes de mon corps, j'avais mal, si mal, je n'avais plus de force, je devais me détacher, l'autre bloquait.
"Elle me tenait en arrière
On me tirait en avant."
Etait-ce donc ma mère qui me retenait?
Mais pourquoi me retenait-elle ainsi?
La première partie de mon voyage est maintenant achevée, j'aurais ensuite à son sujet de nombreuses observations à partager avec vous.
Me voici installée dans une nouvelle vie faite de solitude comme je vous le disais mais aussi d'une belle harmonie grâce à la nature qui m'entoure. Désormais trés à l'aise dans l'accés au langage de toutes mes sensations, mon rêve de maison réalisé, je travaille beaucoup de mes mains, je crée jardin et ateliers, j'écris aussi et je me sens heureuse d'être vivante.
C'est alors qu'arrive un nouveau choc.
Sans que je m'y attende, les évènements vont survenir et je reste toujours émue et étonnée d'observer de quelle manière la vie vient nous servir ou je dirais plutôt comment nous attirons à nous ce qui a pour seul objectif notre libération intérieure et notre évolution personnelle.
Aucun acte n'est neutre.
Je vais être terrassée, quel mot étrange que celui-là, par un échec, une sanction à vrai dire, un diplôme manqué qui va venir faire écho de façon soudaine à tous les sentiments d'échecs de ma vie, c'était vraiment comme quelque chose de semblable au bouquet final d'un feu d'artifice. Je ne m'y attendais absolument pas et c'est alors que je vais me retrouver déchirée, déchirée de l'intérieur, c'est à dire que c'est tout mon corps qui va être déchiré, à vif, c'était comme s'il avait été forcé dans un sens contraire, il me faisait mal, trés mal, il était comme abîmé, j'avais du mal à respirer et ça me tirait dans tous les sens...Oui, c'était cela, comme s'il était déchiré parce que forcé dans un sens contraire. Le sentiment qui accompagnait cette grande déchirure physique m'était bien connu, c'était celui lorsque l'on ne tient pas compte de moi et que je ne représente rien de valable là où ni mon travail ni mon courage ne sont reconnus.
Il fallait que ça cicatrise, je savais que je ne devais pas bouger et attendre et en même temps, je ne comprenais pas ce sens contraire que je ressentais si fortement en moi.
Seulement à partir de ce moment là je vais avoir de moins en moins de forces, ce qui va m'obliger à remettre de plus en plus toute ma vie en question, mon travail surtout et je vais surtout prendre conscience que ce que je vivais alors paraissait en totale synchronicité avec le vécu supposé de ma propre naissance, que mon corps avait le désir de se délivrer de tout un contenu que j'ignorais et ce fut en effet ce à quoi j'allais assister jour aprés jour, étape par étape.
J'ignorais encore à ce moment-là que j'allais revivre la douleur du bébé que je fus dans son revécu de naissance et surtout que j'allais pouvoir mettre des mots sur toute cette expérience incroyable.
C'était comme si je remontais dans le temps, un temps dont j'ignorais tout et c'est avec un étonnement total que je vais observer ce qui va se passer dans cette aventure qui continuait...
De façon si soudaine, je me retrouvais projetée dans cette source qui coule dont je parlais précédemment et "j'allais faire corps avec elle..."
Une voix vint me dire: Je ne peux pas laisser ma mère, elle est trop triste, je la sens malheureuse...
Si je la laisse, elle souffre...Je dois être là...
Puis je vais à nouveau entendre en moi ce mouvement contraire qui ne pouvait , bien sûr, que provoquer une déchirure, un mouvement qui provenait des couches profondes de mon corps, j'avais mal, si mal, je n'avais plus de force, je devais me détacher, l'autre bloquait.
"Elle me tenait en arrière
On me tirait en avant."
Etait-ce donc ma mère qui me retenait?
Mais pourquoi me retenait-elle ainsi?
dimanche 19 septembre 2010
Pierre Teilhard de Chardin
" L'avenir appartiendra à ceux qui auront su donner aux générations de demain
des raisons de vivre et d'espérer"
des raisons de vivre et d'espérer"
La violence des jeunes dans les quartiers...
J'ai regardé dernièrement un reportage sur la violence des jeunes dans les quartiers et j'ai envie d'en parler un peu.
Nous nous retrouvons une fois de plus dans la même spirale d'enfermement d'énergie négative...
J'ai relevé ce qui me paraissait important de ce qui se disait: Tout d'abord ce sont des bandes de 30 ou 40 jeunes qui ont entre sept et dix-huit ans et chaque quartier a ses groupes.
C'est exactement comme à la guerre, d'ailleurs ils s'inspirent des films américains avec l'image d'un monde viril contre un monde hostile. Seulement ils se battent et ne savent pas pourquoi mais il est important de se battre car disent-ils, dans tous les pays on se bat !...
Tout acte violent est devenu banal, l'insulte aussi est devenue banale...
Toute fragilité est une faille, il n'y a sutout pas de détail ni de sentiment !
J'ai surtout relevé: "On leur répond mal alors ils se battent !!!"
On peut imaginer comme leur sensibilité est blessée, avec une énergie ( ne pas oublier qu'une émotion, c'est de l'énergie pure) prête à exploser au moindre écart de langage mais encore une fois qu'ont-ils vécu durant toute leur petite enfance? Quel apprentissage, quels repères, quels exemples? A sept ans, on suit les grands frères tout simplement car ce sont eux leurs éducateurs et un grand frère ne peut qu'être admiré...si le père est absent.
Le langage entendu depuis toujours est sans doute l'injure ou l'insulte donc utilisée naturellement et inconsciemment, ce qui explique qu'une sensibilité hyper-blessée, paradoxalement, ne peut pas la recevoir....
Ils sont tous cachés sous leur capuche mais en réalité que cachent-ils?
Eux-mêmes et cette belle sensibilité qui n'a sans doute jamais eu la possibilité ou le droit de s'exprimer mais on ne peut pas aller indéfiniment contre la vie sinon c'est la mort et pour le moment, leur seul moyen d'expression est la violence qu'ils retournent contre eux alors que leurs mains et leur esprit sont faits pour créer de la vie mais qui leur permettra d'inverser un jour cette spirale infernale?
La souffrance, la mort d'un ami, la lassitude, une belle rencontre?
Nous nous retrouvons une fois de plus dans la même spirale d'enfermement d'énergie négative...
J'ai relevé ce qui me paraissait important de ce qui se disait: Tout d'abord ce sont des bandes de 30 ou 40 jeunes qui ont entre sept et dix-huit ans et chaque quartier a ses groupes.
C'est exactement comme à la guerre, d'ailleurs ils s'inspirent des films américains avec l'image d'un monde viril contre un monde hostile. Seulement ils se battent et ne savent pas pourquoi mais il est important de se battre car disent-ils, dans tous les pays on se bat !...
Tout acte violent est devenu banal, l'insulte aussi est devenue banale...
Toute fragilité est une faille, il n'y a sutout pas de détail ni de sentiment !
J'ai surtout relevé: "On leur répond mal alors ils se battent !!!"
On peut imaginer comme leur sensibilité est blessée, avec une énergie ( ne pas oublier qu'une émotion, c'est de l'énergie pure) prête à exploser au moindre écart de langage mais encore une fois qu'ont-ils vécu durant toute leur petite enfance? Quel apprentissage, quels repères, quels exemples? A sept ans, on suit les grands frères tout simplement car ce sont eux leurs éducateurs et un grand frère ne peut qu'être admiré...si le père est absent.
Le langage entendu depuis toujours est sans doute l'injure ou l'insulte donc utilisée naturellement et inconsciemment, ce qui explique qu'une sensibilité hyper-blessée, paradoxalement, ne peut pas la recevoir....
Ils sont tous cachés sous leur capuche mais en réalité que cachent-ils?
Eux-mêmes et cette belle sensibilité qui n'a sans doute jamais eu la possibilité ou le droit de s'exprimer mais on ne peut pas aller indéfiniment contre la vie sinon c'est la mort et pour le moment, leur seul moyen d'expression est la violence qu'ils retournent contre eux alors que leurs mains et leur esprit sont faits pour créer de la vie mais qui leur permettra d'inverser un jour cette spirale infernale?
La souffrance, la mort d'un ami, la lassitude, une belle rencontre?
jeudi 16 septembre 2010
Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?
Je me souviens d'un certain jour où je m'étais assise au bord d'une source qui coulait à mes pieds et je m'étais posée la question suivante:
"Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?"
J'ai alors trouvé comme réponse que c'est parce qu'il faut redescendre à la source, dans les profondeurs de la terre afin de suivre son cours jusqu'à l'air libre, il faut passer par la solitude, une trés grande solitude pour découvrir la beauté de la vie, sa trés grande beauté, cette merveilleuse lumière et puis aussi passer par la séparation, ce manque emmenant à la nostalgie extrême d'un Tout fait de paix et d'harmonie, quelque chose de profondément mélodieux, suave, lumineux, paisible, quelque chose qui porte le mot Amour.
La souffrance? Oui, elle peut se trouver trés loin, là où nous sommes totalement en vérité avec nous-mêmes, là où nous ne pouvons plus nous mentir et où seule la peur peut nous empêcher d'aller...
Mais si, tout au fond, on est descendu alors on a vu, on a perçu, c'est devenu limpide, clair, évident, logique, telle la solution d'un problème mathématique qui arrive soudain, nette, précise et réconfortante.
C'est seulement aprés que l'on trouve la source dans laquelle il va falloir encore apprendre à se laisser couler, à faire corps avec elle, à faire Un et accepter de prendre la forme de là où elle va nous emmener car c'est tout simplement de cette rencontre que se nourrit la Création.
C'est à cette source que je vais remonter mais je l'ignore encore à ce moment-là.
"Pourquoi faut-il donc tant souffrir pour être créateur?"
J'ai alors trouvé comme réponse que c'est parce qu'il faut redescendre à la source, dans les profondeurs de la terre afin de suivre son cours jusqu'à l'air libre, il faut passer par la solitude, une trés grande solitude pour découvrir la beauté de la vie, sa trés grande beauté, cette merveilleuse lumière et puis aussi passer par la séparation, ce manque emmenant à la nostalgie extrême d'un Tout fait de paix et d'harmonie, quelque chose de profondément mélodieux, suave, lumineux, paisible, quelque chose qui porte le mot Amour.
La souffrance? Oui, elle peut se trouver trés loin, là où nous sommes totalement en vérité avec nous-mêmes, là où nous ne pouvons plus nous mentir et où seule la peur peut nous empêcher d'aller...
Mais si, tout au fond, on est descendu alors on a vu, on a perçu, c'est devenu limpide, clair, évident, logique, telle la solution d'un problème mathématique qui arrive soudain, nette, précise et réconfortante.
C'est seulement aprés que l'on trouve la source dans laquelle il va falloir encore apprendre à se laisser couler, à faire corps avec elle, à faire Un et accepter de prendre la forme de là où elle va nous emmener car c'est tout simplement de cette rencontre que se nourrit la Création.
C'est à cette source que je vais remonter mais je l'ignore encore à ce moment-là.
Je trouve ma terre promise...
Aprés une magnifique journée ensoleillée, une pluie fine est arrivée ce matin nous mettant d'un seul coup dans l'ambiance automnale, il va s'agir sans perdre de temps de faire ramoner la cheminée et de commander du bois....
Mais reprenons ensemble ma route aprés toutes ces années d'où je sortais certes fragile, trés seule mais heureuse de cette nouvelle liberté. Aprés une si longue traversée et marche en solitaire vers l'essentiel de moi, devenue nomade, j'avais besoin de mettre mes racines en terre, j'avais besoin de paix au sein de la nature et des animaux, j'avais toujours rêvé d'une maison avec jardin, j'avais aussi la sensation étrange d'appartenir à un autre monde.
C'est alors que la Vie va me faire ce cadeau, un bout de terre entre ciel et terre, des chevreuils qui passent, des oiseaux partout, des animaux de toutes sortes et une belle terre argileuse, pure, secrète, étonnante, joueuse comme la vie. Une terre rouge, chaude, poreuse qui, au contact de l'eau qu'elle garde secrètement dans ses couches donne le désir de la malaxer, de la toucher, de la rouler, de la caresser entre ses doigts et de lui donner forme.Une terre riche qui trompe son monde en surface en apparaissant sèche, dure et aride, une terre de vigne, la terre de mon enfance, ma terre...
Je devais désormais façonner, mon corps allait devoir épouser son propre langage, donner forme à cette terre qui était mienne en construisant une maison, en créant un jardin, en créant des nouveaux ateliers mais aussi en faisant face à la solitude de mon âme. La forme que je vais donner à cette maison va tout simplement émerger de la manière dont j'ai envie de vivre à l'intérieur en tant que fruit de toute mon expérience de vie, maison bien plantée, adhérant bien au sol et faisant une avec lui. Soleil et espace à l'intérieur comme à l'extérieur. Grâce à cette terre et à cette maison, je vais me donner tous les petits bonheurs qui ont nourri une partie de mon enfance, je vais trés vite me remplir d'espace, de liberté, de soleil, de fleurs, de nature, de l'amour des animaux dont je me sens si proche, me sentant comblée de ce cadeau merveilleux de la vie.
Chaque jour, je vais rendre grâce pour ce qui m'avait été donné en remerciant la Création tout en sentant, en sachant que je devais continuer de créer et de me mettre plus que jamais au service de cette beauté de la vie.
Seulement, j'ignorais encore que mon voyage intérieur allait parcourir de nouvelles profondeurs...
Etre seule avec soi-même, c'est se créer libre...
Alors, c'est en effet seule dans cette maison du bout du monde, dernière maison d'un petit hameau tout en hauteur que j'allais me retrouver dans une solitude que j'allais devoir affronter et apprivoiser...Il le fallait bien car je ne pouvais pas tricher...
Mais que va donc faire la Vie en moi?
Mais reprenons ensemble ma route aprés toutes ces années d'où je sortais certes fragile, trés seule mais heureuse de cette nouvelle liberté. Aprés une si longue traversée et marche en solitaire vers l'essentiel de moi, devenue nomade, j'avais besoin de mettre mes racines en terre, j'avais besoin de paix au sein de la nature et des animaux, j'avais toujours rêvé d'une maison avec jardin, j'avais aussi la sensation étrange d'appartenir à un autre monde.
C'est alors que la Vie va me faire ce cadeau, un bout de terre entre ciel et terre, des chevreuils qui passent, des oiseaux partout, des animaux de toutes sortes et une belle terre argileuse, pure, secrète, étonnante, joueuse comme la vie. Une terre rouge, chaude, poreuse qui, au contact de l'eau qu'elle garde secrètement dans ses couches donne le désir de la malaxer, de la toucher, de la rouler, de la caresser entre ses doigts et de lui donner forme.Une terre riche qui trompe son monde en surface en apparaissant sèche, dure et aride, une terre de vigne, la terre de mon enfance, ma terre...
Je devais désormais façonner, mon corps allait devoir épouser son propre langage, donner forme à cette terre qui était mienne en construisant une maison, en créant un jardin, en créant des nouveaux ateliers mais aussi en faisant face à la solitude de mon âme. La forme que je vais donner à cette maison va tout simplement émerger de la manière dont j'ai envie de vivre à l'intérieur en tant que fruit de toute mon expérience de vie, maison bien plantée, adhérant bien au sol et faisant une avec lui. Soleil et espace à l'intérieur comme à l'extérieur. Grâce à cette terre et à cette maison, je vais me donner tous les petits bonheurs qui ont nourri une partie de mon enfance, je vais trés vite me remplir d'espace, de liberté, de soleil, de fleurs, de nature, de l'amour des animaux dont je me sens si proche, me sentant comblée de ce cadeau merveilleux de la vie.
Chaque jour, je vais rendre grâce pour ce qui m'avait été donné en remerciant la Création tout en sentant, en sachant que je devais continuer de créer et de me mettre plus que jamais au service de cette beauté de la vie.
Seulement, j'ignorais encore que mon voyage intérieur allait parcourir de nouvelles profondeurs...
Etre seule avec soi-même, c'est se créer libre...
Alors, c'est en effet seule dans cette maison du bout du monde, dernière maison d'un petit hameau tout en hauteur que j'allais me retrouver dans une solitude que j'allais devoir affronter et apprivoiser...Il le fallait bien car je ne pouvais pas tricher...
Mais que va donc faire la Vie en moi?
lundi 13 septembre 2010
Etre vivant...
Etre vivant, c'est pouvoir entendre et dire ce que l'on ressent, c'est entrer dans ce beau mouvement de la vie en nous, c'est pouvoir déployer sa fluidité grâce à l'utilisation du langage, ces mots qui détiennent repliées en eux tant de sensations superposées et souvent surprenantes.
Tout enfant a besoin pour vivre heureux de connaître le Beau, le Bien, le Bon, il a besoin d'être entraîné à l'observer et à le partager avec un adulte. Il doit être conduit à exprimer ses sensations, à ce qu'il ressent devant tout ce qu'il vit que ce soit une fleur, une personne, la caresse d'un animal, un beau paysage et combien d'autres choses, cette attitude éducative lui permettant de découvrir en lui qui il est et à son rythme.
Tout enfant a besoin pour vivre heureux de connaître le Beau, le Bien, le Bon, il a besoin d'être entraîné à l'observer et à le partager avec un adulte. Il doit être conduit à exprimer ses sensations, à ce qu'il ressent devant tout ce qu'il vit que ce soit une fleur, une personne, la caresse d'un animal, un beau paysage et combien d'autres choses, cette attitude éducative lui permettant de découvrir en lui qui il est et à son rythme.
dimanche 12 septembre 2010
Jean-Marie Pelt
"Si on a vu pousser des pommes de terre ou des poireaux, on n'est pas le même que si on n'a jamais vu que des voitures ou des jeux video"
Ma grand-mère...ce beau cadeau de mon enfance.
Avant de parcourir avec vous encore quelques années, je désire m'arrêter quelques instants pour rendre un hommage à ma grand-mère maternelle. Je peux vraiment dire aujourd'hui que je n'aurais jamais pu affronter seule ce chemin d'épreuves qui fut le mien si je n'avais eu pour exemple tout d'abord le courage de ma mère, les valeurs protestantes de mes parents et surtout les fondations que me donna cette grand-mère le temps d'une vie de vacances, une véritable bouffée d'oxygène au sein de mon ennui, de la peur et de la solitude que je connaissais le reste de l'année.C'était une grand-mère qui travaillait toujours en sifflant ou en chantant...
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
Ce furent des vacances à la campagne où j'allais apprendre la vie, une vie toute simple, le travail et le goût de l'effort.C'était une vie de partage et de convivialité faite d'apprentissage, de joie de travailler,de joie aussi de jouer et de réussir dans ce que j'étais capable de faire, on me montrait l'exemple,on me faisait confiance. Je faisais comme elle et avec elle.
J'ai envie de vous partager un peu ces souvenirs...
Il y a tout d'abord la tartine de bon pain par laquelle je termine mon repas sur les genoux de cette grand-mère, le jardin où je bêche la terre, ratisse, sème, arrose, porte la brouette, les animaux à qui je donne à manger et dont je nettoie les cages, le bois que je fends avec une hache pour ensuite le ranger soigneusement en tas. J'apprends à fabriquer du savon, de la bière à mettrre ensuite en bouteille. Et ce grenier où j'adore monter et qui a une odeur toute particulière avec ce lard qui sèche, suspendu à une poutre...Dehors, sur le perron, il y a une niche à chien dans laquelle je vais souvent me mettre, c'est comme une petite maison pour moi. Lorsque Pâques arrive et les beaux jours avec, c'est le signe de la grande lessive...On allume un réchaud dans le jardin et on fait cuire doucement les draps dans une grande lessiveuse, accompagnés par la musique d'un petit jet qui remonte indéfiniment pour être ensuite tapés et rincés à grande eau pour finir ensuite suspendus sur de grandes cordes , flottant au vent et sentant bon....On joue le soir autour de la table à des jeux de société, l'argent est représenté par des haricots en grains et je me réveille le matin avec un jaune d'oeuf battu dans une goutte de porto en guise de fortifiant...
Je vais aussi apprendre à traire les vaches aprés avoir été baptisée à ma première entrée dans l'étable par un jet de lait...J'apprends à lever la crème de ce lait pour la battre ensuite et la voir se transformer doucement en beurre, j'emmène les vaches au pré, je ramasse les pissenlits dans les taupinières, je fais du feu dans les vieux troncs d'arbres en compagnie de mes frères. On va chercher l'eau à la fontaine, je peux planter ce que je veux dans le potager, j'ai une place pour moi et je m'émerveille de voir les petits pois sortir et grandir, je fouille la terre pour trouver les pommes de terre, le fermier mange sa pomme avec un canif qu'il sort de sa poche, je fais les vendanges, j'apprends à tailler les sarments de vigne, je porte de lourds paniers d'engrais.
Dans un grand drap étendu sous l'arbre que l'on secoue, je ramasse les mirabelles qui vont ensuite partir dans un grand tonneau pour une future eau de vie.
Ce fut ainsi qu'enfant, j'avais appris à utiliser mes mains, j'avais appris l'effort, la persévérance, la satisfaction du travail accompli, j'étais au contact de la nature, de la terre, des saisons, du mouvement de la vie, je regardais faire, je nourrissais mon corps et mon âme en observant, en découvrant, en maniant, en expérimentant, en créant, en ressentant...Je développais toute une sensibilité à la vie au contact de cette nature, j'apprenais le bon sens, celui qui allait ensuite me servir et être le guide de mon intuition tout au long de ma route.
Et bien sûr lorsque ces vacances se terminaient, je pleurais toujours dans la voiture du retour....
C'était une parenthèse de vrai bonheur auprés de quelqu'un dont je me sentais regardée, aimée et qui a beaucoup compté dans ma jeune vie, elle m'a donné ces bases solides sur lesquelles j'ai pu toujours compter.
C'est elle seule qui m'a donné le goût de l'amour , de la sagesse et du véritable sens de la simplicité de la vie.
Pour un enfant, une seule personne qui pose sur lui un regard de bienveillance et d'amour est le plus beau cadeau qui soit et son meilleur enseignant reste la nature qui est le maître de la vie. Nous en reparlerons plus loin avec l'éducation.
vendredi 10 septembre 2010
L'image du galet
Bon, je vous avais promis des photos de mon jardin seulement je dois apprendre à me servir de l'appareil en question mais ça ne va pas tarder....
Aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer une image:
Celle d'un galet ou d'une pierre que l'on lance ou jette dans l'eau. Alors que la surface de l'eau est plane, paisible, tranquille, ondulante, le galet vient la frapper à un endroit précis puis il s'enfonce en tournoyant dans son épaisseur pour se poser enfin sur le fond.
En surface, l'impact du galet qui a touché l'eau à un moment précis va laisser une empreinte, une impression sous forme d'oscillations puis ce galet va descendre en spirale en traversant la densité, l'épaisseur de l'eau suivant des remous et suivant un mouvement particulier qui lui est propre, se chargeant durant la traversée de sensations particulières ayant un contenu pour ensuite se poser sur le fond avec une perception globale de tout le déroulement de cette action .
Réalité objective de l'impact, ses conséquences, une relation de cause à effet et une perception trés vite occultée et oubliée alors qu'en surface, le trouble lui-même a disparu !
Pour moi, cette image représente symboliquement le mouvement de l'histoire d'une vie.
Ce galet peut se résigner à être oublié à jamais tout comme il peut aussi peser trés fort et chercher à sortir, identique à une âme qui cherche à se libérer.
N'y a t-il pas une similitude avec le départ de notre vie, conçus que nous sommes dans l'eau matricielle?
Retraverser cette eau, ouvrir la porte à toutes ces sensations qui ont construit une vie dans une empreinte oubliée, faire enfin jaillir le galet hors de l'eau tel un feu d'artifice qui vient offrir la réponse de la forme et du mouvement qu'il prit lors de son impact et de sa descente, n'est-ce pas extraordinaire?
D'ailleurs, ce désir de jaillir du galet ou de la vie ne vient-il pas du manque de lumière, d'être resté dans l'ombre si longtemps? Le manque engendre toujours le désir.
Entendez-vous battre votre coeur? Etes-vous conscient de votre propre respiration?
Avez-vous conscience de cette chance de respirer et du goût que cela a?
Il y a tant de galets oubliés au fond porteurs de tant de non-amour, de souffrances inconscientes, de refoulements d'enfance, de manque d'estime de soi, de mensonge avec soi-même, tant de galets qui traduisent l'empreinte de tout un passé émotionnel d'enfant, de bébé, de foetus...
Les voilà les sensations....Je n'ai pas été respecté, j'ai été humilié, on s'est moqué de moi, je ne me sentais pas capable, j'avais peur, je n'avais pas confiance en moi, je me suis senti rejeté, délaissé, abandonné, j'avais besoin d'être aimé, d'être entendu, reconnu mais je ne pouvais pas m'exprimer et je me suis tellement senti coupable de tout cela, je me croyais méchant, etc, etc.
Toutes ces sensations qui vont engendrer ensuite tant de sentiments et de comportements négatifs, masochistes et destructeurs.
Aucun acte n'est jamais neutre dans la vie, tout se tient.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer une image:
Celle d'un galet ou d'une pierre que l'on lance ou jette dans l'eau. Alors que la surface de l'eau est plane, paisible, tranquille, ondulante, le galet vient la frapper à un endroit précis puis il s'enfonce en tournoyant dans son épaisseur pour se poser enfin sur le fond.
En surface, l'impact du galet qui a touché l'eau à un moment précis va laisser une empreinte, une impression sous forme d'oscillations puis ce galet va descendre en spirale en traversant la densité, l'épaisseur de l'eau suivant des remous et suivant un mouvement particulier qui lui est propre, se chargeant durant la traversée de sensations particulières ayant un contenu pour ensuite se poser sur le fond avec une perception globale de tout le déroulement de cette action .
Réalité objective de l'impact, ses conséquences, une relation de cause à effet et une perception trés vite occultée et oubliée alors qu'en surface, le trouble lui-même a disparu !
Pour moi, cette image représente symboliquement le mouvement de l'histoire d'une vie.
Ce galet peut se résigner à être oublié à jamais tout comme il peut aussi peser trés fort et chercher à sortir, identique à une âme qui cherche à se libérer.
N'y a t-il pas une similitude avec le départ de notre vie, conçus que nous sommes dans l'eau matricielle?
Retraverser cette eau, ouvrir la porte à toutes ces sensations qui ont construit une vie dans une empreinte oubliée, faire enfin jaillir le galet hors de l'eau tel un feu d'artifice qui vient offrir la réponse de la forme et du mouvement qu'il prit lors de son impact et de sa descente, n'est-ce pas extraordinaire?
D'ailleurs, ce désir de jaillir du galet ou de la vie ne vient-il pas du manque de lumière, d'être resté dans l'ombre si longtemps? Le manque engendre toujours le désir.
Entendez-vous battre votre coeur? Etes-vous conscient de votre propre respiration?
Avez-vous conscience de cette chance de respirer et du goût que cela a?
Il y a tant de galets oubliés au fond porteurs de tant de non-amour, de souffrances inconscientes, de refoulements d'enfance, de manque d'estime de soi, de mensonge avec soi-même, tant de galets qui traduisent l'empreinte de tout un passé émotionnel d'enfant, de bébé, de foetus...
Les voilà les sensations....Je n'ai pas été respecté, j'ai été humilié, on s'est moqué de moi, je ne me sentais pas capable, j'avais peur, je n'avais pas confiance en moi, je me suis senti rejeté, délaissé, abandonné, j'avais besoin d'être aimé, d'être entendu, reconnu mais je ne pouvais pas m'exprimer et je me suis tellement senti coupable de tout cela, je me croyais méchant, etc, etc.
Toutes ces sensations qui vont engendrer ensuite tant de sentiments et de comportements négatifs, masochistes et destructeurs.
Aucun acte n'est jamais neutre dans la vie, tout se tient.
jeudi 9 septembre 2010
Rencontre avec la sensation interne corporelle...
Bonjour,
En ce moment, j'ai du temps pour écrire, donc me revoilà !
Ce matin, j'ai envie de vous parler de la Sensation, cette amie qui allait m'accompagner toutes ces années.
Comme je vous le disais déjà, je suis tombée sur elle à un moment de ma vie où je ne m'y attendais pas et je me suis laissée emmener à un étage de moi-même où je n'étais jamais allée. J'ai alors écouté ce qu'elle avait à me dire en me laissant touchée de l'intérieur, découvrant ma fragilité, mes vraies valeurs de même qu'une réalité douloureuse de ce corps qui était le mien. J'ai aussi trés vite compris que les profondeurs de ce corps contenaient une vérité et que c'était là que se situait le Jeu de la vie, que de chaque traversée jaillissait un mouvement naturel de l'ordre d'une respiration, d'une forme de liberté, d'un bien-être corporel qui était suivi d'une immense détente.
Descendre dans les profondeurs d'une sensation rend vivant tout en donnant le désir de remonter, de s'élever, de s'envoler et c'est grâce à ce mouvement que l'on y prend goût, que l'on en découvre la saveur de par l'expérience renouvelée, une expérience qui nous fait d'abord descendre dans le noir, une descente dans la matière, épaisseur parasitée par les années, une descente en aveugle et en confiance grâce à cette liberté intérieure qui s'en suit.
C'est comme si on descendait ( comme dans un ascenseur) dans une poche qui va se vider peu à peu, laissant la place à un mouvement créateur, à une énergie transformée, c'est comme un va et vient incessant entre la peur et la découverte de soi, une spirale qui se descend et se remonte, c'est comme un ballet, une danse qui devient un jour fonctionnement immédiat et continu, un ballet au sein duquel esprit et matière, corps et tête sont alors en relation permanente et s'interpénètrent en nous confiant peu à peu le secret de la belle vibration de vérité....
Se laisser accompagner par elle m'a toujours fait penser à l'image d'un entonnoir dans lequel on descend et ce qui sort ensuite par l'étroitesse du goulot est l'essence même de ce qui Est en terme de réalité.
A chaque fois que l'on ouvre une porte sur cette inconnue quelle qu'elle soit, que l'on va dans ce qui est là, dans l'instant, c'est comme si nous descendions dans une concentration de vibrations qui ont modelé, façonné notre matière comme nous l'avons vu dans mon témoignage sous formes d'ondes superposées, de sons, de mots oubliés qui se déroulent, se déplient et parmi lesquels se tapit toute l'expression de nos véritables sentiments et mouvements psychiques.
En les dépliant, ils se découvrent à nous et s'inversent dans un processus fantastique en passant d'un état à un autre qu'il nous suffit d'observer avec grande attention.
Grâce à leur expression, nous passons à chaque fois d'un certain niveau d'inconscience comme si nous étions endormis à une nouvelle étape de conscience qui nous accompagne doucement vers un monde suprasensible, une nouvelle conscience....
Je dirais que c'est comme une lumière qui se trouverait tout au fond et qui vient nous révéler le Beau de nous-même en nous libérant de l'entrave, de l'entropie comme une source de vie dont on peut alors suivre le cours grâce à l'émanation de notre conscience.( Ce phénomène me fait penser aux trous noirs dans l'univers...)
C'est en se laissant ainsi pénétrer de cette vie qui est en nous, en se permettant de reconnaître ce que l'on éprouve, en s'appuyant sur ce que l'on ressent au moment où on le vit que nous sommes conduit à retraiter notre attitude intérieure.C'est grâce à sa manifestation que nous pouvons avoir la possibilité de faire des choix justes et positifs pour nous-mêmes.
Un pasteur protestant disait: "Dieu est présent en chacun de nous et notre capacité à le percevoir est localisé dans notre lobe temporal droit à l'intérieur de la scissure de Sylvius."
Oui, deux hémisphères qui sont au service l'un de l'autre pour une rencontre, une synthèse, une analyse au service d'une émotion à transformer et d'une conscience divine.
Je suis personnellement en admiration devant un tel processus, une telle perfection de cette vie en nous et c'est la raison pour laquelle je l'appelle mon amie, une amie fidèle qui m'a beaucoup donné en me permettant tout d'abord de beaucoup pleurer, d'apprendre à m'aimer et de poser en moi une confiance me permettant lors de cette longue traversée de retrouver peu à peu la joie profonde....
C'est ainsi qu'une porte fermée jadis peut s'ouvrir à nous.
Cette sensation interne et corporelle en nous, c'est le souffle vital, l'émanation de notre conscience et ni la biologie ni la physique ne peuvent l'élucider car elle leur paraît inexplicable ni même mesurable. La réflexion cérébrale, quant à elle, ne peut pas la cerner ni même la décrire car on ne peut que la revivre de l'intérieur, conservée qu'elle est sous forme de tensions et seule son expression la ramène à la conscience.( cf l'enfermement)
Elle est beauté universelle et il n'appartient qu'à nous tous de la rejoindre afin de laisser s'ouvrir le bouton de notre fleur respective.
L'éducation occidentale qui est la nôtre a perdu le goût de Ressentir en laissant la place à une pensée toute puissante, à l'interprétation, au jugement et nous ne savons plus utiliser cet aller et retour nécessaire à toute harmonie et action juste. Nous pouvons même en avoir peur.
Si nous passons à côté de notre vie sans y participer de l'intérieur, nous connaîtrons cette terrible notion de vide, sans pouvoir devenir cet Arbre qui donne un jour le fruit....
A trés trés bientôt...
En ce moment, j'ai du temps pour écrire, donc me revoilà !
Ce matin, j'ai envie de vous parler de la Sensation, cette amie qui allait m'accompagner toutes ces années.
Comme je vous le disais déjà, je suis tombée sur elle à un moment de ma vie où je ne m'y attendais pas et je me suis laissée emmener à un étage de moi-même où je n'étais jamais allée. J'ai alors écouté ce qu'elle avait à me dire en me laissant touchée de l'intérieur, découvrant ma fragilité, mes vraies valeurs de même qu'une réalité douloureuse de ce corps qui était le mien. J'ai aussi trés vite compris que les profondeurs de ce corps contenaient une vérité et que c'était là que se situait le Jeu de la vie, que de chaque traversée jaillissait un mouvement naturel de l'ordre d'une respiration, d'une forme de liberté, d'un bien-être corporel qui était suivi d'une immense détente.
Descendre dans les profondeurs d'une sensation rend vivant tout en donnant le désir de remonter, de s'élever, de s'envoler et c'est grâce à ce mouvement que l'on y prend goût, que l'on en découvre la saveur de par l'expérience renouvelée, une expérience qui nous fait d'abord descendre dans le noir, une descente dans la matière, épaisseur parasitée par les années, une descente en aveugle et en confiance grâce à cette liberté intérieure qui s'en suit.
C'est comme si on descendait ( comme dans un ascenseur) dans une poche qui va se vider peu à peu, laissant la place à un mouvement créateur, à une énergie transformée, c'est comme un va et vient incessant entre la peur et la découverte de soi, une spirale qui se descend et se remonte, c'est comme un ballet, une danse qui devient un jour fonctionnement immédiat et continu, un ballet au sein duquel esprit et matière, corps et tête sont alors en relation permanente et s'interpénètrent en nous confiant peu à peu le secret de la belle vibration de vérité....
Se laisser accompagner par elle m'a toujours fait penser à l'image d'un entonnoir dans lequel on descend et ce qui sort ensuite par l'étroitesse du goulot est l'essence même de ce qui Est en terme de réalité.
A chaque fois que l'on ouvre une porte sur cette inconnue quelle qu'elle soit, que l'on va dans ce qui est là, dans l'instant, c'est comme si nous descendions dans une concentration de vibrations qui ont modelé, façonné notre matière comme nous l'avons vu dans mon témoignage sous formes d'ondes superposées, de sons, de mots oubliés qui se déroulent, se déplient et parmi lesquels se tapit toute l'expression de nos véritables sentiments et mouvements psychiques.
En les dépliant, ils se découvrent à nous et s'inversent dans un processus fantastique en passant d'un état à un autre qu'il nous suffit d'observer avec grande attention.
Grâce à leur expression, nous passons à chaque fois d'un certain niveau d'inconscience comme si nous étions endormis à une nouvelle étape de conscience qui nous accompagne doucement vers un monde suprasensible, une nouvelle conscience....
Je dirais que c'est comme une lumière qui se trouverait tout au fond et qui vient nous révéler le Beau de nous-même en nous libérant de l'entrave, de l'entropie comme une source de vie dont on peut alors suivre le cours grâce à l'émanation de notre conscience.( Ce phénomène me fait penser aux trous noirs dans l'univers...)
C'est en se laissant ainsi pénétrer de cette vie qui est en nous, en se permettant de reconnaître ce que l'on éprouve, en s'appuyant sur ce que l'on ressent au moment où on le vit que nous sommes conduit à retraiter notre attitude intérieure.C'est grâce à sa manifestation que nous pouvons avoir la possibilité de faire des choix justes et positifs pour nous-mêmes.
Un pasteur protestant disait: "Dieu est présent en chacun de nous et notre capacité à le percevoir est localisé dans notre lobe temporal droit à l'intérieur de la scissure de Sylvius."
Oui, deux hémisphères qui sont au service l'un de l'autre pour une rencontre, une synthèse, une analyse au service d'une émotion à transformer et d'une conscience divine.
Je suis personnellement en admiration devant un tel processus, une telle perfection de cette vie en nous et c'est la raison pour laquelle je l'appelle mon amie, une amie fidèle qui m'a beaucoup donné en me permettant tout d'abord de beaucoup pleurer, d'apprendre à m'aimer et de poser en moi une confiance me permettant lors de cette longue traversée de retrouver peu à peu la joie profonde....
C'est ainsi qu'une porte fermée jadis peut s'ouvrir à nous.
Cette sensation interne et corporelle en nous, c'est le souffle vital, l'émanation de notre conscience et ni la biologie ni la physique ne peuvent l'élucider car elle leur paraît inexplicable ni même mesurable. La réflexion cérébrale, quant à elle, ne peut pas la cerner ni même la décrire car on ne peut que la revivre de l'intérieur, conservée qu'elle est sous forme de tensions et seule son expression la ramène à la conscience.( cf l'enfermement)
Elle est beauté universelle et il n'appartient qu'à nous tous de la rejoindre afin de laisser s'ouvrir le bouton de notre fleur respective.
L'éducation occidentale qui est la nôtre a perdu le goût de Ressentir en laissant la place à une pensée toute puissante, à l'interprétation, au jugement et nous ne savons plus utiliser cet aller et retour nécessaire à toute harmonie et action juste. Nous pouvons même en avoir peur.
Si nous passons à côté de notre vie sans y participer de l'intérieur, nous connaîtrons cette terrible notion de vide, sans pouvoir devenir cet Arbre qui donne un jour le fruit....
A trés trés bientôt...
mardi 7 septembre 2010
Gandhi
" La seule possibilité de se libérer d'une émotion est de la ressentir...L'émotion est corporelle."
La traversée sur l'océan se termine enfin...
Les feuilles jaunissent...et commencent à tomber. La lumière est toujours aussi belle et douce, c'est si bon de se promener dans le jardin le matin, de vibrer à chaque arbuste ou fleur qui sont sur mon passage, je regarde comment ils vont et ce que je vais devoir faire en cet automne qui approche à grands pas. Ce sont tous des amis. L'eau manque dans la nature.
Je reprends mon récit alors que je me demande ce que l'on m'a fait....
Or, c'est seulement en poursuivant mon chemin que je vais le découvrir.
Pour le moment présent, je vais laisser derrière moi la toile éclatée de ma vie d'enfant, j'ai retraversé tout un monde d'émotions et de sensations, un monde d'ombre et de ténèbres, tout un temps où j'ai du beaucoup pleurer. Nous sommes devant l'histoire d'une petite fille née par forceps en fin de guerre, un bébé sur lequel on tire dessus, que l'on force à sortir, une petite fille aux terribles marques rouges, une petite fille qui ne marchera qu'à dix-huit mois, suspendue aux jupes de sa mère qui ne peut s'occuper d'elle, étant à nouveau enceinte, un petit frère qui arrive, un bébé qui se laisse mourir et est sauvé de justesse, la terrible angoisse d'une mère...une petite fille qui a envie et besoin de marcher, qui a besoin d'aide pour se tenir debout, qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui se sent seule, non-aimée, abandonnée et coupable de cela.
Sa porte de survie va être l'amour, elle va se plier, s'incliner, vous savez, comme une plante qui manque d'eau, elle va répondre à toute demande de celle dont elle a tant besoin de se sentir aimée, petit oiseau qui va se casser l'aile, l'omoplate, en dansant sur son lit et désormais s'empêcher de voler, petit oiseau qui, en se brisant l'aile, va briser son envol naturel, ne va savoir que pleurer et se mettre à vivre pour cette mère, par elle, afin peut-être de ne plus se sentir coupable...Elle se courbe, se plie, s'agenouille même, se ronge les ongles d'impuissance et comme elle ne sait pas faire de mal, elle va rester silencieuse.
Elle s'entendra dire souvent: "Ma pauvre fille, tiens-toi droite, tu ne sais pas marcher, tu traînes les pieds, tu n'es jamais contente."
Petite fille devenue triste et molle comme une plante manquant de lumière, d'énergie, d'amour, une plante qui s'étiole, s'affaiblit et devient blanche. Evanouissements, saignements de nez, il y a l'ennui, tant de peurs et ce martinet qui fait si mal et est si injuste...Obligée, toujours obligée, forcée d'obéir, de manger, de se courber devant l'autorité, elle va voler dans ses rêves en battant des ailes pour s'élever comme un oiseau qui veut s'envoler, elle s'arrange seule de ses douleurs.
Tous ces comportements d'adultes que l'enfant ne comprend pas puis on va tuer son élan de réussite en classe, elle va abandonner, elle va s'abandonner, son dos va s'arrondir, torture de la gymnastique corrective et désormais soumise à toute autorité, elle s'emprisonne, s'empêche de respirer, s'échappe de la réalité, va oublier le mal en sélectionnant sa mémoire, seule manière qu'elle trouve afin de ne pas détruire le beau qui est en elle, elle va rêver, lire, dessiner, les années vont passer, elle traîne toujours les pieds...
Anesthésiée de toute une partie de mon corps, je ne savais pas ce qui était bon pour moi, on ne me l'avait jamais appris, j'avais seulement appris à me résigner, à accepter le malheur, à porter ma croix tout comme ma mère et c'est ainsi que j'avais déroulé mon fil de vie, que j'avais tissé ma toile, que je lui avais donné forme sans rien savoir de la vie.
Jusqu'au choc, à la déchirure...qui sont venus réveiller ma conscience, tout semblait en effet parfait à l'extérieur, il fallut la mort de mon petit frère, de ma grand-mère, de mon père et enfin l'abandon du père de mes enfants pour que je me noie, que je touche le fond, que je perde tous mes repères pour trouver le désir de remonter à la surface.Je suis alors revenue au début de mon récit sur ce blog.
Voici tout ce que je vais laisser derrière moi.
On pourrait se demander: mais qu'est-ce que cette traversée lui a apporté?
La connaissance de soi tout simplement où tout devient clair, simple, évident et surtout où tout s'enchaîne dans cette relation de cause à effet qui mène le monde, cette connaissance qui amène solidité intérieure, maturité et authenticité dans les rapports humains et surtout une exigence pour soi-même en vérité avec soi. On ne peut plus se mentir puisque l'on sait, on a besoin d'être toujours juste avec ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Sans oublier que j'ai été capable d'aimer de tout mon corps et de toute mon âme, je me suis mutilée certes mais aussi fortifiée profondément, je me suis perdue pour mieux me retrouver.
Je marchais enfin comme une grande, j'étais vivante et libre.
C'est alors que ma mère s'en allait à son tour, j'étais désormais seule.
Et mon voyage allait continuer....
Je reprends mon récit alors que je me demande ce que l'on m'a fait....
Or, c'est seulement en poursuivant mon chemin que je vais le découvrir.
Pour le moment présent, je vais laisser derrière moi la toile éclatée de ma vie d'enfant, j'ai retraversé tout un monde d'émotions et de sensations, un monde d'ombre et de ténèbres, tout un temps où j'ai du beaucoup pleurer. Nous sommes devant l'histoire d'une petite fille née par forceps en fin de guerre, un bébé sur lequel on tire dessus, que l'on force à sortir, une petite fille aux terribles marques rouges, une petite fille qui ne marchera qu'à dix-huit mois, suspendue aux jupes de sa mère qui ne peut s'occuper d'elle, étant à nouveau enceinte, un petit frère qui arrive, un bébé qui se laisse mourir et est sauvé de justesse, la terrible angoisse d'une mère...une petite fille qui a envie et besoin de marcher, qui a besoin d'aide pour se tenir debout, qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui se sent seule, non-aimée, abandonnée et coupable de cela.
Sa porte de survie va être l'amour, elle va se plier, s'incliner, vous savez, comme une plante qui manque d'eau, elle va répondre à toute demande de celle dont elle a tant besoin de se sentir aimée, petit oiseau qui va se casser l'aile, l'omoplate, en dansant sur son lit et désormais s'empêcher de voler, petit oiseau qui, en se brisant l'aile, va briser son envol naturel, ne va savoir que pleurer et se mettre à vivre pour cette mère, par elle, afin peut-être de ne plus se sentir coupable...Elle se courbe, se plie, s'agenouille même, se ronge les ongles d'impuissance et comme elle ne sait pas faire de mal, elle va rester silencieuse.
Elle s'entendra dire souvent: "Ma pauvre fille, tiens-toi droite, tu ne sais pas marcher, tu traînes les pieds, tu n'es jamais contente."
Petite fille devenue triste et molle comme une plante manquant de lumière, d'énergie, d'amour, une plante qui s'étiole, s'affaiblit et devient blanche. Evanouissements, saignements de nez, il y a l'ennui, tant de peurs et ce martinet qui fait si mal et est si injuste...Obligée, toujours obligée, forcée d'obéir, de manger, de se courber devant l'autorité, elle va voler dans ses rêves en battant des ailes pour s'élever comme un oiseau qui veut s'envoler, elle s'arrange seule de ses douleurs.
Tous ces comportements d'adultes que l'enfant ne comprend pas puis on va tuer son élan de réussite en classe, elle va abandonner, elle va s'abandonner, son dos va s'arrondir, torture de la gymnastique corrective et désormais soumise à toute autorité, elle s'emprisonne, s'empêche de respirer, s'échappe de la réalité, va oublier le mal en sélectionnant sa mémoire, seule manière qu'elle trouve afin de ne pas détruire le beau qui est en elle, elle va rêver, lire, dessiner, les années vont passer, elle traîne toujours les pieds...
Anesthésiée de toute une partie de mon corps, je ne savais pas ce qui était bon pour moi, on ne me l'avait jamais appris, j'avais seulement appris à me résigner, à accepter le malheur, à porter ma croix tout comme ma mère et c'est ainsi que j'avais déroulé mon fil de vie, que j'avais tissé ma toile, que je lui avais donné forme sans rien savoir de la vie.
Jusqu'au choc, à la déchirure...qui sont venus réveiller ma conscience, tout semblait en effet parfait à l'extérieur, il fallut la mort de mon petit frère, de ma grand-mère, de mon père et enfin l'abandon du père de mes enfants pour que je me noie, que je touche le fond, que je perde tous mes repères pour trouver le désir de remonter à la surface.Je suis alors revenue au début de mon récit sur ce blog.
Voici tout ce que je vais laisser derrière moi.
On pourrait se demander: mais qu'est-ce que cette traversée lui a apporté?
La connaissance de soi tout simplement où tout devient clair, simple, évident et surtout où tout s'enchaîne dans cette relation de cause à effet qui mène le monde, cette connaissance qui amène solidité intérieure, maturité et authenticité dans les rapports humains et surtout une exigence pour soi-même en vérité avec soi. On ne peut plus se mentir puisque l'on sait, on a besoin d'être toujours juste avec ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Sans oublier que j'ai été capable d'aimer de tout mon corps et de toute mon âme, je me suis mutilée certes mais aussi fortifiée profondément, je me suis perdue pour mieux me retrouver.
Je marchais enfin comme une grande, j'étais vivante et libre.
C'est alors que ma mère s'en allait à son tour, j'étais désormais seule.
Et mon voyage allait continuer....
lundi 6 septembre 2010
Un soir de nostalgie...
Un certain soir, à ce moment là de ma vie, j'écrivis quelques lignes....Des lignes dont j'ignorais alors la portée sur ce chemin que j'allais encore parcourir...
Je suis seule ce soir...Il y a longtemps déjà
C'est la réalité et je fais avec, j'ai toujours fait avec la réalité
Elle est là, toute puissante et peut renverser une vie en un instant..
La réalité suprême, c'est la mort mais c'est aussi la vie...
Alors, j'ai compris, un jour trés lointain, il me semble, qu'en devenant son amie, au lieu de me tuer, elle me conduirait à la vie.
J'ai toujours fait corps avec elle et aujourd'hui elle me le rend bien.
Qui je suis? Je l'ignore et cela n'a pas d'importance, je sais ce que je ressens et cela fait ma vie, la vie.
Et si j'ignore qui je suis, je connais ma réalité, ma vérité, ma sagesse, c'est le seul chemin qui s'ouvre à moi........
----------------------------------
J'ai toujours aimé, profondément, désespérément aimé, je n'ai fait qu'aimer, comme si je n'avais rien su faire d'autre..
J'ai toujours aimé le Beau des êtres que je perçois au tréfond d'eux-mêmes, j'ai toujours été faite pour servir cet amour tel un escalier que je montais où chaque marche m'imprégnait d'un amour différent...
La nature est mon Dieu vivant et c'est son amour qui m'a sauvée de la mort.
Un jour, à ma naissance, j'ai eu à choisisr entre la vie et la mort
On est venu me chercher...
J'ai répondu à la vie malgré le froid, malgré le dur..
Quelque chose était déjà inscrit en moi, je m'étais engagée, j'étais déjà responsable...
Responsable de ma vie, de la vie en moi sur cette terre...
Je suis seule ce soir...Il y a longtemps déjà
C'est la réalité et je fais avec, j'ai toujours fait avec la réalité
Elle est là, toute puissante et peut renverser une vie en un instant..
La réalité suprême, c'est la mort mais c'est aussi la vie...
Alors, j'ai compris, un jour trés lointain, il me semble, qu'en devenant son amie, au lieu de me tuer, elle me conduirait à la vie.
J'ai toujours fait corps avec elle et aujourd'hui elle me le rend bien.
Qui je suis? Je l'ignore et cela n'a pas d'importance, je sais ce que je ressens et cela fait ma vie, la vie.
Et si j'ignore qui je suis, je connais ma réalité, ma vérité, ma sagesse, c'est le seul chemin qui s'ouvre à moi........
----------------------------------
J'ai toujours aimé, profondément, désespérément aimé, je n'ai fait qu'aimer, comme si je n'avais rien su faire d'autre..
J'ai toujours aimé le Beau des êtres que je perçois au tréfond d'eux-mêmes, j'ai toujours été faite pour servir cet amour tel un escalier que je montais où chaque marche m'imprégnait d'un amour différent...
La nature est mon Dieu vivant et c'est son amour qui m'a sauvée de la mort.
Un jour, à ma naissance, j'ai eu à choisisr entre la vie et la mort
On est venu me chercher...
J'ai répondu à la vie malgré le froid, malgré le dur..
Quelque chose était déjà inscrit en moi, je m'étais engagée, j'étais déjà responsable...
Responsable de ma vie, de la vie en moi sur cette terre...
samedi 4 septembre 2010
Aristote- IV ème siècle av.J.C.
" La psyché et le corps réagissent en sympathie.
Un changement d'état de la première entraîne un changement de structure de l'autre et réciproquement."
Un changement d'état de la première entraîne un changement de structure de l'autre et réciproquement."
Mon feu d'artifice...
Bonjour, me voici devant ma table pour venir vous rejoindre....
Je me suis souvent demandé si je devais laisser sur mon blog ces derniers textes qui ne faisaient pas partie de mon aventure mais ils m'ont aussi permis de rebondir sur un sujet important, une réalité actuelle de la vie, de notre monde en pleine régression et c'est seulement aujourd'hui que je reprends le récit de mon voyage...
Comme je vous le disais, je venais de rencontrer mon désordre, le fonctionnement, l'attitude en dysharmonie de toute ma vie.
Lorsque tout notre mal-être prend ainsi son sens, c'est comme une résurrection. Vous imaginez, comprendre, connaître le sens de la souffrance de toute notre existence, la discerner dans toute sa globalité grâce à la synthèse, à la réunification du corps et de l'esprit; un esprit qui cherche, est curieux, interroge, est vigilant, présent et met sa volonté en temps voulu au service de cette merveilleuse sensation corporelle interne qui remonte du fond, porteuse d'une impression oubliée et enfouie? C'est alors que par miracle, ils forment un tout.
Nous sommes à deux étages différents, il y a le corps et sa manifestation suivie ensuite de prés par la pensée.
Si je peux faire tout ce travail d'analyse, c'est grâce à un outil qui s'appelle l'écriture.
Grâce à ma main qui tient l'outil, l'écriture va venir transcrire le langage du contenu de la sensation, toute une énergie qui cherche à s'exprimer en moi et que je vais me laisser ressentir, une énergie qui traduit la vie en quelque sorte. Cette écriture de décryptage va ensuite permettre à la conscience cette synthèse dont elle a besoin pour avancer et comprendre.
Ce feu d'artifice dont je parlais et vous savez comme ça peut-être beau un feu d'artifice mais aussi faire beaucoup de bruit et parfois même effrayer, était dans cette traversée qui était la mienne comme une lumière arrivant dans le noir qui allait me permettre de voir plus clair...
Un mot, un seul avait déclenché le processus, c'était le mot "forcée", me sentir forcée dans une situation précise et globale à la fois, qui est alors venu se greffer sur deux autres sensations corporelles internes ressenties de même dans toute leur intensité, celles de la fatigue et de la peur....
Voici ce que ça donnait: " Je suis fatiguée, comme sans vie, j'ai mal de ce que l'on m'a fait ( jambes et épaules), c'est trés loin dans mon corps.
J'ai besoin de respirer, j'ai besoin de crier, de pleurer, j'ai mal....
Puis arrive: je ne suis pas capable, je n'avais pas son amour, je l'appelais, elle ne m'entendait pas....
C'est alors que le vertige allait m'envahir, m'évanouissant presque, c'était comme la mort....
Une seule question se pose à moi dans ce corps qui s'exprime ainsi pour la première fois:
Mais qu'est-ce que l'on m'a fait?
Afin de le savoir, je vais continuer d'obéir à la Vie, à cette nouvelle vie en moi, à celle de mon être profond et de son désir, à cette esssence divine dont la manifestation se déploie à un niveau si subtil ( psychique comme physique ) qui constitue le soubassement de notre personnalité et dont l'émergence est progressive et positive.
Je vais sortir de cet éclatement trés fragile et trés seule, convalescente et heureuse d'une nouvelle liberté, donnant du temps à mon corps pour se reposer, gagner des forces sans se forcer, mon chemin prenant la direction d'une nouvelle conscience de moi-même qui est celle du respect de soi.
Je vais aussi sentir que quelque chose d'important change en moi, une transformation qui va souvent m'étonner, qui est en profondeur comme un labeur étrange qui se façonne de manière trés subtile, pas à pas...A ce moment là de ma vie, je sais que je ne peux pas m'arrêter, il y a comme une exigence qui m'emmène toujours plus loin, celle de continuer de vivre cette expérience de la vie en moi.
Je me suis souvent demandé si je devais laisser sur mon blog ces derniers textes qui ne faisaient pas partie de mon aventure mais ils m'ont aussi permis de rebondir sur un sujet important, une réalité actuelle de la vie, de notre monde en pleine régression et c'est seulement aujourd'hui que je reprends le récit de mon voyage...
Comme je vous le disais, je venais de rencontrer mon désordre, le fonctionnement, l'attitude en dysharmonie de toute ma vie.
Lorsque tout notre mal-être prend ainsi son sens, c'est comme une résurrection. Vous imaginez, comprendre, connaître le sens de la souffrance de toute notre existence, la discerner dans toute sa globalité grâce à la synthèse, à la réunification du corps et de l'esprit; un esprit qui cherche, est curieux, interroge, est vigilant, présent et met sa volonté en temps voulu au service de cette merveilleuse sensation corporelle interne qui remonte du fond, porteuse d'une impression oubliée et enfouie? C'est alors que par miracle, ils forment un tout.
Nous sommes à deux étages différents, il y a le corps et sa manifestation suivie ensuite de prés par la pensée.
Si je peux faire tout ce travail d'analyse, c'est grâce à un outil qui s'appelle l'écriture.
Grâce à ma main qui tient l'outil, l'écriture va venir transcrire le langage du contenu de la sensation, toute une énergie qui cherche à s'exprimer en moi et que je vais me laisser ressentir, une énergie qui traduit la vie en quelque sorte. Cette écriture de décryptage va ensuite permettre à la conscience cette synthèse dont elle a besoin pour avancer et comprendre.
Ce feu d'artifice dont je parlais et vous savez comme ça peut-être beau un feu d'artifice mais aussi faire beaucoup de bruit et parfois même effrayer, était dans cette traversée qui était la mienne comme une lumière arrivant dans le noir qui allait me permettre de voir plus clair...
Un mot, un seul avait déclenché le processus, c'était le mot "forcée", me sentir forcée dans une situation précise et globale à la fois, qui est alors venu se greffer sur deux autres sensations corporelles internes ressenties de même dans toute leur intensité, celles de la fatigue et de la peur....
Voici ce que ça donnait: " Je suis fatiguée, comme sans vie, j'ai mal de ce que l'on m'a fait ( jambes et épaules), c'est trés loin dans mon corps.
J'ai besoin de respirer, j'ai besoin de crier, de pleurer, j'ai mal....
Puis arrive: je ne suis pas capable, je n'avais pas son amour, je l'appelais, elle ne m'entendait pas....
C'est alors que le vertige allait m'envahir, m'évanouissant presque, c'était comme la mort....
Une seule question se pose à moi dans ce corps qui s'exprime ainsi pour la première fois:
Mais qu'est-ce que l'on m'a fait?
Afin de le savoir, je vais continuer d'obéir à la Vie, à cette nouvelle vie en moi, à celle de mon être profond et de son désir, à cette esssence divine dont la manifestation se déploie à un niveau si subtil ( psychique comme physique ) qui constitue le soubassement de notre personnalité et dont l'émergence est progressive et positive.
Je vais sortir de cet éclatement trés fragile et trés seule, convalescente et heureuse d'une nouvelle liberté, donnant du temps à mon corps pour se reposer, gagner des forces sans se forcer, mon chemin prenant la direction d'une nouvelle conscience de moi-même qui est celle du respect de soi.
Je vais aussi sentir que quelque chose d'important change en moi, une transformation qui va souvent m'étonner, qui est en profondeur comme un labeur étrange qui se façonne de manière trés subtile, pas à pas...A ce moment là de ma vie, je sais que je ne peux pas m'arrêter, il y a comme une exigence qui m'emmène toujours plus loin, celle de continuer de vivre cette expérience de la vie en moi.
mercredi 1 septembre 2010
Où est notre mémoire collective?
Bonjour,
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
Ce matin, il y a une lumière d'automne splendide, le soleil qui descend réchauffe doucement dans la fraîcheur du matin et une légère brise court à travers les feuilles des arbres...C'est si bon de participer à la vie.
Pour en terminer avec le sujet précédent, je vais poser une question:
L'Homme, nanti de ce mécanisme de défense et de refoulement pouvant le couper d'une partie de lui-même n'a t-il pas choisi un jour de refouler sa véritable humanité en s'ingéniant à se détruire lui-même, en persécutant les autres et en utilisant la Peur (cependant au service de sa croissance et de son évolution), à des fins de possession et de domination, utilisant ainsi la vie à l'envers?
Il paraîtrait que l'espèce humaine aurait jadis vécu en paix sinon elle n'aurait sans doute pas survécu aussi longtemps, que les activités guerrières de l'homme n'auraient commencé selon les préhistoriens qu'avec la révolution néolithique survenue il y a environ vingt mille ans lors du passage de la cueillette à la chasse et l'agriculture. Le Mal ne serait pas dans notre programme génétique et nous pouvons d'ailleurs observer qu'il n'existe pas dans la nature.
Le déséquilibre se fait lorsque l'Homme devient sourd et aveugle en s'enfermant en lui-même.
Nous paraissons avoir oublié notre mémoire collective, ce temps T où, pour notre survie, nous nous sommes relevés et avons fait un immense pas dans notre évolution. Que se passait-il alors, quel fut ce besoin pour notre survie?Quelle fut cette réalité qui nous fit nous redresser, nous relever?
La peur du danger permanent?
Lily Errhenfried qui a fait un travail remarquable avec les enfants et le corps disait: " Quand on a enfin appris à se tenir sur ses deux jambes et que l'on n'a pas encore perdu le souvenir de tous les efforts qu'il a fallu pour en arriver là , il est humiliant et même insensé de se remettre par terre comme un tout petit."
Je crois que l'Homme a tout oublié d'où il vient et la nature aujourd'hui est en train de le lui rappeler....
Quand va t-il commencé à Entendre?
Peur et Inconscience sont deux grands fléaux qui vont de pair et mènent le monde et il est nécessaire que nous changions rapidement notre perception de vie avant qu'il ne soit trop tard, que nous nous redressions comme jadis dans notre dignité d'homme et de femme pour l'évolution qui nous attend.
Enfin, pour terminer,observez un enfant qui passe le stade de se mettre debout, essayez de le faire pour le ressentir en vous, ressentez cette liberté de se relever et sa respiration...mouvement de vie magnifique qui, malgré et face à la peur, va se déployer, se développer, une intelligence de vie extraordinaire qui va ainsi se libérer,entendant l'appel dont je parlais plus haut qui répond totalement à la Vie et à l'amour de soi.
Il n'y a rien de plus beau alors que l'Homme est là, avec ses petits problèmes de sexe, de jalousie, d'argent et de conflit dans l'oubli total de ce que la Vie a fait pour lui et en lui et surtout ce qu'elle attend de lui à nouveau aujourd'hui.
On remet la vie à l'endroit lorsque l'on commence à se demander:
"Qu'est-ce que la Vie attend de moi?"
A trés trés bientôt...
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